Une semaine plus tard

"...Et une fois que t'as ajouté le sirop de chocolat additionnel et les chamallows, tu ajoutes la crème chantilly au-dessus, et tu mélanges avec du duvet de chamallow pour la saveur ajoutée. Puis tu le garnis avec des copeaux de chocolat et tu nappes la crème chantilly avec plus de sirop au chocolat. J'aime aussi ajouter des dragées pour la couleur, mais des confettis en sucre marchent aussi." Chara disait à Tina pendant qu'elle préparait sa tasse de chocolat chaud. Quand elle a soigneusement placé les dragées, elle souleva fièrement la tasse verte, et Frisk rit en remarquant qu'il y avait un dessin de la tête de Chara dessus. "Et voilà! Ma fameuse boisson de marque, le Spécial Chara!"

Tina applaudit. "Ça a l'air si bon!"

Chara lui tendit la tasse. "Tiens, goûte. Si ça te plaît, j'en préparerai un rien que pour toi." elle a proposé.

"Merci!" Tina dit joyeusement, prenant très doucement la tasse et la portant lentement vers sa bouche, but une gorgée, mais faisait attention à ne pas en renverser sur son nouveau T-shirt, un avec la Rune Delta qui ressemblait à celui de Frisk, mais qui était mauve au lieu de bleu. Ses yeux se sont illuminés tandis qu'elle a redéposé la tasse. "C'est si bon!" elle s'enjoua. Frisk gloussa à l'enthousiasme de sa sœur et aussi au fait que Tina avait un peu de crème chantilly sur son nez.

"Bien. Le tien arrive tout de suite!" Chara lui a dit avec un sourire.

"Juste un peu, Chara." Toriel avertit en retournant les pancakes et les saucisses grillées sur la poêle. "Je ne veux pas que Tina se rende malade."

"D'accord, Maman." Chara agréa, prenant une petite tasse pour le chocolat chaud de Tina avant de placer sa propre tasse à côté de Frisk pour que celle-ci puisse goûter aussi au coma diabétique en tasse. "Maintenant, c'est à ton tour de découvrir le Spécial Chara! Tu devras t'accrocher à tes papilles gustatives!"

"Ouais, parce qu'elles vont te soulever et s'enfuir." Asriel plaisanta en aidant Frisk à dresser la table. Chara lui fit un regard d'offense simulée et lui a gentiment fait un coup de coude dans les côtes.

Frisk rigola en regardant ses frère et sœur badiner et se taquiner. Ça faisait du bien d'avoir enfin une matinée relaxante. La semaine entière a été chaotique, pleine de visites d'officiers de police, d'employés du SPE, et des représentants du gouvernement, alors que les humains et les monstres travaillaient sur s'intégrer et savoir que faire les uns des autres. Frisk ne comptait plus le nombre de fois qu'elle a dû faire des déclarations et raconter son histoire. Gaster et Alphys étaient tout aussi occupés, discutant avec les scientifiques et experts légistes à propos de leur plans de ressusciter les six humains.

Ça avait choqué le monde, surtout la petite ville natale de Frisk, que les monstres et la magie étaient réels, et même si Asgore et Toriel avaient empêché les journalistes d'importuner leurs enfants, Frisk savait que c'était partout dans les journaux.

Les experts légistes étaient aussi venus enquêter sur les morts des six humains chus, et ont confirmé tout ce qu'Asgore avait raconté à Dan. On avait également parlé à des témoins monstres, qui aussi ont confirmé les récits, et les ont complétés avec plus d'informations.

Et ça avait encore plus choqué les enquêteurs quand l'ADN de Chara a été testé. Même s'ils ont au début considéré son histoire inconcevable, Chara s'était révélée être une compatibilité génétique exacte de la Chara Chandler qui a disparu il y a soixante ans. Ceci et les informations révélatrices de Chara n'ayant jamais été connues du public ont révélé que son histoire était plus que des mensonges d'une adolescentes pour attirer l'attention, par délire, ou pour cacher d'où est-ce qu'elle venait vraiment. C'était, en effet, la vérité.

Et les enquêteurs ayant pu tenir et "parler" aux âmes humaines ont encore plus confirmé le fait que les âmes humaines pouvaient exister après la mort, et qu'elles pouvaient, en effet, être sauvées. Alors que la nouvelle était révélées à ces enquêteurs, certains scientifiques, certains représentants gouvernementaux, et les membres des familles, tous jurant de garder le silence jusqu'à ce que cela puisse être étudié plus loin, l'idée que la mort pouvait être inversée, que les humains et même certains monstres pouvaient avoir une seconde chance à la vie, à la fois ravissait et terrifiait beaucoup d'entre eux. Certains étaient enthousiasmés à l'idée que les gens pouvaient être ramenés à la vie, certains craignaient que "se prendre pour Dieu" aurait des conséquences drastiques, mais la plupart étaient volontaires d'écouter.

Quand même, les membres des familles des six humains chus étaient (très naturellement) bouleversés à propos de leurs morts, bien que leurs réactions différaient. La sœur de Violette et la mère désormais âgée étaient tristes, mais aussi reconnaissantes envers Asgore, Gaster et Alphys qu'elle pouvait avoir une seconde chance à la vie. Les parents de David et Justin, ainsi que la famille et le fiancé d'Andrea étaient furieux, et même si Frisk le comprenait vu qu'elle ressentirait exactement la même chose à leur place, elle avait également peur de ce qu'il arriverait aujourd'hui quand ils viendraient rencontrer officiellement les monstres.

Plus tôt cette semaine, le père d'Andrea, Eli, et son fiancé, Noel, heureusement accompagnés de Dan, étaient venus au château à l'improviste. Heureusement, aucun d'eux n'a été physiquement violent, mais très fâchés. Ils avaient fini par crier sur Asgore et même sur Toriel, mais quand ça a fini avec Tina, qui les avait entendus, se mettre à pleurer, et Frisk venue pour essayer de calmer la situation avec Asriel et Chara juste derrière elle, les deux hommes ont montré qu'ils étaient aussi gentils qu'Andrea elle-même et se sont forcés à se calmer afin d'éviter d'effrayer les enfants davantage. Ils ont réussi à discuter avec Asgore plus calmement malgré qu'ils étaient fâchés et contrariés, et ont même été emmenés voir Andrea. Il y a eu des larmes du fond du cœur et des mots d'amour pendant qu'ils "parlaient" à celle qu'ils aimaient, ce qui a ému Frisk et sa famille jusqu'au larmes également. Les choses étaient beaucoup plus calmes après ça, et les deux sont partis avec une promesse de revenir aujourd'hui pour la rencontre officielle avec les autres familles. Et alors qu'ils partaient, Frisk s'est assurée de tenir sa promesse envers Mettaton, rendant le carnet et aussi les lunettes d'Andrea à sa famille en leur parlant du fantôme avec qui Andrea s'était liée d'amitié et qui elle avait inspiré de devenir une star télé robotique, et juste à quel point elle avait compté pour Mettaton, ce qui a fait sourire les deux hommes.

"Andrea a toujours été comme ça." Noel lui a dit. "Je voulais faire des films comme métier, mais... je n'ai jamais pensé que j'étais assez bon. Andrea m'a montré que je l'étais. Elle a fait de moi qui je suis aujourd'hui. Je suis content de savoir qu'elle a atteint quelqu'un d'autre de la même façon." Avec ça, les deux hommes l'ont remerciée à nouveau, Noel lui faisant un câlin et le père d'Andrea lui serrant l'épaule avant de partir.

Frisk était soulagée que les choses ont si bien fini après un début si terrifiant, et contente que la famille d'Andrea était si gentille, mais était aussi inquiète de comment tout se passerait quand ils rencontreraient les familles des autres humains. Elle craignait qu'il y aurait plus de tension entre les humains et les monstres, ou qu'il y aurait des demandes d'arrêter Asgore. Elle était aussi terrifiée que quelqu'un essayerait de contester la tutelle de Toriel sur elle et Tina.

Heureusement, Dan et Jessie ont été aussi bons que leur parole. Les deux policiers les ont aidés à trouver un assistant social bienveillant, et bien que c'était tendu pendant un temps, Toriel avait obtenu la garde sur les filles, bien qu'il y aurait des visites surprise des assistants sociaux et elles devraient passer par une thérapie familiale. C'était pas l'adoption, pas encore, mais ça assurait que Frisk et Tina puissent rester avec leur nouvelle famille, ce qui était exactement ce qu'elles voulaient. Frisk espérait juste que ça resterait ainsi.

"Frisk? Ça va? Je promets que le chocolat chaud ne mordra pas." Chara a dit, coupant à travers les pensées de Frisk. Celle-ci l'a regardée et ses joues ont rougi en se rendant compte qu'elle regardait dans le vide depuis probablement quelques minutes maintenant.

"Désolée, Chara, j'étais juste perdue dans mes pensées." elle admit, elle but une gorgée de la concoction de Chara. Son visage grimaça d'à quel point c'était sucré.

Asriel éclata de rire à l'expression de Frisk avant de glisser devant elle une deuxième tasse de chocolat chaud bien plus ordinaire. "Tiens, goûte ça. Le Spécial Asriel, le chocolat chaud à la cannelle."

Frisk l'a pris en remerciant et l'a siroté, souriant d'approbation. La cannelle complémentait bien le chocolat chaud, ajoutant un peu d'épice au chocolat sucré. "C'est bien meilleur... Désolée, Chara." Elle fit à sa sœur un regard d'excuse.

Chara gloussa. "Pas de problème, sœurette. Plus de Spécial Chara pour moi et Tina, pas vrai, Tine?" Elle passa un bras autour de Tina.

"Ouais!" Tina dit joyeusement. Chara rit et lui froissa les cheveux avant de placer la petite tasse de Tina du chocolat chaud Spécial Chara devant elle.

Toriel a placé les assiettes remplies de pancakes brun doré et de chapelets de saucisses sur la table. "Le petit-déjeuner est prêt, les enfants. Bon, où est votre père?"

"Je suis là, Tori." Asgore répondit, entrant dans la cuisine bien habillé dans sa toge royale avec des dossiers pleins de documents dans ses bras. "Je devais juste tout préparer pour rencontrer les familles aujourd'hui."

"Assieds-toi et prends le petit-déjeuner." Toriel lui a dit. "La réunion n'est pas avant onze heures. Les enfants, Undyne viendra bientôt pour vous surveiller pendant que nous serons partis."

"Vous êtes sûrs que vous ne voulez pas que je vienne? Je peux aider." Frisk proposa, voulant être là pour sa famille et les âmes humaines.

"Ça va aller, Frisk. Tout cela est ma responsabilité, pas la tienne." Asgore lui a dit doucement. "Nous voulons que tu te détendes et t'amuses avec Undyne. Ne t'inquiète pas à propos de quoique ce soit."

Frisk était quand même inquiète. "Vous êtes sûrs? Et s'il arrive quelque chose?"

Asgore a placé une main douce sur son épaule et lui a fait un chaleureux sourire. "Tout ira bien, et je gérerai les choses. Tout ce que tu dois faire est te détendre et penser à t'amuser avec tes frère et sœurs et Undyne. D'accord?" Frisk hocha la tête avec hésitation, et Asgore lui a fait un câlin de rassurance. Frisk s'y blottit, se sentant un peu mieux.

Peut-être que tout irait bien, après tout.

...

Plus tard cette matinée, quand le petit-déjeuner était fini, la vaisselle faite et remise en place, et les préparations faites, on a frappé à la porte, qu'Asgore a immédiatement ouverte. Undyne se tenait là, souriante. "Salut, les mioches! Prêts à y aller?"

Frisk bondit du canapé, contente d'enfin pouvoir marcher sans s'étourdir ou s'épuiser. "Absolument."

"Alors, où est-ce que nous allons?" Chara demanda en se levant avec Asriel et Tina.

"J'ai pensé que nous irions chez Gerson aujourd'hui. Il était impatient de tous vous rencontrer, et comme ça nous pourrons acheter de nouvelles lunettes de lecture pour Frisk." Undyne leur a dit.

"Oh! Voilà de l'argent pour les lunettes." a dit Asgore, sortant sa sacoche d'or et donnant une poignée d'or à Undyne. "Et tu peux demander à Gerson d'examiner les yeux de Tina aussi, s'il te plaît?"

"Bien sûr, mais t'en fais pas pour l'or. Je m'en occupe." a dit Undyne, repoussant doucement l'or vers lui.

"Je peux payer pour." Frisk leur a dit, sortant sa propre sacoche d'or.

"Frisk, ça va, j'ai plein d'argent. Plus, j'ai une réduction de la part de Gerson, et même si je ne l'avais pas, je te les achèterais quand même. Tu en as besoin, et après tout ce que tu as fait pour nous, je veux faire quelque chose pour toi." Undyne l'a rassurée.

"Tu n'y es pas obligée." a dit Frisk, préoccupée qu'Undyne dépense son argent durement gagné pour elle.

"Mais je le VEUX, et je le ferai." Undyne répondit, mains sur les hanches. "Et tu penses vraiment pouvoir m'en dissuader?"

"Crois moi, tu ne le pourras pas. Alors cède." Asriel soupira, bien qu'il souriait. Frisk hocha enfin la tête, remerciant Undyne avec gratitude.

Asgore, sachant aussi qu'il était inutile de se disputer avec sa quasi-fille, a remercié Undyne aussi. Il a essayé de lui donner un peu d'argent au cas où ils voulaient aller manger quelque part ou faire du shopping, mais Undyne a insisté de s'en charger. Il a fini par céder enfin et la remercier.

Quand Toriel et Asgore sont partis après avoir fait à leurs enfants un câlin d'au revoir, Undyne s'est tournée vers les frère et sœurs. "Prêts à prendre la route?"

Ils ont hoché leurs têtes et Undyne les a menés gaiement à l'extérieur. Au bout d'un moment, elle regarda Frisk. "Tu veux que je te porte, Princesse? Je sais que c'est un sacré chemin, et Asgore m'a dit que tu te fatiguais très facilement à cause de l'épuisement."

Frisk regarda Undyne bizarrement, se demandant si Undyne l'a appelée "Princesse" en plaisantant ou comme insulte taquine, mais puis elle écarquilla les yeux quand elle a compris. "Je SUIS vraiment une princesse maintenant." elle a dit avec choc.

Undyne leva les yeux au ciel espièglement. "T'en as mis du temps à t'en rendre compte. Ça arrive quand tu te fais adopter par le roi et la reine des monstres."

"Je sais, mais je n'y ai honnêtement pas réfléchi jusqu'à maintenant." Frisk admit. Ensuite, elle rit. "En fait, je me disais pratiquement toute ma vie de ne pas me comporter comme une princesse de contes sans défense, parce que je croyais que la seule personne qui me sauverait toujours était moi." Elle parlait à voix basse, veillant à ce que Tina ne puisse l'entendre. "Je n'avais pas exactement de Prince Charmant, ni de bons nains, ni d'amis animaux pour me secourir, et je pensais que si jamais j'attendais que quelqu'un m'aide, ça me rendrait faible."

"Hé, ce n'est pas vrai! Tout le monde a besoin d'aide, des fois." Undyne lui a dit. "Je suis une Capitaine de la Garde Royale botte-cul, et même moi j'ai besoin des autres. Plus, les princesses peuvent être badass! Regarde toutes les princesses de l'espace des animes, et celles de Disney! Merida de "Rebelle" est une tireuse à l'arc super cool, et Moana a sauvé son île, et il y a Elsa de "La Reine des Neiges" avec d'incroyables pouvoirs de glace qui peuvent presque tout faire, et sa sœur Anna qui a frappé son enfoiré de prince si fort qu'il est tombé de la rampe d'un bateau! Et puis il y a Mulan, qui est en quelque sorte une princesse. Elle a sauvé la Chine d'une armée entière! Les princesses sont géniales... enfin, la plupart d'entre elles. Cendrillon aurait dû envoyer planer ses trouducs de belle-famille, et Aurore de "La Belle au Bois Dormant" n'a RIEN foutu, mais les autres sont cools."

"Je n'ai jamais vu ces films que tu as mentionnés." admit Frisk.

"En bien, je te les montrerai un jour." Undyne lui dit avec un sourire. "Et Frisk, n'aie jamais honte d'être une princesse, ou de demander de l'aide."

"Être ici me l'a appris, en fait." Frisk a admis. "Vous m'avez tous montré qu'il n'y a pas de mal à demander de l'aide, et que ça ne me rend pas faible. Au contraire, quand nous travaillons tous ensemble, nous sommes plus forts. La barrière est brisée parce que nous avons tous travaillé en équipe. Et... j'ai appris à quel point ces princesses qui ont demandé de l'aide sont vraiment fortes, et que c'est bien de vouloir beaucoup d'amis et un Prince Charmant." Le visage d'un certain squelette lui est venu à l'esprit en pensant au Prince Charmant.

Undyne sourit à ça. "Je suis contente que tu peux compter sur nous. Et en fait, tu veux que je te porte?"

"Nan, ça va." Frisk l'a rassurée, puis a continué parce qu'Undyne semblait un peu préoccupée. "Ce n'est pas que j'aurai l'impression d'être faible si tu me portes, c'est que ça me rendait folle de ne pas pouvoir beaucoup marcher à cause de l'épuisement. Ça fera du bien de me dégourdir les jambes. Je promets que je te dirai si je me sens fatiguée."

"Bien. Je te ferai tenir ta promesse. Maintenant, allons rattraper les autres." Undyne lui a dit, pointant vers Asriel, Chara et Tina qui étaient devant et regardaient derrière pour s'assurer qu'elle allait bien."

Frisk hocha la tête avec un sourire. "Compris."

...

"...Cependant, votre maman ne s'était pas rendue compte qu'elle avait toujours le microphone en main quand elle s'est tournée vers lui et a dit, "À ton tour, Popotouffe." Le public a éclaté de rire, et quand elle s'est rendue compte de ce qu'elle a dit, elle a commencé à rire aussi." Gerson raconta au groupe un peu plus tard, pendant qu'il faisait Frisk regarder à travers une lentille pour juger sa vue.

Frisk rigola, ainsi qu'Asriel, Chara et Tina. "Alors, qu'a fait Pa- Monsieur Asgore?" Tina demanda curieusement, mais sembla un peu nerveuse de son lapsus.

"Ça le dérangera pas si tu l'appelles Papa, petite gamine. En fait, le connaissant, je suis sûr qu'il serait absolument ravi." Gerson dit avec un sourire, tapotant le bras de la petite fille. "Et en ce qui est de ta question... au bout de quelques minutes, il leva ses bras. La foule est devenue silencieuse. Il s'est penché vers le microphone, son expression... sévère. "Chers citoyens. Merci d'être venus ici aujourd'hui. Moi... Roi Popotouffe..." Et on connaît la suite." Tina applaudit joyeusement à la fin, et ses frère et sœurs ont souri. Undyne riait fort.

Frisk a ri. "J'arrive pas à croire qu'ils ont vraiment fait ça."

"Crois moi, ils l'ont fait. J'y étais." Asriel rit un peu. "J'étais si embarrassé que je voulais me cacher sous le lit. Et Chara a fini par m'appeler Popotouffe Junior pendant deux semaines."

Chara eut un rire penaud. "Désolée."

Gerson a ensuite retourné son attention vers Frisk. "À travers laquelle de ces deux lentilles tu vois mieux, gamine?" Il a altéré entre les deux, et même si elles étaient assez proches, Frisk a décidé qu'elle voyait mieux à travers la première.

"Eh bien, il semble que tu as juste besoin de lunettes de lecture. Ta vue de distance semble bonne, et elle devrait s'améliorer un peu une fois que ta malnutrition sera soignée. Maintenant, examinons ta petite sœur, et puis tu pourras choisir une monture."

Frisk a hoché la tête avec un sourire et a descendu du tabouret sur lequel elle était assise, laissant Tina prendre sa place. Tina a souri et regardé autour d'elle joyeusement pendant que Gerson installait le tableau d'optométrie pour elle. Elle a ensuite remarqué le symbole Rune Delta sur le mur de Gerson. "Vous avez le même symbole sur votre mur que j'ai sur mon T-shirt!" elle dit à Gerson avec joie, pointant sur le symbole sur son T-shirt. "Maman l'a sur sa robe aussi, et Frisk l'a sur l'un de ses T-shirts!"

"C'est la Rune Delta, petite demoiselle, le symbole de notre royaume." Gerson lui a dit, souriant. "Le Royaume... Des Monstres. Wahaha! Chouette nom, hein? C'est comme je le dis toujours, Vieux Roi Popotouffe ne peut nommer pour un sou. Bref, tu sais, cet emblème en réalité précède l'histoire écrite. La signification originelle s'est perdue dans le temps, mais nous spéculons tous qu'elle est liée à la prophétie."

"Quelle prophétie?" Tina demanda curieusement.

"Eh bien, la légende disait qu'un "ange" qui avait vu la surface descendrait des cieux et nous rendrait la liberté. Je n'y croyais honnêtement pas beaucoup moi-même et je gardais juste l'emblème parce qu'il avait l'air chouette, mais étant donné que nous avons fini pour être libres après que ta grande sœur ici est tombée, il semble que ça soit beaucoup plus vrai que je ne le pensais."

Tina sourit grandement à ça. "Frisk est un ange! C'est si cool!"

"En fait, je suis plutôt sûre que c'est Asriel. C'est lui qui a brisé la barrière, et sa forme des sept âmes s'appelait bien l'Ange de la Mort, après tout." Frisk lui a dit.

Asriel leva les yeux au ciel à cela. "Frisk, juste parce que j'ai utilisé les sept âmes pour devenir mon OC et ai appelé sa forme finale l'Ange de la Mort ne signifie pas que j'étais VRAIMENT un ange. Zut, j'étais plus proche du démon que Chara faisait toujours semblant d'être durant nos jeux de rôle." Il baissa les yeux tristement. "J'ai failli tout détruire, et je l'aurais fait si vous les filles ne m'aviez pas arrêté. Je suis pas un ange. Je pense que c'est toi qui a réalisé la prophétie, Frisk."

"Mais je n'ai pas brisé la barrière. TU l'as fait." Frisk contesta. "Et Chara m'aidait pendant tout ce temps. C'étaient ses conseils qui m'ont fait avancer dans l'Outremonde. Le cas échéant, l'ange est toi ou Chara. Je n'ai fait qu'aider."

"Eh bien, je sais que ce n'était pas moi." a dit Chara. "Asriel, tu as brisé la barrière, et Frisk, tu as fait tout le travail de devenir amie avec tout le monde. Je me tenais juste sur le côté et donnais des conseils, et des fois faisais des commentaires narquois."

"Et tes conseils m'ont sauvé la vie de nombreuses fois! J'aurais été paumée sans toi." Frisk contesta.

Gerson et Undyne se sont regardés, à la fois amusés et préoccupés, tandis que la petite Tina semblait juste confuse. Gerson a ensuite décidé d'interrompre.

"Allons, les freluquets, ça suffit." Gerson les gronda. Frisk, Chara et Asriel ont immédiatement arrêté de se disputer et se sont excusés penaudement. "Voilà qui est mieux. Maintenant, en ce qui est de votre petite dispute, je pense que vous avez tous raison. Vous trois êtes l'ange de la prophétie."

Frisk cligna les yeux de confusion. "Mais comment un ange peut-il être trois personnes?"

"Wahaha! C'est assez facile à expliquer! Vous voyez ces trois triangles sous l'ange?" Asriel, Chara et Frisk ont hoché la tête. "Il y eut un temps quand on pensait qu'ils représentaient nous, les monstres. Mais si ce n'est pas le cas? Trois triangles exactement, et un ange. Et comme vous trois venez de le dire, et comme Undyne me l'a raconté plus tôt cette semaine, vous trois avez travaillé en équipe pour briser la barrière. Frisk, tu as travaillé dur pour devenir amie avec tout le monde dans l'Outremonde, et leur a montré juste à quel point les humains pouvaient être gentils. Tes actions ont mené à ce que les monstres de l'Outremonde se mettent à tes côtés, unis, au moment critique avant qu'Asriel ne vienne. Chara, tu étais aux côtés de Frisk dès le début. Tu étais sa lumière qui la guidais à travers l'Outremonde, l'aidais avec les combats, et lui donnais des conseils sur comment devenir amie avec tout le monde. Et Asriel, même si tu n'étais pas vraiment toi-même, c'était quand même toi qui as trouvé le plan final pour briser la barrière et l'as fait tout en gardant quand même tout le monde sain et sauf. C'était aussi toi qui as mis en œuvre le plan pour sauver Chara. Vous trois étiez nécessaires. Si l'un de vous était manquant, la barrière n'aurait jamais été brisée. L'"ange" est la somme de vos rôles. Ce qui peut être accompli si vous travaillez tous ensemble."

"Ça a... beaucoup de sens, en fait." admit Asriel, et Chara hocha la tête.

"Mais qu'en est-il de Tina?" Frisk voulut savoir. "Elle était là aussi, nous aidant à calmer Asriel. Quatre personnes étaient là durant la bataille finale, pas trois. Elle nous a aidés à sauver la mise. Les trois triangles pourraient tout aussi bien être moi, Tina et Chara calmant l'ange, qui était Asriel dans sa forme finale!"

"Ça pourrait tout aussi bien être vrai." admit Gerson. "C'est ce qui est curieux à propos des prophéties. Elles peuvent être interprétées de plusieurs manières différentes."

"Mais je n'étais pas là avant la toute fin." Tina remarqua. "Asriel ne s'attendais même pas à ce que je sois là. Et je sais que Chara et toi auriez sauvé Azzy même sans moi, parce que vous êtes super cools et vous le connaissiez mieux que moi."

"Mais tu étais là, et tu étais une grande héroïne ce jour-là." Frisk a dit, s'approchant pour faire un câlin à Tina. "Tu avais un tout aussi grand rôle que nous." Chara et Asriel hochèrent la tête à ça.

Undyne hocha la tête aussi. "Nonobstant si tu fais partie de la prophétie ou non, vous quatre êtes de grands héros et je suis vachement fière d'être votre amie."

"Et tu es une héroïne aussi, Mademoiselle Undyne! Tu as aidé Frisk, tout comme Sans et Papyrus et Maman et Papa et Docteur Gaster et Mademoiselle Alphys..." Tina a listé avec joie tous les gens qui ont aidé, du moins tous ceux dont elle connaissait les noms.

"Tina a raison. Nous avons tous travaillé en équipe pour briser la barrière." Frisk a agréé.

"Je pense toujours que l'ange est vous trois ou vous quatre, mais c'est vrai." Undyne a admis. "Bien que je dois admettre que j'ai probablement plus entravé qu'aidé." Elle eut l'air honteuse.

Frisk lui tapota le bras et sourit avec rassurance. "Tu as changé d'avis à la fin. Ne l'oublie pas."

Undyne sourit. "D'accord."

...

Une fois que c'était réglé, ils se sont reconcentrés sur tester les yeux de Tina. Heureusement, sa vue était très bonne, et elle n'avait pas besoin de lunettes ou de lentilles. Ensuite, ils sont allés regarder les montures, et après avoir posé dans des lunettes pour ses frère et sœurs, Frisk a choisi une fine monture noire ovale, et Gerson y a cadré ses nouvelles lentilles, donnant à Undyne et aux enfants Dreemurr des pommes rainettes et du Lassithé vert pour grignoter pendant qu'ils attendaient et regardaient le reste de ses marchandises. Tina a trouvé un joli bloc à dessins mauve et des crayons de couleur pour dessiner, ce qu'Undyne lui a immédiatement acheté quand elle l'a vue les admirer. Tina l'a remerciée avec joie et a fait un dessin d'Undyne et Gerson. Même s'il était un peu brouillon et plus dans un style cartoon, c'était quand même un beau dessin d'eux deux.

"Je peux voir que tu es une artiste, petite demoiselle. Undyne est tout aussi belle qu'en vrai, mais j'ignorais que mon nez était aussi gros! Wahaha!" a dit Gerson quand il est revenu avec la monture de Frisk et a vu le dessin d'eux deux. "Puis-je garder le joli dessin que tu as fait pour mon mur du magasin?"

"Bien sûr!" Tina dit avec un sourire, visiblement contente qu'il aimait le dessin.

"Merci, gamine. Peux-tu le signer? Il faut une signature de l'artiste pour une œuvre d'art aussi belle que celle-ci!" Gerson demanda, et Tina l'a fait avec joie, puis l'a donné Gerson, qui l'a accroché sur son mur.

"Vous savez, je l'ai connue depuis qu'elle était un petit oursin." Gerson a dit, passant un bras autour d'Undyne. "Elle a parcouru un long chemin depuis lors. J'ai moi-même été un héros dans le temps. Gerson, le Marteau de la Justice. Quand elle était plus jeune, Undyne me suivait partout pour me regarder tabasser des méchants... Parfois elle essayait même de m'aider! Bien que la plupart des gens qu'elle attaquait n'étaient pas des méchants. C'était le facteur ou quelqu'un du genre. En tout cas, j'appréciais son aide! Wa ha ha!"

Undyne est devenue toute rouge, tandis que les enfants Dreemurr essayaient de ne pas rire. "Papaaa... c'est embarrassant!" la femme poisson gémit.

"Oh, tu sais que je suis fier de toi, la minus." Gerson lui a dit avec un sourire.

"Tu sais que je suis plus grande que toi maintenant." a dit Undyne, mais elle souriait. Elle s'est accroupie et a fait un bisou sur la joue de la vielle tortue. "Enfin bref, nous ferions mieux d'y aller. Je dois emmener les enfants déjeuner, et l'escouade canine mourrait d'envie de rencontrer Tina. Je reviendrai bientôt. Je t'aime."

Gerson sourit. "Je t'aime aussi, gamine."

"Tu sais que je ne suis plus une gamine depuis des années, pas vrai?" Undyne grogna, mais Frisk pouvait voir qu'elle n'était pas vexée.

"Eh bien, tu seras toujours ma petite fille." Gerson lui a dit affectueusement.

"Papaa..." Undyne fit semblant de gémir, mais son grand sourire montrait à quel point cette remarque la rendait heureuse. Elle lui a fait un autre câlin et s'en est allée avec les enfants Dreemurr.

Chara s'est tournée vers les autres. "Le dernier arrivé Chez Grillby paie un milkshake pour le gagnant!" elle dit espièglement avant de partir en courant.

"Hé!" Asriel protesta en riant avant de courir après elle.

"Attendez moi!" Tina appela, essayant de les suivre. Asriel a ralenti juste assez pour la soulever et l'a mise sur ses épaules avant de filer après Chara.

Frisk s'est tournée vers Undyne. "Ouais, je ne vais pas courir à travers les flaques et la glace pour atterrir sur mes fesses."

"Je te porterai." Undyne lui a dit. "Mais donnons-leur une avance de cinq minutes."

"Tu es si rapide?"

"Je suis si rapide."

Frisk rit à ça. "Ils n'ont pas une chance, si?"

Undyne sourit. "Nan."

Il y a eu un bref silence agréable pendant un moment avant que Frisk ne dise, "Merci de m'avoir emmenée m'acheter des lunettes. J'ai apprécié rencontrer Gerson. Il est vraiment gentil."

"Il l'est vraiment." Undyne a dit avec un sourire. "Il m'a élevée depuis que j'avais trois ans." Ensuite, son expression devint un peu triste. "Il m'a trouvée après que ma trouduc de mère biologique m'a abandonné à la décharge."

"Je suis si désolée." Frisk a dit doucement.

"Eh, ne le sois pas. C'était il y a très longtemps, et j'ai fini bien mieux." Undyne a dit en haussant les épaules. "Juste... ne dis à personne ce que je t'ai dit, d'accord?"

"Je ne le dirai pas." Frisk a promis.

"Merci. Je... voulais juste que tu saches que ce que tu traverses avec tes parents biologiques... je le comprends et je suis là si jamais tu as besoin de parler." Undyne dit doucement.

Frisk sourit tristement. "Merci, Undyne." Il y a eu une pause pendant quelques instants avant que Frisk ne parle nerveusement. "Undyne?"

"Oui?"

"C'est... C'est pour ça que tu en veux à Toriel?" Frisk ensuite s'immobilisa un peu. "Tu n'es pas obligée de répondre si tu ne veux pas. Je sais que c'est personnel."

"C'est rien, la mioche. Et bon, peut-être un peu." Undyne admit. "J'ai haï de voir ce qu'a traversé Asgore quand Toriel l'a abandonné... et j'ai haï de voir à quel point tu étais bouleversée quand tu as essayé de lui téléphoner, tout comme je l'avais fait, et elle n'a pas répondu."

"Je suis désolée de ce que P- Asgore et toi avez traversé. Je sais que Maman l'est aussi." Frisk a dit doucement. "Mais la partie avec moi n'était pas sa faute. Le chien avait volé son téléphone."

"Elle n'aurait quand même pas dû te laisser errer dans l'Outremonde toute seule." Undyne lui a dit, puis soupira. "Non pas que je peux juger de comment te traiter après ce que je t'ai fait."

"Undyne, je t'ai déjà dit que je t'ai pardonné et tu t'es rachetée en m'ayant aidée par la suite. Tu m'as même sauvé la vie." Frisk remarqua.

"Je sais. Tu es trop clémente." Undyne soupira. "Asgore et toi avez ça en commun."

"Tu avais juste commis une erreur. Tout comme Maman. Et je sais que vous pouvez vous y mettre ensemble pour la réparer." Frisk raisonna. "Et... peut-être que si tu lui parles... vous vous sentirez mieux toutes les deux."

Undyne haussa les épaules. "On verra. J'y penserai. Maintenant... laissons tomber les trucs déprimants! Ça fait cinq minutes et c'est l'heure de botter les fesses de Chara et Asriel à la course!"

Frisk hocha la tête avec un sourire, tournant la page pour le bien d'Undyne. "Très bien. J'espère que je ne te ralentirai pas trop."

"Ha! Je peux envoyer planer des boulets! Je peux facilement gagner une course en portant une toute petite gamine comme toi!" Undyne se vanta. Puis elle souleva Frisk et la mit sur ses épaules avant de filer comme le vent après Asriel et Chara.

...

Noel, le fiancé d'Andrea, un petit homme à la peau bronzée d'environ 5 pieds et 8 pouces de haut avec des cheveux brun foncé et des yeux bruns, marchait à côté du père d'Andrea, Eli, un grand homme musclé à la peau foncée, et sa mère Alexis, une jolie femme avec des cheveux bruns crolés. Ils étaient tous impatients de revoir Andrea, même si elle était juste une âme, et entendre comment ils pourraient la retrouver.

C'était à leur grande surprise et bonheur qu'ils ont vu Andrea dès qu'ils sont entrés, plus une âme mauve dans un bocal, mais entièrement visible, bien que fantômatique. Elle flottait à quelques pouces du sol, son corps translucide entouré d'une aura mauve, portant les mêmes vêtements que la dernière fois qu'ils l'avaient vue. Elle avait un sandwich transparent dans sa main et elle en mordait des bouchées tout en discutant joyeusement avec son compagnon, un homme robotique avec des cheveux foncés couvrant un œil et un corps composé principalement de rose et gris, avec des bottes à talons rose vif. Noel l'a reconnu de la description de Frisk comme étant Mettaton, l'ami d'Andrea de l'Outremonde.

Un regard autour de la pièce a révélé que tous les autres humains qui sont morts et qui autrefois n'étaient que des âmes étaient désormais dans le même état qu'Andrea, avec des formes fantomatiques visibles qui brillaient d'une aura de leur couleur d'âme, portant les mêmes vêtements que quand ils sont morts, mais heureusement aucune blessure n'était visible et ils semblaient en bonne santé. Violette était blottie dans les bras de sa mère aux cheveux blancs, tandis que Justin et David parlaient avec leurs parents et leurs amis désormais plus âgés. Benji était cependant blotti dans les bras de Toriel, sa famille absente vu qu'ils étaient morts depuis des années, et Asgore et elle lui murmuraient des paroles de réconfort. La petite Felicity flottait à côté d'un grand squelette qui portait une sorte de tenue de super-héros, qui parlait avec enthousiasme à cent à l'heure, essayant manifestement de lui remonter le moral en créant des silhouettes et formes avec des os et les faisait danser dans les airs pour elle. Sa tactique a visiblement marché, vu que Felicity a commencé à rire et applaudir. Un autre monstre squelette, celui-là avec des cicatrices et portant une blouse de labo blanche, semblant amusé alors qu'il écrivait sur un porte-bloc, et un monstre squelette plus petit et une monstre lézard jaune étaient tout près, discutant avec des scientifiques humains. Un petit monstre fantôme à l'air nerveux, qui rappelait à Noel un fantôme-drap, flottait dans la pièce distribuant plus de sandwichs fantomatiques, bien qu'il s'excusait aussi de "déranger" les gens quand il devait interrompre une conversation pour donner un sandwich. Noel sentit le besoin de le câliner.

Mais il y avait quelqu'un qu'il voulait câliner d'abord, et elle a maintenant remarqué ses parents et lui et se précipitait vers eux.

Les larmes aux yeux, Noel tendit ses bras vers Andrea, et elle flotta dedans, pressant ses lèvres contre les siennes. Son corps était aussi léger que l'air, et ses lèvres aussi froides qu'une brise d'automne, mais il pouvait quand même la sentir vaguement, et son baiser l'a empli d'étincelles et de chaleur qu'il craignait de ne plus jamais ressentir.

Elle l'a relâché pour câliner ses parents, et s'est blottie contre eux tous. Noel sanglota de bonheur en s'agrippant fort à elle tout comme ses parents, et pouvait aussi voir Eli, qui voulait toujours se comporter de façon dure et "masculine", pleurer tout aussi fort que lui.

"Tu es en train de filmer?" Andrea demanda amusée, et Noel regarda pour voir Mettaton tenir une caméra.

"Bien sûr, chérie! La réunion du véritable amour et de la famille est trop belle que pour ne pas être immortalisée sur caméra pour toujours et partagée!" lui a dit la star télé robotique, et Noel gloussa. Relâchant Andrea à contrecœur, il s'est approché de Mettaton et lui a tendu la main.

"C'est un vrai plaisir de vous rencontrer, Mettaton. Merci d'avoir été un si bon ami envers Andrea pendant qu'elle était ici." Noel lui a dit. Alexis et Eli l'ont salué aussi.

Mettaton lui serra la main avec enthousiasme, faisant pareil avec Eli et Alexis. Noel s'est retrouvé à instantanément apprécier le robot. "Tout le plaisir était pour moi, chéri! Et je suis ravi de vous rencontrer moi aussi. Andrea m'a tant parlé de vous."

Noel sourit. "En bien, j'espère."

"Bien sûr."

"Puis-je avoir votre attention, s'il vous plaît?" Asgore appela, et Noel ainsi que les autres se sont tournés pour le regarder. "Merci beaucoup à vous tous d'être venus. Je m'excuse sincèrement pour les circonstances qui vous ont amenés ici, et nous ferons tout ce que l'on peut pour arranger les choses autant que possible."

"Comme vous pouvez le voir, beaucoup de progrès a été fait à renforcer les âmes de ceux qui sont morts ici et à améliorer la qualité de leurs vies pour qu'ils ne soient pas enfermés dans des bocaux pendant qu'ils attendent leurs nouveaux corps. C'est grâce aux conseils et l'aide des monstres fantômes, qui ont accepté de nous assister à nous assurer que chaque humain qui a perdu la vie ici retrouvent leurs corps et vies, ainsi qu'aux efforts de tous les scientifiques de nos deux mondes qui travaillaient sans relâche sur ce projet." Il les a tous présentés et a laissé Docteur Gaster ainsi que Mettaton et Napstablook, qui représentaient les monstres fantômes à cause de leur familiarité avec Andrea, venir à la barre.

"Alors qu'il était pensé pendant longtemps que les fantômes humains et les monstres fantômes étaient complètement différents, nos contacts avec la communauté des monstres fantômes ont révélé que ce n'était pas vrai. Malgré les différences dans leurs âmes, les monstres fantômes et les esprits humains sont en fait génétiquement et physiquement très similaires."

Mettaton s'est avancé. Le plus petit fantôme, révélé être Napstablook, flottait près de lui nerveusement. "En fait, tandis que c'était caché de tous sauf la communauté des monstres fantômes par peur des représailles de la part d'autres monstres ou des humains, certains de notre espèce se rappelaient avoir été humains."

"Etiez vous un humain?" lâcha la sœur de Violette.

Mettaton secoua la tête. "Je ne l'étais pas, chérie. Et Napstablook non plus. Les monstres fantômes peuvent naître de deux manières. Un esprit humain, ou beaucoup plus rarement, un monstre qui est mort, peut devenir assez fort pour qualifier de monstre fantôme. Les monstres fantômes peuvent aussi naître d'autres monstres fantômes, ce qui est beaucoup plus commun. C'est ainsi que Napstablook et moi sommes venus au monde."

Gaster hocha la tête. "Tant les esprits humains qui choisissent de ne pas s'en aller que les monstres fantômes nouveau-nés commencent en tant qu'entités de Niveau Un. Les entités de Niveau Un sont faibles et ont besoin d'une alimentation constante d'énergie pour maintenir leur forme. Ils ne peuvent normalement être vus par personne d'autre que les autres fantômes et ceux qui sont plus sensibles aux esprits. Les monstres fantômes nouveau-nés ont besoin de magie de leur parents jusqu'à ce qu'ils atteignent le stade de niveau deux, où ils peuvent maintenir leur propre énergie. Les esprits humains cependant, ont beaucoup plus de mal. La plupart du temps, la seule énergie qu'ils absorbent vient d'autres humains, ce qui les rend plus forts. Néanmoins, cette énergie est souvent pas assez efficace pour maintenir leur forme, et ils s'affaiblissent quand leur source d'énergie part. Ça peut aussi rendre l'humain dont ils puisent l'énergie fatigué ou malade. Il y a eu cependant une exception. À cause du fait d'avoir la même couleur et le même type d'âme et des excès extrêmes de DT, Frisk a pu créer un lien d'âmes avec Chara Dreemurr, ce qui l'a maintenue sans effets néfastes, ayant presque amené Chara au stage de Niveau Deux avant sa résurrection."

"Avant que la barrière n'a été brisée, nous avions aussi essayé de maintenir les âmes avec de la magie ordinaire. Ça a marché pour empêcher les âmes de disparaître, et ça a gardé leurs esprits "en vie", mais ce n'était pas suffisant. Ce que nous ignorions était que la magie ectoplasmique de monstres fantômes produirait de bien meilleurs résultats. Après seulement quelques jours de magie ectoplasmique intraveineuse, ils ont commencé à atteindre le stade de Niveau Deux, et ont pu quitter leurs conteneurs. Tandis que plus d'observation sous des conditions de contrôle sont nécessaires, maintenant ils répondent bien à la nourriture des fantômes et semblent maintenir leur forme."

"Qu'est-ce que le stade de Niveau Deux exactement?" demanda le père de David et Justin.

"Au Niveau Deux, une entité sera complètement visible et capable d'interagir avec les vivants. Ils ne peuvent toujours pas ressentir le toucher, et leur goût est limité, ce pourquoi beaucoup de monstres fantômes cherchent des corps physiques. Une fois qu'ils se lient complètement avec le corps qu'ils choisissent, ils deviennent une entité de Niveau Trois, complètement corporelle."

"Au Niveau Trois, un fantôme redeviendra mortel et son corps sera vulnérable aux attaques, mais pour la plupart d'entre eux, ça en vaut la peine pour pouvoir vraiment sentir et être parmi les vivants. J'ai cependant toujours trop peur de le faire." Napstablook a dit doucement.

"Alors les entités de Niveau Deux ne peuvent pas mourir?" demanda la mère de Violette doucement. "Peuvent-ils vieillir?"

"Les monstres fantômes nés d'autres fantômes peuvent vieillir, mais, comme les monstres squelettes, très, très lentement une fois qu'ils atteignent la maturité physique." Mettaton a expliqué. "Les esprits humains ne peuvent physiquement vieillir, sauf s'ils obtiennent un corps qui le peut. Ils peuvent néanmoins s'affaiblir sans les soins adéquats, ou choisir de partir et quitter ce plan d'existence."

"Votre corps robotique peut-il vieillir?" un scientifique humain demanda à Mettaton.

"Oui et non. Il peut s'user, mais il peut être réparé. Je vieillirai, mais je serai tout aussi fabuleux pendant des centaines d'années." Mettaton a frimé.

Le scientifique qui a posé cette question fronça les sourcils. "Les corps robotiques seraient-ils bons pour les jeunes enfants? Je veux dire, ça irait pour Andrea et même Justin puisqu'ils sont des adultes, mais Felicity, Benji, Violette et David seraient coincés en tant que jeunes enfants et pré-adolescents pour toujours. Ça ne serait pas bon pour eux."

Mettaton y réfléchit. "Eh bien, ils ne sont pas OBLIGÉS d'être des robots. Une fois qu'ils sauront comment, ils pourront posséder tout corps qu'ils veulent, tant que personne d'autre ne l'occupe. Beaucoup de mes cousins sont maintenant des mannequins d'entraînement, et il y en a une qui a même possédé un avion."

"Alors en théorie, l'un d'eux pourrait posséder un autre corps humain en état de mort cérébrale, et s'en servir?" demanda un autre scientifique. Ceux avec les plus jeunes esprits ont vite essayé de leur couvrir les oreilles.

Mettaton fit au scientifique un regard dérangé. "Bien. Bien. Bien, bien, c'est... plutôt morbide. Mais, oui, techniquement, bien que ça serait probablement dangereux si le corps n'a pas d'abord été soigné et préparé avec de la magie. En fait... je me rappelle d'une histoire plutôt intéressante sur la race des monstres squelettes. Deux mages humains, très amoureux, ont été tués ensemble au combat. Mais ils n'étaient pas prêts à s'en aller. Ils ont déversé la magie de leurs âmes dans leurs propres squelettes et les ont ensuite possédés, devenant les premiers monstres squelettes."

Gaster écarquilla les yeux. "J'ai... entendu cette légende moi aussi, mais je n'étais pas certain de sa véracité."

"C'est plus que juste une légende, chéri. C'est certainement quelque chose qu'un monstre fantôme peut faire, ou un puissant esprit d'un mage."

"Je n'ai jamais entendu parler d'humains qui peuvent faire de la magie." la mère de David et Justin a dit doucement.

"Eh bien, ils le pouvaient du moins à un moment donné. Il pourrait toujours y avoir des mages, mais il est possible que soit ils se cachent, soit ils gardent simplement leurs pouvoirs secrets." Mettaton lui a dit.

"Ça a beaucoup de sens. Les humains craignent ce qu'ils ne comprennent pas." Andrea a dit doucement.

"Alors nous pouvons être des squelettes?" Felicity demanda excitée. "Je veux être un squelette cool, tout comme Papyrus!" Ledit squelette rougit à ça.

Sans gloussa à cela. "Nous verrons si nous pouvons résoudre ça, gamine."

"JE PARIE QUE TU SERAS TOUT AUSSI COOL QUE MOI! JE T'APPRENDRAI TOUTE LA MAGIE QUE JE CONNAIS!" Papyrus lui a dit joyeusement.

"Ouais!" Felicity se réjouit et le câlina, bien qu'elle l'a partiellement traversé.

"Cela peut-il être fait?" l'un des scientifiques humains demanda à Gaster, qui semblait toujours choqué.

"Je... Je n'y ai jamais pensé avant... mais... maintenant que Mettaton l'a mentionné, je pense que c'est très possible. Je devrai examiner leurs, euh, leurs squelettes, et reconstruire et réparer ceux qui sont endommagés, et les imprégner de magie pour s'assurer qu'ils puissent supporter l'introduction des âmes de leurs enfants. Je ferai tout examen que possible afin de m'assurer que c'est suffisamment sûr. Je ne vais pas risquer leurs vies ou leur santé. Mais je pense vraiment que cela peut se faire."

"Si ça se peut vraiment, je veux être un squelette aussi!" Benji a soutenu.

"Je pourrai toujours faire du ballet en tant que squelette?" demanda Violette.

"Bien sûr." Gaster lui a dit.

"Alors je ferai ça."

"Les squelettes sont tout aussi cool que les robots. Je serai content dans les deux cas." David haussa des épaules.

"Je serai quoique sera David." ajouta Justin.

Noel regarda Andrea, curieux de ce qu'elle voulait. Ça lui irait dans les deux cas, tant qu'il l'avait auprès de lui. Andrea frissonna un peu. "Si ça revient au même, je préfère être un robot. L'idée de posséder mes propres os... ugh."

"Alors nous te construirons un corps tout aussi magnifique que le tien!" Mettaton déclara majestueusement. Pour n'importe quelle autre personne, ce serait du flirt, mais Noel savait d'une certaine façon que c'était juste la façon de Mettaton de faire un compliment sincère.

...

Pendant le reste de la réunion, les familles, les esprits humains et les scientifiques discutaient tous de ce qui devait être fait. Même si les esprits humains ne pouvaient pas encore rentrer chez eux, les familles savaient maintenant sans l'ombre d'un doute que les monstres feraient tout leur possible pour rectifier leurs erreurs et rendraient aux six humains qui sont morts leurs vies. Toutes les poursuites que les membres de famille les plus fâchées disaient vouloir engager contre Asgore ont été vite écartées à condition que leurs membres de famille soient sauvés.

Et Noel n'avait aucun doute, en tenant sa belle fiancée dans ses bras, qu'ils le seront.

"Tu penses pouvoir bientôt rentrer à la maison, Andrea?" il lui a demandé.

"Je devrai probablement rester dans l'Outremonde pendant quelques semaines." elle dit tristement. "J'ai besoin d'accéder à la nourriture des fantômes et puis à la nourriture des monstres, et on n'a pas encore ça à la surface."

Noel hocha tristement la tête, comprenant bien. "Nous te rendrons visite tous les jours."

"En fait, Napstablook et moi avons discuté de ça." Mettaton est intervenu. "Nous savons que vous avez été séparés d'Andrea depuis longtemps, et personne ne devrait être séparé de ceux qu'ils aiment." Il semblait se sentir très coupable à ce propos, mais Noel ignorait pourquoi.

"V-Vous quatre pouvez venir vivre avec nous." Napstablook dit timidement. "Je veux dire, si vous le voulez... c'est très spacieux chez nous... Je suis désolé... c'était bizarre? Ou impoli?"

Andrea, sa mère et Noel lui ont montré que sa suggestion était loin d'être impolie de la meilleure façon qu'ils connaissaient, en prenant les deux fantômes dans leurs bras. Eli était un peu en retrait vu qu'il n'était pas aussi physiquement affectueux, mais il souriait grandement en le remerciant. Mettaton, Noel et lui ont éclaté de rire quand Alexis a embrassé Napstablook sur la joue et l'a câliné, faisant le pauvre fantôme s'exclamer et devenir invisible.

Et Asgore a fait sa propre annonce après ça, disant qu'il fournirait un logement, de la nourriture, et tout ce qui était nécessaire à toutes les familles pour qu'ils puissent rester avec leurs bien-aimés jusqu'à ce qu'ils puissent retourner à la surface, ce qui a été accueilli avec beaucoup d'approbation. Gaster et Alphys ont aussi proposé à quiconque qui voulait rester au labo, et qu'ils installeraient des lits et fourniraient de la nourriture, ce qui a bien sûr été accepté. Personne ne voulait quitter leurs enfants à nouveau après les avoir retrouvés.

Après ça, Asgore et Toriel ont dû rentrer chez eux, vu que leurs propres enfants les attendaient, et la réunion s'est conclue avec des cœurs légers. Tout le monde était de nouveau réuni, et ça resterait ainsi.

...

Asgore tremblait quand ils ont quitté labo et se dirigeait vers leur maison. Toriel fronça les sourcils d'inquiétude. "Asgore, tout va bien. Tout s'est bien passé."

"Je sais. Je suis juste si soulagé. Je suis si contant que ces enfants peuvent avoir une fin heureuse. C'est un miracle. Et... nous pouvons être heureux aussi, et nous ne devrons pas perdre Frisk ou Tina. J'avais si peur qu'ils insistent de les emmener." il admit doucement. "Et j'étais inquiet que tu sois blessée à cause de mes erreurs."

Toriel lui a serré la main pour le rassurer. "Nous avons tous les deux fait des erreurs, Asgore. J'aurais pu empêcher certaines de ces morts, et je ne me suis pas comportée comme je l'aurais dû. La plupart de ce qu'il s'est passé n'est pas ta faute, et en ce qui est de la seule mort dont tu es responsable, Andrea et sa famille te pardonnent. Et... je te pardonne aussi."

Asgore sourit doucement. "Merci, Tori."

Toriel sourit tendrement. "Il n'y a pas de quoi."

Quand ils sont entrés dans la maison, ils ont trouvé Undyne en train de jouer à un jeu vidéo avec les enfants. Tina sauta de joie et courut vers eux. "Maman, Papa! Vous êtes rentrés!" Elle s'est ensuite rendue compte de ce qu'elle a dit. "Est-ce que c'est bon de vous appeler comme ça?"

Asgore rayonna. Il pouvait voir Toriel faire de même. "Bien sûr, ma petite. Tu peux nous appeler comme tu veux." il l'a rassurée, lui froissant les cheveux. "As-tu passé une bonne journée?"

"Uh huh! Nous avons acheté des lunettes pour Frisk, et Monsieur Gerson nous a raconté des histoires et la prophétie, et Undyne nous a emmenés Chez Grillby et nous avons rencontré les gardes chiens et ils étaient vraiment gentils!" Tina a dit joyeusement. "Et je vous ai fait ceci!" Elle a couru jusqu'à la table basse et a saisi une feuille de papier, leur montrant un dessin qu'elle a fait de toute leur famille.

"Mon Dieu, c'est un beau dessin." Asgore dit avec un sourire.

Toriel hocha la tête en le prenant doucement. "C'est très beau, Tina. Nous l'adorons." Elle est allée l'accrocher au frigo, ou comme Chara l'appelait affectueusement, la "Galerie de Tina", vu que les dessins de Tina le couvraient presque entièrement. Ils sont ensuite retournés au salon avec Tina, saluant le reste de leurs enfants et écoutant Chara leur raconter la théorie de Gerson sur la prophétie.

C'était une journée merveilleuse.

...

L'un des assistants de Gaster s'est approché de lui environ quinze minutes après que Toriel et Asgore sont partis. "Monsieur, votre période de travail est finie. C'est l'heure de rentrer chez vous."

"Laissez-moi juste finir ces calculs." il marmonna.

Son assistant soupira. "Si je vous laisse, vous serez ici pendant encore une heure. Je peux les finir. Plus, vous aviez promis d'être plus prudent quand nous avons discuté après que nous sommes tous revenus du NOYAU. Vous forcer pourrait vous blesser, ou vous tromper dans les calculs, vous vous rappelez?"

Gaster hocha la tête d'un air coupable. À l'époque où il travaillait sur la machine à remonter le temps, il s'était en effet forcé au-delà de ses limites en travaillant jusqu'à tard le soir, si avide de la faire marcher pour qu'il puisse remonter le temps pour briser la barrière et sauver sa femme. Et en faisant ça, il a commis la plus horrible erreur de sa vie, emprisonnant ses assistants et lui-même dans le Néant. Il avait ruiné leurs vies, juste parce qu'il n'avait pas réfléchi. Ça avait été un si grand soulagement quand il avait appelé à son réveil après avoir aidé à ressusciter Asriel et ils avaient répondu et révélé qu'ils étaient revenus aussi.

"Hé... Je ne voulais pas sonner aussi dur. Nous vous avons déjà pardonné pour ce qu'il s'est passé. Nous voulons juste nous assurer que ça ne se reproduise plus, et que vous ne vous épuisez plus jusqu'à l'os au travail. Rentrez chez vous et faites une pause. Nous gérerons les calculs. Et... Papyrus veut cuisiner avec vous, et je suis plutôt sûr que Sans s'est endormi sur une pile de papiers il y a quarante minutes."

Gaster a ri. "Je ne suis pas surpris." Il remercia son assistant et s'est levé, allant chercher Sans et Papyrus. Papyrus discutait avec la famille de Violette et s'assurait qu'ils avaient tout ce dont ils avaient besoin, et Sans était, comme son assistant l'a dit, endormi sur une pile de papiers. "Salut, Papyrus. C'est l'heure de rentrer chez nous. Nous ferions mieux d'entamer le dîner."

"J'ARRIVE, PAPA!" Papyrus dit joyeusement. Il a dit au revoir à ses nouveaux amis et a soulevé Sans, portant son frère aussi facilement que quelqu'un porterait un bébé.

Les trois squelettes sont rentrés chez eux, et Papyrus a couché Sans dans son lit avant de revenir pour commencer à préparer le dîner avec son père. Avec l'aide de son père, les spaghettis de Papyrus étaient vraiment délicieux désormais, au lieu d'être un gâchis immangeable à cause des expériences extrêmes de Papyrus à essayer de rendre ses spaghettis aussi bons que quand il cuisinait avec son père.

Mais maintenant il semblait que Papyrus avait un problème différent. Le squelette normalement enthousiaste était inhabituellement silencieux pendant qu'il roulait la viande hachée en boulettes, ce qui inquiéta Gaster. "Papyrus, est-ce que ça va?"

"Je peux, euh, te poser une question? Une question de mec?" Papyrus demanda timidement.

"Bien sûr."

"Euh... Je... Comment demander une fille à sortir?" lâcha Papyrus. "De manière bien romantique, pas embarrassante ou bizarre?"

"J'imagine que tu vas enfin demander Frisk à sortir avec toi?" Gaster demanda avec un sourire.

Papyrus rougit fort et hocha la tête. "O-Ouais. Elle me plaît beaucoup et je veux qu'elle dise oui, mais je me suis comporté de façon si stupide à notre dernier rencard et l'ai mise en friendzone, et elle pense probablement que je suis un idiot..."

Gaster a placé une main sur l'épaule de son fils. "Papyrus, calme-toi. Tu n'étais pas un idiot; tu étais juste nerveux. Elle l'était aussi. Elle ne t'en veut pas, et je sais que tu lui plais toujours. As-tu vu la manière dont elle te regarde?"

Papyrus rougit encore plus et hocha la tête. "Je... Je ne veux juste pas foirer ça. Frisk est vraiment importante pour moi." Il regarda Gaster. "Comment avais tu demandé Maman à sortir avec toi? Je parie que c'était vraiment formidable et romantique!"

Gaster frotta penaudement le derrière de son cou. "En fait, j'étais si nerveux et j'ai demandé si vite qu'il m'a fallu trois essais pour qu'elle me comprenne. Pourtant, elle a quand même dit oui. Alors Papyrus, ne te mets pas trop la pression. Sois juste fidèle à toi-même. C'est le vrai Papyrus que Frisk aime, pas la comédie que tu joues parfois."

"Je sais, mais... je veux quand même que ce soit romantique et beau. Frisk le mérite." Papyrus a dit doucement. "Je veux dire, je sais qu'Undyne et Alphys se sont mises ensemble à la décharge et ça s'est bien passé, mais je veux l'emmener à un endroit un peu plus... classe. Mais l'hôtel de Mettaton pourrait lui rappeler de mauvais souvenirs, et je veux faire quelque chose de plus différent que la chambre aux étoiles, et le champ des Fleurs de l'Echo dans les Chutes est joli, mais il peut être si bruyant qu'elle pourrait ne pas m'entendre."

"Papyrus, tu sais que nous ne sommes plus confinés sous la montagne, pas vrai?" Gaster lui a rappelé doucement.

"Mais je ne connais pas beaucoup d'endroits à l'extérieur de la montagne." Papyrus a admis. "Et se perdre n'est pas romantique."

"Je suis sûr que Frisk te montrerait les environs. Et vous n'êtes pas obligés d'aller trop loin. Tu peux lui demander sur la montagne même. Je m'y suis promené il y a quelques jours et la vue y est superbe."

Les yeux de Papyrus se sont illuminés. "C'est une idée géniale, Papa! J'ai entendu dire que les couchers de soleil étaient magnifiques! Je peux lui préparer un dîner ou un dessert spécial et l'emmener au sommet de la montagne et lui dire sous les rayons du soleil couchant! Ce serait si beau! J'espère vraiment qu'elle dira oui..."

"Elle le fera, Papyrus." Gaster l'a rassuré. "J'en suis certain."

Papyrus sourit doucement. "Merci, Papa. Je lui demanderai demain soir."

...

Le lendemain, Frisk a pris une profonde inspiration et a hissé son sac à dos sur ses épaules en avançant dans le soleil de bon matin, sa famille à côté d'elle. C'était la première fois depuis qu'elle est tombée qu'elle quittait la montagne, et il était temps de tenir une promesse qu'elle a faite.

Ils ont descendu la montagne et dans la banlieue de la ville où se trouvait le labo du Professeur Williams. Frisk s'est avancée jusqu'à la porte et y a frappé, espérant que le professeur ne serait pas trop énervé pour la livraison tardive, en dépit de ce qu'avait dit Marianne. Mais elle savait que le cadeau bonus qu'elle apportait le rendrait certainement content.

Professeur Williams a immédiatement ouvert la porte. Il écarquilla les yeux. "Frisk? Tina?" Il a ensuite remarqué Asgore, Toriel, Asriel et Chara, qui se tenaient un peu en arrière pour laisser à Frisk et Tina un moment avec leur vieux mentor. "Et vous devez être leur nouvelle famille. Marianne m'a parlé de vous. Entrez, entrez."

Il a gardé la porte ouverte et le groupe est entré, Asgore ayant dû s'accroupir et puis a eu l'air gêné, craignant clairement de casser quelque chose vu que le professeur avait des spécimens de plantes, des gobelets et des papiers partout.

Frisk sourit penaudement. "Bonjour. Désolée d'être deux semaines en retard, mais tout a été fou. Mais je vous ai apporté votre spécimen." Elle a sorti un bocal de terre avec une fleur dorée soigneusement plantée dedans. "Je vous ai aussi apporté une Fleur de l'Echo. On n'en trouve que dans l'Outremonde. J'espère que ça compensera..."

Mais avant qu'elle ne puisse continuer, elle s'est retrouvée prise dans un gros câlin par le Professeur Williams qui lui a presque coupé le souffle. "Frisk..." Professeur Williams a dit doucement. "Je ne m'inquiétais à propos de la fleur. Je m'inquiétais pour toi. Quand Marianne et moi avons compris ce qu'il s'est passé, j'étais si inquiet que je t'ai faite tuer... Et puis Tina a disparu aussi... Marianne m'a dit que Tina et toi alliez bien dès qu'elle est revenue, mais je suis si soulagée de vous voir toutes les deux sauves de mes propres yeux. Je suis si désolé de t'avoir demandée d'aller là-bas. J'aurais dû penser à quel point c'était dangereux."

"Hé... Comme je l'ai dit à Marianne, c'était pas votre faute. C'était juste un petit accident. J'ai juste glissé. Et je vais bien. En fait, je vais plus que bien. Grâce à votre fleur, Tina et moi avons beaucoup de nouveaux amis, et une famille qui nous aime et prend soin de nous."

"Je suis si content que tout s'est arrangé pour vous. Vous deux êtes de si bons enfants. C'est merveilleux de vous voir si heureuses." Professeur Williams a dit doucement.

"Merci." Frisk lui a dit avec un sourire. "Et... pour vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour nous, j'ai un bonus pour vous." Elle a sorti la Fleur de l'Echo de son sac. "Comme je l'ai dit, c'est une Fleur de l'Echo. Elle pousse seulement dans l'Outremonde, dans les marais des Chutes. Je voulais que vous soyez le premier scientifique humain à l'étudier. Et elle a une caractéristique que vous allez vraiment aimer. Elle répète tout ce qu'on dit."

Elle a ouvert le bocal en disant les deux dernières phrases avec essor, laissant la fleur l'"entendre". Et elle aurait voulu avoir un appareil photo pour immortaliser l'expression sur le visage du Professeur Williams quand la fleur a répété, "Et elle a une caractéristique que vous allez vraiment aimer. Elle répète tout ce qu'on dit."

"Comment...?" il s'exclama. "Frisk, y a-t-il un magnétophone dedans?" Il regarda partout, mais n'a bien entendu pas trouvé de magnétophone, même quand ça a répété ses paroles.

"Nan, pas de magnétophone. Elle le fait toute seule. Elle est magique." Frisk a répondu avec un sourire tandis que la fleur l'a encore une fois imitée.

"Frisk, c'est incroyable... Combien je te dois?" demanda le Professeur Williams.

"C'est un cadeau. Prenez-le comme un "Merci", plus comme un "Je suis désolée d'avoir tardé avec la livraison"." Frisk lui a dit.

"Mais tu ne peux pas juste me donner quelque chose d'aussi précieux gratuitement..." Professeur Williams lui a dit.

"Il y en a beaucoup là-bas. Vraiment beaucoup. Ne vous en faites pas pour ça." Frisk raisonna. "Plus, c'est un cadeau. On ne rend pas les cadeaux, n'est-ce pas?" elle ajouta avec un rire.

Professeur Williams sourit. "Merci, Frisk, mais te voir sourire ainsi est un cadeau encore meilleur."

Asriel gloussa. "Je le jure, il est aussi rapide avec les flatteries que Papyrus." il murmura à Chara, qui s'est retenue de rire.

...

Ils ont passé un bon matin avec le Professeur Williams. Le professeur leur a fait visiter le labo et les jardins, visiblement excité alors qu'il faisait des commentaires de charabia scientifique que Frisk, Chara, Asriel et Tina ne comprenaient pas.

Mais apparemment Asgore le comprenait, et les deux ont fini dans une grosse discussion sur les plantes et le jardinage, avec Toriel qui s'est jointe à eux également. Frisk était contente de les voir tous si heureux. Elle avait le pressentiment qu'eux trois allaient vite devenir amis pour la vie. Asgore a aussi parlé de construire un wagon pour emmener Professeur Williams en haut de la montagne pour qu'il puisse explorer l'Outremonde, et le vieux professeur en était bien entendu ravi.

"Eh bien, il était tolérable pour un humain." Chara a dit plus tard, quand ils remontaient la montagne après leur visite.

"Ne le cache pas. Tu l'aimes bien." Frisk a dit avec un sourire.

"D'accord, je l'aime bien. Il me rappelle certains de mes anciens profs." Chara a admis.

"Tu vois? Je t'ai dit que pas tous les humains étaient mauvais." Asriel lui a dit, souriant aussi.

Chara sourit un peu également. "Je sais. Tu as raison. Tu as toujours eu raison."

Asriel lui fit une expression fière enjouée. "Et t'as pas intérêt à l'oublier."

Tina regarda Chara avec de grands yeux mignons. "Je suis tolérable, moi aussi?" elle demanda.

Chara passa un bras autour de sa petite sœur. "Tu n'es pas juste tolérable, tu es formidable."

Ils se sont arrêtés au sommet du Mont Ebott, où Toriel a sorti un panier de piquenique et une couverture de son inventaire et a tout mis en place pour un bon déjeuner sur l'herbe. La famille heureuse était assise ensemble, mangeant de délicieux sandwichs et accompagnements que Toriel avait préparé, parlant et riant alors qu'ils profitaient du soleil dont les monstres avaient été privés pendant si longtemps.

"Papa, tu peux me passer la salade de pommes de terre?" Frisk demanda à Asgore, qui l'a fait avant qu'ils ne se rendent tous les deux compte de comment elle l'a appelé. Frisk baissa les yeux. "Désolée."

Asgore a juste souri grandement et a mis un bras autour d'elle. "Ne sois pas désolée. Je suis très heureux que tu m'appelles Papa."

Frisk lui sourit, se blottissant contre lui. "Merci, Papa."

Ils ont traîné sur la montagne pendant un moment, s'attardant sur le déjeuner pour simplement profiter du paysage et de la compagnie des uns des autres. Finalement, il était l'heure de rentrer à la maison, vu qu'Asgore avait beaucoup de travail à faire dans son bureau, et les six sont à contrecœur rentrés dans l'Outremonde.

Chara s'est tournée vers Frisk. "Alors, tu veux faire quoi maintenant?"

"Je dois en fait passer par une boucherie, si vous en avez une." Frisk a répondu.

Chara cligna les yeux de confusion. "Il y en a une, mais pourquoi?"

"Parce qu'il y a une autre promesse que je dois garder."

...

Plus tard cette après-midi, Frisk se tenait au fourneau, préparant un grand steak. Elle avait choisi le plus grand et le meilleur qu'elle pouvait trouver à la boucherie, ayant insisté de payer pour avec son propre argent malgré qu'Asgore et Toriel avaient proposé de lui en donner.

Indifféremment de si c'était l'intentionnel ou non, le Chien Pénible méritait le meilleur steak qu'elle pouvait acheter pour ses actions ayant sauvé la vie de sa petite sœur.

Elle l'a assaisonné avec les épices spéciales que le vendeur lui a dit que les gardes canins adoraient, le cuisant attentivement saignant, s'assurant de suivre les instructions et ne pas le brûler. "Maintenant je dois juste trouver où le Chien Pénible est exactement..."

"Waf!"

Frisk sursauta au bruit soudain derrière elle et s'est retournée pour voir le Chien Pénible juste là, remuant sa queue.

"Waou! Bon timing... Je comptais en réalité partir à ta recherche." Frisk lui a dit avec un sourire une fois qu'elle s'est remise de son choc. Elle cligna ensuite les yeux de confusion. "Attends, comment es-tu même entré ici?" Le Chien Pénible a pointé sa patte vers la fenêtre de la cuisine ouverte. "Oh." Frisk a dit avec un sourire. "Je parie que tu as senti le steak, n'est-ce pas? Eh bien, il est tout pour toi." Le Chien Pénible a fortement remué sa queue à ça.

"Je voulais te remercier." Frisk continua en mettant le steak sur l'assiette pour le chien. "J'ignore si tu le sais ou non, mais en volant le téléphone de Toriel... tu avais fait en sorte qu'elle soit dans le jardin pour rattraper Tina quand elle est tombée. Tu as probablement sauvé la vie de ma sœur." Le Chien sourit sciemment, et Frisk écarquilla les yeux. "Tu le SAVAIS, pas vrai?"

"Oui."

La prise de parole soudaine du Chien Pénible a fait crier Frisk et elle a accidentellement laissé tomber le steak et l'assiette sur lequel il était. Le Chien s'est avancé mine de rien, et a rattrapé le steak dans sa bouche et l'assiette sur son dos, les empêchant de toucher le sol.

"J'ai aussi prévu que tu ferais ça." a dit le Chien Pénible d'une voix amusée, se couchant pour tenir le steak entre ses pattes et le mâcher. "Waou, c'est un très bon steak. Je passerai à chaque fois que tu en prépares. Mais je ne garantis pas que je laisserai quelque chose pour quiconque d'autre." il plaisanta.

"Tu peux parler?!" Frisk demanda avec choc.

"Comme le peuvent Commandogue, Canisse et Canibelle." fit remarquer le Chien Pénible.

"C'est vrai." Frisk admit. "Mais j'étais surprise t'entendre le faire. Je ne t'ai jamais entendu parler avant."

"Je n'en avais juste pas envie avant."

"C'est assez juste." Frisk a concédé. "Alors, comment tu as su, au fait?"

"Que le steak est bon? C'est un petit truc que l'on appelle des papilles gustatives." a répondu le Chien, bien que le regard espiègle sur son visage disait à Frisk qu'il savait exactement de quoi elle parlait.

"Je voulais dire à propos de Tina. Comment tu as su que voler le téléphone la sauverait? Comment as-tu même su qu'elle viendrait?"

"J'ai mes sources." le Chien Pénible répondit énigmatiquement, souriant toujours. "Tout comme je sais que quelqu'un qui t'est très spécial est sur le chemin de venir te voir et va sonner à la porte dans trois... deux..."

À cet instant précis, la sonnette retentit et Frisk se retourna de choc. L'instant d'après, le Chien Pénible n'était plus là.

...

Chassant la rencontre de son esprit, Frisk s'est dépêchée d'aller ouvrir la porte. Comme le Chien Pénible l'avait prédit, Papyrus était à l'extérieur, bien habillé en un pull rouge et un pantalon noir. Il souriait, bien que ses mains étaient un peu agitées.

Frisk sourit et lui fit un câlin. "Salut, Papyrus! J'ignorais que tu viendrais aujourd'hui."

"Je... Je voulais te voir." il dit timidement. "Voudrais... Voudrais-tu venir en haut du Mont Ebott avec moi, et... et regarder le coucher de soleil ensemble?"

Frisk sourit grandement. "J'en serais ravie. Laisse-moi juste demander à Maman et Papa."

Elle est allée leur demander et ils lui ont bien sûr donné leur permission, alors elle est partie avec Papyrus. Alors qu'ils traversaient la zone qui a autrefois été la chambre de la barrière, Frisk s'est retrouvée à trébucher un peu sur la forte pente dans la pénombre du début de soirée.

Papyrus l'a rattrapée avant qu'elle ne tombe. "BESOIN D'AIDE, HUMAINE?"

"Un peu." elle admit et Papyrus sourit, la prenant dans ses bras.

Frisk rougit. "T'étais pas obligé de me porter." elle lui dit, bien qu'elle s'est blottie contre lui avec joie.

"JE SAIS, MAIS C'EST PLUS AMUSANT AINSI." il lui dit avec un sourire alors qu'il monta la pente en courant en la portant dans ses bras, la faisant rire.

Ils sont vite arrivés au sommet, et Frisk regarda avec admiration la beauté qui les entourait. Le soleil commençait tout juste à se coucher, baignant l'herbe et le chemin de terre dans une lumière dorée. Les nuages cotonneux commençaient à briller d'un rose doux, et le soleil illuminait la ville au loin. Elle avait bien sûr vu la vue avant, mais ça ne lui a pas moins coupé le souffle. Sans parler du fait qu'avoir un beau squelette qui la portait dans ses bras rendait le tout plus romantique.

Papyrus aussi était pris par la vue alors qu'il l'a serrée plus près de lui. Il l'a ensuite déposée, semblant réticent de le faire, et a sorti une douce couverture bleue de son inventaire, la posant soigneusement sur le sol. Il a ensuite sorti un thermos et deux tasses. "DU CHOCOLAT CHAUD?" il proposa.

"J'en veux bien. Merci." Frisk dit avec gratitude en s'asseyant sur la couverture et Papyrus sourit et lui en versa, lui tendant la tasse avant de s'installer à côté d'elle. Frisk le remercia à nouveau et but une gorgée, gémissant de plaisir. "C'est délicieux, Papyrus."

"J-JE T'AI AUSSI PRÉPARÉ ÇA." Papyrus a sorti une boîte de chocolats blanche de son inventaire et l'a ouverte, révélant une douzaine de grosses fraises enrobées de chocolat, qui étaient un peu inégales mais qui semblaient quand même décadentes. "J'AI ENVOYE UN TEXTO À CHARA CE MATIN, ET ELLE M'A DIT QUE TU LES AIMAIS BEAUCOUP."

"C'est vrai." Frisk lui a dit, en prenant une avec joie. "Waou, Papyrus, tu me gâtes beaucoup aujourd'hui."

"ET JE N'AI PAS ENCORE FINI DE TE GÂTER, MA CHÈRE FRISK!" Papyrus lui a dit, sortant un gros bouquet de fleurs très coloré de son inventaire avec panache. "JE T'AI AUSSI APPORTÉ CECI!" Il s'agita un peu. "J'ignorais quelles étaient tes fleurs préférées, alors j'en ai pris une de tout ce qu'avait le fleuriste. J'espère que c'est ok." il ajouta timidement.

"C'est plus qu'ok. C'est parfait." Frisk lui a dit, souriant grandement en prenant le bouquet avec déférence, reniflant le doux parfum des fleurs. "Elles sont très belles. Merci beaucoup, Papyrus." Impulsivement, s'est penchée vers lui et l'a embrassé sur la joue. Papyrus se figea et rougit si fort qu'elle s'inquiéta presque que son crâne allait exploser. Se rendant compte de ce qu'elle a fait, elle s'est empressée de reculer. "Désolée, Papyrus! C'était stupide de ma part. Je ne voulais pas te rendre mal à l'aise."

"Non! Non, tu n'as rien fait de mal, Frisk!" Papyrus s'est empressé de lui dire, passant un bras autour d'elle et la ramenant vers lui. "En fait... Je... Je... t'ai emmenée ici pour te dire quelque chose."

Le cœur de Frisk battit fort. "Que... Qu'est-ce que c'est?" elle demanda doucement.

Papyrus a doucement pris ses main dans les siennes. "Je... Je voulais te dire... Je t'aime, Frisk. Je t'aime vraiment beaucoup. Tu... Tu m'es si spéciale. Tu es une amie incroyable, et je sens que je peux être entièrement moi-même auprès de toi. Et... quand tu souris, ça illumine mon monde. Tu es si belle, à l'intérieur et à l'extérieur. J'aurais voulu m'en rendre compte à notre premier rencard au lieu de sur-analyser les choses, mais... je pense que j'avais juste besoin de plus de temps pour mieux te connaître. Ce... Ce que j'essaie de te demander, c'est... si... si tu éprouves toujours ces sentiment pour moi que j'éprouve pour toi, et si je ne t'ai pas dissuadée en faisant tout foirer à notre premier rencard, voudrais... voudrais-tu aller à un autre rencard avec moi?"

Le cœur de Frisk battit fort, brillant d'une lumière rouge brillante. Elle était si heureuse qu'elle avait l'impression de pouvoir voler. Elle rayonna en regardant Papyrus. "Je le voudrais bien. Je le voudrais beaucoup."

Elle a eu juste assez de temps pour bouger son bouquet et les fraises hors du chemin avant de se faire engloutir dans un gros câlin, pressée contre la poitrine chaude de Papyrus. Elle le câlina en retour avec joie, son âme brillant encore plus.

Pendant un temps, ils se câlinaient simplement l'un et l'autre, savourant la proximité et la nouvelle relation entre eux. Ensuite, Papyrus s'est un peu penché en arrière et a regardé dans les yeux de Frisk avec envie. Il mit doucement une main sur sa joue. "Je... Je peux..."

Frisk hocha la tête, des papillons dans son estomac, en se rendant compte qu'ils allaient partager leur tout premier baiser, et Papyrus sourit grandement avant de se pencher vers elle, pressant doucement ses dents contre ses lèvres.

C'était doux, chaste, plutôt rapide, et légèrement maladroit vu qu'aucun d'eux n'avait jamais embrassé personne avant et que Papyrus n'avait pas de lèvres, mais ils furent quand même tous les deux emplis d'étincelles et de chaleur en partageant leur premier baiser sous les derniers rayons du soleil couchant.

Pour eux c'était parfait, et ils anticipaient ardemment beaucoup d'autres rencards et baisers à venir.

...

Quelques jours plus tard, c'était un autre couple qui s'est rencontré en haut du Mont Ebott. Sans était couché sur son dos sur le sommet, regardant les étoiles qui scintillaient dans le noir d'encre du ciel nocturne, respirant l'air frais et profitant de la beauté de son environnement.

"C'est bon si je te rejoins?" demanda une voix très familière.

Sans s'est redressé, voyant Chara se tenir debout tout près. Il lui sourit. "Bien sûr. Viens là."

Chara s'est approchée et s'est couchée près de lui. "C'est magnifique, n'est-ce pas?"

"Ça l'est."

Il y a eu un silence pendant quelques minutes alors qu'ils regardaient tous les deux le ciel nocturne avant que Chara ne parle. "Je suis désolée." elle lâcha.

Sans s'est tourné vers elle. "Je sais que tu l'es, Care. Et... même si ce que t'as fait me fait encore un peu mal, je te pardonne. Juste... ne refais plus jamais quelque chose comme ça. Aussi belles que sont ces étoiles, tu es quand même plus précieuse pour moi. Pour nous tous. Ne l'oublie jamais."

Chara hocha doucement la tête. "J'oublierai pas. Plus jamais."

"Bien." Il lui sourit, le sourire qu'il lui avait fait il y a si longtemps à l'époque avant que la tragédie n'avait détruit leurs vies. "En dépit de ce qu'il s'est passé... tu es toujours ma meilleure amie, Chara. Et..." Il rougit un peu. "T-Tu te rappelles de ce que j'ai lâché après que tu m'as raconté ce qu'il s'est passé? Quand j'ai en quelque sorte dit que je t'aimais?" La rougeur proéminente de Chara s'est accentuée, et elle hocha la tête. Sans agita ses doigts et il prit une profonde inspiration. "Eh bien, j'étais sérieux. Et c'est toujours le cas."

Les yeux de Chara se sont emplis de larmes et elle lui a fait un doux sourire. "Je t'aime aussi, Sans. Et je t'aimerai toujours." Elle tendit sa main, lui prenant la sienne et la serrant doucement.

Sans lui serra la main en retour et s'est rapproché, les deux s'ajustant à ce que Chara se blottisse contre le côté de Sans avec le bras de ce dernier autour d'elle, prenant la main l'un de l'autre avec leurs mains libres. Blottis ainsi l'un contre l'autre, ils regardaient les étoiles, profitant simplement de la compagnie de l'autre.

Ils avaient parcouru un long chemin, où la mort et de mauvais choix avaient failli les séparer, et leurs blessures devaient encore se cicatriser. Mais ce qui les ferait continuer d'avancer était une simple vérité.

Quoiqu'il arrive, ils s'aimaient. Et ils s'aimeraient toujours.

Et c'était un fait qui ne changerait jamais.

...

L'histoire de l'Outremonde se termine ici, avec les monstres libres de vivre à la surface avec les humains, de nouvelles relations formées et des anciennes en voie de guérison. Mais pour Frisk, Papyrus, Sans, Chara et toute leur famille, leurs amis et connaissances, leurs propres histoires ne faisaient que commencer.

Fin.


Et voilà, c'est fini... Traduire cette histoire était une chouette expérience. C'est à ce jour ma fanfiction "Undertale" préférée, et j'espère que j'ai pu la faire apprécier à ceux qui ont lu. Je voudrais donc remercier grandement quiconque a suivi cette histoire. :) Je ne l'ai pas écrite, mais elle mérite selon moi être partagée dans d'autres langues. Je voulais qu'un public francophone puisse passer un bon moment, avec un petit message d'espoir (nous en avons tous besoin, surtout en cette période difficile).

Mais même si l'histoire est terminée, j'ai une bonne nouvelle. L'auteure originelle compte écrire de courtes histoires qui se passent après celle-ci, et bien entendu, je me ferai un grand plaisir à les traduire également! :D J'espère que vous serez au rendez-vous pour les lire aussi. ^^