Les jours passent.
Comme promis, je ne suis pas autorisé à quitter le domaine.
C'est réconfortant de savoir qu'Arthur veille sur moi. Les autres sont toujours curieux à propos de l'autre jour mais il n'a pas dit à un seul d'entre eux quelles étaient les véritables motivations du chasseur.
Je me suis surprise à m'interroger davantage sur Arthur.
À propos de notre étrange relation.
On est amis?
Je laisse échapper un soupir, portant le plateau de thé dans le bureau, le visage d'Arthur étant masqué par un journal gris.
Arthur: Ah, merrci.
Il dit, levant brièvement les yeux de sa lecture. Il tourne la tête vers la fenêtre, la pluie tombant du ciel gris.
Arthur: Il pleut à verse depuis un bon moment maintenant...
Reader: La pluie ne me dérange pas, c'est juste-
Un coup de tonnerre m'interrompt, crispant tout mon corps, le plateau de thé tombant sur le sol. Tout ce que je pouvais faire était de fixer le tapis taché, restant aussi immobile qu'une statue.
Arthur: Ça va?
Il demande, une légère inquiétude dans la voix. Puis son expression change, comme s'il se souvenait de quelque chose. Mes joues brûlent d'embarras, je bégaie dans ma tentative de détourner son attention de moi.
Reader: Tu n'as peur de rien?
Arthur:...Non.
Menteur.
Reader: Je crois que tu mens.
Arthur: Ce que tu crois n'a pas d'importance.
Il s'approche, tend la main avant de me donner une pichenette sur le front.
Reader: Cela me fait penser, pourquoi as-tu agi de cette façon avec l'homme à la porte?
Arthur: Je ne vois pas de quoi tu parles.
Il dit, le ton baissant sensiblement.
Ce n'est pas vrai, il ment encore. Ce jour-là... il avait hurlé sur la personne à la porte, la main serrée autour de sa gorge. Qui était-il? Tout ce qui restait était un simple collier avec une croix en argent sur le sol.
Reader: Il n'a rien fait-
Arthur: Comment peux-tu le savoir!?
Il crie, sa voix forte étant accompagnée d'un coup de tonnerre. Je sursaute, lui réalisant que c'était à cause de son emportement cette fois, et non du tonnerre.
Arthur est une personne très sensible, je le sais. Et pourtant, je ne peux pas m'empêcher de vouloir en savoir plus sur lui. Comment le pourrais-je s'il se cache toujours derrière un sourire complice ou des mots durs?
Je me tourne lentement pour lui faire face.
Reader: Pourquoi es-tu si réticent à me le dire? Je sais que je ne suis peut-être pas l'Élue et que nous ne sommes pas des âmes sœurs, mais...
Je ne trouve pas les mots pour finir ma pensée. La pièce est plongée dans le silence, l'arôme du thé renversé dans l'air. Je suis peut-être trop optimiste, de penser que je pourrais en apprendre plus sur lui...
Arthur: IL n'a rien fait...
Arthur: C'est le genre de personne qu'il est que je déteste plus que tout au monde.
Le genre de personne? Comment pourrait-il savoir de quel type de personne il s'agit quelques instants après l'avoir rencontrée? Malgré les questions constructives, j'écoute en silence.
Il se dirige vers la fenêtre, ses pas sont doux sur le tapis et il regarde le monde gris qui nous entoure.
Arthur: Il y a longtemps, les gens ont appris que je n'étais pas humain. Leur croyance en un être supérieur les a conduits à me confronter. Ils étaient convaincus que le diable avait fait de moi un monstre. Ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient imaginer pour me changer... mais rien n'a marché.
Il saisit lentement les extrémités de sa chemise, dégageant le tissu autour de ses épaules. Je laisse échapper un souffle, la peau tachetée, de longues cicatrices traçant sa chair pâle.
Arthur: Pas avec l'eau bénite, les "coups de fouet de la vérité" ou leurs croix d'argent brûlantes.
... Quelle horreur!
Je sens les larmes couler de mes yeux et je me rapproche de lui. Il observe la pluie qui tombe alors que je lui tends la main. Il sursaute légèrement lorsque le bout de mon doigt touche sa peau.
Reader: Je suis vraiment désolée... Je ne savais pas.
Il laisse échapper un rire pitoyable.
Arthur: Heh, évidemment que non. Personne ne le sait.
Il me regarde par-dessus son épaule, les yeux verts sombres et troublés. Comme j'aimerais soulager cette douleur! Alors je fais la seule chose à laquelle je pense.
Je me rapproche, enroulant mes bras autour de son buste. Je resserre ma prise, j'ai soudainement peur qu'il disparaisse.
Reader: Je suis contente que tu me l'aies dit, Arthur. Bien que je ne sois pas l'Élue, et que je sois une faible humaine... je veux aussi te protéger.
Il lâche sa chemise d'une main, qui vient se poser sur la mienne.
TRADUCTION Fate's Bite: A Vampire Hetalia Story de Aph_Drabbles Original : story/149492808-fate%27s-bite-a-vampire-hetalia-story
