"If I had you for what else could I pray ? If I had you I could make my way. The sun is up, the sky is blue, there's nothing I can't do if I had you..." E.
(Si je t'avais pour quoi d'autre pourrais-je prier ? Si je t'avais je pourrais faire mon chemin. Le soleil est haut, le ciel est bleu, il n'y a rien que je ne pourrais faire si je t'avais...)
Ce fut la première chose que je lus quand je me réveillai.
Mon cœur bondit dans ma poitrine quand je réalisai que je n'avais pas rêvé et qu'Edward revenait bien aujourd'hui. Et... qu'il m'avait embrassée dans ce hall d'aéroport.
Je m'étirai avant de voir que j'avais un deuxième message.
Je t'attends à l'aéroport pour 11h... Ne sois pas en retard. E.
A onze heure tapante, j'étais dans le hall.
L'angoisse que je ressentais n'avait jamais été aussi grande.
Edward allait arriver d'une minute à l'autre… et j'avais la sensation que j'allais tomber dans les pommes.
Mes mains tremblaient, mon cœur battait à tout rompre.
Pourquoi étais-je si angoissée ? Même pour mon premier rencard, je n'avais pas autant tourné en rond !
Alice m'avait presque poussée dehors pour que je parte. J'envoyai apparemment trop de mauvaises ondes et le poulet en refusait de cuire... Ce furent ses propres paroles.
Rosalie m'avait forcé à mettre une robe, et j'eus le droit de garder mes converses puisque Edward avait dit que c'était sympa. Elle avait même tenté de me convaincre de me maquiller mais j'avais résisté jusqu'à la fin : j'allais juste chercher Edward à l'aéroport, je n'allais pas à un rencard avec lui !
Et à présent, j'étais là, dans ma petite robe grise sans bretelles à l'attendre, et mon cœur n'avait jamais battu aussi vite et aussi fort.
Partagée entre l'envie de le retrouver et l'angoisse, car je savais qu'il allait falloir qu'on parle de beaucoup de choses, je sursautai quand je sentis deux mains se poser sur mes yeux.
Mon cœur bondit dans ma poitrine avant de reprendre sa course folle, résonnant dans mes tempes.
- Devine qui c'est... souffla une voix rieuse sans me lâcher.
Tout mon corps l'avait reconnu.
Edward. Edward. Edward...
- Je... je vois pas du tout, m'amusai-je, le souffle court.
Je l'imaginai aisément grimacer et ne pus retenir mon sourire.
- Allez... le gars que tu attendais toute seule dans ce hall...
- Euh... John ?
Il éclata de rire sans me lâcher.
- Nope' !
Pourquoi même sa façon de dire Nope était sexy ?
- Ah ! Je sais ! C'est toi Steve ?
- Non plus...
Je fis mine de réfléchir en posant un doigt sur mon menton pendant qu'il s'impatientait.
- Je ne vois pas du tout... j'ai épuisé mon stock d'amants.
- D'accord je vais peut-être aller rejoindre cette blonde qui ne m'a pas lâché du vol alors ! dit-il en me relâchant pour faire demi-tour.
- Hé ! m'écriai-je en lui rattrapant le bras après mettre retournée.
Il éclata de rire en revenant vers moi.
Mon petit manège avait faillit se retourner contre moi.
Cependant, je ne pouvais m'empêcher de sourire bêtement. Toute l'angoisse que j'avais pu ressentir ce matin s'était brutalement évaporée à son contact.
Son bras s'enroula autour de ma taille pour m'attirer contre lui, puis il posa son front contre le mien. Mon cœur s'accéléra par sa proximité alors que mon souffle se raréfia. Je me sentis rougir quand son regard transperça le mien, faisant naitre son sourire en coin qui étira ses lèvres.
Son allure, ses cheveux en bataille, ses yeux clairs baignés de lumière…
Il était encore plus beau que la veille.
- Salut, murmura-t-il.
- Salut, soufflai-je sur le même ton.
J'avais l'impression de pouvoir me noyer dans la profondeur de ses yeux.
- C'était qui cette blonde ? questionnai-je.
Il éclata de rire en me serrant un peu plus contre lui.
- Quelle blonde ? demanda-t-il innocemment.
Je levai les yeux au ciel, espérant être crédible… rien qu'un peu.
- Fais le malin Cullen.
Son sourire s'agrandit.
Il y eut un silence pendant lequel j'étudiai les traits de son visage, si beaux.
Je rougis à nouveau quand je me rendis compte qu'il m'observait aussi. Sa main remonta à hauteur de mon visage et il caressa ma joue du bout des doigts.
Sa mâchoire se contracta quand ma paume passa contre son torse faisant accélérer mon cœur. Je caressai les cheveux de sa nuque, savourant son contact que j'eus la sensation d'avoir attendus des années entières. Ses yeux se fermèrent quand il soupira de contentement doucement.
- Tu es revenu plus vite que ce que tu avais dit, murmurai-je en réalisant que nous avions été séparés à peine 24h.
- Tu m'as manqué, chuchota-t-il, me faisant devenir cramoisie.
Il allait vraiment falloir que je fasse quelque chose pour arrêter de rougir autant.
- Toi aussi, dis-je tout bas.
Ses yeux se rouvrirent lentement pour tomber sur ma bouche. Je mordis ma lèvre instinctivement. Mon cœur s'arrêta brutalement quand il posa son pouce dessus.
- Ne fais pas ça, souffla-t-il en libérant ma lèvre.
Il se pencha un peu vers moi et, soudain, je cessai de respirer. Son nez caressa le mien dans une lente caresse. Mon ventre donna naissance à des centaines de papillons qui s'envolèrent partout en moi.
- Bella ? m'appela-t-il doucement.
Je dû rassembler toute mes forces pour réussir à lui répondre.
- Oui ?
Il inspira lentement puis son regard retrouva le mien. J'eus l'impression que l'on tordait mon ventre à mains nues devant l'incandescence de son regard maintenant plus sombre.
- Est-ce que... Est-ce que je peux... t'embrasser ? bredouilla-t-il.
Quelques secondes, je restai figée, hébétée par tout ce que ces mots provoquaient en moi. Littéralement, je les avais attendus toute ma vie, je m'en rendais compte désormais.
Puis, mes envies prirent le dessus sur absolument tout le reste.
Je hochai la tête, incapable de parler.
Les mots semblaient avoir désertés mon corps. Tout comme mon cerveau et ma respiration.
L'instant d'après, ses lèvres se posèrent sur les miennes. Mon sang se figea avant de couler, brûlant, dans mes veines. Mon cœur s'arrêta brutalement puis repartit à toute vitesse. Sa main glissa sur mes reins pour me rapprocher de lui quand il quitta mes lèvres avant d'y revenir lentement. Je me délectai du mouvement lent de sa bouche contre la mienne avant que, impatiente, le bout de ma langue ne caresse sa lèvre.
Il se recula, mettant fin un peu brutalement à notre étreinte.
Je le regardai, hébétée.
- Bella... arrête ça, grogna-t-il, la voix cassée.
- Je... pourquoi ? murmurai-je, perdue.
Il posa un léger baiser sur mes lèvres avant d'inspirer lentement.
- Nous ne sommes pas seuls, répondit-il simplement avant de se reculer.
Il glissa sa main dans la mienne.
Brusquement, je me souvins qu'on était encore dans le hall de l'aéroport et vis que plusieurs personnes assises sur les bancs plus loin nous regardaient sans gêne. Je sentis mes joues me brûler pendant qu'un sourire illuminait le visage d'Edward. Je détestais me donner en spectacle.
- Au moins, tu rougis toujours autant... rigola-t-il en nous faisant avancer vers la sortie, son sac, que je n'avais pas encore vu, dans une main et ma main dans l'autre.
- Arrête, gémis-je en devenant cramoisie.
Il passa son bras autour de mes épaules sans lâcher mes doigts, me rapprochant de son corps.
- Ces rougeurs sont adorables, chuchota-t-il contre mon oreille, faisant frissonner ma peau avant d'embrasser ma tempe.
On regagna sa voiture et il s'installa au volant après avoir balancé son sac dans le coffre.
- Où est la surprise de Rosalie ? demandai-je pendant qu'il démarrait.
Il eut un sourire énigmatique avant d'enclencher la marche arrière pour quitter l'emplacement où je m'étais prudemment garée quelques instants plutôt.
- Dans mon sac...
- Qu'est-ce que c'est ? questionnai-je curieuse.
Il rit avant de prendre ma main et de mêler mes doigts aux siens pour les poser sur le pommeau de vitesse.
- Tu verras bien. Je pense qu'elle va devenir dingue.
- Tu sais que c'est injuste de me dire ça si tu n'as pas l'intention de me dire ce que c'est ?
Il éclata d'un rire sensuel en s'engageant sur la route. Nos mains enlacées passèrent les vitesses ensemble quelques instants puis il mit la musique en route.
- Clair de lune ? demandai-je en le regardant.
Il me lança un regard de biais. Avait-il déjà été plus beau qu'à cet instant ?
- Tu connais ?
- J'aime beaucoup, répondis-je avant de monter un peu le son.
Le reste du trajet se fit dans un silence apaisant et, quand on se gara devant la maison, Edward coupa le moteur avant de se tourner vers moi.
- Tout va bien ? demanda-t-il d'une voix calme.
- Tout va bien. Et toi ?
- Tout est parfait.
Il me dévisagea quelques secondes avant de poser une main sur ma nuque et d'attirer mon visage contre le sien pour m'embrasser. Notre nouvelle condition fit accélérer mon cœur. M'habituerai-je à ce genre de geste de sa part ?
Quand mes lèvres bougèrent avec les siennes parfaitement, je me mis à penser qu'elles avaient été faites pour s'embrasser. Lorsque sa langue demanda l'accès à ma bouche, je la laissai entrer sans m'y opposer.
Qui ferait ce genre de chose alors qu'Edward Cullen était en train de l'embrasser ?
Je m'entendis gémir quand sa langue caressa la mienne avec sensualité et m'accrochai à sa nuque tant les émotions me traversant furent fortes.
Il me goûta lentement, profitant de ce moment de calme. Mon cœur semblait avoir envie de prendre ses jambes à son cou et de se carapater hors de mon corps.
Quand -pauvre condition humaine- à bout de souffle il se recula, je gémis de protestation en ouvrant les yeux.
- Bella ? m'interrogea-t-il, la voix rauque.
Mes mains ne lâchèrent pas sa nuque pendant que je retrouvai ses yeux assombris.
- Hum ? dis-je, incapable de parler.
- C'est officiel, j'aime vraiment t'embrasser, murmura-t-il avant de se pencher vers ma bouche à nouveau.
On gémit d'un même ensemble quand nos bouches se retrouvèrent, ses doigts caressèrant ma nuque doucement.
Quand il se recula, il resta quelques secondes les yeux fermés. Je le regardai passer sa langue sur ses lèvres avant d'ouvrir les paupières lentement. Comment pouvait-on être aussi sensuel ?
- On devrait sortir d'ici, soufflai-je en me demandant si les autres avaient vu que nous étions arrivés.
- Je sais... je voudrais qu'on parle de quelque chose avant.
Il s'écarta sans me quitter des yeux et ma main qui était dans sa nuque tomba mollement sur mes cuisses.
- D'accord.
- Je... Dieu seul sait à quel point je veux être avec toi de toutes les façons possibles mais je... je voudrais qu'on prenne notre temps... j'ai conscience que tu en as besoin, et je respecte ça.
Je le regardai quelques secondes avant de hocher la tête, un peu perturbée et émue.
- Je ne veux pas précipiter les choses et que tu les regrettes par la suite.
Je faillis lui dire que je ne les regretterais pas mais me ravisai. Je n'étais tellement sûre de rien.
- Et je...
Il hésita en prenant ma main dans la sienne pour mêler nos doigts.
- Tu quoi ? demandai-je doucement en fouillant ses yeux.
- J'aimerais que... ça, dit-il en nous désignant tour à tour, que ça reste entre nous, pour l'instant... juste histoire de quelques jours, le temps qu'on... s'habitue à l'autre, comme ça.
Comme ça. Quel était le nom de notre relation ? Nous n'étions pas totalement un couple mais nous avions franchi la ligne de l'amitié depuis longtemps, ça c'était certain... Alors, qu'étions-nous vraiment ?
- Tu es d'accord ? demanda-t-il, me faisant me rendre compte que je n'avais pas réagi.
- Oui... je... d'accord, ça me semble... raisonnable.
Son sourire en coin apparut puis il se pencha pour effleurer mes lèvres à nouveau. Mon cœur loupa un battement.
- Allons-y avant que je n'oublie mes engagements, soupira-t-il contre ma bouche avant de sortir de la voiture.
Je restai quelques secondes figée avant de sortir à mon tour. Tout ce que je ressentais pour lui était hors norme.
Quand on entra dans la maison, elle était silencieuse, et ce fut après avoir entendu le rire tonitruant d'Emmett qu'on comprit qu'ils étaient sur la plage. Edward sourit avant de s'approcher de moi et de dégager mes boucles qui tombaient sur mon épaule de ses doigts.
Je me hissai sur la pointe des pieds et déposai un chaste baiser sur ses lèvres. C'était tellement bon de pouvoir faire ça. Il resta figé une poignée de secondes avant de me sourire tendrement. Il caressa ma joue quand je retombai sur mes pieds et j'appuyai mon visage contre sa paume, profitant de ce contact grisant.
- Va rejoindre les autres, j'arrive dans une minute, souffla-t-il doucement.
- D'accord.
Pourtant, aucun de nous ne bougea.
Il se pencha pour m'embrasser à nouveau avant de se reculer sagement.
- Vas y, sourit-il, me faisant faire demi-tour dans un soupire.
Ses lèvres me manquaient déjà. M'avait-il droguée ?
- Hey Bella ! Me salua Alice quand j'arrivai sur la plage.
Ils étaient tous allongés à se dorer la pilule. Elle regarda derrière moi avant de froncer les sourcils.
- Edward n'est pas là ?
J'essayai de ne pas rougir en me mordant la langue.
- Il est parti monter son sac dans sa chambre, soufflai-je en enlevant ma robe pour rester en maillot de bain.
Ce matin, j'avais mis le noir, en comptant aller me baigner avant de partir, avant de me rendre compte que je n'en n'avais absolument pas le temps.
Jasper me sourit avant de s'allonger sur le dos. Je tentai d'ignorer le sourire de Rosalie et son regard en m'allongeant sur une chaise longue avec eux. Je fermai les yeux et me perdis à nouveau dans les sensations des baisers d'Edward.
- Est ce que vous croyez qu'elle picole en cachette ? demanda Emmett après un silence.
J'ouvris les yeux pour voir quatre têtes m'observer.
- Quoi ? demandai-je en essayant de ne pas rougir.
- Tu as un sourire idiot, fit remarquer Jasper.
Je soupirai en fermant les yeux à nouveau, malgré le feu de mon visage.
- Je suis juste... heureuse. Il fait beau et nous sommes tous ensemble. C'est parfait.
- Elle a raison, souffla Alice. Tout est parfait.
- Ha Edward enfin ! s'écria Rose.
A son prénom, tout mon corps se tendis dans un mélange d'appréhension et de désir mêlés. Je restai les yeux fermement fermés quand je l'entendis saluer tout le monde.
- Tiens, cadeau, l'entendis-je dire.
J'ouvris les yeux pour le voir tendre un petit paquet à Rose. Je me surpris à sourir. J'allais enfin savoir ce que c'était. Je m'assis en croisant les jambes sur mon transat, attendant patiemment que Rose se décide à bouger.
- Ouvre-le ! s'impatienta Alice alors que Rosalie étudiait le petit paquet argenté.
- J'y viens !
Elle déchira le papier puis elle se figea en écarquillant les yeux.
- Oh. Mon. Dieu ! s'écria Alice en se levant pour rejoindre Rose et son cadeau.
Je ris quand Alice lui arracha des mains pour le regarder, l'étirant entre ses mains. C'était un T-shirt sur lequel il y avait écrit "NIRVANA" en grosses lettres jaunes sur fond noir. Je vis quelque chose à droite du T-shirt et haussai un sourcil vers Edward. Il me sourit fièrement avant de reporter son attention sur Rosalie qui n'avait pas dit un mot.
- Respire, lui conseilla Jasper.
Elle s'exécuta difficilement au bout de quelques minutes.
- Mon dieu... il... il...
- Elle a bugué, se moqua Edward en s'asseyant à côté de moi.
Pourquoi se mettait-il si près ? Voulait-il que tout mon corps s'enflamme ?
- Comment tu as fait pour qu'il le lui dédicace alors qu'il est mort ? demandai-je sans le regarder.
- Ce T-shirt était à la maison de disque... je le leur ai piqué.
J'éclatai de rire et il me regarda en haussant un sourcil.
- C'est... bizarre comme comportement, même pour toi, avouai-je dans un sourire.
Son sourire en coin, celui qui faisait battre mon cœur plus fort, étendit ses lèvres.
- J'ai négocié avec mon producteur. Ma signature contre ce T-shirt.
Rosalie rougit quand elle vit la dédicace avant de lancer un regard noir à Edward. Son sourire s'amplifia. C'était la première fois que je voyais Rose rougir et je me réjouissais de ne pas être la seule à le faire.
- Qu'est-ce qu'il...
- T'es sérieux Edward, ce T-shirt a vingt ans ? s'écria Rose en me coupant et tout le monde explosa de rire.
- T'es jamais contente, ce tee-shirt vaut une fortune aujourd'hui... Il serait venu te voir s'il n'était pas mort ! rigola-t-il.
Rosalie rougit à nouveau en grognant. Il y eu un long débat où tout le monde voulait voir et toucher le T-shirt. Je les regardai se battre, amusée, avant que Rosalie ne l'enfile, coupant court à la discussion.
- Merci Edward, dit-elle au bout d'un moment. Je l'aime beaucoup.
Il rit.
- J'imagine, oui.
Je ris à mon tour avant de me rallonger.
Pendant plusieurs minutes, je restai les yeux fermés, sentant par moment le regard d'Edward brûler mon corps. Après une énième fois, je me mordis la lèvre le faisant grogner légèrement.
- Arrête de faire ça, chuchota-t-il, tendu.
J'ouvris les yeux pour voir qu'il fixait ma bouche.
- Désolée, m'excusai-je en lâchant ma lèvre.
Il ferma les yeux en soupirant.
- Ne t'excuses pas, c'est moi... je... j'ai du mal à réfléchir quand tu fais ce genre de chose.
Je me sentis une nouvelle fois rougir et fermai les yeux.
- Désolée, dis-je à nouveau.
Un rire nerveux le secoua avant qu'il ne prenne ma main et caresse distraitement mes doigts.
Alice partit s'occuper du poulet avec Jasper quand je décidai d'aller me baigner. Je m'étirai avant de me lever. Le regard d'Edward balaya mon corps et je me sentis rougir à nouveau.
- Arrêtes ça, murmurai-je en me penchant pour attraper la crème solaire.
Il baissa les yeux sur ses mains en souriant. Je me mis de la crème là où je pouvais et, alors que j'allais demander à Rose de m'en mettre dans le dos, Edward me prit le tube de crème des mains avant de me dire de me tourner.
Je m'assis devant lui en dégageant ma nuque de mes cheveux que je ramenai d'un seul côté, devant mon épaule. J'essayai de respirer calmement en appréhendant de sentir ses mains sur moi.
Ses jambes apparurent de chaque côté de mes cuisses, et il posa ses mains sur mes épaules. Ses doigts glissèrent sur mes omoplates avant de remonter lentement vers ma nuque, qu'il massa avec douceur. Je frissonnai quand il longea ma colonne vertébrale, passant ses doigts sous mon maillot de bain avant de descendre sur mes reins.
J'eus la chair de poule quand il fit le chemin inverse lentement.
Ses paumes partirent sur chacune de mes épaules avant de longer légèrement mes bras, puis de remonter sur ma nuque. Mes mains se posèrent sur ses genoux pour me maintenir tant ses doigts sur moi m'étourdissait. Il sursauta à mon contact et je sentis son souffle chaud sur mon épaule s'accélérer légèrement.
Ses mains effleurèrent mes côtes lentement, puis la naissance de mes seins sous mon maillot de bain. Je me sentis rougir furieusement en sentant le feu naître dans mon bas-ventre alors que mon coeur sursauta. Je serrai les cuisses en me mordant la lèvre, puis ses mains retournèrent dans le bas de mon dos avant d'abandonner ma peau.
J'avais désespérément envie, besoin qu'il me touche.
Il embrassa mon épaule du bout des lèvres, ma respiration s'accéléra honteusement.
Je tournai le visage pour le voir et son nez frôla le mien. Je jetai un coup d'œil à ses lèvres en me disant que je donnerais tout pour que nous soyons seuls à ce moment-là.
Il posa un léger baiser à la commissure de mes lèvres, m'effleurant à peine. Pendant plusieurs secondes, on se dévisagea, perdus dans la conptemplation de l'autre et le désir crépitant entre nous.
Je tournai la tête pour voir Alice et Jasper dans la cuisine, penchés au-dessus du four, nous tournant le dos.
Je pivotai et posai une main sur le torse d'Edward avant d'embrasser ses lèvres lentement, savourant cette sensation de plénitude qui me saisissait chaque fois que nos bouches étaient en contact.
Il me rendit mon baiser avec toute la douceur dont il était capable, et, quand je reculai, il eut l'air troublé, un peu perdu.
Le souffle court, le désir rendant ses yeux plus sombre, il caressa ma joue dans un geste tendre. Son regard me quitta quelques secondes pour regarder autour de nous avant de reporter son attention sur moi.
Alice et Jasper avaient disparu de la cuisine et Rose et Emmet semblaient s'être endormis.
L'instant suivant, il prit mon visage en coupe avant de m'embrasser à nouveau. Quand sa langue goûta la mienne pour la deuxième fois de la journée, je gémis doucement et griffai sans le faire exprès son torse.
Ma main, qui était restée sur son genou, remonta presque inconsciemment sur sa cuisse.
Il m'attira contre lui d'une main sur les reins, me positionnant à califourchon sur ses cuisses.
J'effleurai de mes doigts son ventre, qui se contracta à mon touché, avant de passer sur son torse musclé et d'atterrir sur sa nuque.
Je fouillais dans ses cheveux quand son baiser devint plus profond, et mon bassin ondula contre le sien sans que je ne puisse le contrôler. Il étouffa un gémissement contre mes lèvres lorsque je recommençai le même mouvement contre lui, sentant sa virilité réveillée contre mon corps brûlant.
J'avais tellement envie de le sentir que s'en était douloureux.
Il s'écarta de ma bouche l'instant suivant, ses mains glissant sur mes hanches pour stopper mon corps se mouvant seul contre le sien. On se regarda un moment, haletant tous les deux.
- Je pense qu'il va falloir arrêter ça, murmura-t-il doucement en me faisant descendre de ses genoux pour que je m'asseye devant lui à nouveau.
- C'était agréable, protestai-je à voix basse en appuyant mon dos contre lui.
Je posai ma tête sur son épaule, étendant mes jambes devant moi. Mon corps entier tremblait, et j'eus du mal à calmer mon coeur alors qu'il était encore contre moi. Ses bras s'enroulèrent autour de ma taille, me rapprochant un peu plus de lui. Ce que je sentis contre mes reins n'était certainement pas le tube de crème solaire.
- Voilà pourquoi il va falloir que tu arrêtes de te frotter à moi de la sorte, chuchota-t-il, un peu plus tendu.
Je m'empourprai, évidement, mais mon désir sembla se rallumer un peu plus. Je bougeai légèrement les hanches pour me rapprocher un peu plus, le faisant grogner.
- Bella... chuchota-t-il d'une voix rauque.
Jamais sa voix n'avait été aussi rauque, aussi séduisante, et je devais l'avouer, aussi excitante. Il posa ses mains sur mes hanches pour me faire arrêter de bouger. Son souffle chaud et irrégulier brûla ma joue.
- Tu sais qu'on peut être deux à jouer à ça ? menaça-t-il avant de poser les mains sur mon ventre.
J'eus du mal à penser quand elle glissèrent lentement vers mon nombril. Elles descendirent encore plus bas, effleurant ma peau du bout des doigts. Mon bas-ventre se contracta dans un sursaut alors que ma respiration s'accéléra toute seule. Jamais personne ne m'avait troublée à ce point. Jamais personne ne m'avait fait cet effet là.
- Edward, soufflai-je difficilement en ne sachant plus si j'avais envie qu'il s'arrête ou qu'il continue.
Il embrassa ma tempe avant de remonter ses mains sur mon estomac et de nouer ses doigts ensemble.
Posant mes mains sur les siennes, je mêlai nos doigts avant de soupirer de contentement. C'était tellement évident d'avoir ce genre de geste entre nous.
Il ne bougea plus pendant plusieurs minutes. Ainsi, j'eus le temps de retrouver une respiration presque normale.
- A table ! Hurla Alice de la cuisine en me faisant sursauter.
- Tuez la, soupira Edward derrière moi.
Emmett roula sur le côté en grognant lourdement pendant que Rosalie baillait. Ils s'étaient donc bien endormis. Je me détachai d'Edward à regret et, après un sourire en coin de sa part, me rendis dans la cuisine en traînant des pieds. J'aurais voulu rester des heures dans son étreinte rassurante.
Le repas se passa dans la bonne humeur et j'eus même le droit d'échapper à la vaisselle parce que j'étais allée chercher Edward à l'aéroport, ce qui entre nous, avait été loin d'être une corvée. Les autres débarrassèrent et firent la vaisselle pendant que je repartais sur la plage.
J'allai jusqu'à l'eau et laissai les vagues s'échouer sur mes pieds en regardant l'horizon. Cette maison était une vision de rêve. Depuis que j'étais venue ici la première fois, quand j'avais 5 ans, je m'étais promis d'en avoir une à moi un jour.
Hélas, il allait falloir que j'économise pendant longtemps avec mon salaire de bibliothécaire. Je nouai mes mains dans ma nuque en levant le visage vers le soleil, en me disant que ma vie était en train de prendre un sens différent depuis plusieurs heures.
Grâce à Edward, j'avais de nouvelles raisons de me battre.
Je sursautai quand je le vis apparaître à mes côtés.
- A quoi penses-tu pour être aussi captivée ? demanda-t-il doucement, les pieds dans l'eau et le regard à l'horizon.
Il était tellement beau.
- A un homme, dis-je doucement.
Son regard se posa sur moi.
- Vraiment ?
Je hochai la tête en reportant mon attention sur les vagues.
- Il en a de la chance, murmura-t-il.
Je souris, ne pouvant m'en empêcher.
- Plutôt bel homme en plus... et musicien.
- Ha oui ? s'étonna-t-il.
Mon sourire s'amplifia.
- Hum... et il a de très beau cheveux, ajoutai-je après un silence.
Un léger rire le secoua.
- Et qu'est-ce qu'il fait d'autre ? questionna-t-il en se tournant légèrement vers moi.
Mon sourire n'arrivait plus à quitter mon visage.
- Il chante.
- Il chante quoi ?
Je mordis ma lèvre pour m'empêcher de rire.
- Il chantait, avant sa mort, dis-je d'une voix neutre.
- Que... quoi ? s'indigna Edward.
Je le regardai en haussant un sourcil.
- Qu'y-a-t-il d'étonnant ? Kurt Cobain est décédé, c'est connu.
Son sourire retomba aussi vite qu'il était apparu. J'éclatai de rire quand il fit demi-tour pour remonter à la maison.
- Allez, Edward ! rigolai-je en rattrapant son poignet.
Il revint vers moi et même s'il ne souriait pas, je devinai qu'il essayait d'être sérieux.
- Tu parles beaucoup trop de cet homme-là, souffla-t-il, me faisant rire une nouvelle fois.
- Je n'aimerais pas sortir avec un homme mort, boudai-je quand ses doigts se mêlèrent aux miens.
Il me tira un peu vers lui et je posai ma main à plat sur son torse. Son cœur sous ma paume accéléra. Je souris bêtement en constatant que je n'étais pas la seule à avoir ce genre de réaction. Mes yeux se posèrent sur ses lèvres et j'humidifiai les miennes en luttant pour ne pas lui sauter dessus.
- J'ai... vraiment envie d'être seul avec toi, murmura-t-il doucement.
Je rougis, évidemment, et son sourire en coin apparut. Il caressa ma joue du bout des doigts.
- T'ai-je dis que j'adorais ça ? demanda-t-il avec un sourire.
Je le repoussai sans grande conviction alors qu'il riait.
Il noua ses bras autour de ma taille avant de me faire passer devant lui, posant son menton sur mon épaule. Je croisai les bras sur ma poitrine en boudant, le faisant rire encore.
- Tu es sublime, chuchota-t-il contre mon oreille, me faisant lever les yeux au ciel.
- Tu es puéril, rétorquai-je.
Il embrassa mon épaule, me faisant frissonner lourdement.
- Pense ce que tu veux, je te trouve sublime.
Je rougis en me mordant la lèvre. Il avait l'air tellement sincère... Ses lèvres effleurèrent mon épaule à nouveau, faisant s'accélérer mon coeur. Je frissonnai de la tête aux pieds. Son corps se pressa contre le mien alors que le désir glissait entre mes reins, accélérant mon souffle. Il soupira longuement avant de nous faire avancer un peu dans l'eau.
- A quoi tu joues ? souris-je quand l'eau arriva jusqu'à mes cuisses.
- Je sais pas... je veux peut-être que tu sois mouillée, dit-il lentement, la voix rauque.
Je repensai au jour de nos retrouvailles, six jours plutôt et à la façon dont il avait dit qu'être mouillée m'allait bien... Le sang afflua mes joues et mon bas-ventre s'éveilla un peu plus dans un frisson.
- C'est déjà fait, murmurai-je en rougissant encore plus.
Il se figea dans mon dos, je me mordis la lèvre, retenant un rire.
- Mes jambes sont déjà mouillées, précisai-je.
Un rire le secoua. J'entendis quelque chose et tendis l'oreille en ne bougeant plus.
- Qu'est-ce qui...
- Chut, le coupai-je en tournant la tête vers la plage. T'as pas entendu quelque chose ? lui demandai-je en me tournant complètement pour observer la plage déserte.
- Ben... non.
- Je suis certaine d'avoir entendu un truc, soufflai-je.
Le bruit recommença.
- Écoute ça ! m'écriai-je avant de remonter sur la plage.
- J'ai entendu mais on dirait...
Le bruit se fit plus distinct et j'observai la motte de sable d'où s'échappaient quelques herbes folles.
- On dirait un couinement, finit-il en s'approchant de moi.
J'avançai un peu plus en suivant le bruit.
- C'est peut-être une bête sauvage, dit Edward, soudain moins confiant.
Je le regardai de travers. Depuis quand était-il une poule mouillée ?
Je vis une petite boule noire au milieu des plantes et fronçai les sourcils.
- Edward ? demandai-je sans quitter ce que j'avais sous les yeux.
- Qu'est-ce que c'est ? questionna-t-il sans s'approcher.
- Alice va nous tuer, dis-je simplement en tendant les bras.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? s'écria Alice, comme prévu, quand on rentra dans la cuisine.
- C'est qu'un pauvre bébé, soufflai-je d'une petite voix en lui montrant le-dit "bébé"
Elle observa la petite bête dans mes mains, qui miaulait, avant que son regard ne se radoucisse un peu. Puis, elle me regarda sourire et elle se ressaisit.
- Il est hors de question que cette chose reste ici !
- C'est un chaton orphelin ! protesta Edward avant de me le prendre des mains pour le lui mettre sous le nez.
Le chaton miaula encore et c'était vraiment adorable. Mon cœur fondit autant de tendresse.
- Regarde-moi ses petits yeux bleus, chuchotai-je en espérant la faire flancher.
- Qui vous dit qu'il est orphelin ? demanda Jasper récoltant un regard noir de notre part.
Il leva les mains devant lui en signe d'excuses.
- On ne peut définitivement pas le laisser tout seul dehors... remarqua Rose avant de prendre le chaton contre elle.
Il la regarda quelques instants avant de miauler à nouveau. Il était totalement adorable.
- Je n'en veux pas, protesta Alice, me faisant soupirer.
- De toute façon, d'ici demain, il aura été bouffé par un renard s'il reste dehors, soupira Emmett en levant les épaules de façon désinvolte.
- D'accord, on le garde, s'écria vivement Alice.
Je lui sautai dessus pour l'embrasser.
- Merci, merci, merci ! l'embrassai-je.
Elle me repoussa, encore mécontente avant de me prendre par les épaules.
- Tu t'en occupes, je ne veux pas qu'il fasse ses besoins partout et s'il fait des bêtises, je te le fais manger.
Je secouai vivement la tête puis elle soupira en me lâchant pour partir dehors.
- Dans quoi je me suis encore fourrée... gémit-elle avant de disparaître.
J'échangeai un sourire avec Edward. Je me retins d'aller l'embrasser en me souvenant que les autres étaient encore là, bien qu'ils soient tous occupés avec le chaton que Rose tenait dans ses bras. Ils firent des 'oh' des 'ah' en le regardant pendant les dix minutes qui suivirent. Malheureusement, malgré les caresses et les bisous qu'il reçut, il ne cessa de pleurer.
- Qu'est-ce que ça mange ces choses-là ? demanda Jasper en le caressant. Il est tout maigre...
- Du lait ? proposai-je.
Edward ouvrit le frigo et sortit une petite assiette qu'il remplit en quelques minutes. Il posa ensuite l'assiette sur la table avant de me faire signe de rapprocher le chaton. Dès qu'il fut sur la table et qu'il sentit le lait, ses sens s'affolèrent et il lécha prestement l'assiette.
- C'est super mignon, souffla Rose en se penchant sur la table.
Edward le servit trois fois et quand il fut rassasié, il se coucha en rond, à proximité de l'assiette et bailla. Je me sentis fondre. Edward le prit dans ses bras et l'observa s'endormir. Pourquoi était-il encore plus sexy avec cette petite chose dans les bras ?
- Comment va-t-on l'appeler ? demandai-je en voyant ses petits yeux se fermer.
- Faut savoir si c'est un mâle ou une femelle, d'abord, conseilla Jasper en s'approchant.
C'était une fille.
- On n'a qu'à l'appeler "compote", proposa Emmett, récoltant un ensemble de regards noirs.
- Non... je sais, souffla Rose en la caressant du bout des doigts. Nirvana...
Edward soupira.
- Pourquoi parle-t-on d'eux tout le temps ?
- Hé, tu m'as ramené un T-shirt dédicacé de la main de Kurt Cobain, c'est une raison indiscutable.
- J'aime bien Nirvana, avouai-je en ignorant leurs chamailleries.
- Bon, eh bien... bienvenue chez les fous, Nirvana, rigola Jasper.
- Une bière pour fêter ça ? demanda Emmett en ouvrant le frigo.
Je levai les yeux aux ciel, tous les prétextes étaient bons.
On partit avec Rose chercher ce qu'il fallait pour Nirvana en ville. Ce qui devait être à la base quelques achats pour le nécessaire se transforma en nombreux sacs avec d'innombrables choses inutiles. Ce chat avait tout, à présent, pour vivre pleinement heureux, et même des choses qui ne lui serviraient jamais, c'était certain. Après avoir fait plusieurs animalerie, on s'arrêta dans un café.
- Alors ? commença Rosalie en prenant sa tasse de café chaud entre les mains.
- Alors quoi, Rose ? demandai-je en concentrant toute mon attention sur mon cappuccino.
- Fais pas la maligne avec moi, j'ai bien compris ce qui se passait avec Edward... vous êtes ensemble ?
- Je... oui, je crois.
Elle eut un sourire jusqu'aux oreilles avant de croiser mon regard.
- Tu crois ?
- Eh bien je... on s'est embrassés... plusieurs fois, avouai-je en rougissant. Il veut qu'on prenne notre temps, dis-je face au silence de Rosalie.
- Et il a raison...
- Je sais mais c'est dur de... résister à... ça, murmurai-je en baissant les yeux sur ma tasse.
Et par ça, je voulais dire ce désir qui semblait me broyer de l'intérieur.
- Ça arrivera quand ça devra arriver.
- Je sais. Mais je vois bien qu'il lutte pour ne pas... se laisser emporter... juste pour ne pas me brusquer.
Elle prit ma main dans la sienne en me regardant.
- Il veut faire les choses bien et je crois que pour l'instant il y arrive.
Je hochai la tête en réalisant qu'elle avait parfaitement raison.
- Mais, continua-t-elle après un court silence, il faut aussi réfléchir à ce qui est important vous concernant... laissez-vous guider et cessez de réfléchir constamment. Votre désir l'un pour l'autre finira par prendre le dessus, tôt ou tard.
- Tu as raison, soufflai-je en finissant ma boisson.
- Tu apprendras que j'ai souvent raison, Swan ! rigola-t-elle en buvant son café.
J'observai les gens défiler dans la galerie marchande quand elle se leva.
- Bon, allons voir si notre petit trésor n'a pas rendu folle Alice !
On regagna la maison dans la bonne humeur et Emmett, Edward et Jasper eurent besoin de s'unir pour monter l'arbre à chat géant qu'on avait ramené, ce qui me fit beaucoup rire. Alice se joignit même à nous et s'installa sur le canapé à mes côtés, en regardant le chaton qui dormait, calé contre ma poitrine et mon bras.
- Avoue qu'elle est vraiment mignonne, soufflai-je en ne quittant pas Edward des yeux.
- On dirait que tu parles d'un bébé...
- C'est un bébé !
Elle me lança un regard qui voulut tout dire.
- D'accord, c'est juste un chaton... mais elle est craquante non ? Regarde-moi ses toutes petites pattes...
Je la vis grimacer avant de soupirer.
- C'est vrai qu'elle est jolie, souffla-t-elle en la caressant du bout des doigts.
Je souris, victorieuse. Nirvana s'étira en écartant ses pattes. Rosalie à ma droite soupira.
- Il ne faut pas grand-chose pour accaparer leur attention, intervint Jasper en se tournant vers nous.
On releva toutes les trois la tête vers lui, le faisant déglutir.
- Rentrez les griffes !
Edward se tourna vers nous et nous sourit.
Mon sang chanta dans mes veines.
Plus tard, après que notre nouveau bébé se soit endormi dans les bras de Rosalie, elle me la repassa pour aller prendre une douche. Je déambulai dans le salon en marchant lentement, berçant cette petite boule de poils contre moi. Dormait-elle toujours aussi profondément ? Je l'enviai en la regardant respirer à rythme régulier. J'avais l'impression d'être épuisée.
- Elle va prendre l'habitude dormir dans tes bras, remarqua Edward en entrant dans la pièce.
- Elle est trop mignonne, souris-je en le regardant brièvement.
Il avança jusqu'à moi. J'arrêtai brutalement de bouger, et de respirer. Il se pencha vers moi mais embrassa la tête du chaton dans mes bras. Malgré l'odeur qu'il dégageait, je réussis à m'éloigner, vexée qu'il embrasse le chat, et non moi.
- Quoi ? demanda-t-il en souriant.
- Rien du tout.
Il s'approcha à nouveau, accélérant mon cœur.
- Tu as peur que je préfère le chaton à toi ? rigola-t-il en se penchant vers moi.
Mon souffle se coupa.
- Non, je m'en fous que tu puisses... commençai-je, avant d'être coupée par ses sublimes lèvres qui m'embrassaient.
J'allais oublier le chat dans mes bras et enrouler mes mains dans sa nuque quand il se recula. Je me sentis coupable envers cette petite boule de poils mais décidai que sur ce coup-là, Edward était ma priorité.
Tu m'étonnes !
- Tu disais ? s'amusa-t-il en me dévisageant.
- Que... je...
Je posai le chat dans le canapé derrière moi avant de capturer ses lèvres à nouveau. Me hissant sur la pointe des pieds, je multipliai les contacts entre nos corps. Nous fûmes interrompus par un raclement de gorge. Je sursautai en lâchant la bouche d'Edward. Rosalie se tenait dans les escaliers, un sourcil haussé et un sourire au coin des lèvres.
Je rougis en m'écartant d'Edward.
- Je vais tout de suite faire comme si je n'avais rien vu et partir rejoindre les autres dehors, dit-elle sournoisement avant de passer à côté de nous.
Elle s'arrêta à un mètre de nous, se tourna pour nous regarder.
- Pour ce que ça vaut, vous êtes... vraiment parfaits ensemble.
Je me sentis rougir et le regard d'Edward brûla ma nuque. Elle allait repartir quand elle ajouta :
- Mais trouvez-vous une chambre !
On se retrouve vite ? Ma petite Nirvana, je l'aime déjà *jefonds*
Laissez un mot.
Tied.
