Pour être tout à fait honnête, la première fois que tu avais rencontré Bucky, ou plutôt le soldat de l'hiver, tu étais prêt à lui tirer une balle en pleine tête. Propre. Sans bavure. Heureusement pour lui, Steve t'en avait empêché, et ce jour-là, tu avais aussi failli te débarrasser de Captain America, celui qui te considérait comme sa petite soeur. Tu avais depuis ce moment, des sentiments mitigés sur le choix que tu avais fait.
Tu comprenais très bien qu'en tant que soldat de l'hiver celui-ci puisse devenir … dangereux, mais de là à te jeter du haut d'un appareil en vol ! Il y avait des limites à respecter ! Tu n'étais pas peu fière de dire que ce jour-là, dans ta colère, tu l'avais frapper tellement fort avec le bouclier de Steve, qu'il redevint lui-même quelques secondes. Bien sûr, à partir de ce moment, Steve décida qu'il fallait le sauver et forcément, c'était à toi de le faire. Ces deux là étaient incapables de survivre sans toi. C'était la vérité.
Est-ce que tu avais envie de traquer Bucky Barnes ? Tu préférais encore laver tous les étages de la tour Stark. Ce qui t'amena un moment clé de votre relation :
« Il faut qu'on l'aide ! » Plaida Steve.
« Tu veux que moi, dans ma grande bonté, je le déprogramme et lui rende le contrôle de son bras ?! Devine quoi mon lapin, je ne suis pas mère Theresa ! »
« Elle a mon soutient ! » Ajouta Sam.
« Elle a raison Steve, je mérite ce qui m'arrive à cause de tout ce que j'ai fait et … » Commença Bucky en regardant le sol avec tristesse.
« Oh pitié ! La ferme ! Tu crois que c'est en pleurnichant que ta vie va aller mieux ?! Reprends-toi ! Je pensais qu'un ancêtre le saurait ! » T'exclamas-tu en cherchant à le faire sortir de sa tristesse.
« Pardon ?! » S'exclama Bucky, il était honnêtement ébahi que quelqu'un lui parle de cette façon.
« Nous avons tous fais des choses répréhensibles, même Saint Steve et nous n'en faisons pas toute une histoire ! Est-ce que j'ai pleurniché quand j'ai mis un pays à feu et à sang ? Non ! »
« Attends ! Quoi ?! » S'exclamèrent les trois hommes en choeur.
« Je croyais que tu étais médecin ! » S'étonna Bucky.
« Alors déjà c'est vous, on a pas élevé Sam Wilson ensemble, okay, et ensuite oui, mais j'ai pas étudié dans … bref ! Je ne suis même pas sûre de pouvoir l'aider ! »
« Pourquoi est-ce que c'est encore moi qui prend ?! » Grogna Sam.
« Tu veux vraiment que je te réponde ? »
« Un jour, il faudra vraiment que tu nous parles de ton passé, et en rentrant dans les détails ! » Fit Sam.
« J'ai pas le temps d'écrire ma biographie » Dis-tu en agitant le tas de dossiers que tu tenais.
« Est-ce que tu peux au moins faire un bilan, voir s'il va bien ? » Demanda Steve.
A l'idée de passer des examens, Bucky se mit à pâlir et a trembler, ce qui ne t'échappa pas. Tu l'observas discrètement avant de prendre une profonde inspiration pour te calmer :
« Steve, je t'adore, je comprends ton point-de-vue, mais tu ne crois pas que ton meilleur-ami a vu assez de médecin et de machines pour au moins dix vies ? » Dis-tu doucement.
« Non c'est bon je peux le faire ! » Tenta Bucky, il refusait de paraître faible devant toi.
« J'ai dit non, tu es au bord de la crise de panique rien qu'à l'idée qu'un stéthoscope s'approche de toi, alors je ne vais pas t'imposer une IRM complète, et ce n'est pas négociable ! »
« C'est pas Steve, tu ne la feras pas changer d'avis » Ajouta Sam.
Tu partis ensuite dans ton bureau de fortune, être en cavale lorsque l'on est médecin n'est pas franchement des plus faciles, surtout lorsque l'on s'occupe de soldats tout aussi borné que sois. Tu ne l'avouerais jamais, mais tu avais déjà commencer à faire des recherches sur la déprogrammation. Cela faisait des semaines que tu cherchais un moyen de modifier le code ou le résultat du code qui déclenchait le soldat de l'hiver. Tu mis tes pieds sur le bureau et repris tes recherches. Tu avais été obligé « d'emprunter » des livres, car une tablette était un trop gros risque, surtout lorsque l'on devait faire face à Ross et Tony. Vous seriez tous capturés dans l'heure. Trois heures et deux cafés et un mauvais sandwich plus tard, Steve t'avertit qu'il devait partir en mission avec Sam et te demanda si tu te sentais capable de gérer Bucky. Bien évidemment, vu que tu étais en parfaite harmonie avec ton égo, tu lui répondis que oui.
Au beau milieu de la nuit, alors que tu aurais dû dormir, un bruit venant du salon t'alerta et te retira à tes recherches. Tu attrapas ton arme et avança pour enquêter. Tu posas ton arme en voyant qu'il s'agissait de Bucky, qui avait l'air en pleine crise de panique, il faisait les cent pas, se parlait à lui-même et était franchement incohérent :
« Bucky ? » Appelas-tu doucement.
Ce dernier se figea avant de tourner la tête très lentement vers toi. Tu eus un peu peur sur le moment, tu n'étais pas prête à affronter le soldat de l'hiver à toi toute seule.
« Je peux t'aider ? »
« Allez-vous en ! » Grogna-t-il.
« Je ne peux pas faire ça, tu le sais, tu peux me parler si tu le souhaites ? »
« Pourquoi ?! Pour que vous continuiez à me regarder comme si j'étais un monstre ?! JE N'AI PAS BESOIN QU'ON ME LE RAPPELLE ! »
« Un monstre ? Si toi tu en es un alors je ne suis pas mieux. Est-ce que tu pourrais lâcher le dossier du siège avant de l'émietter complètement ? »
Tes mots l'assommèrent, tu ne le voyais pas comme un monstre ? Alors pourquoi est-ce que tu refusais de lui parler ? Il fallait toujours que Steve te force la main pour que tu lui adresses la parole.
« Parce que tu ne t'es pas excusé » Expliquas-tu.
« Pardon ? »
« Tu as parlé à voix haute … Et la raison est que tu ne t'es pas excusé de m'avoir presque tuer »
« Tu m'as frappé avec le bouclier de Steve ! »
« Tu voulais me tuer ! J'allais quand même pas me laisser faire non ?! »
Sans qu'il ne s'en rende compte, tu t'étais approché de lui et avais prit ses mains dans les tiennes. D'un coup, Bucky se sentit apaisé. L'une des raisons qui faisait qu'il était souvent en colère était parce que tu l'ignorais alors que tu lui plaisais. Il n'avait peut-être pas toute sa tête, mais son coeur fonctionnait suffisamment pour te réclamer. Le jour où tu t'étais interposée entre Steve et lui, la manière dont tu l'avais regardé, comme si tu n'avais pas peur de mourir pour défendre Steve, la seule pensée qui lui avait alors traversé l'esprit, était qu'il voulait que tu le défendes lui aussi de cette façon.
Si Bucky était honnête, il avouerait que tu étais celle qu'il avait attendu. Cela ne faisait que quelques mois qu'il te connaissait et il avait dût, à plusieurs reprises, se retenir de tuer quelques personnes. Tu attirais les gens comme un aimant, que se soit dans une optique romantique ou autre. Et là encore, s'il était honnête, il avouerait que les quelques accidents dont tu avais dut t'occuper avaient été provoqué par sa jalousie.
Tu vis que Bucky t'observait intensément, il cherchait quoi dire, comment agir. Tu poussas un sourire discret avant de lui lâcher les mains. Quand il n'eut plus accès à ton contact, Bucky sentit une vague de froid le submergé, comme s'il était prisonnier de la glace à nouveau. Tu te dirigeas vers la cuisine, elle aussi de fortune, et prépara deux thés. Tu t'emparas des deux tasses et fit signe à Bucky de te suivre. Sans un mot, il t'obéit.
« Tiens, tu peux t'installer là si tu veux » Dis-tu après débarrasser le bureau à côté du tiens.
« Merci » Fit-il doucement.
Tu attrapas ton ordinateur et chercha un film qui pourrait le détendre et décida qu'il était temps qu'il rattrape sa culture cinématographique. Tu lanças le premier film Jurassic Park.
« Regarde le film, bois ton thé et détends-toi » Ordonnas-tu avant de retourner à ton travail.
« Tu ne te reposes jamais ? »
« Quand j'ai besoin, pourquoi ? »
« Parce que je crois que les valises que tu as sous les yeux veulent partir en vacances. »
« Très drôle, très hilarant …. » Marmonnas-tu pendant que Bucky se retenait de sourire.
Après plusieurs minutes, tu te rendis compte que tu étais plus concentrée sur le film que tes recherches et décida que pour cette fois, seulement parce que Bucky avait eut une crise, tu ne travaillerais plus de la soirée, voir de la nuit. Vers la fin du film, Bucky se sentait détendu, pour la première fois depuis des années. Le fait que tu t'étais endormie, la tête sur son épaule, lui donnait l'impression que tu lui faisais confiance, qu'il n'avait pas à s'inquiéter, il finit également par son dormir, sa tête se reposant sur le sommet de la tienne.
Cette occasion qui était supposée restée unique, se reproduisit, l'excuse que donnait Bucky était qu'il voulait regarder de nouveaux films, ta raison d'accepter était pour éviter de nouveaux cauchemars. Tu détestais que l'on t'interrompe pendant tes recherches. Il arrivait toujours à la même heure, au beau milieu, le thé s'était transformé en bol de popcorn. Tu n'avais aucune idée comment Bucky s'en était procuré, surtout avec Steve qui s'assurait que tout le monde mangeait correctement.
Sam et Steve s'étaient rendus compte que Bucky et toi étiez de plus en plus proche, mais pour que Bucky ne fasse pas machine arrière sur ses progrès, ils préférèrent se taire. Bucky et toi partagiez une playlist, il était parfois plus facile de s'expliquer avec une chanson, et la musique pouvait apaiser la douleur. Tu avais tout un tas de système en place autour de Bucky, pour qu'il puisse reprendre le dessus. Parfois, vous discutiez même en utilisant des chansons, particulièrement quand tu travaillais. Un jour cependant, Bucky te prit par surprise. Il entra dans ton bureau l'air déterminé :
« Répare-moi »
« Je te demande pardon ? » Dis-tu après t'être à moitié étouffée avec ton café.
« Est-ce que tu peux me réparer ? »
« Tu n'es pas cassé Bucky »
« Ne te fiches pas de moi, tu arrives à contrôler mes crises mais elles sont toujours là, il y a encore des choses là-haut qui ne vont pas » Dit-il en désignant sa tête « Et ce truc me fait mal et vrille » Finit-il en mettant son bras en métal en avant.
« Tu es sûr de toi ? Je ne veux pas d'une crise panique »
« Je te fais confiance » Trancha Bucky.
Sa phrase te laissa muette. Ces mots, venant de Bucky, voulaient dire beaucoup de choses. Tu t'assuras qu'il était sûr de lui avant de te mettre au travail. Tu lui fis toute une batterie de tests, et aucun accident ne se produisit. Steve et Sam étaient plus qu'étonnés de voir Bucky rester immobile le temps d'un examen qui, plusieurs semaines auparavant lui aurait fait perdre ses moyens.
Bucky te faisait désormais une confiance aveugle. S'il t'avait demandé de le réparer comme il te l'avait si bien dit, était parce qu'il voulait construire un avenir avec toi, mais pour cela, il voulait être totalement lui-même. Il était heureux que tu sois médecin car il ne voyait pas vers qui il aurait pu se tourner. Steve lui avait d'ailleurs parler de votre rapprochement, Bucky s'était contenté de lui lancer un sourire éblouissant avant de se replonger dans la série que tu lui avais conseillé. Steve avait sourit à son tour. Le blond avait tenté d'obtenir des informations de ta part mais tu avais refusé de dire quoique se soit, tu lui sortais l'excuse de la confidentialité entre patient et médecin.
Steve s'était alors sentit obligé de rappeler à Bucky que si, effectivement il voulait avoir une relation avec toi, il avait alors intérêt de te prévenir car te connaissant, il était possible que tu dises non à Bucky, croyant qu'il ne s'intéressait à toi que pouvoir l'avoir aider. Bucky commença alors à paniquer. Il faisait les cents pas devant ton bureau, il ne savait pas s'il était prêt pour cette discussion. Il prit son courage à deux mains et entra. Il te trouva pencher au dessus d'un microscope tout en marquant tout un tas d'informations d'une main. Tu étais magnifique.
Tu entendis du bruit et releva la tête pour apercevoir Bucky. Ce dernier te regarda sans rien dire pendant un moment, mais alors qu'il s'apprêtait à tout avouer, tu le coupas :
« J'ai beau détesté Hydra, mais ceux qui t'ont fais ça sont des génies ! Je n'ai jamais vu ça ! C'est impressionnant ! Tes cellules se régénèrent a une vitesse et … »
« Y/N ! » Coupa-t-il.
« Oh … pardon ! Ce n'est certainement pas ce que tu as envie d'entendre ! Je suppose que tu veux savoir où j'en suis ? » Demandas-tu en t'approchant après avoir récupéré tout un tas de feuilles.
Tu te positionnas à côté de lui, et dès que ton parfum flotta jusqu'à Bucky, ce dernier perdit ses moyens et se contenta de te regarder la bouche grande ouverte, il n'entendait que certains mots et même s'il avait put se concentrer sur ce que tu lui expliquais, il n'était pas sûr qu'il en aurait compris la moitié. Tu t'étais à un tout autre niveau. Bien plus haut que le sien, selon lui.
Il te regarda lui expliquer un moyen de changer le programme, c'est comme ça que tu appelais la suite de mots le faisant devenir le soldat de l'hiver. Tu aurais trouver un moyen de donner une autre finalité au programme. Tu n'étais pas certaine de pouvoir l'enlever, du moins pas avec les moyens que tu avais, mais tu tu pouvais cependant assurer à Bucky qu'il aurait toujours le dessus, que devenir le soldat de l'hiver serait alors son choix et pas celui de quelqu'un d'autre.
Tu étais surexcitée, la joie qui émanait de toi à l'idée d'avoir enfin avancé sur le mystère qui entourait Bucky te rendait radieuse et Bucky ne pouvait s'empêcher de te regarder avec un sourire idiot. Alors que tu allais lui parler de son bras, ce dernier prononça ton prénom, mais tu étais tellement dans ton monde que tu n'entendis rien. Bucky prit alors une profonde inspiration et te força à te tourner vers lui, tu n'arrêtas vraiment de parler que lorsqu'il prit ton visage entre ses mains avant de t'embrasser passionnément. Il tentait de te transmettre tout ce qu'il ressentait au travers de ce baiser, il priait pour que tu le comprennes et que tu ne le rejettes pas. A ce moment là de sa vie, il n'était pas sûr de pouvoir avancer sans toi. Tu étais devenu un pilier de son existence.
Tu reculas quand tu eus besoin de reprendre ton souffle. Cependant tu ne pus aller bien loin car Bucky enroula ses bras, même celui en métal, au tour de ta taille et colla son front au tiens. Tu avais les yeux fermés mais tu sentais qu'il te fixait. Au moment tu allais parler, ce dernier te coupa en t'embrassant à nouveau. La passion du premier baiser n'était rien à côté de celui du deuxième. Tu te retrouvas plaquée contre un mur, tes jambes entourant la taille de Bucky. Ce dernier avait te soutenait d'un bras sous tes cuisses tandis que l'autre était plaqué contre dos, te maintenant la tête. Il savait que tu tentais de fuir tes sentiments, et il refusait que cela puisse arriver.
Lorsque tu pus t'écarter, ton coeur palpitait à une vitesse incroyable et tes poumons criaient au secours. A contre-coeur, Bucky te laissa retrouver la terre ferme mais il se refusa à te laisser t'éloigner.
« Bucky je ne … »
« Tu n'es pas mon médecin »
« Je te demande pardon ?! Tu crois que je fais quoi depuis … »
« Tu es la femme que j'aime et qui a décidé de m'aider »
« Je suis la femme que tu quoi ?! Mais d'où est-ce que ça vient ? »
Bucky se mit à rire, il n'était pas étonné que tu ne te sois pas rendu compte de quoique se soit, tu étais comme Steve, une fois plongé dans le travail, vous ne pouviez rien voir d'autre. Steve et toi étiez de vrais siamois sur ce point.
« Je ne suis pas doué pour les déclarations et pour parler de sentiments. Donc ce que je vais te dire tu vas devoir l'accepter car tu ne l'entendras que rarement. Je suis amoureux de toi mais ça, je crois que je viens de te le faire comprendre. Je t'adore, j'aime le fait que tu es prête à tout pour protéger les gens qui comptent pour toi. J'adore quand tu me réveilles car tu parles trop fort les rares où tu peux contacter Romanoff, j'adore le fait que pour toi le moment de la journée auquel tu te réveilles, que se soit 5h du matin ou 23h soit le matin et l'heure du petit-déjeuner. Tu me vois moi, j'adore le fait que tu ne me traites pas différemment de Steve ou Sam. Et puis merde … tu es parfaite. »
« Oh … »
« Oh ?! C'est tout ? »
« Avoue que ça fait beaucoup d'un coup … »
« Mais ? »
« Mais j'ai besoin de réfléchir ? »
« y/n …. » Soupira Bucky « Est-ce que c'est un rejet ? »
« Non ? »
« Tu me la refais mais en plus sure de toi, s'il-te-plaît »
« Il est probable que … enfin il est possible que … »
« Y/N ! »
« J'ai des sentiments pour toi mais … » Tu fus coupée par Bucky qui tenta de t'embrasser mais tu le repoussas « Mais je ne peux pas être ta petite-amie et celle qui farfouille dans ton cerveau »
« Je ne laisserai personne d'autre que toi gérer ça »
« Bucky ! »
« Je suis sérieux ! J'ai besoin de toi, tu es mon roc, encore plus que Steve. Tu ne perds pas espoir et contrairement aux deux autres, tu sais ce que tu fais quand tu essayes de m'aider. Je n'ai confiance qu'en toi pour me réparer »
« Tu n'es pas cassé Bucky ! »
« Plus depuis que tu es là »
« Pourquoi me dire ça maintenant ? »
« Parce que Steve à soulevé un point important. Je ne voulais pas que tu me rejettes après être allé trop loin en tant que médecin. Steve a raison, tu te sers déjà de ton rôle pour me repousser »
« Parce que ce n'est pas éthique ! »
Tu crois que c'est une chose dont tu dois te préoccuper ? Les gens ne veulent que deux choses me concernant, me tuer ou m'étudier. Alors je pense que ton éthique ne craindra rien »
« Bucky tu ne comprends pas ! »
« Si je comprends très bien, mais toi tu ne prends pas en considération notre situation, nous sommes en cavale, à cause de moi et je m'en veux déjà bien assez d'ailleurs. Nous sommes recherchés par plusieurs gouvernements et toi tu t'inquiètes que l'ordre des médecins te tombe dessus parce que tu sortirais avec un patient … »
« James » Dis-tu sérieusement.
Quand Bucky t'entendit prononcer son prénom il ne put s'empêcher de t'embrasser, cela lui avait fait un effet monstre.
« Bucky » Repris-tu après avoir de nouveau calmer ton coeur « Voilà ce que l'on va faire, car je ne suis pas persuadée que tu saches ce que tu veuilles, non laisse-moi finir ! Je veux dire que je préférai que l'on pense à une possible relation une fois que ton bras arrête de tous nous tuer sans que tu le contrôles et que personne ne puisse de nouveau activer le soldat qui se cache dans cette très belle tête »
« Tu aimes ma tête ? » Sourit stupidement Bucky.
« C'est tout ce que tu as retenu ?! » T'exclamas-tu ahurie.
« C'est tout ce qui était important … »
Tu poussas un grognement en te dégageant. Il était … raaaaah ! Tu n'avais même pas les mots ! Tu lui ordonnas de partir, ce qu'il fit en éclatant de rire.
Dans les semaines qui suivirent, Bucky refusa de lâcher l'affaire. Maintenant, au lieu de vous endormir chacun sur un fauteuil dans ton bureau, Bucky venait te chercher et t'allongeait sur son lit, te calant contre lui avant de s'endormir comme une pierre. Tu avais bien tenté de te débattre ou au moins de desserrer son emprise, mais rien y faisait. C'est une nuit, alors que tu avais pu lui échapper le temps d'aller aux toilettes que tu compris que tu ne pouvais pas le rejeter, qu'il avait raison. Lorsque tu étais revenu dans sa chambre, Bucky était en plein cauchemar, il se tortillait, et hurlait ton prénom, c'était comme s'il assistait à ta mort. Cependant il se calma à la vitesse de la lumière quand tu t'installas à côté de lui, posa sa tête contre son coeur et lui caressa les cheveux. Son corps se détendit et les battements de son coeur se calquèrent au tien. Cette nuit là, tu ne dormis pas. Tu tentais d'accepter le fait que tu étais folle amoureuse de Bucky et que ce dernier t'aimait encore plus qu'il ne t'aimait.
Cet évènement te donna l'énergie et la force nécessaire pour trouver une solution. Le processus pour reprogrammer Bucky fut long et douloureux, à plusieurs reprises tu voulus arrêter car ce dernier souffrait. Bucky cependant sentait que quelque chose changeait dans son cerveau, comme si des poids s'enlevaient petit à petit. De plus, ce dernier ne pensait qu'à la récompense : toi.
Il accepta de souffrir et plaça son corps et sa foi dans tes mains. Tu t'en voulais de le faire subir ça. Après chaque séance, c'était lui qui devait te rassurer et tu te détestais encore plus. Bucky était celui qui avait besoin de soutient pas l'inverse ! Cependant Bucky était plus qu'heureux de pouvoir être là pour toi. Toi qui était d'habitude si solide, si imperturbable, te voir t'effondrer car il souffrait, lui réchauffait le coeur. Etrange n'est-ce pas ?
Plus le processus avançait, plus ses souvenirs remontaient. Il avait parfois des problèmes à lier l'ancien Bucky Barnes et le nouveau. Cependant dès qu'il était avec toi, il avait l'impression d'être entier et de n'être que James. Tu avais pris l'habitude de l'appeler James plutôt que Bucky et il avait franchement du mal à ne pas t'embrasser à chaque fois que tu prononçais son prénom.
Le moment décisif fut quand tu annonças aux trois soldats que vous alliez devoir voler des éléments électroniques et bio-technologiques pour réparer le bras de Bucky.
« Non ! » Déclara calmement Bucky.
« James, je faisais déjà ce genre de missions quand Steve était encore en train de se prendre pour Captain Igloo ! »
« Donc ?! »
« Donc tu ne m'empêcheras pas d'y aller ! »
« Je viens avec toi ! »
« Non Buck » Fit Steve.
« Je te fais confiance Steve hein, mais je ne laisserai pas y/n sans surveillance ! Suis-je le seul à me souvenir de tous les gens qui nous recherchent ?! »
« Barnes, Y/N est une grande fille et Steve et elle font équipe depuis des années ! » Tenta Sam.
« Je vais me répéter mais … donc ? »
« Y/N doit venir car elle est la seule qui sache ce dont elle a besoin, aucun de nous n'a la moitié de ses capacités mentales » Expliqua Steve.
« Elle peut nous donner des photos »
« Alors on a pas le temps de faire une mission, mais des courses oui ? » Raillas-tu.
« Je refuse ! »
« Ce n'est pas ta décision ! »
« Si ça l'est ! » S'énerva Bucky « ça l'est pour la simple et bonne raison que je ne peux pas te perdre ! Alors c'est non ! Je vivrais avec un bras s'il le faut, mais cette mission c'est du suicide ! »
Dans la nuit, alors que Bucky dormait comme un pierre avec toi, bien en sécurité dans ses bras, Steve vint te chercher et t'aida à te dépêtrer de l'emprise de Bucky, il fallut ajouter l'aide de Sam pour t'en sortir. Sam vous assura qu'il se débrouillerait avec Bucky et que vous deviez vous concentrer sur l'objectif.
La mission se passa à peu près bien, mais voler des technologies dans un laboratoire américain top secret n'était pas sans difficultés, tu avais quelques bleus ainsi qu'une légère coupure sur la joue, honnêtement un entrainement avec Steve était bien plus douloureux que ça. Lorsque vous fûtes de retour, Sam et Bucky se faisaient face, ils étaient assis dans ce qui vous servait de salle commune esse regardait sans un mot. Quand Bucky vous entendit, il se leva d'un bond.
Lorsqu'il vit que tu étais blessée, il vit rouge. Tu tentas de le calmer mais il t'ignora et se dirigea vers Steve et lui mit un coup de poing au visage, le supersoldat grogna de douleur et vacilla légèrement. Toujours sans un mot, il t'attrapa par le poignet et te conduisit jusqu'à ton bureau :
« Pourquoi ? »
« Pourquoi quoi James ? »
« Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas écouté ? »
« Parce que j'ai besoin de ces machins pour que tu puisses vivre presque normalement avec ce bras ! »
« Je ne veux pas que tu te mettes en danger pour moi ! C'est compris ? Je ne peux pas l'accepter ! L'idée même me donne la nausée ! Je refuse que tu sois blessé pour mon bien ! Est-ce que tu me comprends ?! »
« Bucky je ne suis pas un simple médecin tu le sais ! Je n'en étais pas là où j'en étais au SHIELD pour rien ! Je suis aussi bien entrainée que Natasha ! Je suis plus que capable de m'en sortir ! »
« Je ne peux pas te perdre y/n, pitié essaie de comprendre ! J'ai presque tout perdu et j'y ai à peine survécu, mais te perdre … il ne resterait plus rien y/n ! »
« D'accord » Dis-tu en prenant ses mains dans les tiennes, collant ton front au sien.
« D'accord » Répéta-t-il dans un murmure.
« Je vais réparer ce bras et après, on ira incognito dans la supérette la plus proche pour s'organiser un diner en tête à tête, un truc tout simple, un sandwich aux chandelles. Pas mal pour un premier rendez-vous non ? »
« Je n'aurais pas trouvé mieux » Rit-il les yeux légèrement embué.
« Je suis amoureuse de vous Sergent Barnes, vous voulez bien sortir avec moi ? » Demandas-tu avec un sourire en coin.
« Je ne rêve que de ça »
