Disclaimer : Downton Abbey est l'oeuvre de Julian Fellowes.

Résumé : Il y a un invité invisible au mariage de Mary à Henry Talbot : le fantôme de Matthew, heureux d'assister au nouveau bonheur de sa bien-aimée.

Note de l'auteur : Cet écrit répond au défi d'écriture n°148 de la page Facebook « Bibliothèque de Fictions ». Les conditions étaient : Cent mots minimum, votre personnage, qui est mort, revient sur terre en tant que fantôme. Pourquoi : se venger ? Prendre des nouvelles de ses proches ? Juste enquiquiner le monde ?

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : Ecrire sur une personne qui veille sur elle (genre une bonne fée, une personne décidée qui la surveille depuis les cieux, etc...) (Recyclage) + Titre du 26/04/2021 : Personne ne le voit

Personne ne le voit

Personne ne le voit. Personne ne le peut. Mais il est pourtant là, présent, fidèle au poste. Comment aurait-il pu manquer un tel jour ? Alors que le prêtre unit Mary à Henry, Matthew sourit, les yeux brillant d'admiration et d'amour. Il ne se manifeste pas. Il ne veut effrayer personne. Mais depuis qu'il est mort, il revient régulièrement sur Terre. Il observe George et Sybbie grandir, il assiste à leurs anniversaires. Il voit l'amour naissant entre sa mère et Lord Grey. Il a vu les épreuves de cette pauvre Edith et il l'admet, à ce moment-là, il aurait aimé briser la règle qu'il s'est imposé pour pouvoir la consoler, mettre fin à ses tourments plus tôt. Cependant, ils vivent dans un monde où on ne croit pas aux esprits errants. Sa belle-soeur se serait juste crue folle. Il a été un témoin silencieux, rendu impuissant par sa propre volonté, ne pouvant donc pas empêcher son grand amour de faire du mal à sa sœur, de se faire du mal à elle-même en rejetant Talbot.

Il espère que Mary sent, d'une manière ou d'une autre, sa présence pour lui apporter un peu de paix. Ses larmes sur sa tombe, son aveu qu'elle l'aimerait toujours mais qu'elle était amoureuse de son pilote de course, qu'elle voulait une nouvelle chance de bonheur conjugal, l'ont bouleversé. Comment peut-elle croire qu'il serait fâché de la voir heureuse à nouveau ? Il n'a jamais attendu d'elle qu'elle vive en veuve éplorée, se niant les bonheurs terrestres ! Et Henry est quelqu'un de bien, il l'aime autant qu'elle le mérite, il est gentil avec George ! Isobel a bien résumé sa pensée : il n'y a pas besoin de demander pardon pour une chose qu'il n'y a pas à pardonner. Il est ravi. Aussi, il regarde avec bonheur son âme-soeur devenir l'épouse d'un autre et surtout, il lui donne sa bénédiction la plus sincère.

- Je suis heureux pour vous, ma chérie. N'en doutez jamais. Je suis si heureux pour vous !

FIN