« Alors le monstre ? Tu te crois toujours supérieure à nous ? »

« Laissez-moi tranquille » Murmuras-tu, ne souhaitant pas avoir d'ennuis.

Tu sortais de ta remise de diplôme, tu étais une jeune diplômée en Politique et relations internationales. Tu étais totalement isolée des autres étudiants à cause d'un incident qui s'était produit il y a plusieurs moi maintenant. Tu n'étais pas tout à fait normal, à chaque fois que tu subissais un stress important ou que tu paniquais des choses étranges se produisait, les personnes se retrouvaient suspendues dans les airs, les objets lévitaient pour te protéger. Tu étais à peine arrivée dans une ruelle que deux personnes de ta classe venaient te harceler à nouveau, mais cette fois ils semblaient vraiment hostiles, plus qu'à l'accoutumé. Tu tentas de partir mais ils t'attrapèrent chacun par un bras et te plaquèrent contre le mur le plus proche :

« Tu vois, tu as bousillé notre meilleur ami et nous avons décidés de le venger »

« Je ne l'ai pas fait exprès ! Je ne voulais pas ! » Pleuras-tu.

« Tu sais ce que l'on fait aux monstres ? » Te demanda sadiquement l'un des deux hommes.

« On les abat » Répondit le deuxième avant de te frapper une première fois.

Le coup te coupa le souffle et tu dus retenir un cri de douleur. Tu t'attendais à recevoir un deuxième coup sauf que rien ne vient :

« On ne vous a jamais appris que l'on ne frappait pas les femmes ? » Demanda un nouveau venu.

« Mêlez-vous de ce qui vous regarde ! » Fit méchamment un des deux hommes. Il allait te frapper à nouveau quand tu te mis à hurler :

« ARRÊTEZ ! JE NE VOULAIS PAS! »

Tu ouvris les yeux et remarqua que tes deux agresseurs étaient suspendus dans les airs, leurs bouches grands ouvertes comme si ils essayaient de reprendre leur souffle sans y parvenir. Tu t'effondras au sol en pleurant, tu étais en train de les priver d'oxygène, ils allaient mourir et tu ne parvenais pas à te calmer :

« Magnifique » Commenta l'homme qui était intervenu.

« Hey ! Tout va bien d'accord ? » Te fit celui qui l'accompagnait « Tout va bien, vous n'êtes plus en danger vous devez vous calmer sinon ils vont mourir »

« Je ... je ne peux pas » Pleuras-tu.

« Si vous pouvez » Fit une voix dans ta tête « Vous contrôlez votre pouvoir, ce n'est pas lui qui vous contrôle, vous pouvez reprendre le dessus, il suffit juste de le vouloir d'accord ? Regarde-moi »

Tu rouvris les yeux pour plonger dans un océan bleu .

« C'est bien » Continua l'homme mais cette fois en parlant à voix haute « Inspirez et expirez »

Tu fis comme il te demandait et petit à petit tu repris le contrôle de la situation. Tes deux assaillants tombèrent et reprirent leur respiration :

« Si j'étais vous je partirai ... » conseilla le deuxième homme.

Ceux qui avaient voulu te faire du mal partir au pas de course :

« Je m'appelle Charles Xavier et lui Erik Lehnsherr, comme vous nous sommes des mutants, vous n'êtes pas seule »

« Vous étiez dans ma tête ! » T'écrias-tu en te relevant, refusant son aide.

« Je suis télépathe et Erik a la capacité de manipuler les champs magnétiques à sa guise ainsi que le métal »

« Et vous ma chère vous possédez un don certain » Complimenta Erik « très intéressant »

« Qu'est-ce que vous voulez ? » Demandas-tu sur la défensive.

« Nous voulons vous aider » Fit Charles.

« Vraiment ? Vous êtes donc de bons samaritains ? Et puis quoi encore ? Je suis un monstre, restez loin de moi » Décrétas-tu en ramassant tes affaire qui étaient tombées.

Tu partis mais c'était sans compter sur Charles :

« Vous n'êtes pas seule et vous n'êtes pas un monstre »

« Je me fiche de ce que vous pouvez penser ! Je sais ce que je suis ! Maintenant fichez le camp de ma tête ! » Dis-je dans ma tête pour qu'il puisse m'entendre.

« Vous êtes bornée »

« Et vous envahissant »

« Pourquoi refusez-vous notre aide ? »

« Pourquoi voulez-vous m'aider ? »

« Vous êtes douée » Fit-il en faisant allusion à mes études.

« J'ai travaillé »

« Vous possédez des prédispositions. Je veux aider mes semblables à s'intégrer, à se contrôler »

« Donnez-moi une seule bonne raison de vous faire confiance » Exigeais-je.

« Parce que vous n'avez rien à perdre » Fit-il, derrière moi « Comment vous appelez-vous ? »

« Vous êtes télépathe non ? Devinez le »

« Je préfère demander directement »

« Y/N » Répondis-tu.

« Alors ? »

« Non »

« Vous êtes difficile à convaincre dîtes-moi » fit Erik.

« Deux jours » Dis-je, après tout c'était vrai, je n'avais rien à perdre si ce n'est deux jours.

« Deux jours ? » Répétèrent-ils.

« Je vous laisse deux jours pour me convaincre, si dans ces deux jours je blesse quelqu'un où je perds le contrôle je m'en vais »

« ça me va » Sourit Charles.

« En voiture » Conclut Erik.

« Je ne monte pas dans la même voiture que vous, je ne suis pas de ... bonne compagnie dans les endroits clos et bondés »

« Elle est ... spéciale » Commenta Erik en regardant le paysage défiler dès que la voiture eut démarrée.

« C'est le moins que l'on puisse dire ... » Confirma Charles.

« Je ne parlais pas de ses pouvoirs »

« Moi non plus »

« Je vois... Tu penses vraiment pouvoir l'aider ? »

« Nous pouvons l'aider » Corrigea Charles.

« Comment ? »

« Elle doit d'abord apprendre à avoir confiance en elle et en ses pouvoirs »

« Et comment faisons-nous ça ? Je te rappel qu'elle nous a donnée un délais »

« On l'a fait se sentir en sécurité et nous la rassurons »

« Je ne suis ni babysitter si psychologue »

« Je suis au courant merci » Sourit Charles.

Quelques plus tard, Charles montra te montra ta chambre après t'avoir fait visiter toute la propriété et présentée les quelques locataires :

« J'espère que ça conviendra »

« Vous plaisantez ? Cette chambre fait la taille de mon appartement ! » T'exclamas-tu, faisant sourire Charles.

« Et bien, puisque vous n'aimez pas les endroits confinés j'ai essayé de faire au mieux »

« Merci » Souris-tu, faisant accélérer le coeur de Charles.

« Ah ! Vous voilà ? Charles je peux te parler ? » Demanda Erik.

« Bien sûr. Y/N je vous laisse vous installer »

Tu t'assis sur son lit, regarda la chambre de haut en bas et de droite à gauche, la chambre est magnifique. Tu étais épuisée, trop d'émotions et d'informations dans la même journée. Aujourd'hui aurait dût être le début d'une nouvelle vie avec ton diplôme maintenant en poche, tu serai devenue ambassadrice d'un pays où il n'y aurait eut quasiment aucun habitant au mètre carré, tu n'aurais plus jamais fait de mal à personne, plus jamais, mais bien évidemment ça n'a pas put se passer comme prévu, pour changer ...

Tu retiras tes chaussures et t'allongea sur le lit, les oreillers épousaient parfaitement la forme de ta tête, il ne t'en fallut pas plus pour t'endormir.

Tu te réveillas après trois heures de sommeil, tu décidas ensuite de descendre rejoindre les autres pour essayer de te socialiser, cependant arrivée en bas de l'escalier tu entendis une discussion qui te blessa :

« Elle compte nous honorer de sa présence ? » Demanda une voix.

« C'est une épave cette fille » Commenta une autre.

« Raven ça suffit ! » Fit Charles exaspéré « Elle a besoin d'aide et je vais l'aider, je me fiche que tu l'apprécies ou non »

« je croyais que mon opinion avait une certaine valeur pour toi ? Ce n'est pas ce que tu m'as dit ?! Qu'a-t-elle de si spéciale pour te faire réagir comme ça ?! »

« Vous devriez la voir en action » Intervint Erik « Ses pouvoirs sont ... impressionnants »

« Vraiment ? » Fit sarcastiquement Raven « Et on parle de quoi exactement ? »

« Télékinésie et très certainement contrôle des corps » Fit Charles « Je n'avais jamais vu ça auparavant »

« Et en plus d'être une bombe à retardement elle est mortellement dangereuse ? Ah mais formidable, ça me donne vraiment envie de l'apprécier ! »

J'avais raison, pensas-tu, je suis bel et bien un monstre, je ne devrais pas être ici ! Tu te décida très vite et choisis de t'en aller, tu laissa tomber tes chaussures et t'enfuis en courant, les larmes dégringolant sur tes joues. Oui tu étais dangereuse ! Oui tu ne te contrôlais pas mais ce n'est pas ce que tu souhaitais. Peut-être que si tu n'avais pas ratée ta tentative lorsque tu avais 15 ans , peut-être ne serais-tu pas dans cette situation aujourd'hui, peut-être devais-tu réessayer et réussir cette fois.

« Raven ça suf... non ! » S'exclama Charles en entendant tes pensées.

Il se leva et parti en courant sous les regards inquiets de toutes les personnes présentes. Il tenta de pénétrer ton esprit mais tu lui bloquais l'accès, il n'arrivait à percevoir que quelques bribes, par exemple le jour où tes parents t'avaient chasser de chez eux en te traitant de monstre. Il te chercha pendant ce qui lui parut être des heures sans résultats, il n'avait aucune idée de l'endroit où tu étais. Impuissant et désespéré il rentra. Il s'aperçut que tu avais laissé ton sac et tous tes papiers d'identités, avec un sourire satisfait il se rendit compte que tu serai obligée de venir les récupérer. Il attendit une bonne partie de la nuit, tout le monde dormait sauf lui. Il était sur le point d'abandonner quand il entendit du bruits dans la cuisine. Calmement il y entra et vit :

« Je suis heureux que vous soyez revenu... » Commença-t-il avant de se faire épingler au mur avec l'impression qu'on lui enserrait la gorge.

« Charles ! Oh mon dieu ! Non ! Je ne voulais pas faire ça ! Je ... » Commenças-tu, te sentant dépasser par les évènements, il faut que je calme ! Je ne dois pas le tuer, te criais-tu à toi-même.

« J'ai confiance en vous! Détendez-vous» Te fit Charles pour la énième fois aujourd'hui « concentrez-vous sur votre respiration, voilà comme ça »

Charles s'écroula sur le sol dès que tu relâchas la pression, il toussa et tu te précipitas vers lui :

« Je suis vraiment désolée ! Je ne voulais pas ! Je vous promets c'était un accident ! Je ... je vais récupérer mes affaires et m'en aller » Pleuras-tu en commençant à te relever mais Charles t'en empêcha en te prenant dans ses bras « lâchez-moi, s'il-vous-plaît, pitié »

« Tu ne me feras pas de mal, tout comme je ne t'en ferai jamais » Rassura Charles en se mettant à te tutoyer.

« V... Tu n'en sais rien » DIs-tu en te laissant aller contre lui.

« Si je le sais. Je sais également que tu as entendue Raven, ne fait pas attention à ce qu'elle a dit, elle une tendance à être jalouse »

« Elle n'a aucune raison de l'être » Fis-tu, ne comprenant pas le sous-entendu.

« Tu devrais aller te reposer, après tout tu ne me laisses que deux jours pour te persuader de rester, je te veux en pleine forme et je ne t'autorise plus à t'enfuir de cette manière, seule et perdue » Fit Charles en te raccompagnant jusqu'à ta chambre.

« Tu sais que tu n'arriveras à rien en deux jours seulement ? »

« J'aime les défis »

Tu restas les deux jours, et les deux jours se transformèrent en semaines, tu étais de plus en plus proche de Charles et Raven avait de plus en plus de mal avec toi:

« Comment te sens-tu ? » Te demanda Charles lorsque tu le rejoignis.

« Etrangement bien » Souris-tu en t'installant à côté de lui « Des nouvelles pour Shaw ? »

« Non mais Moira est sur le coup, tu devrais le savoir puisque tu passes tes journées avec elle »

« Pourquoi est-ce que je sens comme une pointe de reproche ? » Ris-tu.

« Je ne vois pas de quoi tu parles »

« Charles, je n'ai pas besoin d'être télépathe pour savoir que tu me caches quelque chose » Fis-tu en te servant une tasse de thé juste avec l'aide de tes pouvoirs, ce qui fit sourire Charles « Quoi ? »

« J'aime simplement te voir utiliser tes pouvoirs sans toute cette peur sur le visage »

« Et bien, crois-le ou non mais une personne incroyable m'a beaucoup aidée »

« Vraiment ? Etait-il intelligent ? »

« Plutôt oui »

« Beau ? »

« Assez »

« Séduisant ? » Sourit Charles.

« Ne pousse pas le bouchon trop loin Charles »

« Tu me brises le coeur » Rit-il.

Depuis que tu avais acceptée de rester et que tu vais amenée tes affaires ici, Charles et toi vous étiez énormément rapprocher, au point qu'une certaine tension s'était développée, laissant à Erik le plaisir de vous titiller là-dessus. Les gestes tendres et le besoin du toucher de l'autre devenaient primordiales. A plusieurs reprises vous aviez failli vous embrasser mais à chaque fois quelque chose ou quelqu'un venait vous interrompre, ce qui aujourd'hui aussi ne manqua pas d'arriver.

Les tensions entre Charles et Erik augmentaient tous les jours un peu plus, à chaque fois tu arrivais à faire tampon et les calmer mais là, plus Erik se rapprochait de Shaw plus la situation devenait ingérable.

Lorsque Charles fut transporté à l'hôpital et qu'il fut confirmé qu'il avait perdu l'usage de ses jambes tu te sentis coupable. Tu aurais put arrêter Erik, le contrôler, contrôler n'importe qui mais tu ne l'avais pas fait, tu t'étais contenter de regarder. Tu pris alors une décision importante, tu écrivis un mot à Charles, lui avouant tes sentiments mais que tu te sentais trop coupable pour ce qui était arrivé pour rester. Tu acceptas alors de travailler pour le gouvernement, ambassadrice en Russie, tu étais une mutante et tu étais américaine, tu étais par définitive la meilleure personne pour se poste bien que cela te mettait en danger. Grâce à Hank tu continuais d'avoir des nouvelles de Charles. Hank te suppliait de revenir car Charles ne s'en sortait plus sans toi, qu'il perdait ses pouvoirs à cause du traitement pour sa colonne vertébrale.

Tu te tournas vers la fenêtre de ton bureau, te demandant quoi faire :

« Madame ? Le premier ministre souhaiterait vous voir pour parler de la soirée de réconciliation du mois prochain » Fit un employé de l'ambassade.

« Bien, faites-le entrer ... » Ordonnas-tu.

Tu regardas une dernière fois la lettre de Hank, avais-tu vraiment le droit de revenir après presque un an d'absence ? Ce n'était pas une question mais de nécessité. Dès que ton rendez-vous avec le premier ministre fut terminé, tu pris le premier avion pour les Etats-Unis. Le lendemain de ton arrivée, tu demandas à aller voir Erik, grâce à ton poste on t'y autorisa :

« Y/N ? » S'étonna Erik en se levant d'un bond « Comment vas-tu ? J'ai eu peur pour toi ! Personne n'avait de tes nouvelles ! »

« Tu te tais Erik ! Je peux savoir ce qu'il t'a prit ? JFK ? Sérieusement ?! »

« Je ne l'ai pas tué ! J'ai essayé de le sauver au contraire ! » Se défendit-il « Comment va Charles ? »

« D'après Hank, pas très bien »

« Tu n'es pas avec lui ? »

« Non »

« Où étais-tu ? »

« J'ai été envoyé comme ambassadrice en Russie pour ... apaiser les tensions. J'ai pris quelques jours »

« Je vois ... »

« Erik ! »

« Que dit ... Hank pour Charles ? »

« Je ne te dirais rien »

« Alors qu'est-ce que tu es venue faire ici ? »

« Je voulais savoir si tu avais des regrets et je voulais comprendre pourquoi tu as fait tout ce que tu as fait après Cuba »

« J'essaie seulement de protéger nos frères et soeurs mutants ! »

« Tu essaies d'aller plus vite que la population mondiale Erik et tu le sais, ce n'est en forçant la main de quelqu'un ... »

« Que l'on arrive à ses fins » Compléta-t-il avec un regard nostalgique « Pourquoi n'es-tu pas restée avec Charles ? Tu savais qu'il t'aimait non ? »

« Je n'avais aucune certitude et ... je ne pouvais pas le regarder sans me sentir coupable »

« Ce n'était pas ta faute et tu le sais ! »

« Erik n'amène pas ce sujet sur le taps sinon je risque de dire quelque chose qui dépassera ma pensée »

« Tes pouvoirs ? »

« Sous contrôle, je n'ai tué personne si c'est là ta question »

« Ont-ils évolués ? »

« Oui »

« A quel point ? »

« Erik tu sais à quel point je déteste priver une personne de son libre-arbitre »

« Qu'as-tu fait ? »

« Peu importe ... Je vais y aller, je ne suis même pas sûre que venir ici était une bonne idée »

« Si ça l'était ! » Fit Erik avec force « Je me sens un peu seul je l'avoue »

« ça ne te fera pas de mal » Fis-tu « Au revoir Erik »

Lorsque tu sortis tu eus besoin de quelques minutes pour te ressaisir :

« Tout va bien madame ? » Demanda l'un des agents de sécurité.

« Oui merci, bonne journée »

Quand tu fus dehors tu retournas dans ta voiture et tenta de trouver le courage d'aller voir Charles et de l'affronter, les retrouvailles risquaient de ne pas être très ... agréables. L'idée qu'il te déteste te traversa l'esprit et te fit presque pleurer. Tu inspiras profondément et pris la route jusqu'à l'école. En arrivant devant les grilles tu compris que Hank ne t'avait raconté qu'une petite partie de ce qu'il s'était passé, l'endroit avait presque l'air à l'abandon et l'écriteau de l'école était au sol, symbole d'une époque révolue. Tu poussas les grilles avant de remonter en voiture et de te garer devant la propriété. Tu frappas à la porte après avoir essayé de reprendre contenance, ce fut Hank qui t'ouvrit :

« Y/N ?! » S'exclama-t-il ravi.

« Hank ! Je suis heureuse de te revoir ! » Souris-tu en le prenant dans tes bras.

Hank et toi étiez de très bon amis, tu avais choisis de le soutenir dans son envie de changer, après tout, qui étais-tu pour l'empêcher de faire ses propres choix ?

« Comment vas-tu ? » Lui demandas-tu tandis qu'il te faisait entrer « Que s'est-il passé ici ? La guerre du Vietnam est arrivé jusqu'ici ? ! »

« Presque » Soupira Hank « Je vais bien, c'est ma dernière lettre qui t'a fait venir ? »

« Oui, si je l'avais reçue plutôt je serais venue aussi tôt que possible » Répondis-tu, cachant le fait que tu avais hésité à revenir « Comment va Charles ? »

« Et bien ... c'est difficile à dire »

« Où est-il ? »

« Sûrement dans ce qu'il reste de son bureau, tu as besoin que je t'y conduise ? »

« Je pense que je vais y arriver » Rassuras-tu.

« Contente que tu sois de retour » Te fit Hank.

Tu montas le grand escalier, un escalier qui était jonché de détritus de toutes sortes. Tu allas à gauche puis à droite et tu vis que la porte du bureau de Charles était ouverte, il regardait la fenêtre, son visage était muet d'expressions. Tu restas à le regarder pendant quelques minutes jusqu'à ce qu'il tourne sa tête vers toi, se sentant observé. En te voyant il se figea et tu t'approchas doucement :

« Bonjour » Murmuras-tu timidement.

« Qu'est-ce que tu fais là ? » Claqua Charles.

« Comment vas-tu ? » Demandas-tu en ignorant sa question.

« Comment ai-je l'air d'aller ? »

« Tu pourrais être pire ... »

« Qu'est-ce que tu fais là ? » Demanda-t-il à nouveau « Parce que si je me souviens bien, tu es partie pour, je cite « te refaire une vie et me laisser me reconstruire » car tu te sentais coupable »

« Charles » Priais-je.

« Va-t-en, je ne veux pas de ta pitié, parce qu'après tout, regarde-moi ! Je marche donc tout va bien ! » Fit-il sarcastiquement en se levant et en marchant vers toi.

« Je suis revenue parce que je m'inquiétais pour toi ! Que s'est-il passé Charles ? Il n'y a pas que Cuba qui te ronge »

« Va-t-en ! » Cria-t-il.

« Parle-moi ! » Crias-tu à ton tour.

« DEGAGE ! » Hurla-t-il avant que tu ne le gifles.

« Tu ne me parleras plus jamais de cette façon, est-ce que c'est clair ? Alors maintenant on va s'asseoir et on va discuter comme nous le faisions ! »

« Non ! Cette époque s'est terminée au moment où tu es partie. Avant que je ne lise ta lettre, j'ai cru que tu étais partie pour quelques jours, seulement après plusieurs semaines quand je suis revenu ici et que j'ai vu ton mot j'ai compris que ça ne servait plus à rien de t'attendre ! »

« Charles je pensais faire ce qu'il y avait de mieux pour toi ! »

« TU ETAIS CE QU'IL Y AVAIT DE MIEUX POUR MOI ! »Hurla-t-il avant de reprendre plus calmement « En moins d'un an j'ai perdu ma soeur, mon meilleur ami, une guerre à débutée et a détruit ce que j'avais commencé à construire, j'ai même perdu mes jambes et le pire, le pire de tout c'est que je t'ai perdu toi ! Je croyais que tu m'aimais ! J'avais même réussi à voir une de tes pensées sur moi et j'allais même me déclarer ! »

Tu le regardas, réfléchissant puis sans lui laisser le temps de penser tu l'embrassas passionnément :

« Je t'aimais Charles et je t'aime toujours »

« Arrête » Supplia-t-il « ne me fais pas ça quand tu sais que tu vas repartir »

« Je pourrai rester » Fis-tu « Je pourrais rester, tu es plus important que n'importe quel emploi ! »

« Tu voudrais vivre avec moi ? Je suis une épave »

« Non, tu as juste besoin d'aide pour te remettre » Rassuras-tu avec bienveillance.

Soudain du bruits se fit entendre au rez-de-chaussée. Charles et toi vous regardâtes et vous descendîtes.

« Qu'est-ce qu'il se passe Hank ? » Demanda Charles en prenant ta main dans la sienne.

« Ah Professeur ! » Fit un homme que ni Charles ni toi ne connaissiez « Y/N ? » S'étonna-t-il.

« On se connait ? » Demandas-tu en même temps que Charles.

« Vous marchez ? » S'étonna l'inconnu en regardant Charles.

« En effet »

« Y/N tu n'es pas supposée être en Russie ? » S'étonna à nouveau l'inconnu.

« Pardon ? » Fis-tu « Je ne crois pas que nous nous connaissions »

« Vous êtes déjà mariés ? » S'étonna-t-il en vous montrant Charles et toi du doigt.

« Heu ... On peut vous aider ? » Redemanda Charles en reprenant contenance bien qu'en gardant un sourire en coin.

« Je m'appelle Logan et ... le vous du futur m'a chargé de vous retrouver »