Rebonjour à tous et à toutes, comment ça va depuis le temps ?
Moi, plutôt bien. Je n'ai pas vraiment d'excuses pour justifier cette absence, je n'avais pour être honnête, plus le courage de continuer cette histoire, car j'ai cette désagréable sensation que la qualité de mes écrits et du récit devient de plus en plus horrible à mesure que l'histoire progresse. Je suis à la constante recherche une certaine cohérence, et également, je ne souhaite pas du tout que mon OC deviennent une Mary-Sue overcheatée, au caractère chiant à mourir.
Pour ceux qui connaissent, sa personnalité et son physique sont inspirés de Tomoe Gozen, de Fate. De ce fait, la fidélité et la politesse sont des valeurs très ancrées dans son comportement, vous comprendrez au fur et à mesure.
Je vous laisse avec le second chapitre, qui, j'espère vous plaira ! Comme toujours, n'hésitez pas à me laisser des reviews, ça m'apporte l'aide nécessaire afin de m'améliorer !
Gros bisous à vous.
Lam'.
" Je pense que ton ouïe n'a pas été endommagée par ce que tu as pu vivre précédemment. Tu peux donc aisément comprendre ce que j'ai pu dire. "
Les sourcils neigeux de Izanami se froncent, jusqu'à en presque creuser indélébilement des ridules entre ses deux orbites oculaires. Ses doigts fins s'accrochaient à la couverture cotonneuse de cette paillasse de fortune, à en blanchir leur jointures. Cet homme la prenait-elle pour une imbécile sans possession d'une capacité de réflexion des plus basiques ? Il était décemment observable qu'elle avait assimilé le sens de ses paroles, cela l'agaçait fortement.
" Avec tout le respect que je vous dois. Je vous prie de ne pas jouer avec l'art des mots et des paroles. J'ai compris avec évidence où vous vouliez en venir. Et je me dois de vous retourner une interrogation. Pourquoi souhaitez-vous - non - m'ordonner-vous de me joindre à votre équipage ? Comme j'ai pu le souligner il y a un bref instant à peine, nous ne nous connaissons aucunement. Avez-vous la garantie pure ainsi que certaine que, à la moindre faute d'inattention de votre part, je ne vous achève pas ? Prendre la vie est quelque chose qui m'est habituel, gravé dans ma chair, mon âme elle-même. "
Le brasier qui se calcinait dans ses pupilles ne faiblissait pas, il en était le contraire absolu. Aucune hésitation n'était de mise. Le pirate compris à cet instant quel genre d'individu était cette jeune femme. Un véritable assassin ayant baigné dans les limbes du meurtre, il ne pouvait prendre à la légère ces mots emplis d'une irréfutable détermination, bien qu'il jouait avec le fait qu'il était en position de dominance sur elle. Blessée, meurtrie, et surtout seule. Et il comptait bien en profiter, un pirate doit savoir s'emparer de ce qu'il pense être intéressant. Et cette inconnue stimulait son appétence, la cupidité est un péché teintant l'existence-même de la piraterie toute entière.
" C'est pourtant simple. J'ai besoin de ta puissance, Izanami-ya. Et je compte bien la mettre à profit. De plus, j'ai pu constater que tu n'étais pas une humaine à part entière, et que ta condition n'était pas liée à un fruit du démon. Ton anatomie n'a pas réagi à l'eau de mer, ni au granit marin. Ça m'intrigue. Tu n'as nul part où aller, de toute manière, n'est-ce pas ? Alors, rejoins mon équipage. "
Ses fines membranes de peau se referment durant un instant succinct, puis, une grande inspiration fut exercée, emplissant ses poumons d'air, avant d'expirer en un long soupir las, rejetant toutes sortes d'atomes dans l'air ambiant. Ce Trafalgar Law était visiblement du type obstiné. Les attentions de ce pirate lui étaient inconnues, de même de l'endroit où elle se trouvait. Après tout, elle avait été défaite lors de ce soulèvement, son existence en elle-même avait été effacée des mémoires, de l'histoire de l'Empire. Les perdants ne revenaient jamais, il en était ainsi. Le code du guerrier n'était pas à prendre à la légère, et la jeune femme avait prêté serment, acte inviolable et impérissable. De plus, l'homme qu'elle avait juré de servir avait vu sa vie être fauchée. Les mots restent, mais les personnes finissent par s'en aller un jour où l'autre. Il continuerait de vivre dans sa mémoire, laissant un souvenir éternel. Ce n'était pas une trahison, non, mais une nouvelle chance qui lui était offerte afin de se rendre utile à quelqu'un d'autre. De plus, elle ne possédait aucunement l'embarras du choix dans cette situation si nébuleuse, il fallait se diriger vers l'option la plus envisageable, logique.
" Très bien. J'accepte. Je n'ai pas vraiment d'objection à exprimer, de ce que j'ai pu comprendre. "
D'une allure pondérée mais maîtrisée, la patiente se mit à se mouvoir afin de se redresser, laissant le tissu recouvrant son enveloppe corporelle l'enjamber, pour se retrouver sur l'autre côté du lit. Puis, faisant en sorte d'avoir une balance droite, elle pu réussir à se mettre debout.
" Oi — ! Je viens à peine de finir tes soins, je ne vais pas perdre mon temps à refaire tes bandages à chaque fois ! Bepo. "
' O —Oui Cap'tain… ! "
Le grand ours se dirigea rapidement vers la blanche afin de mettre les ordres de son supérieur à exécution, cependant, il fut intercepté par une main, tendue vers lui. La sienne, lui indiquant de se stopper dans son élan. Et ce ce qu'il fit, fixant alors son Capitaine, l'air déboussolé, un panorama d'incompréhension dépeigné sur son visage parsemé de poils.
Quant à Inazanami, celle-ci mit un genou à terre, exécutant ainsi une révérence typique des grands samouraïs de Wano. Le jeune homme fut brièvement surpris, ne s'attendant pas à une telle démonstration d'allégeance, cela en était presque théâtral. Son comportement enclin au plus grand respect et politesse devait probablement résulter d'une éducation axée sur l'étiquette.
- " Je suis désormais à votre service, faites de moi ce que vous voulez. Je n'ai pas de véritable identité, et ne suis qu'un outil destiné à combattre, malgré tout, je ferai en sorte de vous être utile, Trafalgar-dono. "
- " Tu peux relever la tête, Izanami-ya. Et d'ailleurs, c'est Capitaine. "
- " Très bien, Capitaine. "
Ainsi, la mercenaire se remit au lit, sachant avec certitude qu'elle devait se reposer à présent.
- " Bien. Je reviendrais t'ausculter dans quelques heures, j'ai des choses à faire. Reste bien sagement au lit, compris ? "
Il s'en alla une nouvelle fois, disparaissant dans la pénombre du couloir. L'ours ne l'avait cependant pas suivi, restant à ses côtés, pour observer ses faits et gestes, sans aucun doute. Bien qu'elle ne planifiait plus de s'éclipser à présent.
- " Dites-moi. Bepo-san. J'ai quelques questions à vous communiquer. Après tout, je ne suis pas originaire de ces terres et, je dois l'avouer, suis assez confuse sur plusieurs points. "
Pour le moment, il était plus judicieux de s'informer, et d'interpréter les faits. La blanche savait uniquement qu'elle était sous les flots, à distance inconnue de sa contrée d'origine. Se situer était la meilleure façon de relier des éléments de façon concrète et précise.
- " Oh, bien sûr Mam'zelle, que veux-tu savoir ? Je vais essayer de t'aider le plus possible.. Enfin. Désolé. "
- " Où sommes-nous en ce moment ? Et vers quelle direction se dirige cet appareil étrange ? "
- " C'est le Polar Tang, en fait. Un sous-marin, et notre moyen de locomotion. Tu n'en as jamais vu ? "
- " Malheureusement, oui… Je n'avais jamais vu une telle invention, capable d'aller sous les flots qui plus est. C'est remarquable, bien que déconcertant, je dois l'admettre. "
- " Nous naviguons à travers la mer de Grand Line, actuellement nous ne sommes pas loin de l'Archipel des Sabaody. C'est un point culminant pour de nombreux pirates qui cherchent à atteindre le Nouveau Monde en franchissant Red Line ! "
Plusieurs termes qui ne faisaient aucunement sens se succédaient, et en toute honnêteté, Inazami était perdue. Elle n'avait jamais entendu parler de cette mer, et de ces lieux. Et pourtant, le commerce était en pleine effervescence au sein de l'Empire. Il lui avait donc été possible de visionner de nombreuses cartes et planisphère du monde entier lors d'assemblées diverses et variées. C'est alors qu'un lien commença à attirer d'innombrables éléments entre eux. Laissant à la fin le champ libre à son organe crânien d'analyser les circonstances. Alors vint une conclusion foudroyante ; les informations inconnues, les lieux et objets inconnus et cette voix si singulière qu'elle avait pu entendre avant de sombrer… Et elle avait été transportée dans un autre monde ?
