Hello!
Ce OS a été écrit dans le cadre des Nuits du FoF, sur les thèmes (attention j'ai cumulé) "Trame", "Adorable" et "Os".
Pour ceux qui tomberaient sur ce one-shot sans vraiment me connaître, sachez seulement que je suis une grande fan de Library Wars, mais encore plus de Fullmetal Alchemist. J'ai essayé de ne rien mettre qui puisse vraiment spoiler FMA, pour que ceux qui ne connaissent pas ne se retrouvent pas directement avec tous les éléments les plus compliqués de l'intrigue sans aucun moyen de comprendre. Et puis je n'ai pas mis de noms (sauf à la dernière phrase). Et pour ceux qui ne connaissent pas Library Wars, sachez simplement que Marié est malentendante et appareillée, et qu'elle connait Komaki Mikihisa depuis son enfance
Le point de vue de Marié reflète plus mon point de vue, parce que je ne sais pas trop ce qu'elle pourrait penser du premier animé. Mais je me doute qu'elle préfère les oeuvres plus heureuses.
J'espère que vous apprécierez! Bonne lecture!
En recommandant ce manga à sa fiancée Marié, Mikihisa ne s'attendait pas à ce qu'elle tombe immédiatement sous le charme de l'histoire, des personnages et de l'univers. Il ne s'attendait pas non plus à ce qu'elle lui annonce quelques jours après avoir fini sa lecture qu'elle voulait regarder les deux animés avec lui. Il l'avait regardée, abasourdi, avant de pouvoir parler.
— Comment ça les deux animés ?
— Il y en a eu un en 2003, répondit Marié, mais à ce moment-là le manga n'était pas très avancé, alors les animateurs ont dû changer l'intrigue après le dernier tome sorti à l'époque. Le deuxième date de 2009, et suit l'intrigue du manga, avec quelques changements, semble-t-il.
Elle l'observa un moment, avant de froncer les sourcils.
— Qu'en dis-tu ? Tu les regarderas avec moi ?
— Cela ne te posera pas de problème ?
Marié secoua la tête. Elle avait emprunté les DVD à la bibliothèque et il y avait des sous-titres. Elle pourrait tout à fait comprendre ce qui se disait.
Cinquante-et-un épisodes et trois semaines plus tard, les dernières images s'affichaient sur la télé de Komaki. Les deux héros, séparés par un monde, tendaient la main vers le ciel en faisant la promesse de se retrouver.
— Eh bien ? Qu'en as-tu pensé ? interrogea Komaki.
— Je t'avouerai que j'ai préféré le manga, répondit Marié. Certains personnages ici ont une belle histoire, mais il y avait des aspects de la trame que j'aimais moins. Je n'ai pas aimé l'antagoniste principale, et même certains choix des héros sont tellement différents de ceux qu'ils pourraient faire dans l'œuvre originale ! Mais les thèmes abordés étaient sombres mais bien amenés. N'empêche, je préfère le choix de la mangaka pour le meurtrier des parents de l'amie d'enfance des héros. Ici ça donne un passé encore plus sombre au manieur de flammes, et je ne sais plus si je dois le prendre au sérieux lorsqu'il passe tout à coup en mode Don Juan. J'ai aimé, mais comme œuvre à part entière, pas comme adaptée du manga.
Mikihisa fut impressionné par l'analyse de la jeune femme. Cela aidait d'étudier le droit, elle parvenait à construire sa pensée et à argumenter de manière objective.
— Je déplore aussi l'absence de certains personnages, ajouta Marié.
Mikihisa sourit. C'était l'un des points qu'il voulait aussi soulever. Il y avait eu de nombreux nouveaux personnages dans l'animé, mais ceux qui étaient intervenus plus tard dans le manga, comme la générale du Nord ou les étrangers orientaux, n'avaient pas été impliqués dans l'intrigue.
— Que dis-tu que nous regardions la deuxième version ?
— Avec plaisir !
Un soir, au milieu du visionnage du deuxième animé, Marié posa sa tête sur l'épaule de son fiancé.
— Ces deux-là me font un peu penser à Iku et Dojo, déclara-t-elle en désignant les deux militaires à l'écran. Ils ont une telle confiance en l'autre, et c'est ce qui leur est arrivé dans le passé qui les a forgés et a forgé leur relation.
Komaki rit légèrement.
— Sauf que contrairement à nos amis, ils se comprennent en quelques mots, ils ne se tournent pas autour sans savoir ce que pense l'autre avant de réaliser qu'ils ressentent la même chose.
— Mais Iku et Dojo ont le droit d'être ensemble, alors qu'eux ont une loi entre eux, et maintenant qu'elle travaille sous les ordres du président c'est encore plus compliqué.
Marié se redressa soudain, son visage éclairé par l'éclair d'inspiration qui l'avait frappée.
— J'ai une idée pour mon prochain OS !
— Ton quoi ?
— Mon OS, O-S, comme one-shot.
Mikihisa la regardait l'air un peu ahuri. De quoi parlait-elle ?
— Dans le langage de la fanfiction, c'est le terme utilisé pour parler d'une histoire qui tient en un chapitre, expliqua Marié.
Komaki laissa échapper un soupir soulagé.
— Je pensais que tu parlais d'os, mais je ne comprenais pas pourquoi. Et ton idée ?
Marié lui sourit, heureuse de voir que l'homme qu'elle aimait s'intéressait à ce qu'elle faisait.
— Quelque chose qui se passe pendant qu'ils sont séparés. Il trouve le moyen de les réunir en secret, sans doute grâce à sa tante, et ils peuvent passer un moment seuls tous les deux, loin du monde et des regards indiscrets. Je n'ai pas encore de trame, mais j'ai les sentiments que je veux transmettre avec ça. Je veux que ce soit quelque chose d'adorable, de super mignon.
L'enthousiasme de Marié était communicatif, songea Komaki en l'écoutant. Il lui prit la main lorsqu'elle termina, un sourire aux lèvres.
— C'est toi qui est adorable, Marié, murmura-t-il à son oreille.
Le rose qui se répandit sur les joues de la jeune fille lui indiqua qu'elle l'avait entendu et compris. Elle masqua son embarras dans l'épaule de Mikihisa, qui passa un bras autour de sa taille, l'attirant davantage contre lui. Il embrassa sa tempe.
— Et si nous reprenions ?
— C'est le moment où elle lui donne l'identité du monstre qu'elle a découvert à l'épisode précédent, je veux en voir plus, répondit Marié. Je sais déjà comment elle fait, mais les voir interagir à l'écran donne tellement de profondeur à l'œuvre !
Mikihisa appuya sur le bouton de la télécommande.
« Au fait, Scar aurait été vu au Nord, tout comme les frères Elric… »
