Et voici un autre chapitre! L'histoire commence à se conclure. :) C'est l'un des chapitre plus chouettes aussi, selon moi, et je vous souhaite une bonne lecture. :)
Ebottville, plus tôt cet après-midi
Officier Dan Emerson, un grand officier de police musclé aux courts cheveux noirs, une barbichette bien coupée, et des yeux bruns, soupira de soulagement quand il a fini le dernier rapport sur la saisie de drogues, l'a envoyé, et a fermé son ordinateur portable. "Enfin."
"Prêt à rentrer chez toi, Dan?" demanda sa collègue Jessie Spring, une petite jeune femme aux cheveux blonds raides jusqu'aux épaules, des yeux noisette, et des taches de rousseur.
"Ouais, enfin. Avec un peu de chance, j'arriverai à temps pour dîner avec Marianne et son père. Marianne a préparé un cobbler aux cerises et si j'arrive là-bas assez tôt, je pourrai peut-être en avoir." il plaisanta.
Jessie rigola. "Connaissant Professeur Williams, probablement pas."
Mais avant que Dan ne puisse partir, le sergent de police, Adrian Cooper, un homme plus vieux aux cheveux bruns grisés, est entré dans la pièce. "Emerson, votre femme et son père viennent juste d'appeler. J'ai pensé que vous voudriez le savoir."
Dan eut le cœur serré. Il regarda Sergent Cooper avec des yeux inquiets. "Quoi?! Que s'est-il passé?! Est-ce qu'ils vont bien?"
"Ils ne sont pas blessés, mais ils disent quelque chose à propos de deux enfants ayant potentiellement disparu. Une petite fille nommée Tina Adams est venue au labo poser des questions à propos de sa sœur de quinze ans qui faisait des petits boulots pour le professeur. Il a dit avoir demandé à la fille aînée d'aller chercher un spécimen de fleur au Mont Ebott il y a une semaine, et il s'est rendu compte qu'il ne l'a plus revue depuis. Marianne et lui en parlaient à la cuisine, et quand ils ont quitté la cuisine pour en demander plus à la petite fille, celle-ci s'est complètement volatilisée. Ils sont tous les deux affolés. Avez-vous entendu quelque chose à ce propos?" demanda le sergent.
Dan secoua la tête, inquiet. "Je n'ai entendu parler d'aucune affaire d'enfants disparus. Le nom de Frisk m'est cependant familier. Le prof avait parlé d'elle avant. Il a dit qu'elle est une enfant assez fiable, mais je ne sais rien d'au..." Il s'est figé de réalisation. "Attendez. Nous avons arrêté un couple lors de la saisie de drogues, assez drogués de Psylium et qui tentaient d'en vendre aussi. Je ne sais pas si ça signifie quoique ce soit, mais leur nom de famille était Adams aussi." Il a regardé son collègue. "Andrew sait il qui sont leurs parents?" il demanda, parlant du Professeur Williams.
"Non. Il a dit que Frisk détournait toujours les questions sur tout ce qui est personnel et que la petite Tina ne parlait jamais d'eux." expliqua le sergent.
Dan hocha la tête. "Je pense que nous devons examiner ça de plus près, Sergent."
"J'enverrai quelqu'un parler à votre femme et son père." lui a dit Sergent Cooper. "Emerson, Spring, vérifiez les dossiers de l'affaire. Voyez si le couple que vous avez arrêté a deux filles. Sinon, voyez si vous pouvez vérifier les répertoires d'élèves de l'école primaire et du lycée, et voyez si vous pouvez trouver quoique ce soit sur elles."
Dan hocha la tête, tout comme Jessie. "On s'en occupe."
...
L'intuition de Dan était correcte.
Une vérification a révélé que les Adams étaient sans aucun doute les parents des deux filles disparues, et après un interrogatoire intense mené par Jessie, le couple a enfin admis que leur fille aînée était partie depuis une semaine. Ils ont tous les deux insisté que c'était pas leur faute et que la "peste" s'était probablement juste enfuie avec un ami ou quelque chose comme ça. Seules la pondération et l'obéissance du protocole policier de Jessie l'ont empêché de les frapper tous les deux au visage.
Un groupe d'officiers ont été envoyés au Mont Ebott, suivant Professeur Williams, et Dan, avec quelques autres officiers, ont obtenu un mandat et commencé à fouiller la maison délabrée des Adams. Ils ont trouvé des drogues mal cachées, mais avec un cœur serré, Dan s'est rendu compte que la fille cadette n'était plus là, étant probablement partie au Mont Ebott pour chercher sa grande sœur, mais il n'en était pas certain.
Sa recherche l'a mené à la chambre qui appartenait clairement aux filles. La dernière personne qui y était, probablement Tina, l'a laissée déverrouillée.
Il n'y avait qu'un seul lit dans la chambre, le matelas jauni par l'âge et les couvertures mangées par les mites. Il semblait que la tête de lit s'était effondrée, mais avait été soigneusement recollée. La petite commode semblait vieille et comme si elle a été montée à la main. Des petites fleurs étaient peintes dessus, clairement par un enfant. Il y avait quelques animaux en peluche usés et bien-aimés, certains ayant été déchirés et recousus, d'un côté de la chambre et quelques vêtements qui ont clairement connu des jours meilleurs dans le placard. Les seules choses en très bonne condition étaient des livres d'école et des livres de bibliothèque couchés sur une vielle table à cartes qui servait clairement de bureau. Les murs étaient couverts de dessins et projets artistiques, probablement faits par la cadette, et il y avait un petit panneau sur la porte sur lequel était écrit "Chambre de Frisk et Tina" en un gribouillis enfantin, entouré de fleurs et de cœurs. Dan eut mal au cœur aux signes que les filles essayaient si dur d'avoir une vie normale dans un endroit si inadapté pour les enfants.
Il s'est accroupi, vérifiant sous le lit avec une lampe de poche juste au cas où Tina y était cachée et s'était soit endormie ou avait eu trop peur de lui pour faire un bruit. La petite fille n'était bien sûr pas là, mais en-dessous étaient cachés des sacs de nourriture de la banque alimentaire de l'église à laquelle sa femme s'est engagée comme bénévole, confirmant sa partie de l'histoire.
Quelque chose d'autre a attiré son attention. Sous une boîte sous le lit, il y avait une ample latte de plancher, qui était très légèrement soulevée comme si quelqu'un l'avait déplacée pour cacher quelque chose en-dessous. Priant que ce n'était pas un cadavre ou une arme de crime, Dan a doucement bougé la boîte, regardant d'abord à l'intérieur. Elle contenait encore quelques dessins, quelques vieux livres d'école, quelques livres sur comment s'occuper d'un bébé et d'un enfant d'âge préscolaire, et quelques brochures de budgétisation avec des annotations.
Il a ensuite doucement soulevé la latte de plancher. Heureusement, il n'y avait pas de cadavre ou d'arme de crime, mais ce qu'il y avait en-dessous l'a quand-même surpris. Il y avait des notes soigneusement prises sur l'obtention de la garde d'un enfant, qui étaient clairement écrites par Frisk, qui avait noté chaque détail qu'elle pouvait, y compris les sources. Elle avait même une liste de moyens d'essayer de convaincre ses parents d'abandonner la garde de Tina à son profit quand elle aurait dix-huit ans. Sous les papiers était soigneusement cachée une enveloppe avec de l'argent à l'intérieur.
Dan eut encore plus mal au cœur. Les circonstances ont forcé cette pauvre fille de quinze ans à devenir un parent au lieu d'une enfant. Et il était clair que quoiqu'il était arrivé à Frisk, elle n'aurait pas volontairement quitté Tina de son propre chef.
Il priait qu'après une semaine de disparition ils la retrouveraient en vie.
Il continua de fouiller la chambre pour chercher des indices d'un quelconque autre endroit où Frisk aurait pu aller ou avoir été emmenée à part Mont Ebott. Chaque petit détail lui en disait plus sur la fille dont les parents l'ont traitée de peste. Tandis que certains des livres de bibliothèque sur le bureau étaient des livres de contes ou des livres que la fille cadette aimerait lire, ceux qui appartenaient clairement à Frisk étaient "Prendre Soin De Votre Enfant d'Âge Scolaire", un livre sur les réparations ménagères, un sur la cuisine saine à bas prix, un sur la budgétisation, et un sur la construction de meubles.
Il a repéré un autre indice qui s'était retrouvé à moitié caché sous les draps; un carnet usé, aussi celui de Frisk. C'était une sorte de planificateur où Frisk listait tous les petits boulots et corvées qu'elle devait faire ainsi que quelques pages où elle avait essayé de bien calculer les factures. Il eut encore plus mal à l'âme. Frisk était encore si jeune. Ses seuls soucis auraient dû être l'école, les garçons, et définir qui était Frisk Adams. Mais ce n'est pas comment les choses ont tourné pour elle. Il semblait qu'elle avait à peine du temps pour dormir, sans parler d'être une adolescente. Au lieu de ça, elle avait clairement été la seule adulte dans sa famille, malgré son jeune âge. Ça faisait mal de penser juste à quel point elle était jeune quand elle a été forcée de devenir comme ça. A-t-elle jamais pu être une enfant?
La dernière entrée dans le carnet a encore plus confirmé la déclaration du Professeur Williams, bien que c'était simplement son nom et l'heure à laquelle il a rapporté l'avoir vue la dernière fois. Bien qu'il était possible qu'elle a disparu sur le chemin, Mont Ebott était quand même le fil le plus probable.
Son talkie-walkie crépita, et il y répondit. C'était l'un des officiers qui étaient allés au Mont Ebott. "10-33, nous avons une situation au Mont Ebott. Un possible tremblement de terre et une explosion. La montagne entière a tremblé pendant une seconde et il a eu ce vif rayon lumineux. Ça ne semble pas être une éruption, mais nous pourrions devoir ordonner une évacuation. Personne n'est blessé, mais il n'y a aucun signe des filles. 10-19 à la station. Terminé."
"Merde." Dan jura. "Nous sommes sur le chemin." Il semblait que même le Mont Ebott se dressait sur le chemin pour retrouver ces filles.
Mais il n'allait pas abandonner.
...
Sous terre, la source de l'explosion grogna en clignant les yeux. Il s'est retrouvé couché dans une pile avec ses trois sœurs, qui ne se sont pas encore réveillées. Les monstres endormis étaient couchés tout autour d'eux, mais leurs remuements indiquaient qu'ils se réveilleraient bientôt.
Asriel réussit à démêler ses membres de la pile, veillant à ne pas réveiller les filles. Il s'est agenouillé et les a examinées, soupirant très doucement de soulagement qu'elles allaient bien. L'endroit où autrefois se trouvait son âme faisait mal. Il les avait tant blessées, avait blessé tout le monde, et même maintenant il savait qu'il était peu à peu en train de perdre ce qui restait de l'âme qu'il a eu grâce à l'absorption des âmes de tout le monde.
Il savait que Chara, Frisk et Tina feraient tout pour le sauver, mais il n'était quand même pas sûr qu'il pouvait être sauvé. S'il méritait même d'être sauvé, après toutes les choses horribles qu'il a faites en tant que Flowey. Et si ça échouait, ou ne pouvait être fait à temps avant qu'il ne redevienne Flowey?
Et s'il leur faisait du mal? Il ne pouvait supporter l'idée.
Peut-être qu'il devrait juste partir tant qu'il en avait encore l'occasion, avant que tout le monde ne se réveille, et se cacher là où personne ne pourrait le trouver. Ainsi, il serait incapable de blesser quiconque. Une larme coulant de son œil, il se dirigea vers la porte.
"...Azzy? Où vas-tu?"
Asriel s'immobilisa et vit Chara ouvrir ses yeux et s'asseoir, le regardant avec confusion et inquiétude. À côté d'elle, Tina se remuait, bien que Frisk restait endormie, serrant toujours l'écharpe de Papyrus dans ses mains.
Asriel ferma les yeux. "...Je suis désolé." il a dit et commencé à s'enfuir.
Mais il n'est pas allé très loin. Même si les jambes de Chara dont elle ne s'est pas servie depuis si longtemps oscillaient, elle a quand même trouvé l'énergie pour le rattraper et le saisir. Cependant, elle a perdu son équilibre, tombant par terre et l'entraînant avec elle.
"Chara! Relâche-moi!" Asriel protesta, plus fort qu'il ne l'a voulu. Il se débattait pour se libérer, mais Chara s'agrippait fermement à lui.
"Asriel, arrête d'essayer de fuir! Nous allons te sauver!" Chara lui dit fermement.
"C'est une illusion, Chara. Laisse-moi juste partir." Asriel ordonna, mais elle secoua la tête. Il a recommencé à se débattre pour se libérer mais veillait à ne pas la blesser.
Tina s'est levée, les larmes aux yeux. "Ne pars pas..."
"Tina..." Asriel commença, mais fut interrompu par une voix très familière.
"A-Asriel? Chara?" Asriel s'est retourné, repoussant Chara pour voir sa mère réveillée et assise, ses mains couvrant sa bouche de choc tandis que des larmes de joie lui ont empli les yeux. Son père se réveillait aussi, écarquillant les yeux en voyant son fils. Asriel regarda par terre. Il n'y avait plus d'échappatoire maintenant.
"Êtes... Êtes vous vraiment là? Est-ce bien réel?" Toriel demanda d'une voix tremblante. Asriel hocha un peu la tête, ne relevant pas le regard.
La prochaine chose qu'il savait était qu'il était pris dans les bras de ses parents avec Chara, dans leur forte étreinte alors qu'ils les enlaçaient. Il pouvait les entendre sangloter et il ferma les yeux, des larmes en coulant également, savourant l'étreinte tant qu'il pouvait encore ressentir des émotions.
"Où est cette mauvaise herbe?!" la voix d'Undyne cria soudainement alors que la monstre poisson bondit sur ses pieds, faisant apparaître une lance et scannant la pièce pour trouver Flowey. Elle écarquilla les yeux en voyant Asriel. Il ne pouvait rencontrer son regard.
"Que s'est-il passé?! Sans?! Frisk?!" Papyrus cria, se réveillant brusquement au cri d'Undyne tandis que Sans et Alphys ont aussi ouvert les yeux. Les monstres se réveillaient désormais tout autour d'eux, essayant frénétiquement de comprendre ce qu'il se passe et de retrouver leurs bien-aimés. D'autres ont découvert que la barrière était brisée et criaient à ce propos. Asriel voulait juste s'enfoncer dans le sol et se cacher alors que le chaos faisait irruption autour de lui. Le chaos qu'il a causé.
Une seule personne est restée immobile dans le chaos, et Asriel était rapide à s'en rendre compte quand la petite Tina s'est exclamée et s'est précipitée vers sa sœur qui était toujours inconsciente, Papyrus juste derrière elle. "Sœurette?" la petite fille demanda les larmes aux yeux, plaçant sa main sur l'épaule de sa sœur, mais Frisk n'a pas répondu.
Papyrus afflua de la magie curative en elle. "Frisk? Frisk, réveille-toi s'il te plaît!" Tout de même, Frisk n'a pas ouvert les yeux.
Asriel et sa famille sont accourus, s'accroupissant tous auprès de Frisk alors que Toriel l'a doucement secouée. "Allez, chérie, ouvre les yeux." la femme chèvre supplia.
Frisk était clairement vivante et respirait, mais ne semblait pas vouloir se réveiller, même avec toute l'agitation autour d'elle. Sans, Undyne et plusieurs autres monstres les ont rejoints, posant des questions préoccupées et essayant de réveiller Frisk.
"DÉGAGEZ!" quelqu'un cria et cela coupa à travers de l'agitation. Tout le monde s'est tourné vers Alphys, qui semblait tout aussi choquée par son emportement passager que les autres. "J-Je dois l'examiner. Laissez-moi de la place." Alphys saisit son sac et est accourue, faisant un examen de l'âme de Frisk et vérifiant ses signes vitaux. Tout le monde la regardait avec inquiétude. Undyne a fait dégager la plupart des autres monstres pour laisser de l'espace à la famille, leur disant qu'elle les garderait informés de la situation.
Au bout de quelques minutes, Alphys soupira de soulagement. "C'est juste un grave épuisement. Elle ira bien. Elle a besoin de beaucoup de repos et de bien manger quand elle se réveillera." Tous les autres ont soupiré de soulagement également.
Sans a soudain remarqué Asriel et ses orbites sont devenues aussi grandes que des assiettes. Il se frotta les orbites et regarda Undyne pour voir si elle voyait ce qu'il voyait. Elle hocha la tête avec des larmes de joie aux yeux. Sans s'est approché Asriel. "Salut, Az. Ça fait du bien de t'avoir de retour." il dit à son ami, puis regarda Chara. Il écarquilla encore une fois les yeux quand il s'est rendu compte qu'elle n'était plus un fantôme. "Je suis si content que vous soyez à nouveau en vie... Mais comment tout ça est arrivé?"
"Sans, tu... tu te souviens de quelque chose?" Asriel lui demanda.
Sans secoua la tête. "Pas... Pas vraiment. Je me rappelle qu'un tas de monstres a accouru... et puis il y avait Flowey..." Il écarquilla les orbites. "Où est passé Flowey?!"
"Sans..." Chara commença alors qu'Asriel essayait de trouver quoi dire.
"Nous devons le retrouver." Undyne a dit avant que Chara ne puisse finir sa phrase. "Je commence une patrouille. Papyrus, reste avec la Famille Royale et assure leur sécurité. Minichien, Maxichien, vous restez avec eux aussi. GR01, GR02, vous venez avec moi."
"Je viens aussi." a dit Sans.
Undyne secoua la tête. "Non, Sans, tu n'as qu'un seul HP. Reste avec Papyrus."
"Undyne, je ne suis pas sans défense. Je sais comment m'y prendre avec le bâtard psychotique." Sans lui a dit fermement. Asriel grimaça à ça, tout comme Chara, et Sans le remarqua. "Désolé, poteau, je sais que c'est déroutant, mais pendant que tu étais parti, ce monstre fleur flippant est venu dans l'Outremonde, et crois-moi, tu ne voudrais pas le rencontrer. Mais t'inquiète pas. Nous règlerons ça. Nous le retrouverons."
"Oui, vous le retrouverez, parce que vous êtes en train de le regarder!" Asriel cria, s'indiquant lui-même. "Je suis ce "bâtard psychotique"!"
Sans s'immobilisa, ainsi que les autres, qui ont tous regardé Asriel avec choc. Frisk, qui commençait à sortir de son profond sommeil, marmonna quelque chose d'incompréhensible et cligna un peu les yeux au fort bruit. Papyrus l'a entendue et lui a caressé les cheveux de manière apaisante, et elle s'est inclinée vers son toucher, refermant les yeux en se replongeant dans le sommeil. Tina est également restée auprès de sa sœur, la câlinant.
Asriel soupira. "Je suis Flowey. Comme Chara... je... je suis revenu, mais c'était tout incorrect." Il s'est tourné vers Alphys. "Alphys, quand tu as injecté de la DT dans la fleur de test, tu ignorais qu'elle contenait ma poussière. Je suis revenu à la vie dans le jardin... mais... je n'avais plus mon âme. Je n'ai toujours pas mon âme." Il regarda par terre. "Si on ne fait rien, je redeviendrai Flowey. Je suis désolé. Je suis désolé de tout ce que j'ai fait, d'avoir blessé tout le monde." Il a doucement raconté à tout le monde ce qu'il a fait en tant que Dieu de la Mort Ultime, comment il a volé les âmes et a combattu Frisk, Tina et Chara sans le savoir, comment les filles l'ont calmé, et comment il a brisé la barrière.
Sans continuait de le fixer avec choc. Les yeux de Toriel étaient emplis de larmes. Asgore semblait à la fois inquiet et confus, tandis que Papyrus semblait plus compatissant. Undyne semblait ne pas savoir quoi faire.
"Frisk a pensé à un moyen de ramener l'âme d'Asriel." a dit Chara, mettant sa main en réconfort sur l'épaule de son frère. "Tu te souviens quand tu as parlé à Frisk des traits de personnalité des âmes, Sans?" Sans hocha la tête, semblant toujours bouleversé. "Frisk pense que c'est ce qu'il manque à Asriel et que si vous extrayez les traits comme vous aviez extrait la DT ça l'aidera à ressentir à nouveau et compléter son âme. Les autres humains chus ont promis de nous aider."
Undyne cligna de son œil avec choc. "Les âmes humaines ont proposé de vous aider?!" Elle s'est retournée vers elle et les autres l'ont fait également. Il ne leur a pas fallu longtemps vu qu'elles étaient toutes de retour dans ou près de leur conteneurs désormais ouverts, attendant patiemment.
Chara hocha la tête. "Frisk, Tina et moi les avons sauvées aussi." elle a dit doucement avant de vite raconter à tout le monde ce qu'elle savait, chuchotant les morts les plus violentes pour éviter d'effrayer la petite Tina.
Asgore semblait à la fois soulagé et plein de regrets quand il s'est tourné vers les âmes. "C'était très gentil de votre part à tous de proposer de nous aider et vous avez ma gratitude." il leur a dit. "Et je promets que je ferai le nécessaire pour aider Alphys et Sans à vous sauver tous." Il s'est retourné vers Sans et Alphys, et Toriel et Chara les ont également regardés avec espoir. "Vous pouvez le faire? Pouvez-vous sauver notre fils et les autres?"
Sans a enfin retrouvé sa voix. "Je... Peut-être? Frisk a eu une bonne idée et c'est certainement possible que c'est ce qu'il manquait à Asriel étant donné qu'il avait déjà un système magique et était vivant." il a dit. "Nous devrons cependant trouver comment contenir les traits et les garder stables à l'intérieur de lui, et ça sera la partie difficile. Et en ce qui qui est des corps robotiques, c'est certainement faisable si nous trouvons comment ajuster la puissance et maintenir les âmes. Nous pourrions aussi contacter les monstres fantômes pour demander conseil."
"Nous... Nous pouvons faire des tests. Mais n-nous devrons d'abord nous concentrer sur Asriel." ajouta Alphys. "Asriel, c-combien de temps tu penses avoir avant que tu ne, euh, enfin..."
"M'inverse? Peut-être quelques heures." Asriel lui a dit après y avoir réfléchi un instant.
"Alors... Alors nous devons nous dépêcher." a dit Alphys.
Asgore et Toriel ont hoché leurs têtes, Asgore soulevant Asriel, qui a protesté, mais son père l'a juste serré plus près de lui. Chara a essayé de marcher avec eux, mais a de nouveau oscillé. Asgore a doucement mis son bras libre autour d'elle, la stabilisant alors qu'ils marchaient.
Undyne a aidé Alphys à rassembler les âmes humaines. "Nous devrons fermer les conteneurs. Nous devons nous assurer que vous restez stables jusqu'à ce que nous mettons vos corps en ordre." elle expliqua. Benji, Felicity et Violette ont lâché des grincements d'affirmation, tandis que les trois autres étaient plus calmes.
Toriel s'est accroupie près de Frisk, l'a doucement prise dans ses bras, l'embrassant doucement sur la tête en le faisant. "Papyrus, Sans, l'un de vous peut-il porter Tina?"
"Vous inquiétez pas, Madame Toriel! Je peux marcher!" Tina l'a rassurée. Papyrus lui a quand-même offert sa main, et Tina a souri et l'a prise.
Quand ils ont commencé à marcher, Frisk commença à bouger dans les bras de Toriel, ouvrant un peu les yeux avec un marmonnement et câlinant l'écharpe de Papyrus comme un nounours. Elle regarda Toriel, la fixa pendant quelques secondes, essayant clairement de comprendre où est-ce qu'elle était et ce qu'il se passait. "...Maman?" elle demanda au bout d'un moment.
Toriel lui caressa les cheveux. "C'est moi, mon enfant. Tout va bien."
"...Ça va?"
"Oui, chérie, je vais bien. Tout le monde va bien." Toriel l'a rassurée.
" 'Ina?"
"Je suis là, sœurette." Tina lui a dit, relâchant la main de Papyrus pour marcher à côté de Toriel où Frisk pouvait la voir.
"Chara? 'riel?"
"Nous sommes là aussi." Asriel lui a dit des bras de son père.
Papyrus s'est approché d'eux, souriant joyeusement à Frisk. "JE SUIS SI CONTENT QUE TU SOIS RÉVEILLÉE, HUMAINE! NOUS ÉTIONS TRÈS INQUIETS!"
"P'pyrus? Ça va?"
"OUI, HUMAINE. MOI, LE GRAND PAPYRUS, JE VAIS TRÈS BIEN, SURTOUT MAINTENANT QUE TU VAS BIEN! COMMENT TU TE SENS?"
Frisk bailla un peu. "...fatiguée. Pourquoi ça?"
"Eh bien, voyons voir, tu as traversé tout Calciterre, le NOYAU, le Labo Originel et la Capitale en un jour, as combattu une star télé robotique, m'as combattu quand j'étais un dieu et un connard total, as assisté à une résurrection..." Asriel lui a dit, levant un peu les yeux au ciel, bien qu'il souriait.
Frisk cligna les yeux. "...Oh. P'pyrus? Sans?" elle demanda, luttant pour gardant les yeux ouverts.
"OUI, HUMAINE?"
Sans s'est approché d'eux en entendant son nom. "Oui, gamine?"
"...Nous l'avons cassé."
Papyrus et Sans ont échangé des regards inquiets tandis que Toriel examinait Frisk, inquiète qu'elle était blessée.
"QU'AS-TU CASSÉ, HUMAINE?" Papyrus demanda avec inquiétude.
Frisk sourit d'un air somnolent. "...Le bouton du Reset... Vous pouvez retrouver votre père maintenant."
Papyrus et Sans se sont regardés choqués.
"D'accooord, la mioche... Je crois que t'as peut-être une commotion cérébrale." a dit Undyne. Elle montra deux doigts. "Combien de doigts?"
"Unnndynee... J'veux pas faire de maths. Je suis fatiguée..." Frisk gémit en fermant les yeux.
Undyne soupira. "Elle est incohérente... Nous devrions l'examiner quand nous serons au labo."
Papyrus souriait. "En fait, Undyne, elle ne l'est pas. Vois tu..."
Il fut interrompu par une ruée de magie et une silhouette qui est apparue de nulle part dans la pièce.
...
Après avoir rassemblé assez de magie, Gaster s'est enfin téléporté dans la salle de trône. Cependant, il a de nouveau été têtu et s'est surmené, et quand il a touché le sol, il a trébuché vers l'avant et est tombé sur la face de façon assez embarrassante juste devant ses fils, Toriel et Asgore.
Mais Papyrus et Sans se fichaient de l'entrée disgracieuse de Gaster. Tout ce qui comptait pour eux était que leur père était revenu.
"PAPA!" Papyrus cria de joie et s'est rué au côté de son père avec Sans juste derrière lui, aidant Gaster à se relever et le serrant fort dans les bras les larmes aux yeux. Sans câlina Gaster tout aussi fort, un grand, véritable sourire sur son visage. Gaster câlina ses garçons avec bonheur, des larmes coulant de ses propres yeux, si content de pouvoir toucher ses fils pour la première fois depuis si longtemps.
"TU NOUS AS TANT MANQUÉ!" Papyrus dit à son père. Sans hocha la tête, la gorge trop serrée que pour parler.
"Vous m'avez manqué aussi, tous les deux." Gaster murmura en Wingdings à travers ses propres larmes. "Je vous aime, les garçons. Je vous aime tellement et je suis si content que je peux enfin vous prendre dans les bras... Je suis si désolé... Ma sottise m'a coûté tant de temps avec vous. Je promets que je ne serai plus aussi insouciant à partir de maintenant."
"J'aurais dû t'en déconvaincre..." Sans murmura.
Gaster a doucement mis sa main sous le menton de son fils pour faire Sans le regarder. "Sans. Tu es mon enfant. Ce n'es pas toi qui es censé me déconvaincre de choses stupides, et tu as essayé de me faire entendre raison. Rien de tout ça n'est ta faute. Pas du tout. D'accord?" Papyrus hocha la tête aussi et a mis un bras autour de son frère également. Sans a enfin hoché la tête.
Asgore, Toriel, Alphys et Undyne ont regardé Gaster avec confusion absolue pendant quelques secondes, mais ensuite leurs yeux se sont illuminés d'identification tandis que leurs souvenirs leurs sont revenus.
"Gaster..." Asgore dit d'un ton étranglé. "Comment ai-je pu t'oublier?"
Les yeux de Toriel se sont emplis de larmes. "Je suis si désolée... Après tout le temps que nous avons passé ensemble..."
"Comment diable ai-je perdu les souvenirs de toute une personne?!" Undyne demanda avec colère, bien que la colère était adressée à elle-même, pas à Gaster.
La voix d'Alphys trembla. "Nous travaillions ensemble... Vous étiez mon mentor... Nous regardions des animes ensemble pendant les weekends... c-comment j'ai pu ne pas..."
Gaster baissa le regard en signant aux autres. "Ne vous blâmez pas. Tout ça est ma faute. J'ai essayé de construire une machine à remonter le temps et tout est parti en vrille. J'ai littéralement effacé moi-même et mes assistants de l'espace-temps. C'est pourquoi personne à part mes fils ne se rappelait de moi jusqu'à ce que Frisk et Asriel ont réparé mon erreur. Je suis le seul à blâmer ici. Mais... Je ferai tout en mon pouvoir pour me rattraper." Il regarda Asgore et Toriel. "Je sais comment sauver Asriel. Je sais exactement comment lui créer une âme."
"Tu le sais?" Chara demanda avec choc tandis que ses parents et Asriel ont posé la même question.
Gaster hocha doucement la tête. "Je l'ai fait avant. Deux fois."
"Quoi? Papa, quand as-tu..." Sans commença avant de se figer. Papyrus écarquilla les yeux également en comprenant ce que Gaster voulait dire. "C'était nous." Sans comprit doucement.
Gaster hocha la tête, plaçant ses mains sur les épaules de ses fils, leur parlant en Wingdings tout en signant avec ses mains magiques pour les autres. "Ce n'est pas de cette façon que je voulais vous le dire. Mais... Votre mère et moi vous voulions très très fort. Mais comme vous le savez, votre mère était malade. Elle n'aurait pas pu supporter une grossesse. Alors j'ai trouvé un autre moyen. Votre mère et moi avons donné vie à vos âmes en extrayant des gouttes des nôtres et les ayant liées ensemble." Il regarda dans leurs yeux. "Vous avez peut-être dû grandir à l'extérieur du corps de votre mère, mais vous n'en êtes pas moins nos fils."
"Nous comprenons, Papa." Papyrus lui a dit immédiatement, souriant doucement. Sans hocha la tête également. "Vous nous aimiez tellement que vous nous avez créés."
Gaster sourit. "Exactement."
"Navré d'interrompre, mais comment est-ce que ça va me sauver?" Asriel demanda. "J'ai pas vraiment le temps qu'il faut pour qu'un embryon d'âme grandisse, plus, je ne suis pas un squelette."
"Je pense savoir comment accélérer le processus." Gaster expliqua. "Je peux utiliser des échantillons d'âmes de tes parents en guise de conteneur, et des échantillons des traits de personnalité de Chara et des six âmes, ainsi que de la magie brute, qui accélérera la croissance de ton âme, qui pourra se former en toi et grandir jusqu'à maturité complète dans ton corps. Elle ne sera pas différente de ton ancienne âme." Tout le monde soupira de soulagement. "Mais nous devons quand même le faire vite." il ajouta. Il relâcha ses fils et commença à se diriger vers le labo, mais ses genoux se sont ployés sous lui. Papyrus l'a rattrapé avant qu'il ne puisse toucher le sol.
Sans fronça les sourcils. "Papa, tu n'es pas en état de le faire."
Gaster secoua la tête. "Ça va aller, Sans. Je dois..." Il essaya d'avancer à nouveau mais s'est agrippé le crâne quand il fut pris d'une vague d'étourdissement.
"Non, ça ne va pas. Tu as besoin de te coucher." Sans lui a dit. "Si tu continues ainsi, tu te feras du mal et blesseras Asriel. Écoute, Alphys et moi pouvons nous en charger si tu nous donnes les instructions." Gaster hocha enfin la tête, comprenant qu'il avait raison.
"Il peut se reposer au château." Asgore a suggéré.
"Bonne idée. Je vais te donner mon téléphone portable, Papa. Tu peux donner à Alph et moi les instructions d'ici." Sans lui a dit.
Alphys hocha la tête. "Vous pouvez compter sur nous."
...
Ils ont fait un arrêt rapide à la maison des Dreemurrs, où Gaster s'est installé sur le canapé et une Frisk endormie et une Tina somnolente ont été couchées dans le grand lit d'Asgore pour se reposer loin de toute l'agitation. Asgore a demandé à Undyne de rester avec elles et Gaster au cas où l'un d'eux avait besoin de quelque chose et pour que les filles ne se réveillent pas seules et apeurées dans une maison inconnue. Toriel, Asgore et Asriel ont essayé de faire Chara se reposer aussi, mais elle a refusé de quitter son frère.
Tout le monde s'est dépêché au labo, et Asriel s'est retrouvé assis sur une table d'examen fraîchement stérilisée, tandis qu'Alphys extrayait les gouttes d'âme chez Asgore et Toriel et prélevait les échantillons des traits pendant que Sans commençait à activer la machine de son père en suivant les instructions de Gaster, et ressemblant de la magie brute pour forcer l'âme à grandir. Même si Papyrus ne connaissait pas autant la science que les autres, il aidait en tendant des choses à tout le monde et en faisant quoiqu'il lui était demandé.
Asriel regarda Sans, s'assurant que Chara, Papyrus et ses parents ne puissent l'entendre. "Sans, si quelque chose tourne mal..."
"Tout va bien se passer, Az." Sans a dit fermement, ses yeux focalisés sur la machine.
Asriel laissa échapper un petit rire. "Nous savons tous les deux qu'il n'y a pas d'absolus. Si ça tourne mal, et je redeviens Flowey, et... commence à me comporter comme avant, je... je veux que tu fasses le nécessaire pour m'arrêter. Je ne veux pas blesser ma famille à nouveau, ou Papyrus, ou toi ou aucun des autres." Il baissa le regard. "Je sais que tu te souviens de chaque horrible chose que j'ai faite. Je t'ai fait traverser l'enfer. J'ai fait Papyrus traverser l'enfer, et... tant que j'ai encore assez de sentiments en moi pour que ce soit sincère... je veux te dire que je suis désolé. Je suis tellement désolé. Je sais que des excuses ne vont pas réparer ce que j'ai fait à tout le monde. Je sais que tu me haïssais en tant que Flowey. Je comprends si tu me hais maintenant."
Sans soupira. "C'est vrai que je ne pourrai pas oublier facilement ce que Flowey m'a fait. Ce que Flowey a fait à Papyrus et tous mes amis. C'est vrai que je haïssais la fleur psychopathe que tu étais devenu. Mais..." Il regarda Asriel en finissant d'actionner la machine. "Je ne te hais pas, Asriel. Je ne sais toujours pas encore quoi penser, ni où est-ce que nous en sommes. C'est beaucoup à assimiler que l'un de mes meilleurs amis était devenu une fleur maléfique. Mais... tu n'étais pas exactement toi en tant que Flowey, pas sans ton âme, et c'est pas ta faute que tu l'as perdue. Couplé avec ce maudit pouvoir du Reset dont il est trop facile d'abuser..."
"Mais Sans..."
"Écoute, discutons de ça plus tard. Nous devons d'abord soigner ton âme, et tes parents et Chara reviennent." Sans l'a interrompu. Asriel hocha la tête à contrecœur, se taisant quand Asgore, Toriel et Chara se sont dépêchés de venir, Alphys juste derrière eux avec les échantillons.
Il a fallu plusieurs minutes tendues pour combiner les gouttes d'âmes d'Asgore et de Toriel et extraire les traits principaux de chacun des échantillons d'âmes humaines et les implanter avec soin extrême sous les instructions de Gaster. Sans et Alphys regardaient à tour de rôle à travers le microscope pendant que l'âme foetale commença ses premiers stades de croissance.
Faire l'âme arriver au bon stade pour user de la magie a pris une heure. Asriel s'agitait anxieusement, pouvant presque sentir de plus en plus de lui-même disparaître. Toriel, Asgore et Chara n'ont jamais quitté ses côtés et Papyrus faisait tout ce qu'il pouvait, rassurant constamment Asriel et sa famille que tout irait bien.
Asriel regarda son ami squelettique. Le seul qui l'a jamais entièrement accepté en tant que Flowey. "Papyrus, je peux te parler seul pendant une seconde?"
Papyrus hocha immédiatement la tête. Sans semblait inquiet mais Papyrus l'a rassuré que tout irait bien, et les autres se sont un peu éloignés, les laissant seuls pour parler.
"Oui, Asriel?" Papyrus demanda du ton doux dont il usait toujours quand il était anxieux ou inquiet.
Asriel baissa le regard. "Je suis désolé d'avoir été un ami si terrible en tant que Flowey. Je suis désolé de tout ce que j'ai fait pour te blesser."
"Ce... Ce n'est rien. Tu as fait la mauvaise chose, mais... je me souviens aussi à quel point tu essayais dur d'être gentil. Aussi à quel point tu essayais dur d'être un bon ami pour moi même en tant que Flowey. Je sais que tu avais du mal à ressentir, et je sais que tu t'es égaré. Mais le fait que tu as essayé... cela signifie quelque chose. Tu n'étais pas tout méchant." Papyrus l'a rassuré. "Et... pour ce que tu as fait mal, je te pardonne."
Asriel rit tristement. "Je ne te comprends toujours pas, Papyrus. Comment peux-tu juste me pardonner si facilement?"
Papyrus sourit doucement. "Parce que tu es mon ami. Parce que je tiens à toi."
Asriel secoua la tête. "Tu es le monstre le plus étrange que j'ai jamais rencontré."
Papyrus a juste souri encore plus. "Je prendrai ça comme un compliment."
Asriel gloussa à ça. "Oh, Papyrus, ne change jamais." Papyrus gloussa aussi, et les deux amis se sont souri. Le garçon chevreau sentait enfin plus comme si tout irait bien.
Papyrus avait cet effet sur les gens, après tout.
...
"C'est l'heure." Sans a enfin dit et a actionné la machine aux niveaux exacts que son père avait spécifié et mettant l'âme dedans. Avec l'aide de la magie, l'âme foetale commença à grandir, devenant peu à peu de la taille nécessaire.
"L-La partie suivante sera à t-toi de jouer, Asriel." Alphys lui a dit. "Nous allons injecter l'âme en toi. T-Tu dois te battre pour... pas la rejeter... J-Je sais que ce sera dur..."
"MAIS TU PEUX LE FAIRE! CROIS EN TOI COMME LE GRAND PAPYRUS CROIT EN TOI!" Papyrus lui a dit.
"Je sais que tu peux survivre à ça, Azzy. Nous t'aimons tant." Chara lui a dit.
Son père lui fit un câlin, les larmes aux yeux. "Tout ira bien, Asriel. Juste tiens bon. Nous sommes là pour toi."
Toriel hocha la tête, les larmes aux yeux. "Nous ne quitterons pas tes côtés. Tu iras bien, mon enfant."
Sa famille le câlina et Asriel les câlina fort en retour. "Quoiqu'il arrive, n'oubliez pas que je vous aime." Asriel murmura les larmes aux yeux.
"Nous t'aimons aussi." ils ont tous dit d'une voix étranglée, puis ont reculé à contrecœur.
Sans s'est approché, prêt à injecter l'âme. "Juste reste déterminé, ok gamin?"
Asriel hocha la tête en tremblant. "Je le serai."
Très doucement, Sans a injecté l'âme dans sa poitrine. Asriel n'a rien ressenti pendant un moment, puis une soudaine douleur poignante dans sa poitrine.
Asriel s'est écroulé sur la table, lâchant un cri. À travers sa vision floue, il a vu sa famille se précipiter vers lui et les a entendus s'écrier avant que tout ne devienne noir.
...
Des images clignotaient dans son esprit. Il entendit son propre rire cruel en tant que Flowey dans ses oreilles alors qu'il réduisait les monstres en poussière sans autre raison que l'ennui. Alors qu'il mettait le feu pour s'amuser. Il a vu chaque fois qu'il a tué Papyrus, la première fois de frustration quand le grand squelette a essayé de l'aider à ressentir et a échoué dans la timeline où Flowey lui a raconté d'avoir perdu son âme. La deuxième fois quand Papyrus a essayé de le dissuader de choisir le génocide. La troisième fois quand il a essayé de tuer Sans et Papyrus s'est interposé entre eux.
Il s'est rappelé du regard de colère et de traîtrise dans les yeux de Sans. Comment Undyne est devenue Immortelle pour le combattre mais a atrocement fondu.
Comment il avait tué ses parents dans l'effort de ressentir quelque chose, quoique ce soit, à nouveau. Comment il n'a rien ressenti en voyant leur poussière.
Comment il a transformé Mettaton en ferraille et a poussé Alphys au suicide.
Il s'est rappelé d'avoir attaqué Frisk, l'avoir narguée et presque tuée dans le Ruines. Puis de nouveau au château, juste devant leurs deux sœurs. Il s'est rappelé d'avoir blessé Tina en tant que Dieu de la Mort Ultime.
Il s'est rappelé de chaque meurtre, chaque parole cruelle, et chaque pensée maléfique. La culpabilité et la douleur l'accablaient, menaçant de le noyer. Dans les ténèbres de son esprit, il ferma les yeux.
"Je peux t'aider à échapper la douleur." dit une voix aigüe familière.
Asriel a ouvert les yeux et a vu Flowey lui sourire.
"Mince alors, tu es dans une situations difficile. J'arrive pas à croire à quel point j'étais faible en tant que toi." Flowey se moqua. "Mais tu sais, je peux t'aider. Quel est l'intérêt d'avoir une âme si tu dois ressentir ça? Toute cette culpabilité, toute cette douleur... Je peux enlever tout ça et le remplacer par le rien euphorique si tu te joins juste à moi."
"Tu es celui qui a CAUSÉ cette douleur! Je ne te laisserai pas les blesser encore!" Asriel cria sur Flowey avant de grimacer à nouveau à un autre éclair de douleur dans sa poitrine.
Flowey a juste ricané. "Tu les as tout autant blessés. Tu es moi, idiot. Je suis une part de toi. Et tu n'es que la part touffue, inutile et pleurnicharde de moi. Tu ne peux pas faire face à tout ça. Tu sais que tu ne le peux pas. Tu me céderas bientôt. Parce que tu désires ce que je suis. De pouvoir faire ce que tu veux et ne rien ressentir."
Pendant un moment, Asriel ressentit le désespoir, puis il s'est rappelé des paroles de sa famille et ses amis. Ses parents et Chara lui dire qu'il survivra à ça et qu'ils étaient là pour lui. Frisk lui dire qu'il méritait d'être sauvé et qu'elle ne perdrait pas une partie de sa famille. Comment elle et Papyrus lui ont dit que même quand il était Flowey, que quand il essayait d'être gentil, cela signifiait toujours quelque chose. Qu'il y avait toujours du bon en lui. Il s'est rappelé du rêve de la petite Tina le montrant faisant partie de sa famille, même s'il était Flowey.
Alors même quand Asriel a ressenti une autre vague de douleur et de culpabilité, il a souri. "C'est là que tu as tort, Flowey. Je ne veux pas de ça. Et toi non plus. Tu essayais constamment de remplir ce vide en toi avec ce que tu pouvais. Tu as essayé si dur de redevenir moi. C'était tout ce que tu as jamais voulu. Alors pourquoi tu te bats contre ça? Nous pouvons être complets à nouveau. Nous pouvons ressentir. Ne veux-tu pas que la vie valle à nouveau la peine d'être vécue?"
"Quelle vie? Vivre dans toute cette douleur et culpabilité? Savoir qu'ils te haïssent, ou du moins ce que tu pourrais devenir?!" Flowey siffla. Mais Asriel pouvait le voir à travers, cette fois. Il avait peur.
Asriel le regarda. "Ressentir la douleur vaut la peine si ça signifie ressentir la joie, et j'accepterai les deux. J'userai de ma seconde chance à la vie tout comme ma sœur l'a fait. Je ressentirai l'amour que ma famille me porte et je pourrai les aimer en retour. Quoique tu dises, nous ne redeviendrons pas qui nous étions. Même si ça fait mal de ressentir, je ne serai plus vide. Nous ne serons plus vides. Ne veux-tu pas être complet à nouveau? Ne veux-tu pas être heureux?"
Flowey sembla presque faner. Son visage s'est changé en celui d'Asriel, montrant de tous petits crocs. Pour la première fois, il semblait vulnérable. Asriel tendit sa main vers lui, le prenant dans ses bras. Lui montrant la compassion qu'il, en tant que Flowey, a toujours secrètement désiré ressentir. Flowey le regarda, semblant pour la première fois être en paix.
Puis il a disparu.
Asriel sourit en touchant sa poitrine où sa nouvelle âme brillait vivement.
Et puis le monde s'emplit à nouveau de lumière.
...
Asriel ouvrit les yeux, voyant sa famille, Sans, Papyrus et Alphys le regardant avec des sourires. Il leur sourit en retour.
"Comment tu te sens?" Chara demanda, lui prenant la main alors que ses parents l'ont câliné.
Il réfléchit à cette question. Il ne se sentait plus tout à fait comme son vieux lui. Il avait traversé trop de choses pour être l'enfant innocent qu'il a autrefois été avant sa mort. Il a été Flowey pendant si longtemps, a fait tant de mauvais choix, portait trop de culpabilité. Mais en regardant dans les yeux de ses parents et de sa sœur, il ressentit la même ruée d'amour qu'il avait autrefois, sentit sa nouvelle âme s'en enfler. Il a changé en tant que personne, mais il n'était plus vide à l'intérieur. Il pouvait ressentir, il pouvait aimer, et il était de retour dans les bras de sa famille.
Asriel sourit doucement, regardant dans les yeux de sa famille. "Heureux. Je me sens à nouveau complet."
...
Sans et Alphys voulaient garder Asriel sous observation pendant huit heures, juste par précaution pour s'assurer que son corps nouvellement ressuscité et son âme restent stables, bien qu'à ce stade ils savaient sans l'ombre d'un doute qu'ils le resteront. La bonne nouvelle a été communiquée à Gaster, qui ils ont pu entendre le dire à Undyne, comme prouvé par l'acclamation un peu forte d'Undyne, suivie par Gaster la faisant taire pour qu'elle ne réveille pas les filles.
Avec le tout réglé, Sans a envoyé Papyrus à la maison pour qu'il prépare la chambre de leur père pour lui, ce à quoi Papyrus a vite agréé après s'être assuré que tout le monde s'en sortirait sans lui.
Toriel ne pouvait s'arrêter de sourire, restant près de ses fils et fille. Chara racontait à Asriel les choses qu'elle et Frisk ont faites dans l'Outremonde, et Asriel écoutait avec un sourire. Sans et Alphys vérifiaient les signes vitaux d'Asriel régulièrement et ont aussi commencé à discuter, faire des tests et commencer les croquis conceptuels pour les corps robotiques pour les autres six enfants. Pendant qu'ils faisaient des tests, Asgore a délicatement bercé Felicity, Benji, Violette et David avec la même tendresse dont il avait usé pour porter Asriel quand il était un nouveau-né pendant qu'Alphys scannait leurs niveaux de puissance. Justin et Andrea n'ont pas voulu qu'il les prenne dans ses bras, et il respectait cela. Même si Toriel avait mal à l'âme en voyant ses enfants bien-aimés dans un tel état, voir Asgore être si tendre et gentil avec eux l'a faite sourire.
Il n'était vraiment pas devenu le monstre qu'elle craignait qu'il était devenu.
Asgore est retourné auprès d'elle. "Ils veulent te voir."
Toriel hocha doucement la tête et s'est levée, se dirigeant vers les âmes humaines les larmes aux yeux. Les plus jeunes se sont excités, bougeant joyeusement dans leurs conteneurs en la voyant, et même Justin et Andrea étaient réactifs, quoique plus réservés que les autres.
"Je suis là, mes enfants." elle murmura. "Mais je suis tellement désolée de ce que vous avez tous traversé. J'aurais voulu être allée avec vous pour vous protéger. J'aurais dû mieux agir..."
Benji, David et Violette ont commencé à cogner le verre de leurs bacs, l'interrompant. Les autres ont suivi, mais moins fort. Ne voulant pas qu'ils se blessent, Toriel les a laissés sortir, et ils ont volé dans ses bras, flottant contre sa poitrine.
"C'est pas votre faute, Madame Toriel!" Benji supplia.
"Ouais, tu t'es très bien occupée de nous!" Violette ajouta.
"Et je vous ai dit que j'irai bien et que je serai courageux et que je rentrerai chez moi, même si je sais que vous étiez inquiète que je sois là-bas. C'est moi qui ai choisi d'y aller même si vous m'aviez dit ce qui allait arriver." David lui a dit doucement. "Et vous nous avez dit que votre maison serait toujours ouverte si jamais nous décidions de revenir. Vous n'avez rien fait de mal."
Les yeux de Toriel se sont à nouveau emplis de larmes, ressentant comme si elle a bel et bien fait quelque chose de mal, mais la petite Felicity, qui a été timide avant, s'est blottie contre elle. "Ne pleurez pas s'il vous plaît, Madame Toriel! Je ne vous connais pas très bien mais vous semblez vraiment gentille! Ne soyez pas triste!"
Andrea ajouta sa part. "Ne vous en faites pas. Vous avez fait tout votre possible pour nous aider, et je sais que nous reviendrons bientôt. Je suis... toujours fâchée contre Asgore pour ce qu'il m'a fait... mais je sais qu'il le regrette et veut réparer ça. Et bientôt, nous serons de retour et nous pourrons bientôt être physiquement là avec vous et nos familles. Je le sais."
Justin était silencieux pendants quelques instants, puis parla. "C'est à moi d'être désolé, Toriel. Les choses que j'ai faites après vous avoir quittée étaient inexcusables. J'aurais dû vous écouter, mais j'étais trop en colère. Je suis mort à cause de mes propres choix, pas à cause de ce que vous avez dit ou mal fait. Vous avez fait de votre mieux, d'accord?"
Toriel hocha enfin doucement la tête et câlina les âmes bien contre elle, leur parlant doucement et rattrapant un peu le temps perdu, mais ils devaient bientôt retourner dans leurs conteneurs à nouveau pour rester stables. Toriel les y a doucement remis et leur a dit qu'elle reviendrait bientôt, puis est allée s'asseoir, émotionnellement et physiquement épuisée.
Asriel l'a regardée avec inquiétude. "Maman, tu devrais rentrer à la maison et te reposer." Toriel allait protester, mais il l'a interrompue. "Ne t'en fais pas, j'irai bien. Papa et les autres sont là."
Asgore hocha la tête, plaçant une main douce sur l'épaule de Toriel. "Ne t'inquiète pas, Tori. Je resterai avec Asriel et Chara, et je t'appellerai s'il arrive quelque chose, et dans quelques heures, je viendrai permuter avec toi et veiller sur Frisk et Tina."
Toriel a hésité pendant une seconde mais ensuite hocha la tête. Bien qu'elle ne pensait pas qu'elle se reposerait cette nuit, elle voulait veiller sur Frisk et Tina, et s'assurer qu'elles allaient bien. "D'accord." Elle câlina Asriel et Chara. "Je reviendrai bientôt. Soyez sages pour votre père, d'accord?" Les deux ont hoché la tête et Toriel les a embrassés sur la tête avant de partir.
...
Toriel est bientôt arrivée au château, découvrant que la porte était ouverte. Quand elle est entrée dans le salon, Undyne s'est levée d'où elle était assise et a commencé à se tourner vers elle. "Oh, salut, Asg..." Elle s'arrêta en se retrouvant face à face avec Toriel. "Oh, c'est toi." elle a dit inconfortablement.
Toriel hocha la tête. "C'est moi. Comment vont les filles?"
"Toujours profondément endormies. Je suis allée les voir plusieurs fois." Undyne lui a dit.
"Et Gaster?"
"Écroulé sur le canapé. Le pauvre gars est épuisé. Comment vont Asriel et Chara?"
"Ils vont très bien." Toriel l'a rassurée. "Et comment tu vas? Voudrais tu une tasse de thé?"
Undyne secoua la tête rigidement. "Non merci. J'irai voir s'ils ont besoin de mon aide au labo et parler avec le reste de la Garde Royale sur ce que nous devons faire ensuite, maintenant que la barrière est brisée."
"Ne t'épuise pas, Undyne..." Toriel commença à dire mais Undyne était déjà partie.
Toriel soupira doucement, regardant par terre. Undyne et elle ont été si proches autrefois. Elle voyait Undyne comme une seconde fille et Undyne l'admirait comme une figure maternelle. Elle a été l'une des premières personnes à qui Undyne a annoncé avoir passé le test pour rejoindre la Garde Royale, et celle qui elle venait voir pour tous les trucs de fille desquels elle se sentait inconfortable de parler avec Gerson ou Asgore. Et maintenant, il y avait un fossé entre elles, et tout ça était de la faute de Toriel.
"Sa mère biologique l'a abandonnée." Toriel pensa tristement à elle-même. "Et quand j'ai fui le royaume et ne suis pas restée en contact avec elle ou Gaster... Elle a sans doute le sentiment que je l'ai abandonnée aussi. Pas étonnant qu'elle m'en veut. Quel genre de mère je suis?"
Perdue dans ses pensées, elle s'est dirigée vers là où Gaster dormait sur le canapé, ronflant paisiblement dans une pose plutôt inconfortable, le téléphone de Sans près de la tête. Malgré sa tristesse, Toriel gloussa très doucement pour elle-même à la vue. "Toujours le frétillon." elle murmura pour ne pas le réveiller. Ella a placé le téléphone sur la table basse pour qu'il ne le fasse pas tomber par terre, puis a retiré l'afghan du canapé et l'a drapée sur lui pour qu'il soit bien au chaud.
Gaster s'est un peu remué. "J'suis réveillé..." il marmonna.
Toriel sourit doucement. "Tout va bien, Gaster. Rendors-toi. Asriel va bien, ainsi que tes fils. Repose-toi, je t'en prie." Elle a lissé les couvertures sur lui et Gaster s'est réinstallé pour dormir.
Elle a marché dans son ancienne maison, qui semblait douloureusement familière, bien que plus grise et triste que quand elle l'avait partagée avec Asgore et leurs enfants, la seule vivacité étant les fleurs dorées fraichement coupées qu'Asgore a placées dans des vases partout dans la maison.
Elle est entrée dans leur ancienne chambre où Frisk et Tina dormaient dans le grand lit qu'Asgore et elle ont autrefois partagé, bien enlacées avec les bras de Frisk entourant Tina de manière protectrice et les petits poings de Tina agrippant le tissu du T-shirt de sa sœur tandis qu'elle a enfoui sa petite tête contre la poitrine de Frisk. Toriel ne pouvait s'empêcher de sourire à la vue mignonne.
Elle a remarqué un petit chien en peluche blanc aux tâches noires qui était tombé par terre du côté de Tina et l'a doucement ramassé, le plaçant à côté de Tina, et a lissé la couverture autour de ses nouvelles filles, les embrassant doucement sur la tête.
Frisk s'est tendue pendant juste une seconde et a ouvert les yeux, regardant Toriel vaguement, se demandant probablement qui était cet intrus du petit matin. "C'est moi, mon enfant." murmura la femme chèvre, veillant de ne pas réveiller Tina. Elle caressa les cheveux décoiffés de Frisk. L'adolescente s'est immédiatement calmée, souriant d'un air endormi, et s'est blottie un peu plus dans les couvertures et contre sa sœur, s'adossant au toucher avec un soupir satisfait qui réchauffa le cœur de Toriel, se replongeant doucement dans le sommeil.
Toriel est restée avec les filles pendant un peu plus longtemps, écoutant simplement leurs souffles doux et réguliers en regardant ses enfants dormir, avant de sortir, voulant les laisser se reposer. Cependant, le sommeil ne voulait pas venir à elle, alors elle a décidé d'aller dans la cuisine. Elle préparerait quelque chose à manger pour les filles quand elles seront réveillées, et quelque chose à emmener au labo pour Asriel et Chara. Ses pauvres enfants étaient probablement affamés et elle ne les laisserait pas manger des chips pour le petit-déjeuner. Et Asgore aussi avait besoin de manger quelque chose. Il semblait trop maigre et fatigué...
Elle repoussa cette dernière pensée. Elle ne savait toujours pas quoi ressentir. Une part d'elle, la part qu'elle avait repoussée dans les ruines, l'aimait toujours, mais elle était toujours fâchée contre lui pour avoir tué Andrea. Mais il n'était pas le tueur brutal de sang-froid qu'elle l'a cru être devenu, et il était toujours le même père merveilleux dont elle se souvenait...
Elle penserait à ça plus tard et pour le moment se concentrerait sur préparer à manger. Elle a parcouru le réfrigérateur et les armoires, sachant que ça ne gênerait pas Asgore. À sa bonne surprise, c'était très bien approvisionné, avec tous les ingrédients nécessaires pour faire sa fameuse tarte au caramel et à la cannelle qu'Asriel aimait tant, et même la tarte au chocolat et à la crème qu'aimait Chara. Elle aurait voulu savoir quels étaient les desserts et plats préférés de Frisk et de Tina, mais en regardant les pauvres filles, elle voyait bien qu'elles ont rarement mangé ce genre de gourmandises dans leurs vies.
Mais elle avait tout le temps au monde pour leur donner chaque gourmandise et bonne expérience qu'elles n'ont jamais eue avant. Elle s'assurerait qu'elles aient le bonheur qu'elles méritaient.
...
Au bout de quelques heures, Toriel a préparé la tarte au caramel et à la cannelle et celle au chocolat et à la crème, ainsi qu'une tarte aux escargots savoureuse pour le déjeuner, et une quiche pour ceux qui n'aimaient pas la tarte. Les laissant toutes se refroidir, elle s'est écroulée dans le fauteuil d'Asgore, comptant reposer ses yeux pendant quelques secondes. Epuisée, elle a fini par s'assoupir.
La chose suivante qu'elle a entendue était des doux pas pagayer dans le salon et Asgore et Gaster parler très doucement. Elle ouvrit les yeux en les clignant, voyant par la fenêtre que dehors, les lumières du petit matin commençaient à s'allumer. Se redressant, elle s'est tournée vers Asgore et Gaster.
"Oh! Je suis désolé que nous t'avons réveillée, Tori." Asgore s'est excusé. Gaster s'est excusé également.
"Ce n'est rien." Toriel lui a dit en se levant. "Comment va Asriel?"
Asgore sourit. "Il va très bien. Il se plaint de vouloir rentrer à la maison, ce qui est très bon signe." Toriel ne put s'empêcher de rire un peu à ça, se rappelant qu'Asriel n'a jamais aimé être chez les docteurs.
"Et Chara?"
"En parfaite santé." Asgore l'a rassurée.
Toriel se sentit mieux à ça. "Je suis si contente de les retrouver. C'est presque comme un rêve." elle admit en un murmure.
"Je sais." Asgore lui dit doucement, mettant doucement une main sur son épaule. "Je... Je ressens pareil. Mais c'est bien réel, Tori. C'est réel."
Il lui sourit, tendre et plein d'espoir, et elle eut mal au cœur. Elle n'était pas sûre quoi dire, alors elle est restée silencieuse pendant un moment. Gaster s'est poliment éloigné et est allé dans la cuisine, disant quelque chose à propos de boire un verre d'eau, sa façon de leur laisser un peu d'intimité.
"Je... devrais aller voir Chara et Asriel." elle dit enfin avant de le regarder. "Tu veilleras sur Frisk et Tina, n'est-ce pas?"
"Bien sûr." il l'a rassurée.
Elle s'est détendue. "Bien. Il y a des tartes à la cuisine pour toi et les filles. S'il te plaît, veille à ce qu'elles prennent un bon petit-déjeuner." elle lui demanda.
"Je le ferai." il promit, souriant, ses yeux s'illuminant à la mention de la tarte qu'il avait tant aimée.
"Es-tu sûr que ça va aller?"
"Bien sûr. Je m'occuperai bien d'elles et je leur préparerai aussi la chambre libre pour qu'elles puissent avoir leur propre chambre." Asgore ensuite eut l'air inquiet, comme s'il craignait de l'avoir offensée. "Je veux dire, je comprends si tu ne veux pas rester après ce que j'ai fait, mais je veux tout de même m'assurer qu'elles aient leur propre espace ici malgré tout..." Il s'agitait, cherchant bien les mots. "Je veux dire, ne pense pas que je ne veux pas que tu restes, parce que je le veux bien, mais..."
"Asgore!" elle l'a interrompu avant qu'il ne se mette à paniquer. "Ça va. Je l'apprécie vraiment... et j'aimerais rester pour les enfants." Elle regarda par terre. "Mais... J'ai encore besoin du temps pour comprendre où est-ce que nous... toi et moi... nous en sommes."
"Je comprends, Tori. Je sais que je t'ai fait du tort." il dit doucement et gentiment, et elle savait qu'il était complètement sincère.
Elle évita un peu son regard. "Et je t'ai fait du tort aussi." elle dit très doucement.
"Ce n'est rien..." il a commencé à dire.
"Non. Ce n'est pas rien." elle l'a interrompu. "Nous nous sommes faits du mal l'un à l'autre, et ce n'est pas rien. Je suis désolée pour ce qu'il s'est passée cette nuit-là, de ne pas t'avoir laissé une chance d'expliquer."
"Et je suis désolé aussi pour mes paroles et mes actions." il lui a dit.
Elle sourit un peu. "Je sais. Mais... j'ai quand même besoin du temps pour résoudre ça, d'accord?" Il hocha doucement la tête, lui faisant un regard attentionné, et elle savait qu'il comprenait. "Merci, Asgore." Elle est ensuite allée à la cuisine, coupant de généreuses tranches de tarte pour Chara et Asriel, les mettant dans des assiettes, et les emballant dans une boîte avant de dire au revoir à Asgore et à Gaster et s'en aller. Pour la première fois depuis longtemps, son cœur se sentait léger.
Elle avait toujours besoin du temps pour se remettre de ses blessures, et elle savait qu'Asgore en avait besoin aussi indépendamment du fait qu'il l'a pardonnée si vite. Mais en cet instant, elle savait qu'ils s'en sortiraient.
...
Il était environ huit heures du matin quand Frisk a ouvert les yeux en clignant, sentant Tina s'agiter à côté d'elle. Veillant à ne pas troubler Tina, elle s'est relevée, regardant autour avec légère confusion, essayant de comprendre où est-ce qu'elles étaient. Sa tête tourna un peu et elle l'a reposée entre les mains jusqu'à ce qu'elle retrouve ses repères. Tina s'est assise aussi, se frottant les yeux avec lassitude.
Quand ses yeux se sont habitués à la légère obscurité, elle a vu qu'elles étaient dans une chambre à coucher confortable, sur le lit le plus grand et le plus confortable qu'elle a jamais vu. De l'autre côté de la chambre se trouvait un bureau avec une chaise de la taille d'Asgore, et il y avait une armoire et une commode tout près. "Sommes-nous dans la chambre d'Asgore?" Frisk demanda à voix haute.
Tina hocha la tête. "Monsieur Asgore et Madame Toriel nous ont amenées ici la nuit dernière pour nous reposer quand ils ont emmené Asriel pour soigner son âme."
"J'espère qu'il va bien." Frisk a dit doucement.
"Je sais qu'il ira bien! Sans et Mademoiselle Alphys s'occuperont bien de lui!" Tina l'a rassurée. Ensuite, son estomac grogna et Frisk se rendit compte avec tristesse que sa petite sœur n'a probablement pas bien mangé pendant plusieurs jours.
"Je vais te donner à manger, sœurette. Tu dois être affamée." Frisk lui a dit, lui faisant un câlin. "Je suis désolée que j'étais partie pendant si longtemps..."
"C'est pas ta faute, sœurette! La Barrière t'a coincée ici." Tina lui a dit, la câlinant bien fort en retour. "Et sois pas triste! Nous sommes ensemble maintenant et nous ne nous séparerons plus jamais!"
Frisk hocha la tête avec un sourire et un léger reniflement, serrant Tina près d'elle. "Je sais. Je suis si heureuse de t'avoir retrouvée, Tine."
"Et je suis très heureuse de t'avoir retrouvée aussi!" Tina a dit avec un grand sourire avant que son ventre ne grogne à nouveau.
Frisk eut un petit rire. "Allons te donner à manger, sœurette. J'ai des doughnuts, et de la tarte, et l'une des gaufres spéciales à la cannelle de Papyrus, et beaucoup d'autres bonnes choses pour toi! Je t'ai aussi acheté de nouveaux beaux vêtements. Laisse-moi juste prendre mon sac..."
Mais quand elle a essayé de se lever, elle a bougé trop vite et elle eut le tournis. Ses jambes, telles des nouilles, se sont effondrés sous elle et elle est tombée sur ses fesses avec un bruit sourd.
"Frisk!" Tina cria et commença à pleurer, et Frisk a entendu des pas se précipiter vers leur chambre, après quoi la porte s'est ouverte. Ce qu'elle sut ensuite était qu'elle était prise dans des bras chauds et touffus et doucement remise au lit. En levant les yeux, elle vit le visage inquiet d'Asgore.
"Est-ce que ça va?" il demanda avec inquiétude. Frisk hocha la tête et câlina la Tina pleureuse, qui s'est agrippée à elle.
Asgore a doucement froissé les cheveux de Tina. "Ne t'inquiète pas, mon enfant. Ta grande sœur ira bien." Il s'est tourné vers Frisk. "Je vais aller chercher Docteur Gaster..."
Avant qu'il ne puisse le faire, Gaster est entré dans la chambre, accourant auprès de Frisk et signant quelque chose à Asgore en même temps. Il lui fit un gentil sourire avant de sortir son bloc-notes.
Frisk sourit grandement en le voyant. "Je suis si contente que vous êtres revenu et allez bien. C'est bon de vous voir, Docteur Gaster."
"C'est bon de te revoir aussi. C'est grâce à toi que je suis revenu. Tu as fait un très beau travail, Frisk. Tu as aidé à briser la barrière et à sauver tout le monde. Grâce à toi, Asriel a retrouvé son âme et va très bien, et Chara est en parfaite santé. Je suis très fier de toi." il écrit en souriant. Frisk rayonna à cela. "À présent, que s'est-il passé? Es-tu tombée?"
Frisk hocha la tête. "Ouais, je crois que je me suis juste levée trop vite. Ne vous inquiétez pas pour ça." elle a essayé de le rassurer.
"Je suis un docteur, c'est mon boulot de m'inquiéter pour toi." il lui a dit. "Je ne prendrai pas de risques avec ta santé, alors laisse-moi t'examiner pour m'assurer que tu vas bien."
Frisk a consenti, et Gaster a vérifié ses signes vitaux et a fait quelques tests sur ses corps et âme. Après un examen complet, il recommença à écrire.
"Il semble que tu t'es surmenée. Tu as poussé tes corps et âme jusqu'à leur limite hier dans tous ces combats et as usé de beaucoup de DT. Sans parler du fait que tu es dénutrie. Mais tu iras bien. Tu as juste besoin de beaucoup de repos et des repas nutritionnels pour rehausser tes niveaux d'énergie. Essaie de manger des petits repas souvent, dès que tu as ne serait-ce qu'un peu faim. Ne mange pas trop à la fois ou tu te rendras malade. Et ne te lève pas pendant les quelques jours suivants, et veille à bien dormir. Alphys t'a aussi donné des suppléments à prendre."
"Je les ai." Asgore leur a dit, sortant un sac en plastique de son inventaire.
Frisk hocha la tête et les a remerciés, mais semblait préoccupée. "Mais je ne peux pas juste rester assise. Je dois m'occuper de Tina. Elle a besoin de prendre son petit-déjeuner et je dois m'assurer que tout soit prêt pour quand nous retournerons à la surface, et..."
"T'inquiète pas, Frisk! Je peux moi-même faire mon petit-déjeuner!" Tina lui a dit. "Et je peux m'occuper de toi comme tu t'es toujours occupée de moi."
Asgore et Gaster ont échangé des regards soucieux et Asgore s'est accroupi et a gentiment placé ses mains sur les épaules des filles. "Les enfants, c'est pour ça que votre mère et moi sommes là. C'est notre boulot de nous occuper de vous, pas l'inverse. Nous ne nous attendons pas à ce que vous vous surmenez. Nous voulons que vous guérissez et soyez heureuses et puissiez vous amuser comme les enfants que vous êtes, d'accord?"
Frisk pouvait à peine y croire. Elle regarda dans les yeux d'Asgore, mais n'y vit rien à part la sincèrité. Se détendant un peu, elle sourit et le remercia avec gratitude, tout comme l'a fait Tina.
"À présent, Gaster, peux-tu examiner Tina? Et ensuite je vais nous préparer un bon petit-déjeuner. Qu'est-ce que vous voudriez? Je peux vous faire une omelette et des toasts, et nous avons aussi des céréales et du gruau d'avoine, et Tori a préparé des tartes."
Les yeux de Frisk et de Tina se sont illuminés quand il a mentionné les tartes, ainsi que ceux de Gaster, et Asgore rit un peu. "Ça sera des tartes pour le petit-déj, donc. Vous voulez celle au caramel et à la cannelle, ou au chocolat et à la crème?"
"Euh..." Tina a dit pensivement, essayant de décider.
Asgore a bien sûr remarqué sa difficulté de choisir entre deux délicieuses tartes. "Vous savez quoi. Je vous donnerai à toutes les deux une petite tranche de chacune. Qu'est-ce que vous en dites? Et je ferai aussi une salade de fruits."
"Ça semble si bon! Merci, Monsieur Asgore!" Tina a dit joyeusement, frappant des mains.
Frisk sourit aussi. "Ça m'a l'air formidable. Merci." Asgore hocha avec un sourire et est allé à la cuisine.
...
Pendant qu'Asgore préparait le petit-déjeuner, Gaster a examiné Tina. Heureusement, Tina était en bonne santé, bien qu'un peu trop mince et en besoin des mêmes suppléments que Frisk.
Frisk baissant le regard, se sentant mal que Tina était si mince. Elle aurait voulu avoir fait davantage.
Gaster l'a remarqué. "C'est pas ta faute, mon enfant. Ce sont tes parents qui auraient dû mieux s'occuper de vous."
"Mais j'aurais quand même dû..."
"Tu as fait tout ce que tu as pu étant donné les circonstances. Tu es une grande sœur incroyable. Et maintenant, tu ne devras plus le faire seule. Tu nous a tous pour t'aider." Gaster l'a rassurée.
Frisk sourit un peu. "C'est ce que Papyrus a dit aussi."
"Et il avait raison." Gaster écrit, souriant.
Frisk sourit aussi, regardant l'écharpe rouge de Papyrus qui reposait à côté d'elle sur le lit. "Il a toujours raison." elle agréa. Elle regarda Gaster. "Comment va-t-il? Est-ce qu'il va bien?"
"Il va parfaitement bien. Il m'a en fait envoyé un message quelques minutes avant que tu ne te réveilles disant qu'il est sur le chemin jusqu'ici, alors tu pourras le voir. Il sera très content de te voir réveillée."
Frisk sourit à ça. "Ce sera génial de le voir aussi."
Tina hocha la tête avec un grand sourire. "J'aime bien Papyrus! Il est gentil, et il fait de gros câlins, même si je m'attendais pas au premier."
Gaster eut un petit rire. "Des câlins, il en fait, ma petite."
Asgore passa la tête dans la chambre. "Le petit-déjeuner est prêt. Les enfants, voulez-vous prendre le petit-déj. au lit, ou voulez-vous que je vous emmène au salon?"
Tina regarda Frisk. "Le salon nous va très bien. Merci." Frisk dit à Asgore, voulant être avec tous les autres et aussi ne pas salir le lit d'Asgore avec la nourriture.
Asgore hocha la tête avec un sourire et l'a gentiment prise dans ses bras, avec la couverture et tout. La plaçant dans un bras, il tendit une main à Tina, qui l'a gaiement prise en se levant du lit. Il a emmené les deux filles au salon, les installant sur le canapé. Il a vite mis quelques plateaux et a versé pour les filles et Gaster un verre de lait chacun avant de ramener les assiettes de tartes et de fruits, avec un autre plateau pour Papyrus quand il viendrait.
Et il y eut un coup à la porte juste à temps, et Asgore est allé l'ouvrir. Papyrus est entré, souriant grandement et portant son T-shirt "Super Papyrus" et un beau pantalon à la place de sa tenue de combat.
"Ah, Papyrus! Tu es juste à temps pour le petit-déjeuner." Asgore le salua avec un sourire.
"MERCI, VOTRE MAJESTÉ! ET ALPHYS M'A FAIT SAVOIR PAR MESSAGE QUE CHARA ET ASRIEL VONT TRÈS BIEN! J'AI AUSSI RANGÉ ET PRÉPARÉ LA CHAMBRE DE PAPA." Papyrus dit fièrement en entrant dans la pièce. Il sourit grandement en voyant tout le monde. Il a câliné son père et puis a câliné Tina avec joie quand elle lui a tendu ses bras. Frisk lui sourit et lui a laissé une place sur le canapé, et Papyrus s'est assis à côté d'elle et lui a fait un câlin. "JE SUIS SI CONTENT QUE TU SOIS RÉVEILLÉE ET QUE TU VAS BIEN, FRISK! J'ÉTAIS SI INQUIET POUR TOI!"
"J'étais inquiète pour toi aussi." Frisk a dit doucement en le câlinant fort, se rappelant comment pendant quelques minutes terrifiantes, elle a cru qu'il et tous ceux qu'elle aimait ont été tués quand Asriel a retrouvé son corps.
Papyrus lui caressa doucement les cheveux. "Je vais bien. Je suis là."
Frisk sourit doucement et hocha la tête, se sentant mieux. Après quelques instants, ils se sont séparés à contrecœur. Frisk s'est rappelée de quelque chose et a sorti l'écharpe rouge de Papyrus, qu'elle a prise avec elle au salon. Elle l'a enroulée autour de son cou. "Je te rends ton écharpe. Merci beaucoup de me l'avoir prêtée."
Il sourit. "JE T'EN PRIE, HUMAINE!"
Elle sourit en retour. Il était superbe dans ce T-shirt avec l'écharpe flottant derrière lui comme une cape, lui donnant l'air du héro qu'il était. Elle voulait le lui dire, mais n'a pas voulu risquer de l'embarrasser devant son père, alors elle s'est retenue pour le moment.
Elle n'a pas vu Gaster faire une sourire entendu.
Le petit-déjeuner était réjouissant et Frisk a savouré chaque bout de la délicieuse tarte et la salade de fruits, regardant Tina manger avec plaisir et écoutant Papyrus raconter avec passion comment il a nettoyé leur maison, y compris ramassé la chaussette indésirable de Sans, qui comme il a admis en riant allait probablement réapparaître dès que Sans serait rentré, accompagnée des post-its, comme si elle n'a jamais été déplacée. Il a aussi parlé de toutes les chouettes choses qu'il voulait faire avec tout le monde à la surface, et Frisk en était impatiente.
Mais bien trop tôt, le petit-déjeuner a pris fin, et Gaster et Papyrus s'apprêtaient à rentrer chez eux, Gaster parlant à Papyrus en Wingdings et signant à Asgore. Frisk s'est mentalement jurée d'apprendre la langue des signes pour qu'elle puisse parler avec lui sans qu'il ne doive tout écrire pour elle.
"Papa dit que nous passerons au labo pour examiner Asriel et Chara une dernière fois, et puis nous irons chez nous." Papyrus a traduit. "Je reviendrai te voir demain si ça te va, et je rendrai visite ou téléphonerai tous les jours! Et quand tu iras mieux, je vous emmènerai toutes les deux voir tous les meilleurs lieux de l'Outremonde, et tu pourras me montrer tous les trucs cools à la surface."
Frisk sourit. "J'en suis impatiente!" Elle lui fit un câlin d'au revoir. "Amuse-toi avec ton père, Papyrus. Je sais que vous avez beaucoup à rattraper, tous les deux."
Papyrus hocha la tête avec enthousiasme. "JE SUIS IMPATIENT DE LUI MONTRER MA STATION DE SENTINELLE, ET NOS SQUELETTES DE NEIGE, ENFIN, MON SQUELETTE DE NEIGE ET LE TAS DE NEIGE DE SANS, ET TOUS MES CASSE-CRÂNES! ET SANS VOUDRA QUE PAPA VOIE SON LABO AUSSI!"
"Et bien sûr, nous devrons cuisiner ensemble comme nous le faisions avant." Gaster ajouta, et les orbites de Papyrus se sont illuminées. Frisk sourit encore plus en le voyant. Après ça, les deux ont dit au revoir et sont partis, tout en parlant gaiement en Wingdings.
...
Quand Gaster et Papyrus sont partis, Asgore avait devant lui quelques heures pour apprendre à connaître ses nouvelles filles. Après avoir rangé (les deux filles ont essayé d'aider, mais il a gentiment insisté qu'elles se reposent), il s'est assis et a discuté avec elles. Il s'est avéré que Tina aimait le rose, les chiens, les animaux en général, le dessin, et les contes de fée, et voulait devenir vétérinaire, garde forestière, artiste, ou tout à la fois quand elle serait grande. La couleur préférée de Frisk était le bleu et quand elle avait du temps libre, elle aimait lire, écrire, danser, et fabriquer des choses. Comme Gaster, elle aimait réparer des choses vieillies ou endommagées qu'elle trouvait et les rendre comme neuves, même si ses talents s'étendaient à réparer du mobilier en bois et des objets en tissus ou des jouets plutôt que l'électronique. Il était clair qu'elle en était fière et Asgore prenait plaisir à l'écouter en parler quand elle a commencé à s'ouvrir un peu plus à lui, bien qu'il était triste d'entendre les indices que Frisk a involontairement laissés sur à quel point les deux filles avaient vraiment peu et combien elle devait travailler juste pour survivre.
Il s'est à nouveau juré de veiller à ce que les filles aient ici la meilleure vie possible.
Au bout d'un moment, les deux filles ont semblé se fatiguer, et Asgore a eu une idée, sachant qu'elles aimaient la lecture. "Et si je vous lisais une histoire?" il demanda. "J'ai beaucoup de merveilleux livres à partager."
Frisk écarquilla ses yeux, et ceux de Tina se sont illuminés. "Tu nous lirais vraiment?" Tina demanda de manière excitée avec un sourire plus vif que le soleil, comme s'il venait de suggérer quelque chose d'extraordinaire, pas juste leur lire une histoire comme il l'avait fait tant de fois pour Asriel et Chara.
"Bien sûr." il leur a dit avec un doux sourire, cachant la peine dans son cœur en se levant et allant jusqu' à l'étagère des livres, sélectionnant plusieurs livres pour qu'elles choisissent parmi ceux-là. Tina les a parcourus avec excitation, parlant à cent à l'heure alors qu'elle essayait de choisir ceux qu'elle voulait. Frisk regardait aussi, mais semblait toujours surprise par l'offre.
Tina a enfin choisi son premier livre, et Asgore s'est assis entre elles, remarquant avec un petit sourire que c'était l'un des livres préférés d'Asriel quand il était plus jeune. Il a commencé à lire, faisant toutes les voix comme il le faisait en lisant à Asriel et Chara, faisant les deux filles écouter avec grande attention et Tina rire à tous les moments propices.
C'est là qu'il a remarqué les larmes aux yeux de Frisk.
"Frisk?" il demanda doucement, suspendant sa lecture. "Qu'est-ce qu'il y a, mon enfant?"
"Rien." elle s'est empressée de dire, essuyant ses larmes. "Désolée."
"Il n'y a pas de quoi être désolée." il l'a rassurée, plaçant une main sur son épaule. "Tout va bien. Tu peux tout me dire."
Maintenant Tina la regardait aussi, tout aussi inquiète. Il a fallu à Frisk un moment avant de parler. "Aucun adulte... ne m'a jamais lu une histoire avant." elle a admis très doucement, regardant par terre. "Et c'est si sympa que tu veuilles le faire, et..."
Asgore la câlina doucement, ayant mal au cœur pour elle. Elle tressaillit une seconde, puis s'est détendue dans le câlin, s'agrippant à son vêtement. Il lui frotta doucement le dos. "Je suis désolé, mon enfant. Et je te promets que je vous lirai à toutes les deux des histoires tous les jours, tant que vous voulez que je le fasse."
"Je ne veux pas déranger." Frisk murmura.
"Tu ne déranges pas, petite. Tu ne déranges pas." il l'a rassurée, la câlinant plus fort. Tina a essayé aussi de les câliner tous les deux pour les réconforter, et Asgore l'a doucement prise dans l'étreinte.
Ils sont restés ainsi pendant quelques minutes, et une fois que Frisk et Tina se sentaient mieux, Asgore a repris la lecture, les deux filles se blottissant plus près, bien qu'elles l'ont tous les deux regardé comme pour s'assurer que c'était bon. Il sourit et passa doucement ses bras autour d'elles, continuant de lire.
Frisk s'est assoupie au milieu de l'histoire, nichée confortablement contre lui, et Tina a vite suivi. Asgore sourit et a fini l'histoire, et ne pouvant pas bouger avec les filles qui dormaient si paisiblement blotties contre lui, il sourit et les serra contre lui, heureux qu'elles lui faisaient assez confiance pour s'endormir ainsi. Également fatigué de la nuit blanche, ses propres yeux ont commencé à se fermer et il s'est endormi, ses deux nouveaux enfants bercés dans ses bras.
...
C'est quelque heures plus tard que Frisk s'est réveillée à la voix de Chara murmurant "Trop mignon." très doucement, un doux chut, et une couverture chaude doucement enroulée autour d'elle. Elle cligna les yeux, se retrouvant appuyée contre quelque chose de chaud et touffu, puis son cerveau endormi s'est rappelé qu'elle s'était endormie pendant qu'Asgore lisait des histoires à Tina et elle.
Et vu qu'Asgore commençait à s'asseoir en baillant et que Tina se frottait les yeux, elle a deviné qu'elle n'était pas la seule.
"Oh! Je ne voulais pas tous vous réveiller." Toriel leur a dit.
"C'est rien, Maman." Frisk lui a dit en baillant. "Comment va Asriel?"
"Asriel est juste là." a dit une voix amusée et Frisk s'est vitre retournée pour voir Asriel debout à côté du canapé avec Chara, souriant.
Frisk sourit de pur soulagement tandis qu'Asgore et Tina ont souri grandement aussi. "C'est si bon de voir que tu vas bien." elle a dit et a essayé de se lever pour le câliner, mais toujours fatiguée et à moitié emmêlée dans la couverture, a failli tomber sur les fesses.
Heureusement, Asriel était plus rapide et l'a rattrapée avant qu'elle ne tombe. "Allons, allons, te fracasse pas le crâne." il lui dit avec un sourire, tout comme il le lui a autrefois dit en tant que Flowey, mais d'une manière beaucoup moins sinistre. "Ça fait du bien de te voir aussi, sœurette."
Frisk a ri et l'a câliné, puis l'a relâché pour qu'Asgore puisse le câliner aussi et a câliné Chara. Elles ont toutes les deux ri quand Asriel cria "Papa, tu m'écrases!" avant de se retourner l'une vers l'autre.
"C'est super que vous soyez revenus. Et super de vraiment pouvoir te toucher, sœurette." elle dit à Chara.
Chara sourit grandement. "C'est super d'être de retour, petite sœur."
Frisk fit semblant de faire la moue. "Hé! Je ne suis qu'un an plus jeune que toi!"
"Eh bien, tu es toujours ma petite sœur." Chara taquina gaiement.
"Allons, allons, les enfants." Toriel dit avec un sourire. "Oh, et Frisk chérie? Alphys a trouvé ton téléphone sous le lavabo et l'a rechargé pour toi." Elle rendit à Frisk son smartphone.
"Merci, Maman." Frisk dit penaudement en reprenant doucement son téléphone. "J'arrive pas à croire que je l'ai perdu. Je me sens idiote." Elle se sentit ensuite encore plus coupable, se rappelant encore une fois que ce n'était pas le téléphone que Toriel lui a donné. "Maman, à propos de mon autre téléphone..."
"Je sais, ne t'en fais pas." Toriel s'est empressée de la rassurer. "Alphys m'a dit qu'elle a décidé de te faire la surprise en l'améliorant pour toi et qu'elle l'a fait sans te demander d'abord. Et... elle a amélioré le mien aussi." Toriel sourit et lui montra un deuxième smartphone argenté brillant. Frisk sourit, se sentant beaucoup mieux.
"Et ce qui est de l'avoir temporairement perdu, après la peur que tes amis et toi avez eue au labo, c'était loin d'être ta faute." Toriel continua, devenant plus sérieuse. "Alphys a raconté à Asgore et moi ce qui s'est passé, et même si je suis très déçue qu'elle avait menti sur le sujet et gardé ces pauvres monstres là-bas pendant si longtemps, elle fait de son mieux pour se racheter, et vu qu'elle a aidé à sauver Asriel, et a aidé d'empêcher qu'Asgore et toi vous vous battiez, même si je l'ai réprimandée et elle paiera une compensation aux familles des Amalgamis, ainsi que travaillera pour les aider, elle ne perdra pas son travail."
"Je suis contente." Frisk dit avec soulagement. "Alphys a fait des erreurs, mais elle est une bonne personne." Elle sourit doucement. "Je suis contente que tout se soit arrangé. Nous sommes tous ensemble, la barrière est enfin brisée..." Elle regarda Asgore. "Quand devrions nous, enfin, aller à la surface et parler aux gens là-bas? Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour aider?" Tina regarda Asgore aussi, voulant clairement aider aussi.
"La chose la plus importante pour vous deux est de vous reposer et vous rétablir." Asgore lui a dit gentiment. "Toriel, Undyne, la Garde Royale et moi travaillerons sur l'élaboration d'un plan pour sortir et faire des pourparlers de paix avec les humains une fois que tu te seras entièrement rétablie. Ça pourrait prendre quelques jours, mais nous verrons tous la surface bientôt. Ne t'inquiète pas."
Toriel hocha la tête. "Pour le moment, concentrons-nous tous sur être à nouveau ensemble."
Frisk hocha la tête avec accord, tout comme Tina. Elles avaient une nouvelle famille aimante désormais et une toute nouvelle vie merveilleuse devant elles, et elles savaient toutes les deux que les choses allaient s'arranger.
Mais ce qu'aucun d'eux ne savait était que leur premier contact avec les humains était sur le point d'arriver beaucoup plus tôt que prévu. En effet, ces derniers se dirigeaient vers la montagne en ce moment même.
...
Dan soupira en conduisant sa voiture de police jusqu'au Mont Ebott, avec Jessie à côté de lui. Des géologues ont été appelés la nuit dernière pour vérifier si l'étrange grondement et le rayon lumineux étaient une éruption ou une forme d'activité explosive ou sismique qui pouvait justifier une évacuation.
Et ils n'ont absolument rien trouvé. Pas d'éruption, pas de gaz toxique, pas de signe d'éboulement ou d'autre activité sismique, cependant plus d'exploration serait nécessaire pour trouver la cause.
Certains gens en ville mettaient déjà ça sur le compte des extraterrestres.
La montagne était enfin déclarée sûre, ou aussi sûre qu'une montagne "maudite" pouvait l'être.
Et pendant qu'on la dégageait, Dan avait passé la matinée à interroger les enseignants des filles, essayant de trouver des quelconques indices de leur disparition.
"Ça va, Dan?" Jessie lui demanda, se tournant vers lui.
"Non, je n'ai jamais autant voulu frapper un prof de ma vie." Dan admit.
"Ne laisse pas les supérieurs t'entendre dire ça. Mais entre nous, je suis d'accord avec toi." Jessie soupira.
Plusieurs des profs de Frisk ont été complètement insensibles à propos de la disparition de l'adolescente. Ils l'ont décrite comme une jeune fille très perturbée qui volait toujours des choses, avait de très mauvaises notes, se bagarrait, et était généralement une "voyoute." Elle était absente pendant deux jours avant les vacances du printemps, et seulement trois profs, l'un qui ne l'avait même plus dans sa classe, ont montré des signes d'inquiétude. Les autres ont simplement signalé qu'elle séchait souvent les cours et qu'ils y étaient habitués.
Il était clair que très peu d'entre eux ont vu la fille qu'il a lue dans les pages d'un vieux carnet, celle prête à tout pour s'occuper de sa sœur, la fille distante mais fiable et gentille que le Professeur Williams avait vue. Et même si Dan ne pouvait tolérer le vols ou les bagarres, il pouvait comprendre pourquoi Frisk l'avait fait. Et pourquoi elle avait peur de montrer le diamant brut caché.
Seulement quatre profs l'ont vu, et l'un d'eux pas complètement. Ce dernier était son prof d'anglais.
"Elle est une fille brillante, mais elle continue de gâcher son potentiel." le professeur, un homme aux cheveux gris dégarni dans sa soixantaine avait soupiré. "Quand elle rend ses devoirs, c'est très bien écrit et judicieux. Elle a du talent. Mais elle le gaspille dans quoiqu'elle gâche sa vie. Elle ne fait pas tous ses devoirs et je l'ai surprise à dormir en classe. Elle n'est jamais grossière quand je la corrige, mais elle ne dit jamais grand-chose non plus. Et parfois elle sèche complètement les cours. Je lui ai parlé à ce sujet mais elle n'explique jamais pourquoi." Dan avait demandé s'il y avait une tendance de quand Frisk sèche les cours, et le prof lui a dit, "Il y en a une, à vrai dire. C'est toujours vers la fin du mois."
La fin du mois. Quand les factures doivent être payées. C'était un autre aperçu sombre des vies de Frisk et de Tina.
L'un de ses anciens profs de gym avait eu un avis sur elle bien différent, s'étant approché quand Dan parlait avec le prof de maths de Frisk, qui se plaignait que Frisk a été une "élève troublée et fainéante sans motivation" et leur a dit, "Je ne dirais pas que Frisk est sans talent. Elle a démontré un véritable talent pour la danse à mon cours et elle a montré qu'elle pouvait avoir de la conduite et de la détermination. Et elle était très polie et même amicale une fois qu'elle a appris à se fier à moi, bien qu'elle était un peu distante. J'ai l'impression que son milieu familial y a contribué. Elle était beaucoup trop mince quand les élèves devaient être pesés pour le test de fitness. J'ai écrit un rapport, mais jamais rien n'a été fait."
Dan en a pris note, déterminé de découvrir ce qu'il s'est passé et pourquoi ceci n'a pas été examiné. Il semblait que peu de gens dans cette école se souciaient des problèmes des élèves, et que l'école était clairement sous-financée et mal constituée.
Comme son prof de gym, sa prof d'arts plastiques avait un avis plus plaisant sur elle, disant que Frisk travaillait très dur à son cours, mais encore une fois a rapporté qu'elle était absente certains jours vers la fin du mois, mais a dit que Frisk arrivait souvent plus tôt pour travailler sur ses projets. "Elle investit beaucoup de temps et d'efforts dans ces projets. J'ignore pourquoi elle séchait les cours, mais elle a une véritable passion pour la menuiserie. Elle était assez discrète avec moi, par contre. Je n'ai jamais su grand-chose sur elle, mais j'avais beaucoup d'élèves sur qui me concentrer." la prof a expliqué.
La prof de Tina Mademoiselle Brown avait aussi eu un avis très positif sur les deux filles, et était dévastée jusqu'au larmes quand elle a appris qu'elles ont disparu. Elle aussi avait écrit un rapport aux alentours de Noël, quand Frisk était la seule à être venue avec Tina pour la journée des parents, semblant incroyablement mince et fatiguée. Mademoiselle Brown avait essayé de faire parler Frisk de ce qu'il se passait dans sa vie familiale, mais Frisk, comme beaucoup de victimes de négligence et de maltraitance, n'avait pas parlé, et Tina non plus. Mademoiselle Brown a rapporté que Tina, normalement une petite fille très brillante et joyeuse, avait semblé contrariée et renfermée pendant deux jours avant les vacances, mais avait refusé de dire ce qui la tracassait et quittait la classe en courant avec les autres enfants avant de pouvoir être interrogée.
"J'aurais dû essayer plus fort de lui parler. Peut-être qu'alors elle aurait..." Mademoiselle Brown avait sangloté. Elle avait regardé Dan avec des yeux suppliants qu'il n'oublierait pas de sitôt. "Retrouvez-les, je vous prie."
"Je ferai de mon mieux." était tout ce qu'il a pu lui dire.
Et il le ferait. Maintenant que la montagne était dégagée, lui et quelques autres officiers allaient fouiller la montagne et chercher tout signe d'elles, ainsi qu'avec une équipe de recherche et de sauvetage et une unité canine venues d'une ville plus grande. Bien que les géologues ne les ont pas vues, il était possible qu'ils ont manqué quelque chose au passage. La montagne était profonde et pleine de caves et trous qui n'ont pas encore pu être explorés. Peut-être que d'une manière ou d'une autre, les filles s'y sont perdues.
Et s'il y avait ne serait-ce qu'une chance qu'elles étaient encore en vie, il n'abandonnerait pas.
Il ferait tout ce qu'il fallait pour les ramener à la maison en toute sécurité.
A/N: Comme vous l'avez deviné, Dan et ses coéquipiers rencontreront les monstres dans le prochain chapitre. Voyons comment les choses vont se passer!
Mademoiselle Brown (l'institutrice de Tina) faisait référence à l'une des courtes histoires prequels que j'ai également traduite et qui s'intitule "La réunion des parents". Je vous conseille de la lire également si vous ne l'avez pas encore fait. :) (Au passage, il y en a deux autres, "L'amour d'une soeur" et "La chanson de Timorène". ^^)
Petite précision. Ce n'est pas dit dans l'histoire, mais la plupart des humains tombés ont quitté les Ruines au bout d'une journée environ (sans compter Felicity qui était tombée dans un autre trou et qui est morte sur le coup, sans avoir connu Toriel), mais Violette s'était cassée une jambe dans la chute et est donc restée quelques semaines le temps de récupérer. C'est la raison pour laquelle Benji, David, Justin, Andrea (et Felicity) vouvoient Toriel, tandis que Violette l'a tutoyée.
Ceci dit, à la prochaine fois! :)
