Auteur : Ariani Lee
Série : Kingdom Hearts
Pairing : AkuRoku (Axel/Roxas pour les néophytes ))
Disclaimer : La liste des cent thèmes est disponible sur le net (c'est toujours la même vous aurez peut-être remarqué ?) Axel et Roxas ne m'appartiennent pas, ni aucun des membres de l'Organisation XIII ou personnages de Kingdom Hearts qui pourraient être mentionnés ici : Ils sont tous la propriété de Square Enix et des studios Disney. Bande d'ingrats qui les a fait mourir !
Résumé : Où Roxas empêche Axel de commettre le pire.
Traduction du titre : « Tour »
Auto-évaluation : ***
Axel et Roxas en cent thèmes.
Tower
Au-dessus des toits, au sommet de la Tour, l'air était si froid et si calme, quand je t'ai trouvé. J'espérais te trouver là, j'espérais arriver à temps. J'ai été tellement soulagé de te voir. Tu te tenais debout au bord du vide, dans la lumière du Crépuscule. Il y avait un peu de vent, qui faisait voleter tes cheveux. Tu as toujours été si mince... Je connaissais ta force, mais j'ai eu peur qu'une bourrasque t'emporte, précipite le geste que je voulais empêcher. J'ai ouvert la bouche pour t'appeler, mais je n'ai rien dit. Ton nom représente toute ton existence, ta nature de Simili, d'homme sans cœur, que tu détestais au point de vouloir mourir pour y échapper. Au point que malgré ton courage, ta fierté, ton arrogance, tu étais assez lâche pour fuir en me laissant seul, derrière toi. J'ai pensé que tu ne voulais pas l'entendre. J'ai pensé à autre chose alors, à ton nom d' « avant », et je me suis demandé comment tu réagirais si je t'appelais comme ça. Alors j'ai essayé.
- Aël ? Ai-je dit d'une voix forte.
Tu t'es retourné vers moi et j'ai vu tes yeux. Verts et trop brillants. Les bras m'en sont tombés, ma bouche s'est ouverte toute seule.
- Axel... Tu... Tu pleures ?
Tu ne m'as pas répondu. Une de tes larmes s'est détachée de ta joue et est tombée dans le gouffre sous tes pieds, sur la Cité du Crépuscule qui ignorait ce qu'était cette goutte d'eau qui venait de faire une minuscule éclaboussure sur son pavé. Qui ignorait qu'un simili ne peut théoriquement pas pleurer. Mais avec toi, la réalité a toujours dépassé la fiction. Tu as bien réussi à me faire admettre que je t'aimais, alors que je n'ai pas de cœur. Et je le pensais.
Mais même avec moi à tes côtés, tu ne peux pas vivre, tu ne peux pas supporter de n'avoir qu'une demi-existence. Je ne suffis pas à te retenir ici bas.
J'aurais voulu crier, dans la lumière du coucher de soleil, pour toi. Que tu entendes que j'ai besoin de toi pour vivre, que tu existes pleinement puisqu'il y à quelqu'un qui a besoin de toi. J'ai fait un pas vers toi.
- Ne me laisses pas derrière toi. Tu n'es pas obligé de faire ça, Axel, c'est sérieux. Si tu le fais, il n'y aura plus rien, plus jamais. Tu ne verras plus jamais de lumière, tu ne pourras plus jamais jouer avec tes flammes. Tu ne me verras plus jamais... Pour toi et moi Axel... Le reste, ça ne compte pas... Je t'en supplie, ne sautes pas...
Je savais que tu m'avais entendu. Tu t'es complètement retourné pour me faire face, et j'ai compris que je n'avais pas réussi à te convaincre. Dans tes yeux, tout paraissait insignifiant et vide de sens. Et c'est là qu'il s'est mis à neiger. Je ne savais même pas qu'il pouvait neiger dans ce monde, mais les flocons étaient épais et doux, et ils tombaient en silence, dansant autour de nous comme des petits papillons de cristal. Ils s'accrochaient à tes cheveux rouges, tombaient sur ton manteau et se glissaient dans ton cou, mais tu ne bougeais pas, tu continuais de me regarder avec ces yeux vides qui me faisaient peur. Je savais que tu ne sentais même pas la morsure du froid sur ta peau tant tout t'était devenu égal. En fait, tu n'étais déjà plus là. Tu t'étais égaré quelque part, dans ta douleur, sans pouvoir t'échapper. Tu ne rêvais que de mettre un terme à tout ça, de tout recommencer, dans une autre vie. Puis tu as détourné les yeux - tu étais revenu, tu me voyais à nouveau. Et moi je t'ai vu me faire un regard d'excuse. Un regard qui disait « Je veux en finir d'avec ma vie, pardonne-moi moi amour, mais je m'arrête ici... ». J'aurais voulu me précipiter pour me saisir de toi et te ramener de force, mais j'avais conscience que te brusquer aurait pu être fatal. Je voyais qu'on était à deux doigts de la fin de tout, et je me demandais combien de temps encore ma présence allait t'empêcher de faire ce que tu étais venu faire là. Combien de temps allais-je encore pouvoir te retenir ? Je t'ai tendu la main, en m'approchant doucement de toi. Tu m'as regardé, sans méfiance, sans colère, avec juste cet air triste et désolé, comme si tu avais juste de la peine pour moi.
- Axel, on a une chance, toi et moi. Quand tout ça sera fini, on pourra reprendre à zéro. N'abandonnes pas si près du but, laisse-moi encore un peu de temps et tu redeviendras complet. Ne m'abandonne pas...
J'étais arrivé presque devant toi, ma main tendue à portée de la tienne. Je me suis arrêté.
- Laisse-moi t'offrir un cœur, Axel... Je ferai tout pour ça. Alors prends ma main.
- Roxas, as-tu simplement dit, et j'ai senti ma poitrine s'oppresser. Tu prononçais mon nom, tu parlais pour la première fois depuis que j'étais arrivé - depuis une éternité. Peut-être que j'avais réussi... Tu as levé le bras, lentement, et pris ma main tendue. Aussitôt, je t'ai tiré vers moi. Pour t'éloigner du vide, et puis pouvoir te serrer dans mes bras.
- Je vais te dire une chose, ai-je dit à voix haute. Si ça ne suffit pas à te retenir, alors je veux que tu me le dises. Je ne resterai jamais en arrière. Si tu sautes, je saute. Si tu meurs, je meurs avec toi.
AKUROKU
Certains d'entre vous l'auront peut-être remarqué, mais il s'agit là d'une songfic d'un genre un peu particulier. Dans le texte sont inclues les paroles d'une chanson - « Spring nicht » de Tokio Hotel. C'est un beau morceau, écoutez-le !
