POV Bella.
Plus tard, allongés sur le dos, côte à côte, nous reprenions notre respiration en regardant le plafond.
Bon sang, cet homme était parfait.
Jamais faire l'amour avec quelqu'un ne m'avait fait ressentir ça. J'avais l'impression que nos corps étaient faits pour ça, pour s'emboîter et bouger ensemble.
Aucune étreinte de m'avait jamais fait ressentir un plaisir aussi puissant.
C'était grisant, enivrant... et effrayant.
Sa main reposant doucement contre ma poitrine et ma tête appuyée sur son bras, je regardai son profil pendant qu'il reprenait difficilement son souffle. Ses pommettes étaient légèrement roses, sa bouche entre ouverte, rouge de nos baisers et ses yeux s'étaient fermés dans un apaisement total.
Ses cheveux formaient un halo humide et désordonné autour de son visage. Il était terriblement beau, tentant et attirant.
Ses doigts bougèrent presque imperceptiblement contre ma peau secouant mon corps entier d'un violent frisson.
Je savais qu'il avait vu ma cicatrice, -la deuxième- je m'en étais rendue compte quand son regard s'était posé sur mon sein, lui faisant froncer les sourcils, mais il n'en avait toujours pas parlé et c'était mieux ainsi.
Lui parler de ma cicatrice aurait été lui parler de Jacob, et ça n'était pas encore acceptable pour l'instant.
Il avait dit qu'il me laisserait du temps, et c'était tout ce dont j'avais besoin.
La radio balançait de la musique et je me laissai bercer par la voix de Ray Charles en fermant les yeux.
Quand je m'éveillai, quelques heures plus tard, je pris conscience de deux choses. Le corps d'Edward contre le mien, son torse contre mon dos et nos jambes mêlées. Et le fait que les autres allaient se lever dans peu de temps, -à moins qu'ils ne soient déjà levés- et qu'ils allaient surement s'apercevoir que ma chambre était vide…
Edward ne voulait pas en parler autour de nous, et pour dire vrai, y penser me donna mal au ventre.
Pourquoi ne voulait-il rien dire ? Était-ce trop tôt ? Je ne regrettais absolument pas tout ce que nous avions pus faire, lui et moi, mais lui, le regrettait-il ? Peut-être jugeait-il que c'était trop tôt ? Je ne savais toujours pas le genre de relation qu'il désirait avoir… ni le genre de vie, ni même si il allait rester ici !
Les questions tourbillonnaient dans ma pauvre tête, accélérant ma respiration.
Son souffle chaud dans mon cou devint moins régulier. Je compris qu'il se réveillait. Ses bras se resserrèrent autour de moi et sa bouche embrassa mon cou, me faisant frissonner. Immédiatement, les questions qui me torturaient cessèrent. Je posai un baiser sur nos mains liées en les ramenant à ma bouche.
- Il faut que je retourne dans...
Ma phrase mourut sur mes lèvres quand ses doigts glissèrent sur ma hanche, avant d'effleurer mes fesses. Mon cœur s'accéléra.
- Dans ? murmura-t-il.
- Dans... répétai-je pourtant incapable de parler pendant que ses doigts effleuraient mes cuisses, déclenchant des slaves de frissons sur tout mon corps.
Sa main dévia à l'intérieur de mes cuisses et je me mordis la lèvre pour ne pas gémir tout fort. Il était tellement doué pour me faire perdre mes moyens. Je me tournai de façon à pouvoir le regarder, sentant nos souffles s'accélérer en même temps. Mes yeux fixèrent sa bouche rose et plus tentante que jamais.
- Bella ? m'appela-t-il doucement, ses doigts m'effleurant à peine faisant sursauter mon corps sans cesse.
Mes yeux tombèrent sur les siens, d'un vert si intense et si sombre que mon ventre sembla se retourner. Sa main quitta mon corps pour se poser sur ma hanche, nous faisant basculer pour que je puisse m'allonger sur lui.
Je remontai contre son corps, presque étourdie par ce brusque changement avant de poser mon front contre le sien. Mes cheveux tombèrent de chaque coté de son visage, nous cachant du reste du monde. Mon cœur sursauta dans ma poitrine.
Ma main gagna sa joue où sa légère barbe me piqua agréablement le bout des doigts.
Il me sourit doucement avant d'avancer son visage vers le mien.
Mon souffle se coupa quand son nez caressa le mien, sa main se posant dans ma nuque pour me maintenir contre lui.
Après quelques secondes, il m'attira contre sa bouche, me faisant soupirer de bien être quand mes lèvres retrouvèrent les siennes avec cette douceur qui le caractérisait si bien.
Mes doigts trouvèrent ses cheveux en même temps que sa langue demandait l'accès à ma bouche.
Une plainte le secoua, serrant délicieusement mon ventre. Je le laissai me guider pendant un moment avant qu'il ne s'écarte, le souffle court.
De ses mains sur mes hanches, il me poussa à me redresser.
Suivant le mouvement, il se retrouva assis sous moi.
Je remontai mes cuisses de chaque côté de ses hanches, mon corps s'enflammant en sentant son désir contre le mien. Nos souffles se coupèrent d'un même ensemble.
Son regard sombre balaya mon corps d'un regard avant de retrouver le mien.
La façon dont il me regardait fit s'accélérer mon cœur à nouveau, qui résonna dans ma poitrine de manière presque douloureuse. Personne ne m'avait jamais regardé de cette façon.
Seulement lui.
Son pouce passa sur mes lèvres entrouvertes, le bout de ma langue goûta sa peau, le faisant presque grogner contre moi.
Sa paume glissa dans mon cou avant de descendre le long de mon corps, ses doigts effleurant ma poitrine lentement, calmement.
Je me demandais vaguement comment il pouvait être si calme alors que le martèlement bruyant de mon cœur résonnait dans tout mon corps.
Sa bouche embrassa mon cou tendrement avant de glisser jusqu'à mes seins.
Le silence entre nous m'étourdissait et me rendait tellement alerte au moindre souffle de sa part que j'en avais le vertige.
Sa langue et ses lèvres remplacèrent ses doigts rapidement. Ma tête tomba en arrière, et, les yeux fixés sur le plafond d'un blanc immaculé, je ne pu rien faire d'autre que de gémir honteusement.
Il était tellement doué qu'il me faisait perdre pieds.
Le désir de le sentir encore plus près me tirailla à m'en faire mal. Je roulais des hanches contre lui, cherchant à éteindre le feu ardent qui courrait dans mes veines, de ma tête à mes pieds.
D'une main sur la nuque il me fit redresser et sa bouche remonta lentement, dans un chemin brûlant de sa langue sur ma peau jusqu'à mon menton, puis mes lèvres.
Mon corps ondula contre le sien quand ses deux mains empoignèrent mes hanches pour me soulever contre lui.
Mes mains ne quittèrent pas sa nuque jusqu'à ce qu'il me fasse glisser lentement sur lui, emplissant mon corps d'une façon qui me coupa le souffle. Mes doigts s'accrochèrent à ses épaules quand il bougea légèrement pour s'enfoncer un peu plus en moi.
Son souffle saccadé percuta mon visage au bout de quelques secondes. Un gémissement m'échappa quand il posa sa main contre mon cœur qui battait à tout rompre.
Il attira mon visage contre lui de sa main sur ma nuque, avant de m'embrasser langoureusement. Je me délectai de sa langue contre la mienne, de son corps dans le mien. Rien ni personne ne m'avait fait ressentir ça avant lui.
Ses doigts retrouvèrent mes hanches, il m'incita doucement à bouger contre lui alors que ses lèvres erraient vers mon cou puis trainèrent doucement jusqu'à mon oreille.
- J'ai besoin de toi, souffla-t-il avec difficulté, sa bouche effleurant mon oreille à chacun de ses mots.
Je frémis contre lui et commençai à bouger lentement sur lui, nous faisant gémir à l'unisson.
Comment cela pouvait-il être encore meilleur que les trois fois de la nuit dernière ?
Sa bouche retrouva la mienne avec ferveur pendant que mon corps se mouvait presque tout seul contre le sien.
Nos souffles s'accélérèrent à nouveau tandis que le plaisir grossissais dans mon ventre de manière fulgurante.
Il se recula pour me regarder avant de dégager les cheveux qui étaient tombés sur mon visage.
Ses doigts traînèrent sur mon front, puis ma tempe avant de faire passer mes cheveux derrière mon épaule.
Je passai mes doigts dans ses cheveux avant d'attraper sa nuque pour pouvoir l'embrasser. Si j'avais pu parler, je lui aurais certainement dit tout les sentiments d'une intensité jamais égalée qui me traversaient chaque fois que sa peau touchais la mienne.
Ses bras s'enroulèrent autour de mon corps et il me serra contre lui, pendant que j'étouffai mal un gémissement dans ses cheveux
Mon corps ne cessait de bouger contre lui. Plus les secondes passaient, plus le plaisir semblait m'embraser toute entière.
Il posa sa main sur ma hanche et me guida, accélérant mes mouvements sur lui. Son front se posa contre le haut de ma poitrine.
Un gémissement sourd m'échappa, le faisant se crisper un peu plus contre moi, soufflant contre ma peau.
Il souleva les hanches légèrement: mon corps se figea pendant que j'étouffai un nouveau gémissement en mordant ma lèvre.
Il recommença son mouvement une nouvelle fois.
Mon corps se resserra sur lui violemment pendant qu'un cri s'échappait de mes lèvres. Le plaisir me terrassa, envoyant de longues décharges électriques dans tout mes membres.
Edward captura mes lèvres dans un baiser la seconde suivante, se libérant en moi en serrant ses bras autour de ma taille, grognant contre ma bouche.
L'apaisement nous gagna lentement.
Tremblante, je posai mon front contre le sien et passais une main derrière sa nuque, sa peau frissonnant sous la pulpe de mes doigts.
J'ouvris les paupières lentement pour tomber sur ses yeux clos.
Ses longs cils bruns caressaient presque ses pommettes, sa bouche entre-ouverte laissait passer un souffle rapide, Sa langue humidifia ses lèvres presque au ralenti et je me penchai instinctivement vers sa bouche qui semblait n'être faite que pour moi. Son souffle s'écrasa alors contre mes lèvres, les brûlant délicieusement.
- T'es magnifique, murmurai-je après avoir rompu notre baiser.
Il resta les yeux clos quelques secondes, esquissant un sourire en coin. Ce même sourire qui faisait battre mon cœur plus fort, celui-là même qui me faisait l'aimer toujours plus. Ses yeux s'ouvrirent pour tomber dans les miens. Mon cœur s'envola devant leur douceur.
Une porte claqua me ramenant brutalement à la réalité.
- Merde, sursautai-je en regardant autour de nous, faut que je retourne dans ma chambre, faut qu'on...
- C'était ça que tu essayais de dire tout à l'heure ? se moqua-t-il sans pour autant me lâcher tandis que je me tordais pour attraper mon tee-shirt.
- Et bien... oui, mais tu avais autre chose en tête, donc... soupirai-je faussement agacée en enfilant mon vêtement.
- Tu vas quand même pas me dire que t'en avais pas envie ? Je ne t'ai pas entendue te plaindre, si ?
Je haussai un sourcil et son sourire s'agrandit.
- Ravale ce sourire arrogant Cullen, t'es pas irrésistible.
Mensonge !
- Voyez-vous ça ! rigola-t-il avant d'attirer ma bouche contre la sienne.
Sa langue trouva la mienne et j'abandonnai derechef l'envie de le repousser.
- Alors ? demanda-t-il en relâchant mes lèvres.
Je posais les deux mains à plat sur son torse pour le repousser avant de descendre de ses genoux.
- Aucun effet ! affirmai-je malgré les battements fous de mon cœur et mon envie de lui qui revenait au galop.
Il leva les yeux au ciel pendant que je cherchais mon sous-vêtement.
Ne le regarde pas, surtout, ne le regarde pas...
- M'aide surtout pas à le trouver, grognai-je en remontant à quatre pattes sur le lit avant de me pencher pour regarder de l'autre côté du lit.
Il pencha la tête pour regarder mes fesses.
- Hé ! m'indignais-je en tirant sur mon tee-shirt pour cacher mes formes.
Il éclata de rire en m'attirant contre lui d'un bras autour de ma taille.
- I peine deux minutes tu étais beaucoup moins habillée que ça, remarqua-t-il en embrassant mon cou.
Je me sentis rougir avant de le repousser à nouveau.
- Il faut que je retrouve cette foutue culotte, soufflai-je en l'ignorant.
Un petit rire le secoua. Je repérai enfin ce que je cherchai, loin dans la chambre, presque à la porte…
- Qu'est ce qu'elle fait là bas ? rigolai-je en regardant à nouveau Edward qui s'était levé.
Il avait enfilé un boxer noir qui moulait parfaitement ses sublimes fesses, troublant ma personne.
Il fit quelques gestes désordonnés mimant de faire voler mes vêtements. Je ris en récupérant mon sous-vêtement. Je trouvais ensuite mon jean et quand je fermais mon bouton, Edward me regardait, scrutant mes gestes, son sourire en coin sur les lèvres.
Avec ses cheveux comme ça, totalement désordonnés et sa bouche rouge, il était à tomber.
Comme toujours.
- Bien, je vais devoir y aller alors, dis-je en reculant jusqu'à la porte.
- Et bien oui.
Il se rapprocha de moi et caressa ma joue d'un revers de main.
- Ce fut un plaisir de répondre à votre requête Mademoiselle Swan...
- Requête ? demandai-je en haussant un sourcil.
Son sourire se fit plus grand.
- Ta demande désespérée ?
- Edward ! m'indignais-je en tapant son torse.
Il éclata d'un rire séduisant qui fit s'accélérer mon cœur.
- S'il te plait Edward, s'il te plait... m'imita-t-il d'une voix sur aiguë.
Je le repoussai de toutes mes forces, le faisant à peine bouger. Avant que je puisse faire quoi que ce soit, sa bouche fondit sur la mienne alors qu'il rigolait encore contre mes lèvres.
Je savais exactement comment lui faire oublier de rire. J'attrapai sa lèvre entre les miennes et je la suçais lentement, il déglutit difficilement en me regardant. Son sérieux était revenu aussi vite qu'il était parti. Je le connaissais tellement maintenant… cette pensée me fit frissonner.
- Bella... souffla-t-il doucement.
Je posai un baiser sur ses lèvres avant d'ouvrir la porte.
- Hey ! Tu vas pas me laisser comme ça ! s'écria-t-il.
Ce fut mon tour de rire.
- Je vois pas de quoi tu parles, me moquai-je en sachant exactement de quoi il parlait.
Le désir m'avait moi même déjà embrasé.
- Mais... Bella ! reprit-il quand j'allais partir.
- Une douche froide est conseillée, lui dis-je avant de refermer sa porte derrière moi.
Je l'entendis pester avant de rire.
Je ne pus m'empêcher de rire à mon tour. Quand je regardai autour de moi je tombai sur Rosalie qui sortait de sa chambre. Elle haussa un sourcil en me voyant alors que je lui tirai la langue.
- Tu es puérile, remarqua-t-elle en venant vers moi.
- Je suis puérile, avouai-je avant de sourire sans pouvoir m'en empêcher.
- Hum... joues roses, sourire idiot et yeux pétillant... Mon dieu, vous venez de... commença-t-elle en levant son doigt entre nous.
- Non ! mentis-je.
Son regard me fit comprendre qu'elle était loin d'être dupe.
- On... discutait juste...
- Prends-moi pour une cruche !
Elle descendit les escaliers, les mains sur son gros ventre. Je restai dans le couloir quelques secondes avant de rentrer dans ma chambre, ne pouvant m'empêcher de sourire idiotement.
Oh oui, nous l'avions fait... ce matin, et cette nuit... Plusieurs fois, même.
J'avais presque envie de monter sur le toit de la maison pour le crier. Mieux, j'allais courir sur les collines d'Hollywood avec un haut parleur géant et annoncer au monde entier qu'Edward m'avait fait l'amour et qu'il faisait ça divinement bien.
Avais-je déjà précisé qu'il m'avait fait l'amour ? Et plusieurs fois ? Et toujours aussi... intensément ?
J'hésitai à prendre mon oreiller pour crier dedans avant d'éclater de rire, seule dans le milieu de ma chambre.
Bien, mon cerveau avait décidé de ne plus fonctionner correctement dès la première seconde où Edward avait posé les mains sur moi.
Je pris une robe avant de partir dans la salle de bain pour prendre une douche. L'odeur d'Edward disparut sous mon gel douche à la fraise et j'en fus terriblement navrée mais je me consolais en sachant qu'à la moindre occasion, il faudrait remédier à ça.
Etait-ce normal de… désirer quelqu'un à ce point là ?
Il allait falloir que j'en parle à Rosalie… ou non. Elle ne me lâcherait jamais si elle savait tout.
Je passai par le salon où je trouvai Nirvana couchée en boule sur le canapé. Cette image me fit craquer et j'allais à elle pour l'embrasser et la caresser doucement pendant qu'elle s'étirait avant de se tordre pour se coucher sur le dos.
Elle était vraiment à tomber, elle aussi.
Quand je gagnai la cuisine, tout le monde était déjà sur la plage. Au loin, je vis le corps d'Edward entrer dans l'eau pour rejoindre Jasper. Je poussai un soupir sorti du plus profond de moi quand mes yeux s'égarèrent sur son dos et ses épaules carrées, puis sur sa nuque et ses cheveux désordonnés dans lesquels il passa une main.
Edward, Edward, Edward, pourquoi était-il si... lui ?
- Ça va Belliquelicot ? s'écria Emmett depuis la plage en me faisant violemment sursauter.
Plantée devant la baie vitrée ouverte, je les regardai quelques secondes avant de secouer la tête et d'avancer.
Ressaisis toi... tu as juste passé la nuit avec Edward... Oh oh oh !
J'inspirai profondément en arrivant à leur hauteur pour m'asseoir sur une chaise longue. Alice me tendis un plateau où étaient posés croissants et pancakes.
- On sort ce soir, s'exclama-t-elle joyeusement quand je pris un croissant entre mes doigts.
- Où ça ? J'espère que ça ne finira pas comme la dernière fois... soupirai-je avant de sourire.
Alice me jeta un regard noir.
- J'étais fatiguée et j'avais trop bu, se défendit-elle.
- Tu as embrassé chaque personne que tu as croisé, Alice, rétorqua Rosalie, ses lunettes de soleil sur le nez.
Emmett rigola.
- Tout sexes confondus, confirma-t-il en hochant vigoureusement la tête.
Alice vira au rouge avant de serrer le nœud de son paréo sur ses hanches rageusement.
- C'était avant ou après son lap-dance ? demanda Jasper qui arrivait à nous.
- Avant, confirmai-je en essayant de ne pas regarder Edward qui arrivait derrière lui.
Je savais que poser mes yeux sur son corps mouillé et parfaitement musclé me ferai perdre toute contenance. Je mangeai un morceau de mon croissant du bout des doigts quand il s'assit sur le bord de mon transat.
Bordel. De. Merde.
Pourquoi, alors qu'il s'était plongé dans l'eau de mer, son parfum persistait, arrivait jusqu'à mon nez faisant battre mon cœur si vite ? Mon cerveau s'éteignit alors que mon cœur sursautait.
- J'ai adoré ce petit roulement des épaules, avoua Jasper en s'asseyant à coté d'Alice qui lui tapa le bras.
- C'est quoi cette histoire de lap-dance ? interrogea Edward.
Mon souffle se coupa.
Lap-dance dans sa bouche sonnait terriblement bien. Et chaud. Bouillant. Inflammable.
- Rien du tout ! s'écria Alice avant de sauter sur Emmett sur son transat alors qu'il s'apprêtait à parler.
Elle atterrit ainsi en travers du transat de Rosalie qui cria.
- T'étais au courant ? me demanda Edward pendant que j'observais Alice se faire jeter sur le sol par Emmett.
Mes yeux retrouvèrent les siens. Je perdis ma conscience, mon cerveau et ma mâchoire qui tombèrent quelque part sur le sol autour de nous.
- Bella ? insista-t-il.
Je me raclai la gorge, sentant mon pouls s'affoler. J'eus soudainement peur de baver ridiculement.
- Euh... ouais…
- Ma sœur à fait un lap dance dans une boite de nuit et tu ne me l'as pas dit ?
- Eh bien je suis...
- T'es au courant que ma petite sœur fait un striptease et tu m'en parles pas ?
- Techniquement, ce n'était pas un striptease, le corrigeai-je, perturbée.
Un sourire prit naissance sur son visage.
J'étais prête à lui demander si ça lui avait déjà effleuré l'esprit de me faire un striptease quand il se pencha vers moi. Mon cerveau arrêta encore de fonctionner et mon cœur aussi. Je cessai même de respirer sans le vouloir.
- Tu l'accompagnais ?
- Je...
- Bella se battait avec les gars qui voulaient sauter sur Alice, intervint Rosalie.
Il se recula. Je relâchai l'air de mes poumons d'un seul coup.
- Dommage, murmura-t-il sans me quitter des yeux.
Je virai au coquelicot d'Emmett encore une fois.
Rosalie sourit de toutes ses dents alors qu'un silence envahissait la plage.
Ok...
- Donc, pas de tout ça ce soir, reprit Jasper en détournant ainsi l'attention de tout le monde qui était sur nous.
- On ira au Redwood Bar, à Downtown, dit Alice en l'ignorant.
Je respirai profondément, soulagée que plus personne ne me regarde... sauf Edward. Son sourire en coin revint et je fus incapable de le lui rendre tant j'étais troublée. L'envie de lui sauter dessus m'assaillit violemment. Je serrai mes mains autour de mon croissant, le ratatinant.
- Doucement avec ce pauvre croissant, sourit-il en prenant ma main.
Il prit le croissant écrabouillé entre ses doigts avant de croquer dedans.
Vous ai-je déjà dit que cette bouche qui entourait ce croissant m'avait embrassé et ce, plusieurs fois ?
Il prit un bout de croissant, me le colla dans la bouche.
- Mange, ordonna-t-il.
Je m'exécutai en mâchant avec énergie.
Cette voix... Ugh.
Il l'avait utilisé aussi quand...
- Bella ?
Je tournai la tête pour voir Alice, détachant mes yeux des magnifique abdos d'Edward.
- Hum ?
- T'as entendu ?
- Euh... j'étais plongé dans mes pensées... hum, pardon Alice, tu disais ?
- Pas toutes blanches ces pensées, souffla Rosalie avant de m'envoyer un sourire éblouissant.
Je lui fis les gros yeux, ce qu'elle ignora superbement. Edward à côté de moi se racla la gorge.
- Je ne veux même pas savoir de quoi il s'agit, souffla Alice en grimaçant.
Un rire nerveux m'échappa.
- On sort ce soir, ce qui veut dire... Shopping cet après midi !
- Alice ! gémis-je en me laissant tomber ma tête sur mon dossier de transat. J'ai déjà plein de chose à me mettre, du shopping n'est pas utile...
Les narines d'Alice se dilatèrent. Elle posa calmement le pancake qu'elle avait entre les mains sur le plateau. Jasper me regarda avec un air désolé en secouant la tête.
- Isabella Marie Swan, dois-je te rappeler à quand remonte la dernière fois que tu as eu des rapports rapprochés avec un homme ?
- Euh...
Cette nuit, et ce matin ?
Cette fois ci, Edward toussa franchement.
Rosalie et Jasper éclatèrent de rire d'un même ensemble. Mon silence parut convaincre Alice un peu plus.
- Voilà, donc, nous allons faire du shopping pour que ce soir, ça change… Tu me suis ?
Je virai au rouge, les yeux d'Edward brulant mon visage. Emmett rigola en m'appelant à nouveau Belliquelicot.
Visiblement, c'était ma fête.
Alice et Rosalie parlèrent un moment de tous les magasins que nous allions pouvoir faire. Je grognai à chaque fois qu'elles y ajoutaient des boutiques.
- Hors de question que tu ailles avec elles, intervint Emmett au bout d'un moment, comprenant que Rosalie prévoyait de venir avec nous.
- Je suis enceinte, pas malade Emmet !
- Ça revient au même, tu ne sors pas faire les magasins pendant des heures, le stress c'est pas bon pour le bébé !
Rosalie haussa un sourcil parfait.
- Faire les magasins me détends plus qu'un massage, s'insurgea-t-elle.
Je levai les yeux au ciel.
Comment cela pouvait-il être possible ? Et pourtant...
- Et ce qui c'est passé cette nuit ? C'était rien d'après toi ? l'interrogea-t-il, agacé.
Mon cerveau se mit en pause. Ce qui c'était passé cette nuit ? Certes, Rose avait été à l'hôpital en panique... Sauf que, honnêtement, tout ce à quoi mon cerveau arrivait à penser à cet instant, c'était les mains et la bouche d'Edward sur moi.
C'était petit pour Rosalie… Mais Edward avait tendance à prendre le dessus sur tout. Vraiment tout.
Mon regard se dirigea vers son visage et je l'observais regarder Rosalie et Emmett se chamailler pour savoir si oui ou non elle irait faire les magasins. Rosalie allait gagner, ça, c'était certain.
Un sourire discret mais vrai illuminait le visage d'Edward et je me sentis fondre devant le battement de cil qu'il effectua la seconde suivante.
Comment pouvait-il faire accélérer mon cœur en un seul battement de paupière ?
Evidemment, Rose gagna contre Emmett et il fut contraint d'admettre qu'elle était enceinte, et pas malade, ni handicapée. En échange et parce qu'elle savait qu'il s'inquiétait, elle lui promit d'y aller doucement et de faire des pauses régulièrement.
Au bout de plusieurs minutes, Alice et Rosalie allèrent se baigner, me laissant agonisante sur la plage en pensant à tout ce qu'elles allaient me faire subir cet après midi.
Je soupirai lourdement.
- Tu t'en sortiras, tu es forte, rit Jasper à côté de moi.
- Si tu le dis...
- C'est quand même pas la mort, dit Edward qui avait prit place à ma droite, allongé sur son transat.
J'ouvris un œil pour le regarder.
- Tu n'as jamais fait les boutiques avec ta sœur toi !
Il secoua la tête, un sourire amusé sur les lèvres.
- Tu as de la chance, parce que moi, si... des centaines de fois et c'est toujours pareil. Elle me prend plein de vêtements, me force à me déshabiller et à les enfiler un par uns avant de me faire de sortir de la cabine rapidement, si bien que je n'ai pas le temps de finir de m'habiller quelques fois... Et ensuite, elle m'entraîne dans une autre boutique, et on recommence tout... et ça, trente fois en moyenne !
- Ça à l'air intéressant comme programme, murmura-t-il, son regard brûlant le mien.
- Non, c'est de la torture et de l'esclavagisme... soufflai-je en essayant de garder la tête froide.
A défaut d'autre chose.
Il leva les yeux au ciel.
- Je vais peut-être négocier pour pouvoir voir tout ça... ça m'a l'air très, très, intéressant !
- Edward !
Il éclata de rire en retenant dans ses mains mon poing qui allait frapper ses côtes.
- Doucement bébé, on se calme…
Je sentie mes joues me brûler quand il comprit qu'il m'avait appelé bébé devant Emmett et Jasper.
Jasper rit légèrement avant de regarder la mer qui roulait doucement plus loin.
Emmett, lui, semblait perdu dans la contemplation de Rosalie dans l'eau.
Je levai les yeux au ciel avant de reporter mon attention sur les vagues à mon tour, ne pouvant m'empêcher de sourire devant l'absurdité de la situation. Edward, qui avait gardé ma main dans les siennes caressa distraitement mes doigts en fermant les yeux.
- Edward ? Tu peux venir deux minutes ? lui demandai-je en me levant, dix minutes plus tard, pour remonter vers la maison.
Il fronça les sourcils en me regardant, ses yeux clairs se plissant à cause du soleil.
Je lui fis un regard insistant. Son sourire en coin prit place sur ses lèvres.
Je levai les yeux au ciel en rentrant dans la cuisine.
Les mecs...
A peine n'étions nous plus à portée de vue qu'il me tira vers lui de sa main sur mon coude et sa bouche trouva la mienne, me faisant gémir contre lui avant de le repousser.
- Je sais que je peux être rapide quand je veux mais deux minutes ça va pas être assez, souffla-t-il contre mon cou avant d'y poser ses lèvres.
- Edward, soufflai-je en essayant de le repousser à nouveau mais sa langue trouva le petit carré de peau sous mon oreille.
Il me rapprocha en posant ses mains sur mes reins et captura à nouveau ma bouche.
- Attends, Edward...
Cette fois ci, il se recula en restant à quelques centimètres de mon visage pendant que j'essayais de calmer ma respiration un peu laborieuse. Son sourire fier me fit rougir. Il effleura ma joue de ses lèvres, souriant encore plus à ma réaction.
- Ça me gêne, lâchai-je finalement.
Il se recula pour me regarder.
Ses sourcils se froncèrent, son visage prenant une expression perplexe.
- De quoi ?
- Les autres... le fait qu'on leur mente, pour nous c'est...
- Bella, je croyais que tu étais d'accord avec ça, m'interrompit-il en se reculant un peu plus.
Je baissai les yeux sur mes pieds en me mordant la lèvre.
- Tu étais d'accord, non ? demanda-t-il un peu plus doucement.
Mon regard retrouva le sien, sentant mon cœur s'accélérer.
- Oui mais je... j'étais dans une position où mon cerveau ne fonctionnait plus vraiment... normalement...
Il éclata d'un rire joyeux.
- Laisse moi deviner... ne venais-tu pas de prendre ton pied avec un beau mec ?
Je lui frappai l'épaule, le faisant rire à nouveau avant qu'il ne se pencha pour m'embrasser.
- C'est juste que... après cette nuit, je... j'ai plus vraiment envie de nous cacher, avouai-je.
Une expression adorable traversa son visage.
- Tu es... surprenante, souffla-t-il avant de m'embrasser encore une fois.
- Surprenante ? Je ne suis pas sûre que ça soit la réaction à laquelle je m'attendais, marmonnai-je, faisant fit de mon cœur s'accélérant déraisonnablement.
Il leva les yeux au ciel à nouveau puis embrassa le bout de mon nez.
- Je pensais que c'était ce que tu voulais... qu'on... se cache, du moins pour l'instant. Le temps qu'on... tu sais, s'habitue l'un à l'autre en tant que... couple. J'avais l'impression que tu en avais besoin après... ta précédente histoire, expliqua-t-il.
Ses yeux sondèrent les miens et la douceur que je lus dans son regard me fit du bien.
- Mais si c'est ce que tu veux et si tu es prête à supporter les vannes d'Emmett, et peut-être même des autres, je suis d'accord, sourit-il avant de presser ses lèvres contre les miennes.
- Vraiment ?
- J'ai dit ça pour toi surtout Bella, pour ne pas te faire peur... ça fait quelques temps déjà que j'ai envie de crier au monde entier que ton corps m'appartient...
- Mon cœur aussi, murmurai-je sans réfléchir avant de rougir furieusement.
Il caressa ma joue d'un revers de main, un sourire tendre s'étendit sur son si beau visage. Ses lèvres embrassèrent les miennes à nouveau. Ce fut le baiser le plus doux qu'on ait jamais échangé jusque là.
L'air autour de nous se transforma en quelque chose de plus doux, de plus profond et déboussolant que jamais.
- Si tu savais depuis quand je t'attends, murmura-t-il en lâchant ma bouche pour embrasser mon menton.
Ses lèvres dévièrent sur ma joue, ma mâchoire, avant de finir dans mon cou, puis sous mon oreille qu'il embrassa du bout des lèvres.
Mon coeur battait à tout rompre contre mes cotes et mon ventre se serrait délicieusement. Quelqu'un m'avait-il déjà bouleversé à ce point ?
Quand il se redressa, son regard pétillait de bonheur et je ne pus retenir le sourire qui étira mes lèvres. Ses doigts se nouèrent aux miens. Il me tira légèrement vers la porte.
- Prête ?
- Hum... on emploi la douceur où on leur balance direct qu'on couche ensemble ?
Il rit à nouveau.
- De toute façon va bien falloir leur dire donc...
On échangea un dernier sourire, puis un dernier baiser avant de regagner la plage, main dans la main.
Ils étaient tous allongés dans les transats, les yeux fermés, profitant du soleil et de sa chaleur.
Nous postant devant eux, je me raclais la gorge. Edward lâcha ma main et posa la sienne dans le bas de mon dos.
- Quoi ? grogna Rosalie sans ouvrir les yeux. Si jamais tu fais ça juste pour nous dire que tu vas te baigner, arrête tout de suite.
Je levai les yeux au ciel.
- Et ne lève pas les yeux au ciel devant moi, c'est pas possible ça ! s'écria-t-elle avant d'ouvrir les yeux pour me regarder.
Comment pouvait-elle savoir quand je levai les yeux au ciel sans même me regarder ?!
Elle se figea légèrement en nous voyant, avant de sourire.
- Les gars, regardez et écoutez les deux personnes devant vous, conseilla-t-elle, je sens que ça va être distrayant.
Elle se redressa et posa ses deux mains sur son ventre en souriant autant qu'elle le pouvait. Les autres nous regardèrent à leur tour. Jasper eut un rictus totalement sadique.
- Quoi ? demanda Emmett en croisant les bras sur son torse, faisant ressortir ses muscles.
Edward juste derrière moi déglutit en se raidissant.
- Si il veut me frapper, je nierai tout ce que tu diras en bloc... gémit-il, les yeux rivés sur les bras d'Emmett.
- Chut ! scandai-je.
Je regardai les autres avant de soupirer.
- Edward et moi on a un truc à vous dire, commençai-je en risquant un petit sourire. Maintenant, j'appréhendais presque leurs réactions… et s'ils ne comprennaient pas ?
- Ed, t'es gay c'est ça ? Nom de Dieu, je l'ai toujours su, tu t'habillais trop bien pour être hétéro... gémit Alice en laissant tomber sa tête en arrière.
- Hé, non ! Je ne suis pas gay ! s'écria-t-il.
- Alors quoi ? Accouchez, j'en peux plus moi... sourit diaboliquement Rosalie qui, elle, savait exactement de quoi nous voulions parler.
- Rosalie, tu ne nous aides pas là, remarquai-je.
Un rire la secoua.
- Tu sais Edward, tu resteras mon frère même si t'es gay, dit doucement Alice en s'asseyant en tailleur.
Je retins un rire pendant qu'Edward laissait tomber sa tête sur mon épaule.
- C'est pas vrai... soupira-t-il avant de passer son bras autour de ma taille.
- Non mais je suis sincère, ça ne changera rien pour moi, continua-t-elle.
Edward grogna dans mon cou, me faisant rire.
- Bella et moi sommes ensemble Alice ! s'exaspéra-t-il en se redressant.
L'entendre assumer notre relation devant tout le monde fit décoller mon cœur. Rosalie et Jasper se tapèrent dans les mains.
- Tu me dois cents dollars, s'écria Jasper en exécutant une petite danse ridicule, les bras en l'air.
- Vous aviez fait un pari ? m'indignai-je.
Rose hocha la tête dépitée.
- Ouais, et j'ai perdue... se plaignit-elle.
- J'avais parié que vous nous le diriez avant la fin des vacances, rigola Jasper.
- Vous êtes... vraiment timbrés, remarqua Edward.
- Exact !
Je reportai mon attention sur Alice qui était restée figée, sa bouche formant un "o" parfait.
- Bon, Edward, t'as plus qu'à me payer une bière et rapidement si tu ne veux pas que je raconte certaines de tes histoires à Bella, sourit Emmett.
Celui ci était aussi timbré que les autres. Alice, elle, n'avait toujours pas bougé et je commençai à m'inquiéter pour elle.
La phrase d'Emmett fit son chemin.
- Quelles histoires ? demandai-je en fronçant les sourcils.
Le sourire d'Emmett s'amplifia.
- Des histoires honteuses, ajouta-t-il pendant qu'Edward se tendait contre moi.
- Edward ? l'interrogeai-je.
L'intéressé embrassa mon crane.
- C'était avant toi, éluda-t-il.
Je me tournai pour l'observer.
- Tu sais que tu vas ne pas t'en sortir comme ça ?
Un sourire traversa son visage.
- J'ai quelques moyens de te faire oublier ça en réserve, murmura-t-il de façon à ce que je sois la seule à l'entendre.
Je me sentis rougir alors que nous sourire naissait sur sa bouche. Mon regard se posa sur ses lèvres avant que je ne me retourne. Pas la peine de se donner en spectacle, surtout qu'Alice n'était toujours pas revenue à nous.
- Alice ? demandai-je doucement en m'approchant d'un pas vers elle.
Elle cligna des paupières puis, reporta son regard sur Edward, puis sur moi.
- Vous êtes...
- Ensemble, oui, Alice... dit doucement Edward.
J'eus l'impression qu'il parlait à une enfant de quatre ans.
- Respire, lui conseillai-je.
- Oh mon Dieu, souffla-t-elle en posant une main sur sa bouche.
Emmett se leva et disparu dans la cuisine.
- Alice... souffla Jasper en entourant ses épaules, c'est génial non ? Ton frère et ta meilleure amie, ensemble ?!
- Oh mon Dieu, répéta-t-elle.
Edward rigola presque nerveusement. Je savais à quel point l'avis d'Alice comptait pour lui.
- Oh mon Dieu ! répéta-t-elle encore.
Je jetai un coup d'œil à Jasper.
- Tu crois qu'elle à un problème ? m'inquiétai-je.
Il haussa les épaules.
- Elle fait souvent ça ces derniers temps.
- Sérieux ?
Il hocha la tête, comme si cette situation était des plus normales. Emmett revint avec un grand verre d'eau. Je crus qu'il allait lui donner pour qu'elle le boive mais il jeta le contenu du verre sur elle, la faisant crier.
- Mais ça va pas non !
Edward éclata de rire en même temps que les autres en prenant ma main.
- Pourquoi tu m'as fait ça ?! hurla-t-elle en frottant son visage de ses mains pour se sécher.
- Tu bugguais, l'informa Jazz.
Elle fronça les sourcils, dirigeant son regard sur Jasper.
- Oh, vraiment ?
Il hocha la tête. Elle soupira avant de nous regarder, Edward et moi, puis nos doigts enlacés.
- Désolée... alors vous êtes... euh...
- Ensemble, oui, l'aida Edward.
Elle ne dit rien quelques secondes. Si bien que je me demandai si elle n'avait pas encore bugguer.
- Hé bien c'est... inattendu !
- Sérieux Alice ? T'es vraiment la seule à ne pas t'en être rendu compte. Ils se sont chauffés toute la semaine, grimaça Rosalie en grattant son ongle.
- Hey ! m'indignai-je.
Rosalie me regarda dans un grand sourire.
- Va pas me dire que vous l'avez pas fait Bella, c'était intenable cette tension sexuelle entre vous... d'ailleurs, je ne sais pas lequel de vous à pris l'initiative de faire ça cette nuit, mais merci ! C'était vraiment plus supportable parce que franchement...
- Ok ! s'écria Edward. Je crois qu'on à compris, merci Rose.
- Pas de quoi, sourit-elle.
- C'est bizarre, avoua Alice en ignorant Rosalie.
- Pourquoi ? demanda Edward derrière moi.
Il me poussa à aller m'asseoir sur le transat, s'y installa avant de m'attirer sur ses genoux.
- Eh bien vous êtes... presque frère et sœur et là, c'est de l'inceste.
Emmett leva les yeux au ciel en même temps que Jasper.
- Bella et moi n'avons jamais été frère et sœur, corrigea Edward. Je la considérai presque comme une sœur quand vous aviez dix ans... mais les choses ont vraiment changés après... murmura-t-il doucement avant d'embrasser mon épaule nue.
Je frissonnai violemment. Alice hocha la tête en nous regardant nouer nos doigts ensemble. Un petit sourire prit place sur son visage et elle retrouva mes yeux.
- C'est plutôt génial, admit-elle en souriant plus grandement. Bella est officiellement ma sœur maintenant.
Sa réplique me tira un sourire tendre.
Soudain, elle écarquilla ses yeux et son visage s'illumina.
- Oh mon Dieu, je vais pouvoir te faire ta robe de mariée, je sais exactement à quoi elle va ressembler ! Oh et j'ai ma collègue sur Sunset Boulevard qui vend son monospace faut que je l'appelle qu'elle vous le vende pour vos prochains enfants et si...
Quoi ?!
- Alice, Stop ! s'écria Rosalie.
Je me crispai brusquement, Edward embrassa mon épaule à nouveau, y faisant traîner ses lèvres plus longtemps qu'à la normale. Je me détendis sous ses lèvres doucement, inspirant profondément.
- Je crois qu'Edward et Bella ne sont pas encore rendus à tout ça, remarqua-t-elle en me jetant un coup d'œil.
- Il faut tout prévoir, on ne sait jamais, tout va très vite des fois.
- On va prendre le temps qu'il faut pour faire les choses bien, dit Edward doucement, posant son menton sur mon épaule.
Alice nous observa pendant quelques minutes, un grand sourire plaqué sur le visage.
- Bella ? demanda-t-elle doucement et je quittai des yeux les mains d'Edward enlacés aux miennes pour retrouver le regard pétillant d'Alice.
- Hum ?
- Tu sais que le fait que tu couches avec mon frère ne m'empêchera pas de te traîner dans les boutiques cet après midi ? questionna-t-elle, un sourire sadique sur sa bouche.
Vous ai-je dit que j'avais faire l'amour avec Edward ? Et plusieurs fois ?
