Les 5 jours à San Francisco avec Edward passèrent à une vitesse folle, à tel point que, ce samedi matin à l'aéroport, je ne comprenais toujours pas où étaient passés les heures qu'il me restait avec lui.

Nous avions prit l'avion pour mon appartement le lundi soir, et, une fois arrivés devant la porte de mon chez moi, j'eu soudainement envie de le faire attendre dans le couloir, le temps que je puisse vérifier que rien de très honteux traînait quelque part. Edward eu l'occasion de rire devant mon hésitation à le faire rentrer, avant de me rassurer en me disant que rien dans cet appartement ne le ferai fuir, même si il était un capharnaüm. Ce qui, heureusement pour moi, n'était pas le cas. Certes, la décoration n'était pas aussi belle que dans son appartement, et la surface était loin d'être aussi grande.

Mais c'était chez moi, et je m'y sentais... bien. Je m'y senti encore mieux quand je vis l'image de l'homme de ma vie au milieu de mon salon, regardant le nom de livres trônant sur le canapé, et sur ma table basse. Je jetai un coup d'œil rapide à ma chambre, remarquant qu'une bonne partie de mes vêtements s'étaient retrouvés sur mon lit quand j'avais tout balancé, dans l'urgence, lorsque j'avais fait mon sac pour rejoindre Rose. Ce qui eu le dont de faire rire Edward qui s'amusa à faire tout son possible pour que je sois la personne la plus distraite au monde.

Évidement, il fit tout pour que je finisse dans ses bras au lieu de ranger mes affaires.

Évidement, cela marcha plus qu'il n'aurait imaginer.

Pendant les trois premiers jours, nous restâmes enfermés chez moi, profitant simplement l'un de l'autre, dans le canapé, dans mon lit, dans ma douche... Ce fut seulement le quatrième jour que je réussis à traîner Edward dehors, envieuse de lui faire visiter cette ville, qui était devenue mienne par la force des choses, je voulais l'emmener dans les endroits que j'affectionnai particulièrement.

Le soir, il m'emmena dans mon restaurant français préféré du coin, puis avant de rentrer, nous avions traversé le pont du Golden Gate, avant de nous arrêter une fois arrivés de l'autre coté, pour admirer, assis sur le capot de ma voiture, la ville baignée de lumière de l'autre côté du pont. Le spectacle fut superbe, mais ce ne fut rien à côté du regard d'Edward où les lumières se reflétaient, un sourire sur les lèvres, ses bras autour de moi. Il était la plus belle créature que le monde est créé, j'en fus certaine ce soir là. En rentrant dans mon petit appartement, l'homme qui partageait ma vie et mes rêves au volant, je souris en me rendant compte que, comme il me l'avait promis plusieurs semaines auparavant, j'avais aimé cette soirée, ce restaurant en tête à tête... j'eus soudainement l'impression que, peu importe ce que je pouvais faire avec lui, j'aimerais ça plus que de raison.

La nuit qui suivit fut... étrange, et terriblement longue. Il me fit l'amour avec dévotion et passion, comme si... comme si il avait peur que cela soit la dernière fois. Je ne trouvais pas le sommeil avant de longues heures, et, ce matin alors que nous attendions l'embarquement, j'eus du mal à rester debout et totalement éveiller. Mais une chose était certaine, je n'avais aucune envie qu'il parte, que l'on soit à nouveau séparer alors que nous venions de nous retrouver...

Cette pensée me fit mal au ventre, et j'observai de loin Edward qui était partit nous acheter deux cafés, les cernes sous ses yeux trahissaient sa fatigue, la nuit n'avait pas été beaucoup plus reposante pour lui que pour moi.

Tentant de calmer le tremblement de mes doigts, j'essayai de positiver: Dans moins d'un mois, avait lieu de mariage d'Alice. 23 Jours exactement.

Je savais que c'était le nombre de jour qui allait me séparer d'Edward, si bien que, même si 23 jours ça n'était pas la fin du monde, ni l'éternité, j'avais l'impression que cela allait être l'enfer... Mon enfer personnel. A la vue de son regard quand il s'approcha avec nos cafés dans les mains, je sus que cela allait être son enfer à lui aussi. Ce qui me donna envie d'aller acheter un billet immédiat pour New-York. Ma raison m'en empêcha: J'avais mon travail ici, je ne pouvais pas tout quitter du jour au lendemain.

- Ça va ? me demanda Edward en s'asseyant à mon coté.

J'haussai les épaules pour réponse, et il prit ma main pour embrasser mes doigts.

- Tout ira bien, assura-t-il avant de boire une gorgée de son café.

J'en fis de même, me demandant vaguement s'il en était vraiment persuadé... Ni lui, ni moi n'avions envie d'être séparés. Cela me rendait malade, savoir que j'allais devoir être à nouveau sans lui était... douloureux. Buvant nos cafés dans un silence pesant, j'observait le hall de l'aéroport, me disant que la prochaine fois que je viendrais ici, cela serait pour le retrouver, le retrouver Lui... lui, et son regard aimant et protecteur, lui et ses baisers qui brûlaient mon âme... lui, et tout son être que mon corps désirait et aimait profondément.

La séparation allait être difficile, je le savais, et, inspirant profondément son parfum pour calmer les battements de mon coeur, j'essayai de blinder mes émotions, pour ne pas fondre en larme au moment où je devrais le quitter.

Il caressa ma joue, me faisant légèrement sursauter, me sortant de mes pensées.

- L'embarquement commence, m'annonca-t-il avec un mouvement de tête vers la porte où embarquaient déjà une dizaine de personne.

- Tu devrais y aller alors.

Pour autant, aucun de nous ne bougea. Distraitement, je jetai mon gobelet et le sien dans la poubelle juste à côté de notre banc avant de me lever et de lui tendre la main; il fallait bien que ce moment que j'avais redouté, et auquel j'avais refusé de penser durant les heures que nous avions passés enlacés, arrive, et je décidai de l'attaquer de front. Le résultat en sera alors peut-être moins douloureux. Peut-être.

Sa main saisi la mienne, et il se leva à son tour. Au contact de sa peau, comme toujours, la mienne frissonna, parcourue d'un délicieux courant électrique qui, bizarrement -ou non- m'apaisa.

Comme toujours.

Je lui souris distraitement, ce qui le fit froncer les sourcils.

- Quoi ? sourit-il a son tour, comme si, mon sourire avait déclenché le sien.

Et, d'un coup, je compris... que peu importe le nombre de kilomètre nous séparant, peu importe le temps, les heures... tout, oh oui, tout nous réunirai toujours. Nous étions liés par quelque chose d'incroyablement beau, et fort. Quelques choses qui nous dépassait et dépassait la logique, le bon sens.

Comme si tu étais une partie de lui... il est toi... tu es lui...

Les mots de Rose ne m'avaient jamais parut aussi, vrai... aussi juste. J'étais lui. Il était moi. Une partie de moi, la plus belle partie de moi. Quoi qu'on puisse dire, faire, ma vie était liée à la sienne, et ce, jusqu'à ce que mon cœur cesse de battre. A cette pensée, je souris encore plus, réalisant que nous ne serions plus jamais vraiment séparés.

- Je t'aime, soufflais-je juste.

Mais ce mots avec tellement de signification à mes yeux. Tellement de sens. Edward lui donnait du sens... il lui donnait vit.

Ses mains prirent mon visage en coupe, et l'instant d'après ses lèvres embrassèrent les miennes, avec passion, et puis plus lentement. Avec Amour, émotion... et dévotion. Il m'embrassa comme si j'étais la chose la plus précieuse, la plus fragile au monde. La plus belle chose qui lui appartenait. Mon Dieu, comme je le comprenais... Il était tout ça, et tellement plus encore.

- On se voit vite, annonça-t-il en quittant mes lèvres.

- Tu vas me manquer.

- Toi aussi mon amour. Fais attention à toi...

Il recula, avant de revenir à moi pour un dernier baiser, me rappelant vaguement la première fois où il avait effleurer mes lèvres. Je soupirai, me sentant soudain morose.

- Toi aussi.

Il me sourit, puis fit demi tour avant de disparaître derrière les portes d'embarquement. Quand il eu quitté ma vision, j'eu un frisson. Soudain, le monde me paraissait plus terne, plus fade.

Quand je rentrai chez moi, après être resté un moment sans pouvoir bouger de ce fichu aéroport, la vision de mon appartement sans Edward m'oppressa. Le vide, pourtant que j'y ressentit me parut me prendre à la gorge. Soupirant, je me laissais tomber dans mon canapé, agrippant au pull qu'Edward m'avait laissé à ma demande. Je voulais avoir quelque chose de lui, de physique, que je pouvais toucher -sentir- étreindre.

Je restai longtemps dans mon canapé, enroulé et perdue dans ce pull en étant incapable de faire quoi que ce soir d'autre. Le silence qui régnait chez moi m'angoissai. Fermant les yeux, je pouvais presque entendre encore nos rires résonnants dans ma chambre, dans ma cuisine... C'était déroutant, et terriblement frustrant.

Au bout d'une heure interminable, je décidai qu'il fallait que je me bouge. Allumant la télé, je mis une chaîne spéciale clip et montait le son au maximum. Tant pis pour les voisins. Je filai dans ma douche, essayant de faire des exercices de respirations pour me calmer, et détendre la boule d'angoisse qui me serrait la gorge à l'idée de passer encore 23 jours sans le voir, sans l'entendre... sans toucher sa peau.

Un bruit perçant retentit dans l'appartement, ce qui me tira de mes pensées. Pas certaine d'avoir bien entendu, je coupai l'eau et tendait l'oreille, avec le son absolument gênant que faisait la musique, j'eu du mal à percevoir rapidement la sonnerie de mon téléphone.

Avec une rapidité et une habilité qui m'étonna, j'arrivai à courir (et ne pas tomber) pour atteindre le télé que j'éteignis avant de fouiller dans mon sac pour trouver mon téléphone, le tout, en arrivant à m'enrouler dans une serviette de bain, histoire de ne pas me retrouver nue en plein milieu de mon appartement.

Quand je vis l'appel entrant, je ne pus empêcher mes sourcils de se froncer, espérant que tout aille bien.

- Emmet ?

- Hey Belliquot, comment vas-tu ?

Je levai les yeux au ciel. Emmet...

- Écoutes, ça va, soufflai-je en l'ignorant. Et toi ?

- Très bien, écoutes, je t'appelle pour ce que tu sais...

Je l'entendis fermer une porte, puis juger.

- Tu t'es coincé le petit doigt ? m'amusai-je en l'entendant pester.

- Ha ha ha, vraiment très drôle mini Swan !

A nouveau, je levai les yeux au ciel. Il y eu un court silence, puis il reprit.

- Bon, le détective est en planque depuis quelques jours... pour l'instant, ça donne pas grand chose. Il a mis son téléphone sur écoute, et attends en bas de chez lui qu'il sorte.

Un frisson me secoua et je resserrai la serviette autour de moi avant de m'asseoir dans mon canapé, peu certaine que mes jambes arrivent à supporter mon poids encore longtemps si Emmet continuait de me parler de... Jacob.

- D'accord, répondis-je juste, ne sachant quoi dire.

- Je t'appelle aussi pour te dire de faire attention à toi, mon gars le suit nuit et jour mais on ne sait jamais.

Mon ventre me fit mal, et sa voix trahit son inquiétude.

- Si tu vois traîner une moto noire, quelque part pas loin de chez toi, tu fais demi tour et tu m'appelles. Je viendrais te chercher si il le faut.

Je soupirai en sentant l'angoisse m'envahir, étais-je en plein cauchemars où un taré me traquait?

- Tu es...

- Je m'en fou qu'il y est 3h00 de route entre nous. Je viendrais c'est tout.

- Merci Emmet... je sais pas ce que je ferai sans toi, avouai-je, une boule dans la gorge.

- Tu t'ennuierais grandement, c'est certain, plaisanta-t-il pour me détendre, ce qui, entre nous, ne marcha pas plus que ça.

- Sûrement avouai-je avant de soupirer à nouveau.

- Tout ira bien, assura-t-il.

Je préférai lui parler d'autre chose avant qu'il raccroche, j'étais suffisamment stressée comme ça.

- Comment va Rose ? et mon incroyable filleule ?

Cette fois, il rit et ce son me fit du bien.

- Très bien figure toi, elle sont rentrées avant hier.

- D'accord, elle n'est pas fatiguée ? m'inquiétai-je sachant pertinemment qu'un premier enfant n'était pas de tout repos.

Il soupira ce que eu le don de me faire sourire.

- Oh, si seulement... Cette femme ne connait pas le mot fatigue.

- C'est qu'elle a eu de l'entrainement avec toi, le tiquinai-je.

- Et encore tu ne sais pas tout ce que je suis capable de...

- Ok ok STOP ! le coupai-je pendant qu'il éclatait de rire, l'empêchant de me dire des choses salaces qui auraient eu don de me terroriser.

Entendre son rire me fit du bien, et je me laissai tomber en arrière dans mon canapé en soupirant.

- Edward est partit ? demanda-t-il après un silence.

- Ouais...

- Et ça va ?

- Tout va bien, répondis-je.

Même moi, je ne réussis pas à m'en persuader.

- Hum. Appelle si t'as besoin, pour quoi que ce soit.

L'émotion me gagna et je serrai mon téléphone entre mes doigts.

- Merci Em'

A nouveau, il y eu un court silence et je fermai les yeux.

- Je dois te laisser... Merci. Pour tout.

- Pas de quoi Bella, c'est normal. Fais attention à toi, et appelle moi.

- T'inquiètes pas... Embrasse les femmes de ta vie pour moi.

Je le sentis sourire au téléphone, et l'instant d'après il raccrocha. A nouveau seule, j'eu du mal à ne pas paniquer en pensant à tout ce qui se passait. Je retournai dans ma douche, et mis l'eau au plus chaud que je supportai pour calmer les tremblements de mon corps.

Après avoir séché mes cheveux, je retournai dans le salon et hésitai un moment. Qu'allai-je faire maintenant ? Je commençai par ranger chaque livre qui traînait avant de décider qu'il fallait que j'évacue mes nerfs et pour cela, je ne pouvais faire qu'une seule chose : Ranger.

Cette technique, qui peut paraître quelques peu inutile, m'avait toujours permis de me calmer, de me détendre et d'évacuer colère et rage.

Ce qui marcha.

Quand, dans mon appartement, plus aucun objet/vêtement ne traîna, je me laissai tomber sur mon lit, vidée, épuisée. J'eus l'impression, avant de tomber dans le sommeil, que chaque passerelle de mon corps était vide, et que mon cerveau n'était, à présent plus capable de faire quoi que ce soit, le manque de sommeil de dernière nuit me tomba dessus, et lentement, je sombrais dans un sommeil profond, entendant vaguement un bip résonner chez moi, mais, trop faible pour ouvrir à nouveau les yeux, je me laissai emporter par Morphée.

Les jours passaient et se ressemblaient. Une sorte de routine, quelque peu barbante, mais confortable s'était installée depuis dix jours. Je travaillai du levé du soleil à la tombé de la nuit, et quand c'était le cas, je rentrai chez moi, attendais qu'Edward m'appelle. Ce qu'il faisait tous les soirs. C'était si agréable d'entendre sa voix, ne serai-ce qu'au téléphone, cela me mettais du baume au coeur, et me permettais d'affronter la journée du lendemain. Chaque soir, on se parlait pendant une heure, ou deux. Chaque soir, il me parlait, ou chantonnai jusqu'à ce que je trouve le sommeil. Cette routine était, à la fois agréable, et à la fois, une vraie torture. Je ne pouvais être avec lui... et les week-end où nous aurions pu nous voir, il devait les passer chez son producteur, ou à composer, écrire.

J'étais fière qu'il puisse vivre ses rêves ainsi, j'étais d'autant plus fière du chemin qu'il avait parcourut en si peu de temps. Il semblait heureux, malgré le fait que nous soyons à des milliers de kilomètres l'un de l'autre. Je lui manquai, il me le répétait chaque jour. Et chaque jour, il me manquait d'avantage, et ses mots faisaient naître en moi une douleur lancinante qui me torturai, et m'apaisai... comme je l'avais prévu, c'était mon enfer personnel à moi.

Mais chaque jour loin de lui, me rapprochait aussi du moment où je le retrouverai.

Au bout du quinzième jour, la sensation d'étouffer était constante. Rosalie et Alice m'appelaient un jour sur deux. Je les soupçonnai d'avoir établie ce plan entre elle pour être sûre que je ne sois pas un seul jour totalement seule. Edward finissait pas m'appeler plusieurs fois par jour, ce qui, me réconfortait d'un côté, et amplifiait le manque de l'autre.

Au court de ses quinze jour, sûrement les plus difficile à vivre de ma vie, si on mettait de coté la période -interminable- pendant laquelle j'avais essayé de me persuader qu'il devait vivre sans moi, je compris quelque chose. Tous les jours, les larmes me noyaient sans que je n'arrive à les en empêcher. Cependant, ces quinze horrible jour me prouvèrent quelque chose de réel : nous ne pouvions continuer ainsi.

J'y pensais tous les jours. Edward tentait de me rassurer, de me dire que tout cela était temporaire... mais, quelque chose me disait que si je ne faisais rien, tout cela allait s'installer dans le temps... et je n'y survivrai pas. Avoir l'homme de ma vie, vivant dans un appartement aussi vide que le mien à l'autre bout du continent n'était pas tolérable. Qui pourrait l'accepter ?

Je devais trouver une solution pour le retrouver, et rapidement. Quitter mon travail était plus qu'envisager. Mais, partir vivre à New York, était pour moi compliqué et difficile à accepter. Cela voulait dire, aussi, m'éloigner encore plus d'Alice, de Rose... de ma filleule qui venait de voir le jour. Cela voulait dire, quitter ma famille. Je grimaçai à cette idée en me servant un café ce samedi matin là.

Pour le moment je savourai mon premier jour de vacances. J'avais fait poser 10 jours de congés pour le mariage d'Alice qui allait avoir lieux dans 8 jours. J'avais si hâte de la retrouver, mais, ça n'était rien comparé au fait de retrouver Edward. Nous devions nous retrouver là-bas, à la maison de la plage dans 5 jours. 5 petits jours, qui, pour l'instant, me paraissaient les jours les plus longs de ma vie. Je mourrai d'impatience.

L'interphone sonna, me faisant sursauter et éclabousser du café sur ma main. Je jurai en me traitant d'imbécile.

- Oui ? dis-je à travers l'interphone ne frottant mes mains pour faire disparaître la brûlure laisser par le liquide chaud.

- C'est le livreur ! s'exclama une voix grave d'homme, quelque peu étouffée.

Sans raisons précises, celle-ci me fit frissonner.

- Je n'ai rien commander ! m'étonnai-je en fronçant les sourcils.

Il y eu un court silence et je me demandai si il était toujours là.

- J'ai un paquet au nom d'Isabella Swan, c'est bien vous ?

- Euh... oui. Je vous ouvre.

Je raccrochai en me demandant ce que cela pouvait bien être.

Quand la porte sonna, mon cœur sursauta avant d'accélérer. La première chose que je vis fut un énorme bouquet de rose rouge, je ne pourrais dire combien il y en avait, au moins 30, et, derrière les roses, une boite rectangulaire, avec un nœud énorme rouge.

- Il me faut votre signature, marmonna le livreur, que j'avais oublié et qui me fit sursauter.

Je n'arrivai pas à voir son visage, il avait une casquette bleu fortement enfoncé sur le crâne et son visage était penché vers le sol, comme si il ne voulait pas que je le vois.

Pourtant, quelque chose au fond de mes tripes m'interpellait. Les réactions de mon corps ne faisaient aucuns doutes, je connaissais cet homme, cette carrure, cette odeur...

Mon coeur s'arrêta avant d'accélérer subitement quand, souriant, il releva le visage vers moi.

Mon ventre se retourna et, d'un seul coup, l'air sembla me manquer.

Mon Dieu...

Je cru que le sol s'ouvrait sous mes pieds...

Que faisait-il ici ?