Auteur : Ariani Lee

Bêtalecture : Shangreela

Fandom : Final fantasy VII, Kingdom Hearts

Pairings: RAR et dérivés

Disclaimer : L'univers est les personnages sont la propriété de leurs créateurs, les studios Square Enix – anciennement Squaresoft en ce qui concerne Final Fantasy VII.


Chapitre 15 : Erreur système

I sit and watch the candle and the flicker of the flame

My writhing shadow twists and turns as though it is in pain

I'm trying to escape the memory my heart recalls

And I cast a lonesome shadow on these lonely, lonely walls

I cast a lonesome shadow, Martin L. Gore


Pendant ce temps là, dans le système R-L-001, devant l'entrée du Complexe Cervical…

- Raaaah, mais c'est pas vrai, mais c'est pas vrai, mais c'est pas vrai !

Le Bon Sens trépignait, hors de lui. Une Névralgie qui passait par là s'arrêta.

- Tiens, ça ne va pas ? Demanda-t-elle, curieuse.

Le Bon Sens était toujours si calme et pondéré…

- C'est un désastre ! Le Cerveau m'a éjecté et je ne peux plus entrer !

- Oh, fit la névralgie en regardant à gauche. Je vois ce que c'est. Ça faisait longtemps qu'on les avait pas vues…

Le Bon Sens se tourna à son tour et découvrit une bande d'Hormones qui passait par là, se poussant les unes les autres, piaillant et riant à qui mieux-mieux.

Le Bon Sens grogna.

- Racaille… Si la Mémoire est bonne, on n'en avait plus vu autant depuis la Grande Guerre de Puberté. C'est le quatrième groupe que je vois. Quelle indiscipline !

- Ne peut-on pas faire quelque chose ? Demanda la Névralgie.

Le Bon Sens, excédé, se mit soudain à tambouriner contre la double porte et à hurler.

- BON SENS À CERVEAU, BON SENS À CERVEAU ! FAITES QUELQUE CHOSE ! FERMEZ LES YEUX, ACTIVEZ LA PROCEDURE S OU TOUT CE QUE VOUS VOULEZ, JE M'EN FOUS ! MAIS QU'IL ARRETE DE LUI MATER LE CUL !

Il s'arrêta et regarda la Névralgie, désespéré.

- C'est fermé. Les Hormones foutent en tel bordel dans le système que le réseau est saturé, plus rien ne passe. Impossible de faire fonctionner quoi que ce soit. OH, LE CERVEAU ! REBOOTE !

- Il va finir par overclocker, dit la Névralgie, anxieuse.

- Mais sans le Cerveau, on peut rien faire. Les Nerfs Optiques ne répondent plus. Quand j'ai été expulsé, la Logique et l'Instinct de Survie étaient en déroute. Il faut intervenir, ou ça va très mal se finir. Même en manuel, il faut qu'on arrive à manœuvrer les Yeux !

La Névralgie se redressa et se mit au garde-à-vous.

- Chef, je demande l'autorisation d'enclencher la procédure d'urgence code N, niveau 9.

Le Bon Sens sembla peser le pour et le contre.

- Combien de temps ? Demanda-t-il.

- Je peux le faire en deux secondes et vous aurez une ouverture pour passer dans le Cerveau. Plus le réflexe D, qui déconnectera temporairement la vision.

Le Bon Sens hocha la tête.

- Autorisation accordée, soldat. Nous comptons tous sur vous. Les temps sont durs, mais c'est grâce à des éléments comme vous que le système ne s'effondre pas.

La Névralgie salua et fila dans un nerf. Le Bon Sens resta devant les portes du Cerveau.

La Névralgie était rapide, très rapide. Elle brûlait comme de l'acide et fonçait droit sur l'objectif, entre les deux côtes, juste en face. Elle y était presque.

Encore un petit effort et elle parviendrait peut-être à éviter le naufrage.

Elle ferma les yeux.

Impact dans 5, 4, 3, 2, 1…

Douleur.

Reno se cassa brusquement en deux et laissa échapper un cri, une main plaquée en dessous du cœur. Roxas, qui était occupé à préparer des dossiers, penché sur la table en verre, sursauta et se retourna vers lui.

- Ça ne va pas ? Demanda-t-il, l'air inquiet.

Le souffle court, Reno leva une main pour lui faire signe d'attendre. Il respirait par à-coups, amenant à ses poumons autant d'air qu'il le pouvait sans avoir l'impression d'avoir une aiguille à tricoter plantée entre les côtes. Au bout d'une bonne minute, la douleur commença à s'atténuer, et finit par disparaître entièrement. Soulagé, il put enfin respirer à fond. L'oxygène déferla dans son cerveau, lui éclaircissant les idées.

Merde, s'il s'était retourné une seconde avant...

- Ça va mieux ? S'enquit Roxas.

- Oui, répondit Reno, encore un peu haletant.

- Ça t'arrive souvent ?

- Plus depuis des années... la dernière fois, j'avais seize ans.

- Tu devrais t'assoir cinq minutes, lui suggéra Roxas. Reposer ton nerf.

Reno s'exécuta et Roxas recommença à déposer feuille après feuille sur des piles bien nettes.

Reno n'était pas particulièrement sujet aux névralgies intercostales. Adolescent, il en avait eu sa part - sa mère appelait ça des "douleurs de croissance" - mais là, comme ça, c'était plus qu'inattendu.

Et bienvenu. Sans ça, Roxas aurait peut-être... Reno se mordit les lèvres, consterné. Combien de temps était-il resté là à le regarder ? Quand il s'était penché pour préparer ses folders, il s'était retrouvé comme hypnotisé. Incapable de se détourner. Bon Dieu, si Roxas s'était retourné une seconde plus tôt ! Ils avaient déjà assez de mal à ignorer la tension qui sourdait entre eux, aller jeter encore un malaise par dessus, c'était bien la dernière chose dont ils avaient besoin...

- J'ai terminé, annonça Roxas, le tirant de ses pensées. Il n'y a plus qu'à les faire relier.

Reno hocha distraitement la tête, perdu dans ses pensées.

- C'est bon, d'après toi ? Demanda Roxas.
- Quoi ça ?
- Les dossiers. Pour la reliure.
- Bien sûr, pourquoi cette question?
- Hé bien, le rendez-vous n'est que dans trois semaines, ce n'est pas comme si on devait se dépêcher de clôturer... Il y aurait peut être des choses à ajouter ?
- C'est dans trois semaines parce qu'eux ne pouvaient pas se libérer plus tôt... Tu peux les faire relier, ils sont OK. Pourquoi tu souris ?
- Parce que d'après ce que j'ai cru comprendre, avant, tu flirtais en permanence avec les deadlines, quand tu n'étais pas carrément en retard. C'est un virage à 180°.
Reno haussa les épaules.
- J'ai pas de mérite, t'as fait pratiquement tout le boulot. Je pensais pas que ton aide me serait à ce point précieuse, mais franchement, ça me change la vie de t'avoir ici. T'es trop bon pour être juste assistant.
- T'exagères, répondit Roxas, rougissant un peu.
- Pas du tout. Si tu continues comme ça, dans un an, t'auras ton propre bureau et tu me feras de l'ombre.
- Tu dis n'importe quoi ! Protesta Roxas. Je n'en fais pas tant que ça !
- Vas jouer les modestes avec quelqu'un qui t'a pas vu bosser. Rien que pour ce dossier-ci, t'as fait toutes les recherches, et j'ai gardé ta proposition sans rien y changer. Je savais même pas que tu connaissais si bien nos produits.

- Je ne les connais pas, bouda Roxas, maintenant rouge comme une tomate. Mais ce n'est pas bien compliqué de regarder dans l'intranet et de faire un comparatif...
- Compliqué ? Non. Ça s'appelle avoir l'esprit d'initiative, et ça fait cruellement défaut à la majorité des gens.
- Tu connais l'expression "une tempête dans un verre d'eau" ?
- Et toi, pourquoi t'as autant de mal à accepter le fait que t'es juste doué pour ça?
- C'est ridicule...
- Je te le fais pas dire !
Roxas leva les yeux au ciel, excédé.
- Tout ça pour dire qu'ils sont prêts pour la reliure ! J'y vais, alors.
Il ajouta aux piles les couvertures, imprimées sur papier cartonné, et rassembla le tout.
- N'oublie pas de passer prévenir Elena que tu sors, et de lui ramener une facture pour la note de frais. Et en spirale, hein, pas encollé ! Lui rappela Reno au moment où il sortait.
Roxas se retourna vers lui et lui lança un regard sombre.
- Ah, tu vois. Si je travaillais si bien que ça, tu ne me répèterais pas des choses que je sais déjà, lui dit-il, puis il s'en alla.
- Enculeur de mouches ! Lança encore Reno, assez fort pour qu'il l'entende.

Une ou deux têtes se retournèrent vers lui et il sourit. Ses collègues lui avaient assez souvent entendu balancer des crudités de charretier à Rude ou Tifa pour savoir que chez lui, c'était une démonstration d'affection. Il était d'avis que l'insulte ne réside pas tant dans le choix de mots que dans le ton employé, et qu'on peut se montrer très offensant tout en restant poli.

L'attitude de Roxas l'agaçait néanmoins. Pourquoi ne pouvait-il pas simplement accepter ses compliments ? Tout était si inutilement compliqué, avec lui...

Heureusement, lorsque Roxas revint, trois quarts d'heure plus tard, les bras chargés de dossiers reliés (en spirale, oui) et les déposa sur son bureau, il semblait avoir oublié leur petite querelle. Reno en fut soulagé - il était lui-même sur les nerfs, ces derniers temps, et leurs prises de bec devenaient récurrentes. Ce n'était en rien la faute de Roxas. Enfin, peut-être un peu, indirectement, mais il n'y pouvait rien...

Roxas déposa les dossiers sur son bureau, récupéra les deux tasses vides qui se trouvaient dans la pièce et ressortit. Il les ramena pleines de café fumant et en posa une à côté du clavier de Reno. L'autre à la main, il s'assit à moitié sur le bureau, d'une manière qui mit Reno légèrement mal à l'aise. Sa position, quand il était installé comme ça, était si séductrice, la façon dont il replia sa jambe gauche par-dessus la droite, la cambrure de sa nuque tandis qu'il tournait la tête pour le regarder... Par moments, il se disait que Roxas ne réalisait même pas à quel point il le troublait. Peut-être arrivait-il à l'oublier, le veinard...

- Je voudrais te poser une question, dit-il.

Reno abandonna les mails qu'il était en train de trier et se tourna vers lui en faisant pivoter son fauteuil.

- Je t'écoute.

Roxas prit une gorgée de café.

- C'est quoi exactement, le problème avec Kadaj ?

- Je te l'ai déjà dit, non ? Répondit Reno, perplexe.

Roxas lui lança un regard appuyé.

- Tu m'as expliqué que vous étiez en compétition pour le poste que tu occupes maintenant et qu'il n'a jamais digéré de ne pas l'avoir eu.

- C'est un mauvais perdant. J'avais nettement plus d'ancienneté que lui, ça jouait déjà pas en sa faveur à la base, mais je suis meilleur que lui, c'est tout. Mais pourquoi tu me poses la question, puisque tu le sais déjà ?

Le blond secoua la tête.

- Parce que ce n'est pas qu'une rancœur de bureau, ça se voit. Et j'aimerais bien comprendre pourquoi à chaque fois que je le croise, il me regarde comme s'il voulait me voir mort.

- Toi ? S'étonna Reno. Pourquoi tu m'en as pas parlé plus tôt ?

- Parce que tu m'avais prévenu qu'il était désagréable, qu'il ne m'a jamais adressé la parole et que jusqu'ici, je ne m'étais pas senti visé. Il regarde tout le monde méchamment...

- Mais ?

- Mais je viens de me retrouver seul avec lui dans l'ascenseur, et franchement, c'était épouvantable. Il m'a regardé tout le temps, c'était hyper pénible, et il avait vraiment le regard mauvais. Qu'est-ce que tu lui as fait ?

Reno resta bouche bée et muet pendant quelques secondes.

- Pourquoi ce serait nécessairement ma faute ? S'indigna-t-il.

Roxas posa sa tasse et croisa les bras.

- Je ne dis pas que tu as fait quelque chose de mal... Mais comme c'est toi qui l'ignores et lui qui a l'air de ruminer je ne sais quelle vengeance, je suppose que c'est toi qui es à l'origine du conflit.

- T'es chiant à être aussi perspicace. Mais je lui ai rien fait...

Il laissa sa phrase en suspens quelques secondes, hésitant, avant d'ajouter :

- ... à lui.

Roxas haussa les sourcils.

- À qui alors ?

- J'ai pas envie d'en parler. Et avec tout le respect que je te dois, Roxas, ça te regarde vraiment pas...

Il fut soulagé de voir que le blond ne prenait pas la mouche - il était lui-même un fervent partisan du "chacun chez soi et les moutons seront bien gardés" - mais il n'abandonna pas pour autant.

- Ecoute, Reno. Je suis le premier à dire que la vie privée doit rester privée et je déteste me mêler des affaires des autres. Je n'ai pas plus envie de me mêler de cette affaire-ci. Mais d'une manière ou d'une autre, j'y suis déjà mêlé, parce que pour des raisons qui m'échappent, il a l'air de m'en vouloir personnellement, à moi aussi. Alors à partir du moment où j'ai l'impression qu'un type avec qui je n'ai même jamais échangé un mot brûle d'envie de me trucider, j'estime que je devrais savoir ce qu'il a contre moi.

Reno soupira. Le fait était que Roxas avait raison.

- Ecoute..., dit-il. Ferme la porte.

Le blond se leva et s'exécuta sans discuter avant de revenir. Quand il s'assit sur le bureau, cette fois, Reno ne prêta même pas attention à sa position. Il soupira et prit une gorgée de café.

- J'ai jamais rien fait à Kadaj. Pas à lui personnellement. C'est à cause de son frère.

- Yazoo ? S'étonna Roxas. Il est sympa, pourtant, et il a l'air de bien t'aimer...

Reno hocha la tête.

- Justement, c'est ça le problème.

Roxas fronça les sourcils, de plus en plus largué.

- Je ne vois pas le rapport. Qu'est-ce que ça... Oh !

Il écarquillé les yeux.

- Toi et..., commença-t-il, mais sans parvenir à trouver ses mots. Tu as... Vous...

- Comme tu dis.

Roxas se mordit la lèvre inférieure.

- Je suis désolé mais j'y vois de moins en moins clair. En quoi ça le regarde, Kadaj, et surtout, quel est le rapport avec moi ?

Mais même appuyée comme elle était, sa dernière remarque manquait de conviction, et quand leurs regards se croisèrent, Roxas se détourna, l'air à la fois embarrassé et peiné. Reno baissa les yeux et poursuivit comme si de rien n'était.

- On a eu une aventure, Yazoo et moi. C'est arrivé seulement une fois, il y a cinq ou six mois. Sur le moment, j'ai pas réfléchi, j'étais... j'étais salement à côté de mes pompes. Mais c'était une grosse erreur, je m'en suis rendu compte tout de suite après. Je lui ai dit que ça n'arriverait plus. Il a rien dit mais...

Roxas hocha la tête, l'air sombre.

- Mais pour lui, ça comptait, c'est ça ?

- Oui. On en a jamais reparlé, et même si ça se voyait qu'il était mal, il m'a jamais fait de reproches. C'était une erreur, et j'ai jamais voulu le blesser, c'est juste que je m'étais pas rendu compte... mais je crois que je lui ai brisé le cœur. Et même si lui, il m'en a pas voulu, je suppose qu'il en a parlé à Kadaj parce que c'est à ce moment-là qu'il a commencé à me chier dans les bottes... si tu me passes l'expression.

- Je te la passe volontiers. Donc, il réclame vengeance pour l'honneur bafoué de son... grand frère ? C'est lui, le plus jeune, je crois.

- Ouais. J'ai jamais dit que c'était logique. Quant à toi...

Il laissa la phrase en suspens et Roxas attendit en silence qu'il poursuive.

- Avant que tu commences à travailler ici, quand on me tannait pour que je prenne un assistant, Yazoo s'est proposé. J'ai fait des pieds et des mains pour trouver une autre solution, parce que j'avais - j'ai toujours - l'impression qu'il avait pas renoncé. J'ai fait passer des entretiens d'embauche, je me suis démené, et puis finalement j'ai demandé à Tseng de t'engager, toi. Evidemment, il a toutes les raisons de s'en féliciter, maintenant. Yazoo a été franchement dépité, je crois, mais c'est vraiment un mec bien et il en veut à personne - à par à moi, un peu, et il fait de son mieux pour que ça se remarque pas. Mais encore une fois, Kadaj...

- Je vois. J'ai pris la place qui revenait à son frère, d'après lui.

Reno soupira.

- Je le comprends pas. Il me déteste, alors il devrait plutôt être content que j'évite de l'encourager.

Roxas haussa les épaules.

- C'est un con.

- Dans ta bouche, ça veut dire beaucoup !

- Je pèse mes mots. S'il s'occupait de ses affaires, plutôt que de celles de son frère...

- Si Yazoo lui répétait pas tout, aussi... Bref, je suis désolé que ça te retombe dessus. T'y es pour rien.

- Je m'en accommoderai. Si je finis par en avoir marre, je lui dirai de s'occuper de ses oignons. Merci.

Il se leva pour retourner à son bureau.

- Roxas ?

- Oui ?

Reno baissa les yeux, gêné.

- Je veux que tu saches... J'avais jamais fait ça avant Yazoo, et je recommencerai pas. Toi et Axel, vous sortiez ensemble depuis plus de trois mois. Je m'étais jamais senti aussi seul de toute ma vie, j'avais l'impression que tout foutait le camp. Ce sont pas des excuses valables, aucune ne le serait, mais je veux que tu saches... que j'en suis pas fier. Je voulais pas t'en parler parce que j'ai honte d'avoir fait ça. Je m'en mords les doigts tous les jours, depuis.

Roxas eut une expression bizarre. On aurait dit qu'il voulait lui sourire mais qu'il n'y arrivait pas, mais son regard était compréhensif, et Reno sut qu'il ne le jugeait pas.

- Tu n'es pas infaillible, Reno. Et il faudrait que tu arrêtes de chercher à l'être. Tu te mets trop de pression... Tout le monde a des moments de faiblesse.

- Mais c'est un peu facile, non ?

- Peut-être. Mais on a tous choisi la solution de facilité, un jour ou l'autre. On a tous fait quelque chose qu'on voudrait pouvoir effacer. On a tous des regrets.

Il retourna à son bureau, s'assit et remua la souris. Il posa sa tasse, se tourna vers Reno et ajouta :

- Tout ce qu'on peut faire, c'est apprendre et vivre avec. Alors il serait temps que tu commences à te pardonner tes erreurs. Je crois que tu es trop dur envers toi-même : pour autant que je sache, tu n'en fais pas beaucoup.

Puis il se pencha vers son écran et ne dit plus rien. Un instant plus tard, le crépitement de son clavier emplissait la pièce. Reno médita ses paroles pendant un instant avant de retourner, lui aussi, à son travail.


Alors, étonnés ? Je sais qu'un certain nombre d'entre vous voyait un zeste de RenZoo dans cette histoire. Vous n'aviez pas tout à fait tort, mais c'est tout ce que vous aurez (même si, rassurez-vous, ça ne s'arrêtera pas là. Enfin, c'est surtout Kadaj qui ne va pas en rester là, ça va finir par péter).

Ce chapitre est un peu plus court, mais c'est parce qu'il y a surtout des dialogues et qu'il était temps de mettre ce point au clair. Les prochains seront de nouveau plus consistants.