Auteur : Ariani Lee

Série : Kingdom Hearts

Pairing : AkuRoku (Axel/Roxas pour les néophytes ))

Disclaimer : La liste des cent thèmes est disponible sur le net (c'est toujours la même vous aurez peut-être remarqué ?) Axel et Roxas ne m'appartiennent pas, ni aucun des membres de l'Organisation XIII ou personnages de Kingdom Hearts qui pourraient être mentionnés ici : Ils sont tous la propriété de Square Enix et des studios Disney. Bande d'ingrats qui les a fait mourir !

Résumé : Une soirée normale dans la vie d'un couple normal.

Traduction du titre : « Horreur »

Auto-évaluation : ***

Axel et Roxas en cent thèmes

Horror

Roxas sortit ses clés de sa poche et ouvrit la porte de son appartement. Il entra dans le vestibule où il fut accueilli par des bruits familiers de grenades qui explosent, de tanks qui tirent des obus et d'ordres donnés par des officiers en colère – soutenus par la voix bien réelle de son fiancé.

- Mais tu vas CREVER oui ou merde ! C'est le mode normal, ça ! J'veux même pas voir le mode hard !

Roxas sourit et se débarrassa avant de passer au salon où il trouva, assis sur la moquette, la manette de la Xbox 360 serrée entre les mains, le regard fixé sur l'écran, son petit ami qui, comme à chaque fois qu'il était en train de jouer, ne faisait décidément pas ses 27 ans.

- Coucou, s'annonça-t-il en déposant ses clés sur le buffet.

Axel sursauta légèrement et baissa aussitôt le son de la télé.

- Salut, ça a été le boulot ?

Roxas fit le tour du canapé et rejoignit son petit ami en essayant de ne pas se prendre les pieds dans les fils de la Xbox et de la PS3 qui traînaient un peu partout. Il déposa un baiser sur la tempe d'Axel et commença à rapatrier les câbles rebelles à leur place dans le meuble télé.

- Bien. Tranquille, répondit-il avec un petit rire. Y a eu un énorme bug généralisé dans toute la boîte, tous les PC ont planté, ça leur a pris deux heures de tout remettre alors on s'est tourné les pouces pendant ce temps-là.

Axel sourit, sans cesser de manipuler son joystick avec ses pouces, qui bougeaient rapidement et avec assurance.

- Et toi ?

- Bien, comme tu vois, répondit Axel en désignant l'écran.

- Beaucoup de boulot ? Demanda Roxas en s'appuyant contre son fiancé.

- Non, juste celui-là. C'est pas le genre que je préfère, le FPS, mais je peux pas ne tester que les types de jeux que j'aime vraiment. Enfin, je pourrais, mais ils me remplaceraient, alors.

Roxas tourna la tête vers l'écran juste à temps pour voir le personnage principal prendre une grenade en pleine tête et exploser. Des éclats de chair volèrent en tous sens et un écran de Game-Over apparut, et Axel s'étira.

- Bon, ça suffit pour aujourd'hui. J'en ai assez vu.

Il ramassa un bloc-notes à côté de lui et se mit à écrire, sa tête contre celle de Roxas.

- Tu veux faire une partie de Soul Calibur après ? Proposa le jeune homme sans quitter sa feuille des yeux.

- Hé bien en fait, je me disais qu'on aurait pu aller louer un film… Demain, c'est samedi, on ne travaille pas.

Axel se tourna vers lui en souriant.

- Bonne idée. Je termine vite fait ça, histoire de pouvoir faire un compte rendu, et on y va.

- Okay, répondit Roxas.

Il se leva et laissa son homme terminer ses « devoirs ». Axel travaillait dans une boutique de jeux vidéo, en tant que vendeur. Mais son vrai boulot, c'était de tester les nouveautés afin de pouvoir conseiller les clients. Il avait donc des horaires plutôt fluctuants, et Roxas avait parfois bien envie de jeter une des consoles par-dessus le balcon du sixième étage où se trouvait leur appartement, mais il se maîtrisait. Après tout, ce n'était pas la mort.

Il se rendit dans la cuisine, un œil toujours fixé sur son fiancé pour vérifier qu'il ne le voyait pas. Il mit des bières au frais – il faisait une chaleur étouffante et il en avait acheté sur le chemin. Axel serait ravi de les trouver là quand ils reviendraient.

Il sortit un plateau et commença à préparer de quoi grignoter, en silence. Des saucisses –apéritif, des chips, des rondelles de saucisson, des cubes de fromage. Puis, il poussa le plateau sur le plan du travail, hors de vue, et revint au salon.

- J'ai terminé, annonça Axel en déposant son bloc de feuilles sur la table basse.

Roxas empocha ses clés et de la monnaie, et ils sortirent.

Dans l'ascenseur, il faisait encore plus chaud.

- Je maudis le réchauffement de la planète, se plaignit-il.

À sept heures du soir, en plein mois d'Avril, c'était pas normal de se balader en jean et en T-shirt, vraiment. Et d'en plus avoir quand même beaucoup trop chaud. Lorsqu'ils sortirent de leur immeuble, il jeta un œil au panneau lumineux qui indiquait l'heure, la date et la température ambiante.

- Trente degrés ? Gémit-il. Oh, Axel, je vais mourir…

- Mais non, répliqua le roux avec un sourire. Regarde-moi, je vais très bien.

- Oui, mais toi, tu n'es pas normal !

Axel rit. Il n'avait jamais trop chaud ni trop froid. Hiver comme été, il pouvait se promener en bermuda et en débardeur, même s'il accordait ses tenues à la saison pour ne pas se faire remarquer. Il jeta un regard attendri à son fiancé qui, lui, n'était pas à l'abri des désagréments de la température qui régnait, malgré le soleil qui déclinait déjà.

Roxas accéléra le pas pour franchir les derniers mètres qui les séparaient du vidéoclub climatisé. Il soupira de bien-être dès que la fraîcheur de l'endroit l'enveloppa.

- Promis, je vais regarder ce qui ne va pas avec la clim' à la maison. Et j'appellerai un technicien si je ne trouve pas, dit Axel.

Le blond se tourna vers lui.

- Je t'aime, dit-il sérieusement.

- Moi aussi, sourit son fiancé. Allez, on va choisir.

Ils allèrent vers le présentoir des nouveautés. Roxas jeta un œil aux boîtiers de DVD et s'arrêta sur un film historique. Il prit le boîtier et lut le résumé, intéressé.

- C'est quoi ? Demanda Axel.

- Deux sœurs pour un roi, répondit le blond. Et toi ? Ajouta-t-il en voyant que son fiancé tenait lui aussi quelque chose. Le roux lui tendit son boîtier.

- Oh, encore un film d'horreur ? Grimaça-t-il, et Axel se renfrogna.

- Quoi, encore ? Demanda-t-il d'une voix un peu sèche.

- Tu sais que je n'aime pas ça !

- Tu pourrais faire un effort !

- Oh, oui, et ne pas dormir de la nuit, comme la dernière fois !

- C'est quand même pas de ma faute, si tu as peur de ton ombre !

Roxas foudroya son fiancé du regard, vexé.

- Ça, c'est vraiment nul de ta part, dit-il d'une voix sourde.

- Non, répliqua le roux. Ce qui est nul, c'est ton égoïsme.

Et il remit le DVD en place. Roxas l'imita.

- C'est bon, prends-le.

- Laisse tomber. On va louer celui que tu veux.

La voix d'Axel était acide.

- J'en veux pas, protesta Roxas, et son petit ami leva les yeux aux Ciel, exaspéré.

- Putain, t'es pire qu'une gonzesse ! S'exclama Axel, pas trop fort pour qu'on ne l'entende pas jusqu'au comptoir. Le visage de Roxas s'assombrit complètement.

- Va te faire foutre ! Siffla-t-il.

Il contourna Axel et sortit de la boutique calmement. Il regrettait déjà ses paroles, mais plutôt crever que de l'admettre. Un instant plus tard, son fiancé le rattrapait. Ils firent la route qui les ramenait chez eux en silence et sans échanger un regard. Roxas ne se plaignait plus de la chaleur, et Axel, les mains enfoncées dans ses poches, ne desserrait pas les mâchoires.

Dans l'ascenseur, Roxas fouilla ses poches pour en sortir ses clés, et une fois dans l'appartement, il fila dans leur chambre, mettant un comble à l'exaspération d'Axel.

- C'est ça, martela ce dernier. Fuis, comme d'habitude !

Il n'obtint pour toute réponse que le claquement violent de la porte.

Il en avait marre, à la fin ! Il ne se disputait pas souvent avec Roxas, et en général c'était pour des conneries, mais quand ça arrivait, il avait toujours la même réaction : au lieu de faire face et de régler le problème, il partait s'enfermer dans la chambre pour broyer du noir. Mais merde, il avait vingt-deux ans, pas douze, c'était nul comme attitude ! C'était ça qui le foutait réellement en rogne.

Axel soupira. Il avait salement envie d'une bière, mais il n'y en avait pas. Si les choses s'étaient passées normalement, il en aurait acheté sur le chemin du retour. Il alla dans la cuisine pour regarder ce qu'il y avait dans le frigo, moitié pour se donner quelque chose à faire, moitié pour résister à l'envie d'ouvrir le bar et de descendre le tiers de bouteille de whisky qu'il savait rester.

La première chose qu'il vit en entrant dans la pièce, fut un plateau chargé de trucs à grignoter. Roxas avait dû le préparer avant qu'ils ne partent. Il détourna la tête vivement et ouvrit le frigo.

Il aurait pourtant juré qu'il n'y avait plus de bière. En fait non, il en était sûr. Il avait bu la dernière la semaine précédente, il s'en souvenait parfaitement. Son cœur se serra. C'était Roxas qui en avait ramené. Pour lui, puisque lui-même n'en buvait pas…

Il en prit une et la décapsula. C'était nul de sa part de l'avoir traité d'égoïste alors qu'il avait fait tout ça en pensant à lui. La bière, le plateau… Et puis c'était vraiment bas de sa part de l'avoir traité de trouillard. Et de gonzesse. Et puis de lâche aussi. Oh, fait chier… Il avait fait fort.

Roxas était couché sur le côté, à la place d'Axel, pour respirer son parfum sur l'oreiller. Il était déconfit. Axel avait raison, c'était nul de sa part d'avoir encore la trouille des films d'horreur à son âge, et aussi de partir s'enfermer à chaque fois. Mais quand ils étaient fâchés, il n'avait pas envie de rester dans la même pièce que lui, il préférait laisser les choses se tasser, et surtout, il détestait quand ils s'ignoraient. Dans une autre pièce, il pouvait s'occuper. Il changeait les draps du lit, par exemple, ou bien il ramassait les vêtements qu'Axel semait un peu partout, comme s'il n'était pas capable de les mettre dans la corbeille, comme un homme civilisé… S'il restait dans la même pièce que lui, il n'arrivait pas à faire quoi que ce soit, parce qu'il trouvait que ça lui donnait l'air de n'en avoir rien à foutre qu'ils se disputent.

Il n'avait pas envie de rester là, mais il ne se sentait pas le courage d'affronter le regard dur et plein de colère de son fiancé. Au fond, il avait raison. Il fuyait. Mais le savoir ne changeait par grand-chose…

Il entendit la porte s'ouvrir. Il ne bougea pas.

- Tu comptes passer la soirée là ? Demanda fraîchement Axel.

Roxas ne répondit pas – il ne savait pas du tout ce qu'il comptait faire. Il sentit le lit ployer sous le poids d'Axel lorsqu'il s'assit.

- Allez, viens, dit-il d'une voix douce. S'il te plaît.

Roxas se laissa rouler sur le dos pour regarder son homme. Il croisa ses grands yeux verts, plein de remords. Il sentit son cœur se serrer à cette vue, mais il ne dit rien.

- Excuse-moi, dit Axel. Je regrette de t'avoir traité d'égoïste, je ne savais pas…

Il leva la bouteille en verre qu'il tenait à la main pour qu'il la voie. Roxas sourit timidement.

- Ça te fait plaisir ? Demanda-t-il.

- Pas autant que si tu étais près de moi.

Axel lui tendit une main qu'il prit, et ils se levèrent. Axel reprit le chemin de la salle de séjour en l'emmenant avec lui mais Roxas l'arrêta.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- … Je suis désolé.

Axel se tourna vers lui et le prit dans ses bras. Le contact rafraîchissant de la bouteille contre son dos le fit soupirer de plaisir. Axel sourit.

- Promis, demain je regarda la clim'. Et arrêtes de dire des bêtises, oublions ça.

Roxas acquiesça.

- Mais c'est trop bête, on rien loué finalement, et maintenant c'est fermé…

- C'est pas grave… Tu veux faire une partie de Soul Calibur ?

Roxas secoua la tête, dépité, puis son visage s'éclaira.

- Tu as encore ce DVD que Demyx t'avait prêté ? Celui que j'ai refusé de regarder, j'ai oublié le titre… Avec une nana qui sort d'un puits dans une télé…

- Ring ? Oui, je n'ai pas encore eu l'occasion de le lui rendre.

- Tu veux qu'on le regarde ?

Axel se gratta la nuque.

- Euh… mais il fout vraiment les jetons, ce film… Demyx, il dit qu'il regardera plus jamais une cassette vidéo de la même façon…

Roxas sourit.

- Allez, j'ai envie de faire un effort, profites-en… Et puis, je n'ai peur de rien quand tu es là. T'auras qu'à me sécuriser, ajouta-t-il en riant un peu.

Axel resta silencieux un instant.

- Tu n'as rien à me prouver…

- Tu vas arrêter de faire ta mijaurée ou je mange le plateau tout seul en regardant pour la vingtième fois la rediffusion du « Père Noël est une ordure » qui commence dans cinq minutes ?

- Ok, t'as gagné, tout mais pas ça ! Protesta Axel, qui ne supportait pas de voir Clavier en travelo et qui avait, lui aussi, vu le film au moins dix fois.

- Tu vois, quand tu veux, répondit Roxas.

Le blond alla dans la cuisine chercher ce qu'il avait préparé et à boire pour lui, et le roux, lui, prépara le film. Il remarqua bien sûr l'air anxieux qu'arborait Roxas lorsqu'il se colla à lui, mais ne fit aucun commentaire – même pas le « t'es adorable » qui lui brûlait les lèvres. Au fond, il aimait bien que Roxas soit un peu effrayé par les films d'horreur. Après, il était toujours super collant, et Axel adorait ça. Il passa un bras autour de ses épaules et piocha dans le bol de chips.

Roxas subit le film du début à la fin sans se plaindre, ce dont il était fier. Il y avait absolument tout ce qu'il détestait : des scènes étudiées pour vous faire faire des bonds de deux mètres, une bande-son angoissante avec des passages discordants qui lui mettaient les nerfs à vifs, et une gamine avec une tête à faire fuir sur le champ l'armée la plus stoïque. Et bien sûr, une fin qui indiquait qu'il y aurait une suite.

L'épreuve dura deux heures, mais il s'encouragea silencieusement en se disant qu'il faisait vraiment plaisir à son homme en affrontant cette horreur.

Quand le film se termina, sur l'image de la mère en route pour tuer son père ou sa mère dans le but de sauver la vie à son fils, il retint un soupir de soulagement.

Axel s'étira et lança un regard de renard à son fiancé, qui s'était écarté pour le laisser faire.

- Flippant, hein ?

- Pas du tout, répliqua Roxas, bravache, tout en espérant que Sadako et son puits ne pouvaient tenir que dans un écran cathodique, et pas dans un plasma. Ça paraissait logique. Un plasma, c'est fin…

- Hé bien moi, ça m'a fichu la trouille !

Roxas se tourna vers lui, souriant.

- Tu n'es pas obligé de me mentir pour que je me sente moins honteux d'être une gonzesse.

- Idiot. Excuse-moi, pour ça aussi.

- Je t'en prie… Si je ressemblais tant que ça à une fille, tu me plaquerais. T'es bien trop pédé pour supporter ça.

Axel grimaça. Touché.

- Okay, je l'ai méritée…

- Tu veux une autre bière ?

- Si tu me prends par les sentiments…

Roxas gloussa et se leva, laissant son fiancé ranger le DVD. Il le rejoignit sur la terrasse, une boisson dans chaque main, et s'accouda près de lui à la rambarde.

- Merci.

Un silence paisible s'étira en entre eux, avant qu'Axel ne passe son bras libre autour de la taille du blond, qui posa sa tête sur son épaule. La nuit était chaude et moite, mais il y avait une brise légère et rafraîchissante. Et, chose rare, on voyait très bien les étoiles.

- On va se coucher ? Demanda Roxas, la mort dans l'âme.

Il se sentit attiré dans une étreinte tendre, et se laissa embrasser avec plaisir, en s'efforçant de ne pas penser à la télé dans son dos. Il eut rapidement de quoi s'occuper l'esprit cependant.

- Axeeeeel… Gronda-t-il doucement.

- Oui, mon amour ? Répondit son fiancé d'une voix onctueuse qui ne trompait personne. Ta main.

- Quoi, ma main ? Questionna le roux, jouant les innocents.

- Elle est pas à sa place.

- Si, si : au bout de mon bras…

D'une tape, Roxas dégagea les doigts baladeurs qui tentaient de s'introduire sous son T-shirt. Ce n'était pas qu'il n'avait pas envie, mais s'ils se retrouvaient au lit, Axel finirait par s'endormir, le laissant seul. Et il y avait une petite télé dans la chambre. Se dégageant à nouveau, il se promit d'avertir honnêtement mais fermement Demyx que s'il s'avisait ne fut-ce que d'essayer de prêter Ring 2 à Axel, il lui casserait sa guitare sur la tête.

- T'as réponse à tout hein ?

- Oui !

Roxas soupira, gêné, et Axel le lâcha.

- Tu veux aller te coucher ? Demanda-t-il.

- Je n'ai pas sommeil, et toi ? Répondit Roxas en tentant d'afficher un air tout ce qu'il y avait de plus neutre.

- Non, du tout. Demain c'est samedi, sourit Axel. Tu veux jouer à Soul Calibur ?

Roxas fit oui de la tête, trop heureux de ce sursis qu'il n'avait même pas eu besoin de demander. Ils regagnèrent donc le salon où ils s'assirent à même la moquette. Roxas attrapa une des manettes de la PS3 et attendit qu'Axel ait préparé le jeu. Après quoi, il choisit ses personnages – Sophitia et Raphaël – et se prépara à perdre de son mieux.

Il se lassait toujours rapidement de parties en mode versus avec Axel, jouer contre lui avait quelque chose d'un peu humiliant. Roxas lui avait un jour fait une véritable crise de nerfs, à ce sujet. Au terme d'une après-midi entière de combats qu'Axel avait tous remportés, et devant l'état d'énervement de Roxas, ainsi que sa résolution à ne s'arrêter que quand il aurait gagné au moins une fois, il l'avait laissé gagner. Juste une fois.

Et Roxas l'avait compris tout de suite. Ça avait été l'Apocalypse. Armageddon. Roxas lui avait hurlé dessus et juré que s'il refaisait ça il retournait vivre chez ses parents. Depuis, même si Axel savait très bien que la réaction de son fiancé n'avait été aussi excessive que parce qu'il était à bout de nerfs, il se gardait bien de recommencer.

Donc Roxas délaissa rapidement sa manette pour regarder Axel jouer. Il comptait les coups que les adversaires arrivaient à lui porter, ce qui revenait à dire pas grand-chose.

Axel remua un peu. La tête de Roxas commençait à peser lourd sur son épaule, et il se tourna pour le regarder. Ses yeux tombèrent sur un visage paisiblement endormi, et il sourit tendrement. Trop mignon…

Il expédia son combat en deux coups de cuillère à pot – ou plutôt de pied – qui envoyèrent Zasalamel, Sigfried et Voldo par-dessus bord. Il coupa la console sans bouger – console faite pour les partisans du moindre effort, pensa-t-il. Un jour, on pourra même changer de jeu sans se lever…

Il se déroba précautionneusement et Roxas se laissa aller contre le divan. Axel alla dans la chambre allumer la lampe de chevet et ouvrir le lit, après quoi il retourna dans le salon pour emmener son fiancé au lit. Il le souleva dans ses bras, un bras passé sous son dos, l'autre à l'arrière de ses genoux. Le blond marmotta légèrement et enfouit son museau dans le débardeur de son petit ami.

Axel le mit au lit, le déshabilla sommairement pour ne pas le réveiller et le couvrit avant de le rejoindre rapidement. Il se rapprocha et posa un bras en travers de sa taille.

Il ferma les yeux, pour s'endormir lui aussi, mais aussi un peu pour ne pas voir la télé qui faisait face au lit…

AKUROKU