Salutations à toutes et à tous !
Nous y sommes, voici ma première et véritable fiction.
Pour être totalement transparente avec vous, je suis très anxieuse à propos de la publication de cette histoire. Je n'ai jamais réellement éprouvé une seule once de confiance vis-à-vis de mes écrits, et je ne peux décemment émettre un avis positif à ce propos.
Cependant, j'espère recevoir, par la suite des avis, positifs ou non, afin de m'améliorer. Chaque Review est primordiale pour un auteur !
Je ne souhaite que vous procurer à vous, chers lecteurs, un travail de la qualité possible afin de - j'espère également - vous divertir.
Ce scénario est j'admets, assez bateau ici, mais, la volonté de raconter quelque chose de nouveau et frais m'anime l'esprit tout entier.
De ce fait, je prie pour que ce prologue vous plaise ! N'hésitez absolument pas à exprimer votre ressenti, cela me ferait extrêmement plaisir.
Également, ne possédant pas un(e) beta-reader afin de me corriger, ne vous gênez absolument pas pour me signaler les potentielles fautes d'étourderie que je peux faire.
Je vous souhaite une agréable lecture, en l'attente du premier chapitre !
MAJ, 07/02/2020. Si certains lecteurs reconnaissent cette fiction, c'est parce que j'ai recommencé à la rédiger.
Je n'étais absolument pas satisfaite avec l'esthétique passée de ma fiction, de ce fait, je m'attelle actuellement à la réécriture des premiers chapitres que j'avais rédigé il y a de cela presque un an. En espérant que le résultat soit plus agréable pour les yeux, étant donné que le système de rédaction de FanFiction m'échappe encore, et toujours. . .
Tendresse et chocolat,
- Lyra.
Du sang. Partout.
Son odeur âcre, épouvantable, imprégnait l'ensemble du champ de bataille, pourvu désormais d'innombrables nuances rougeâtres, où des montagnes de cadavres et entrailles s'entassaient. Les combattants tombaient au sol comme de simples poupées de chiffon, fragiles.
Cruel. Était le mot parfaitement adapté pour décrire cette ce panorama macabre, digne des plus sanglants récits d'horreur que l'on pouvait imaginer.
De simples jeunes soldats, dont l'esprit était animé par la flamme ardente de la détermination ainsi que l'espoir de victoire, poussaient leur dernier souffle, dans un mélange répugnant de boue et d'hémoglobine, teintant le sol d'innombrables nuances rougeâtres, le rendant quasi-impraticable sans une monture adaptée.
Une révolte interne avait éclaté au sein de l'Empire, causant alors une guerre civile entre deux armées, celle du traître, ainsi que celle du souverain en titre, qui n'avait absolument pas pu prévoir ainsi qu'intercepter cet événement, ni même ses plus fidèles serviteurs.
La senteur putride du complot avait embaumé il y a de cela déjà plusieurs mois les murs clos de la cour, mais malheureusement, elle ne fut pas interceptée à temps.
Les troupes ennemies étaient majoritairement nombreuses, contrairement aux forces de l'empire, presque entièrement décimées, pas assez entraînées au combat. Après tout, la paix régnait depuis plusieurs décennies, voire même siècles, la guerre n'était délibérément pas envisageable. Ce fut là le point faible de cette dynastie.
Au centre de ce carnage sans nom, se tenait une forme qui ne pouvait être perçue comme humaine.
Celle-ci ne laissait que des corps sans vie à peine identifiables sur son passage, éviscérés, amputés de toute part. Déchaînée, une rage pesante, sourde, enivrant ses sens ainsi que sa conscience, la rendait incontrôlable.
« Tuer. . . Tuer. . . Tu dois abattre l'ennemi. Celui qui a trahi notre Seigneur. »
Sa silhouette imbibée de ce liquide si commun à tous les êtres, possédait en l'une de ses mains une lance, souillée également par le sang. L'autre, détenait en sa possession ce qui semblait être une tête, hypothétiquement d'un soldat ennemi, décapitée par ses soins. Inexorable fardeau, celle-ci fut envoyée rejoindre les restes humains présents dans les environs, sépulcral et sinistre destin.
Ce "monstre", était la divine mais horrifique allégorie de la déesse de la mort, Izanami. Fervente mercenaire, elle était celle qui alambiquait les vies des traîtres, sans discernement.
S'approchant de plus en plus du fief adverse, son sang bouillonnant dans ses veines. Elle était proche du but, encore quelques mètres la séparait de cet individu dont elle allait subtiliser la vie nullement dignement. La trahison était un fléau impardonnable, encore plus lorsque l'individu ayant commis ce péché était le plus fidèle serviteur de l'Empereur, son bras droit. Celui-ci se tenait au milieu du carnage, sur sa monture. Fier, il exprimait la plus profonde arrogance que le monde pouvait porter.
La simple vision de cet homme provoquait l'arrivée de bile au sein de sa gorge, son mental jouait un rôle capital, elle ne devait faiblir.
Sa silhouette se tenait enfin face au mal en personne, éreintée, blessée, meurtrie, mais elle ne flanchait pas, jamais. Elle ne pouvait se le permettre, elle, surnommée l'Arme secrète de l'Empereur.
Ses orbes aux innombrables nuances rougeâtres, similaires à des flammes qui dansaient un ballet effréné, fixaient l'homme situé à une faible distance d'elle. Sa voix rauque se brisait, au milieu du brouhaha des armes qui se rencontraient dans des tintements mélodramatiques.
Un simple geste, harmonieux, et son arme, désormais levée dans les cieux embrumés, étaient pointée en la direction de la calamité.
« Lord Yamaguchi... Aucun être présent au sein de cet empire ne pourra vous accorder le pardon, ni même Dieu ou la Déesse de la mort. Les actes que vous avez commis vous donnent l'unique privilège de goûter avec gourmandise à la mort. Votre cupidité sera celle qui aura causé votre perte. Les péchés sont un poison. »
Seulement, le traître ne fut absolument pas ébranlé une seule seconde par ces mots lourds de sens, au contraire, un rictus macabre se mit à déformer les traits de son ignoble visage.
La mercenaire sentit soudain une douleur atroce lui traverser la poitrine, la stoppant dans sa traversée mortuaire.
Ses yeux cramoisis se dirigèrent vers la source du mal que ses nerfs tout entiers lui faisaient ressentir. Une flèche. Avait été décochée sans qu'elle ne s'en aperçoive dans sa cage thoracique. Comment était-ce possible ?! Ses sens sur-développés auraient du l'avertir de ce danger imminent.
Une nouvelle technologie… ? Elle en avait la certitude.
Sa vision se fit alors trouble, sa respiration devint douloureuse, ses poumons la brûlait et cela en devenait insoutenable.
- « Du poison... C'est ça ? » Elle sentit sa conscience faiblir, elle pouvait s'évaporer à n'importe quel instant. Il fallait qu'elle lutte, mais malheureusement, ce n'était qu'un combat perdu d'avance. Elle n'avait pas d'antidote à sa portée.
- « Très altruiste. Que disais-tu il y a un instant ? Que j'étais celui qui allait embrasser avec joie la mort ? SOTTISES ! Celle qui va disparaître, c'est toi. Heureusement que j'ai eu la brillante idée d'effectuer des recherches à propos de ta vraie nature, j'ai pu débusquer ta faiblesse, ainsi qu'un moyen de t'éliminer, sans me salir les mains. Ingénieux, n'est-ce pas ?
Sur ce. Je te fais part de mes condoléances, Déesse de la mort. Tu vas désormais rejoindre le fabuleux purgatoire, sale monstre.»
Les dernières paroles que cet homme avaient exprimées n'étaient plus qu'une lointaine mélodie, l'obscurité avait englouti tout ce qu'il se trouvait autour d'elle. Elle ne pouvait plus rien voir, plus rien ressentir. Son corps se faisait lourd, ses sens étaient flous.
Le poison de la frustration, de la haine, coulait à flot dans ses veines. S'il avait été plus prudente, plus puissante, rien de cela ne ce serait produit, elle aurait été à ses côtés. Elle ne pourrait plus jamais être utilise à son sauveur.
Elle n'était qu'un monstre, un outil dédiée à faire la guerre. Que pouvait-elle attendre de plus que ce que sa misérable vie lui avait offert ?
Martyr du tout puissant lui-même, elle allait mourir à l'endroit où sa vie avait commencé. En enfer.
« Tu dois vivre. Tu possèdes en toi le pouvoir de faire de grandes choses, je ne laisserais pas cela arriver. »
Était-ce un rêve ? Une hallucination ?
Doucement, ses tympans se mirent à capter un bruit, lointain. Ses paupières s'ouvrirent avec difficulté, et une lumière éblouissante lui provoqua une légère douleur aux rétines, qu'il lui fallut quelques instants pour s'habituer à cette luminosité parasite.
Blanc. Fut le seul et unique mot qui lui vint à l'esprit lorsqu'elle put enfin observer ce qu'il l'entourait avec netteté.
Où était-elle ? Et pourquoi était-elle encore en vie ?
