Bonjour voici un OS sur Stargate Atlantis sur John et Rodney.

Disclamer: Tout l'univers de Stargate et de ses personnes sont au studio MGM. Il n' y a que l'histoire qui m'appartient.

Cela faisait un moment que John était réveillé. Il regardait son scientifique dormir. Attendri il caressa son visage et constata que son Rodney était fiévreux. Ce qu'il craignait était arrivé. Son compagnon était malade. Il avait attrapé son rhume et il avait une respiration sifflante. Il espérait que ça ne se transforme pas ou en bronchite ou en pneumonie. Et dire qu'il avait fallut que John soit à l'article de la mort pour que les deux hommes prennent conscience de leurs sentiments.
Flash-back
Ce matin-là l'équipe de SGA-1 devait partir en exploration sur la planète MX640 pour négocier des vivres et une possible alliance avec le peuple de cette planète. John se leva avec beaucoup de mal. Depuis quelques temps il se sentait pas bien. Alors qu'il se dirigeait vers la salle de bain pour aller se doucher il fut terrassé par une quinte de toux assez violente. Bordel ! si cela continuait y passer. Quelques minutes après que cela soit passé il alla prendre sa douche et comme par hasard il éternua. Il ressortit quelques minutes plus tard et s'habilla. Une fois prêt il alla au mess et ne prit qu'un café car il n'avait pas faim. Alors qu'il alla s'asseoir Rodney le rejoignit et lui dit:

-Bonjour John. Vous n'avez pas oublié le briefing de ce matin?
-Bonjour Rodney, fit le jeune militaire en toussant, non je n'ai pas oublié.
-Vous êtes sûr que vous allez bien? Demanda le canadien vous êtes pâle.
-Oui je vais bien ce n'est...Commença t'il.

Il ne pût continuer car il fut prit d'une violente quinte de toux. Rodney posa sa main sur le front de son ami et dit d'un ton inquiet:

-Vous êtes brûlant de fièvre John.
-Qui est brûlant de fièvre? Demanda Elisabeth Weir.
-Le colonel Sheppard, fit le scientifique.
-Ça va aller, fit John, c'est juste un...atchoum ! Atchoum ! Atchoum !
-Allez vous reposer John, fit la diplomate, le briefing est à 10h.
-D'accord, fit le militaire.

L'américain se leva et partit se reposer dans ses quartiers. 1 h plus tard Rodney partit chercher son ami et fut inquiet car il ne répondait pas. Ronon qui passait par là lui demanda:

-Que faites-vous là McKay?
-Je suis inquiet car John ne répond pas, fit le scientifique, il n'était pas bien tout à l'heure.
-Ouvrez sa porte et allons voir, fit l'ancien Runner.

Rodney ouvrit la porte et les deux hommes entrèrent à l'intérieur. le scientifique s'approcha du lit où se reposait le militaire et vit qu'il n'allait pas du tout bien. Le canadien se tourna vers le Satedien et lui dit d'une voix inquiète:

-Il faut vite l'emmener auprès de Carson.
-Ok, fit Ronon.

Il prit John dans ses bras et suivit de Rodney il alla à l'infirmerie. Quand il les vit arriver Carson leur demanda:

-Qu'est-ce qu'il se passe?
-Le colonel, ne va pas bien, fit le scientifique.
-Déposez-le sur le lit ! Ordonna le médecin, je vais l'ausculter.

Le satédien déposa son ami sur le lit et sortit avec Rodney. Carson ausculta John et fit la grimace. Ce n'était pas bon signe. il avait 40,8° de fièvre. Elisabeth qui avait été averti par Rodney accourut à l'infirmerie et demanda au médecin:

-Alors Carson de quoi souffre le colonel?

Tour à tour l'écossais regarda ses amis et leur dit:

-Un état fébrile, avec une fièvre relativement élevée, ;des frissons, souvent conséquence d'une fièvre sous-jacente ;d'une toux grasse ;une respiration sifflante et des essoufflements des douleurs thoraciques une augmentation du rythme cardiaque des nausées et vomissements. Tout ce que je viens de vous décrire là sont les symptômes d'une pneumopathie. C'est ce dont souffre le colonel.
-Oh mon dieu, fit Rodney, sa fièvre est de combien?
-40,8°, fit Carson.


Elisabeth posa sa main sur le front du militaire et dit au médecin:


-Faites tout ce qui est nécessaire pour sauver le colonel.
-Bien sûr, fit le jeune médecin.
-Bien en attendant ça sera l'équipe du major Lorne qui assurera les missions inter-galactiques le temps que le colonel aille mieux, fit la diplomate.
-Très bien Elisabeth, fit Teyla.


Le Dr Weir quitta les lieux et alors que Ronon et l'athosienne allaient partir la jeune femme demanda à Rodney:


-Vous venez Rodney?
-Non je vais rester un peu, fit le scientifique.
-Très bien. A plus tard alors, fit Teyla.


Les deux jeunes gens quittèrent l'infirmerie et laissèrent leur ami au chevet du colonel. Le scientifique prit un gant, le mouilla et le posa sur le front de son ami. Plus il le regardait plus il tombait amoureux de ce militaire borné. Il ne se passait pas un seul jour sans qu'il reste là à le veiller. La fièvre de l'américain était toujours aussi forte. Par moment John délirait et Rodney était impuissant. Deux semaines passa et voyant qu'il n'avait pas quitté son poste Carson demanda à son ami:


-Pourquoi n'allez-vous pas vous reposer Rodney?
-Je ne peux pas le laisser, fit le scientifique.
-Pourquoi mon grand? Demanda le médecin.
-Parce que j'aime John et je ne peux pas me séparer de lui, fit le canadien.
-Oh je comprends, fit l'écossais d'un air triste.


Il tourna le dos et ravala ses larmes. Rodney lui demanda:


-Vous croyez que je peux lui dire ce que je ressens pour lui?
-Oui bien sûr, fit Carson.


Il alla dans son bureau pour laisser de l'intimité à son ami. Le scientifique prit la main du militaire dans la sienne et commença à parler:


-John s'il te plait bats toi. Tu dois combattre cette putain de maladie. Je t'aime et je ne peux pas vivre sans toi mon amour. Je t'aime.


Il déposa un baiser sur les lèvres de l'homme qui faisait battre son coeur et poussa un soupir. John avait sombré dans l'inconscience depuis trois jours. Rodney se leva et alla voir Carson et lui dit:

-Carson j'ai deux idées à vous soumettre pour faire baisser la fièvre de John.
-Allez-y Rodney je vous écoute, fit le médecin.
-La première c'est de le plonger dans de l'eau froide, fit le scientifique, et si la première solution ne fonctionne pas je propose de lui faire baisser en collant mon corps contre la sien.

L'Écossais le regarda avec surprise et débrancha Sheppard de sa perfusion. Le canadien prit le militaire dans ses bras et le porta jusqu'à la salle de bain. Carson prépara l'eau du bain et le scientifique plongea l'Américain dans l'eau froide. Le scientifique resta avec son amour. Il toucha le front de son ami et enleva ses cheveux qui étaient collés. Au bout de 10 minutes le canadien le sortit de l'eau et Carson l'enveloppa dans une serviette. Il dit à son ami:


-Il frissonne et son corps est froid mais la fièvre est toujours là.
-Emmenons le dans son lit et on opte pour la seconde solution, fit le scientifique.
-Rodney vous êtes sûr de vouloir faire ça? Demanda Beckett.
-Oui je veux le faire, fit le canadien, je l'aime Carson vous comprenez?
-Oui je comprends, fit le médecin peiné.


Ils emmenèrent le colonel jusqu'au lit et Rodney le déposa délicatement sur le côté en lui enlevant la serviette. En voyant le corps nu de son futur amant le scientifique rougit et frissonna. Il se déshabilla et se coucha sur le coté face à Sheppard et se colla à lui. Dans son inconscience comme si il avait sentit le scientifique John le rapprocha encore plus de lui. Les érections des deux hommes se touchèrent et soudain le militaire poussa un gémissement:


-Mmmhhhhh.
-Oh mon dieu ! Fit Rodney paniqué et en s'éloignant du corps de son amoureux, Carson qu'est-ce que je dois faire?
-Allons Rodney, fit Beckett sèchement, laissez-vous faire.
-D'a...D'accord, fit le scientifique.


Il se rapprocha du corps de son futur amant et à nouveau leurs érections se touchèrent. Soudain un nouveau gémissement de John se fit entendre:


-Mmmmmhhhhh ! Rodney !


Le scientifique ne savait plus comment se comporter. Il se tourna vers Carson et lui dit:


-Vous avez entendu Carson?
-Oui j'ai entendu Rodney, fit l'écossais tristement.


Mckay reporta son attention vers le militaire et vit qu'il était réveillé. John le regarda avec appréhension et se demanda si il ne rêvait pas. Rodney lui dit d'un ton hésitant:


-Bonjour John.


Carson s'avança vers le lit et demanda à sheppard:


-Bonjour colonel. Comment vous sentez-vous?
-Un peu mieux, fit John d'une voix enrouée.
-Bien je vais vous examiner, fit le médecin, Rodney pouvez-vous nous laisser?
-Non, fit le colonel, laissez-le. Il peut rester.


John avait ses doigts entrelacés à ceux de Rodney et ne voulait pas le lâcher. L'écossais abandonna et ausculta le militaire. Il le fit tousser et prit sa température. la fièvre avait baissé. Il lui dit:


-Vous êtes hors de danger. Votre pneumopathie s'est transformée en bronchite et votre fièvre a baissée. Néanmoins vous devez encore rester à l'infirmerie.
-Merci Carson, fit Sheppard.
-De rien mon grand, fit Beckett.


C'est alors qu'il réalisa une chose. Il réalisa qu'il était nu et Rodney aussi. Il rougit et se cacha sous les draps. Il ressortit la tête aussitôt car il avait vu que son ami était en "forme ". Gêné il demanda:


-Comment se fait-il que Rodney et moi soyons nus?
-Eh bien il a fallut vous faire baisser la fièvre, fit Carson, d'abord on vous a plongé dans un bain d'eau froide puis Rodney vous a donné de sa chaleur corporelle et ça a fonctionné car votre température a baissé.
-Ah ben merci Rodney, fit le militaire encore gêné.
-De rien John, fit Rodney mal à l'aise lui aussi.


John demanda:


-Est-ce que je peux avoir mes affaires?
-Oui tenez, fit le médecin.


Beckett tendit les vêtements aux deux hommes. Rodney se rhabilla et le militaire en profita pour mater son ami. Il put voir qu'il avait un joli fessier et qu'il voulait le toucher. Il avait aimé ce contact de peau contre peau avec le scientifique et il souhaitait renouveler l'expérience. Beckett ne pouvant supporter davantage leur dit durement:


-Je vais prévenir Elisabeth que vous allez mieux.


Après son départ les deux hommes ne comprirent pas l'attitude de leur ami. John se recoucha et bien sûr dans la journée il reçut la visite des membres de son équipe et celle d'Elisabeth. la diplomate était heureuse de voir que son ami allait mieux. La première nuit ne fut pas de tout repos pour le militaire. Il repensait à Rodney, à la déclaration qu'il avait entendu et bien sûr à tour de rôle Carson et les infirmières passaient régulièrement contrôler son état. Le lendemain il put prendre un petit déjeuner et peu après il reçut la visite de Zelenka et de Lorne. Il les salua:


-Bonjour Radek, bonjour Evan.
-Bonjour colonel, fit le Tchèque.
-Bonjour Monsieur, fit le major, comment allez-vous?
-Je vais bien merci, fit John.


Le militaire remarqua que quelque chose avait changé chez les deux hommes. Ils se regardaient avec amour. Il les enviait car il voudrait que ça soit pareil entre lui et un certain scientifique alors il osa une question:


-Comment avez-vous su pour vous deux?


Le major regarda son supérieur et lui demanda:


-Seriez-vous amoureux colonel Sheppard?
-Oui de Rodney, fit-il dans un souffle, pendant que j'étais inconscient j'ai tout entendu ce qu'il a dit. J'ai même apprécié le baiser qu'il m'a donné et ce corps à corps quand il s'est collé à moi pour faire baisser ma fièvre.
-Pourquoi ne pas lui dire ce que vous ressentez colonel? Fit Zelenka.
-Je ne peux pas, fit l'américain.
-Et pourquoi Monsieur? Lui demanda Lorne.
-A cause de cette fichue loi major, fit Sheppard.


Carson qui avait entendu tout cela n'en supporta davantage. Il sortit de l'infirmerie en courant. Ses larmes coulaient et il arriva au balcon en pleurant.Cela lui faisait trop mal de savoir que John et Rodney étaient amoureux l'un de l'autre car lui même était épris du canadien depuis que celui-ci l'avait embrassé sous l'emprise de Laura Caldman. Ça le faisait drôlement souffrir. Et aussi il était tombé amoureux de John. Soudain il sentit une présence à ses côtés. Il essuya ses larmes et vit Teyla qui lui sourit. Elle lui demanda:


-Que vous arrive t'il Carson?


l'écossais soupira et se confia à l'athosienne. Après son récit la jeune femme posa sa main sur son épaule et lui dit:


-Dr Beckkett je compatis à votre souffrance et malheureusement je ne peux pas vous apporter de réponse car je sais que John et Rodney sont des âmes-soeurs et qu'ils s'aiment.
-Je le sais mais ça fait mal, fit-il en sentant ses larmes revenir.
-un jour vous rencontrerez l'amour, lui dit-elle.


Carson lui sourit et se perdit à nouveau dans ses pensées. Pendant ce temps là à l'infirmerie Lorne et Radek s'apprêtaient à repartir. Le major avait rassuré son supérieur. John qui s'ennuyait leur demanda qu'on lui ramène sa tablette et son téléphone portable. Lorne regarda son amant en souriant et dit à son supérieur qu'il allait faire le nécessaire. 20 minutes plus tard il reçut la visite de Rodney qui lui ramena ses affaires avec du chocolat. Il lui dit:


-Bonjour Rodney. Merci de m'avoir emmené ma tablette et mon portable. J'avoue que je commençais à m'ennuyer. Oh mais c'est du chocolat je rêve pas?
-Non vous ne rêvez pas colonel c'est bien du chocolat, fit le scientifique en lui tendant la friandise.
-Merci Rodney, fit le militaire.


Il tapota le lit et lui dit:


-Asseyez-vous Rodney on a à parler.


Le canadien fit ce que lui demanda son ami. Ledit ami prit sa main dans la sienne, entrelaça ses doigts aux siens et lui dit:


-Rodney j'ai tout entendu pendant que j'étais inconscient et j'ai même senti le baiser que tu m'as donné. Je t'aime Rodney McKay.


John posa ses mains sur les joues du canadien et l'embrassa tendrement. De tendre le baiser devint fiévreux. Rodney passa ses mains autour du coup de son homme et approfondit le baiser. Il demanda l'accès à sa langue que le colonel lui accorda sans hésiter. Elles se mirent à danser un ballet sensuel puis ils l'interrompirent par manque de souffle. Le scientifique se blottit dans les bras de son futur amant et lui dit:


-Si tu savais combien je suis heureux John.
-Moi aussi mon amour, fit le militaire.


Il reprit possession des lèvres de son amour et ils furent interrompu par la voix glaciale de Carson qui leur dit:


-Non mais où est-ce que vous vous croyez tous les deux? Mon infirmerie n'est pas un bordel que je sache !


John lui demanda:


-Carson je peux savoir ce qu'il vous arrive?


Le médecin lui lança un regard noir puis il partit dans son bureau. Rodney ne comprenait pas l'attitude de son ami. Que lui arrivait-il? Il laissa ce problème de côté et décida de s'occuper de son futur amant. Il posa ses lèvres sur celles de son homme et l'embrassa tout en lui arrachant un gémissement. John posa son front contre celui de son amoureux et lui sourit. Au même moment Carson revint et lui dit:


-Vous pouvez regagnez vos quartiers colonel.
-Euh vous êtes sûr? Lui demanda le militaire, parce que hier vous m'avez dit que je devais rester une semaine.
-J'ai changé d'avis, fit l'écossais un peu brusquement.
-Bon ben d'accord. Je m'habille et je regagne mes quartiers, fit Sheppard déstabilisé par le ton de son ami.


Il se tourna vers Rodney et lui dit:


-Tu me fais passer mes affaires mon amour?
-Oui bien sûr chaton, fit Rodney.


Ils se firent un sourire puis l'américain s'habilla. Quelques minutes plus tard il était prêt et après avoir récupéré son traitement il put partir. La main de Rodney était dans la sienne. Il lui demanda:


-Tu veux venir dans mes quartiers?
-Oui bien sûr, fit le scientifique.


Ils parcoururent quelques mètres et ils se retrouvèrent devant les quartiers du militaire. Le jeune brun ouvrit la porte grâce à son gène et ils entrèrent. Il posa ses affaires et alla s'asseoir sur son lit. Il fit signe au scientifique de le rejoindre et ils se retrouvèrent face à face. John n'en croyait pas ses yeux. Il était avec Rodney. Il sentit ses larmes sur le point de couler. Il ne fit rien pour les retenir. Le canadien paniqué lui demanda:


-John mon amour pourquoi tu pleure?
-Parce que... Parce que j'ai du mal à réaliser ce qu'il m'arrive, lâcha t'il dans un souffle.
-Et pourtant tu ne rêve pas mon amour, fit le scientifique, on est bien ensemble.
John hocha la tête, à nouveau au bord des larmes. Puis, doucement il leva les yeux et son regard rencontra celui de Rodney. Instantanément ils se nouèrent, le bleu dans le vert. Une étrange lueur traversa celui du militaire et, mû par une impulsion subite, il rapprocha son visage de celui du canadien. Rodney ne bougeait pas et retenait son souffle, se demandant ce qui allait se passer et surtout ce qu'il se passait dans la tête du militaire à cet instant précis. John posa lentement les lèvres sur celles du canadien et timidement l'embrassa. Puis il passa une main sur la nuque du scientifique pour l'inciter à répondre à son baiser. Pendant une fraction de seconde, Rodney hésita et finalement se laissa aller et répondit. Il entrouvrit les lèvres et la langue de John s'engouffra dans sa bouche à la recherche de la sienne. Elles se trouvèrent et pendant quelques minutes ne se quittèrent plus, tournant et retournant dans les bouches, en explorant chaque recoin. John gémit et se colla un peu plus à Rodney qui avait glissé ses mains dans le dos du militaire, le caressant doucement.
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Puis, aussi brusquement qu'il avait commencé, le baiser cessa et les deux hommes se séparèrent. Tout en reprenant leur souffle, ils se dévisageaient, cherchant à comprendre ce qu'ils avaient ressenti l'un et l'autre pendant cet échange. Et, sans prévenir, ils refondirent l'un sur l'autre. Sans échanger aucune parole, seuls les gestes comptaient. Ils s'embrassèrent fougueusement d'une manière presque brutale. Sans vraiment s'en rendre compte ils se laissèrent tomber sur le lit tout en continuant de s'embrasser. Les vestes tombèrent au sol, les mains se frayèrent un chemin sous les t-shirts, touchant caressant, goûtant pour la première fois. Doucement John allongea Rodney sur le lit et se mit à califourchon sur lui. Il fit glisser son t-shirt par-dessus sa tête et parcouru son torse de baisers brûlants. Le canadien gémit et se cambra lorsqu'il atteignit le bas-ventre. Toujours sans prononcer un mot le militaire entreprit de lui retirer son pantalon qu'il fit glisser jusqu'à ses chevilles. Il posa la main sur la bosse qui déformait le caleçon de Rodney et commença à le caresser lascivement. Rodney haletait et gémissait, ses hanches ondulant au même rythme que la main de John.

-John... gémit Rodney n'y tenant plus
-shhht, souffla John en faisant glisser le sous vêtement sur les cuisses du canadien, libérant son membre tendu de désir.

Puis, sans quitter du regard les yeux du canadien, le militaire entreprit de se déshabiller. Puis d'un geste, il l'incita à se retourner. Excité Rodney obéit attendant et redoutant à la fois ce qui allait se passer. John se plaça au dessus du scientifique, glissa une main sous son ventre et le redressa légèrement. Puis d'un puissant coup de rein il le pénétra. Rodney poussa un cri de douleur et se raidit. Sheppard amorça alors un lent mouvement de va et viens et Rodney sentit la douleur s'amenuiser se transformant petit à petit en un plaisir de plus en plus intense à mesure que les coups de reins du militaire s'accéléraient et se faisaient erratiques. Afin que Rodney ressente autant de plaisir que lui, il pris son sexe fièrement dressé dans sa main et lui imprima un rapide mouvement de vas et viens. Rodney poussa un cri rauque, se cambra et jouit dans la main de son amant. Ce qui provoqua son orgasme et, dans un dernier coup de rein, John arqua les reins et explosa en Rodney. Puis il se laissa retomber essoufflé sur le dos couvert de sueur du scientifique. Il l'entoura de ses bras et ils demeurèrent ainsi pendant de longues secondes. Puis John se retira et vint se blottir dans les bras de son amant.. Rodney, quand à lui caressa les cheveux de son petit ami et lui demanda:


-Tu te sens mieux mon amour?
-Oui, fit le militaire.


Il rabattit la couette sur eux et s'endormit. le canadien déposa un baiser sur son front et s'endormit à son tour le sourire aux lèvres.
Fin du flash-back.
Voilà près d'un mois que les deux amis étaient en couple et John se sentait l'homme le plus heureux du monde. Rien n'avait changé et pendant les missions ils prenaient soin l'un de l'autre. Il se leva, prit son oreillette et appela Carson:


-Carson ici Sheppard.
-Oui colonel? Fit le médecin.
-Pouvez-vous venir dans mes quartiers s'il vous plaît? Fit le colonel, Rodney a de la fièvre.
-Oui j'arrive, fit l'écossais, terminé.


John posa son oreillette et alla vite se préparer. Quand il ressortit Carson arriva. Le médecin alla auprès de son ami et l'ausculta. Après son examen il dit à Sheppard:


-Rodney a une bronchite. Il faut l'emmener à l'infirmerie.
-Ok je l'emmène, fit le militaire.


Il prit Rodney dans ses bras et l'emmena à l'infirmerie. Il le déposa délicatement sur le lit et caressa la joue de son compagnon en murmurant:


-Je t'aime mon amour.
-Vous pouvez nous laisser maintenant colonel, fit Beckett.
-D'accord, fit Sheppard, je reviendrais au retour de la mission.


Le coeur lourd l'américain sortit de l'infirmerie et partit se préparer pour la mission intergalactique. C'était la première fois qu'il partait sans Rodney. Il allait lui manquer sur le terrain. Une demi-heure plus tard il était devant la porte des étoiles avec Ronon, Teyla et le Dr Bruce Esposito. Ils franchirent le vortex et arrivèrent sur la planète. Ils marchaient environ depuis 1 heure quand John s'arrêta. Le scientifique exaspéré lui demanda:


-Pourquoi est-ce que vous vous arrêtez?
-J'ai un mauvais pressentiment, fit John passablement énervé, il faut regagner la porte des étoiles.
-Mais non vous vous inquiétez pour rien Sheppard, fit le scientifique.


Et alors qu'il s'apprêtait à reprendre la marche le militaire le prit sans ménagement et ils repartirent vers la porte des étoiles. Mais à 500 m de l'arrivée ce fut le drame. Il y eut une explosion. Le souffle envoya John valser à plusieurs centaines de mètres de son équipe et sa tête vint heurter un arbre. Sous la violence du choc il perdit connaissance. Quelques minutes plus tard Ronon, Teyla et Esposito reprirent connaissance. Le Runner demanda à la jeune femme:


-Vous allez bien Teyla?
-Oui Ronon, fit l'athosienne, et vous?
-Oui, fit-il.
-Mais où est John? Fit la jeune femme.


Il regarda partout et ne vit aucune trace de John. Les deux jeunes gens l'appelèrent:


-John ! John ! Où êtes-vous?
-Il faut partir à sa recherche, fit Teyla.
-Quoi? Fit Esposito, surement pas. Il faut retourner sur Atlantis.
-Oh vous la ferme, fit Ronon, on ne repartira pas tant qu'on ne sera pas ce qui est arrivé à notre ami.


Pendant plusieurs heures ils cherchèrent où avaient pu passer le colonel et c'est le cœur brisé qu'ils repartirent pour Atlantis. Ils avaient trouvé du sang et un morceau du blouson du jeune brun. Quand ils arrivèrent sur la cité Elisabeth leur demanda:


-Que s'est-il passé? Où est John?
-On ne sait pas Elisabeth, fit Teyla, on a été séparé par une explosion.


Elle montra le morceau de blouson qu'ils avaient trouvé à la diplomate et celle-ci blêmit. Elle comprit que le militaire avait disparu. Elle versa des larmes sur son ami disparu et elle alla à l'infirmerie annoncer la mauvaise nouvelle à Carson. Celui-ci lui dit:


-Si vous voulez voir Rodney il dort encore.
-Je lui annoncerais la nouvelle quand il sera réveillé, fit la diplomate.
-Quelle nouvelle Elisabeth? demanda le médecin alerte.
-Au sujet du colonel Sheppard, fit-elle tristement, il a disparu.


A cette nouvelle Carson craqua. Non pas lui ! Et dire qu'il avait été dur avec lui ces derniers temps. Il n'avait pas pu lui dire les sentiments qu'il avait pour lui. Le plus dur fut pour eux pour annoncer la nouvelle à Rodney. Quand il apprit le scientifique sombra dans une dépression et Lorne devint le responsable de la cité mais refusa le grade de lieutenant-colonel. Teyla au fond d'elle avait espoir de revoir son ami vivant. Puis petit à petit la vie reprenait sur Atlantis. La disparition de John rapprocha Carson et Rodney et un matin toute la cité apprit que les deux hommes étaient ensemble. Lorne, teyla et Zelenka étaient malheureux ainsi que Ronon. Pendant ce temps sur la planète où ils avaient perdu leur ami le chef du village avait recueilli John et durant 3 semaines il soigna ses blessures. Il vit sur le blouson qu'il s'appelait John Sheppard et qu'il était colonel mais fut surpris de constater à son réveil que le jeune militaire ne se souvenait de rien. Il en conclut qu'il avait perdu la mémoire. John devint le chef du village car l'homme qui l'avait recueilli se faisait vieux et il avait toute confiance en lui. Les femmes essayèrent d'attirer le beau brun dans leur lit mais échouèrent car il n'était pas du tout attiré par la gent féminine. 6 mois passèrent et un jour Elisabeth demanda à l'équipe de SGA 1 d'aller sur la planète MX695 pour entamer des négociations. A l'entente de cette planète Rodney frémit et dit à la diplomate:


-Mais c'est la planète où John a disparu.
-Je sais Rodney, fit la jeune femme, mais vous devez y aller quand même pour les négociations.
-Oui d'accord, fit le scientifique en se levant, RDV devant la porte dans 30 minutes.


Il sortit du bureau de sa supérieur et alla voir Carson. Quand il arriva il vit que son amant était occupé avec le Dr Biro. Il se racla la gorge et s'excusa:


-Excusez-moi de vous déranger. Carson est-ce que je peux te voir s'il te plaît?
-Dr McKay vous voyez pas que nous sommes occupés, fit le Dr Biro.
-C'est bon Dr Biro, fit l'écossais.


Ils allèrent au bureau du médecin et Beckett lui demanda:


-Qu'est-ce qui se passe Rodney? Tu as l'air tourmenté mon amour.
-C'est Elisabeth, fit le scientifique, elle nous envoie sur la planète où John a disparu.
-Et tu as peur d'y aller c'est ça? Lui demanda t'il.
-Oui, fit le canadien, et si je disparaissais moi aussi?
-Tu n'as rien à craindre mon coeur, fit l'écossais.
-Je sais. Carson John me manque, fit le canadien au bord ses larmes.


Carson prit son compagnon dans ses bras et lui dit:


-Je sais mon ange et à moi aussi il me manque. Tu veux que je vous accompagne?
-Tu ferais çà? Lui demanda Rodney.
-Oui bien sûr, fit Beckett, qui sait ils auront besoin de mes services.
-Oui tu as raison, fit le canadien.


les deux hommes s'embrassèrent puis allèrent se préparer. Ils se retrouvèrent 30 minutes plus tard devant la porte des étoiles. Les autres membres de SGA 1 furent surpris de voir que le médecin les accompagnaient mais ils ne dirent rien. Ils traversèrent le vortex et se retrouvèrent sur la planète. Le coeur de Teyla se serra à l'évocation de la disparition de son ami mais en son honneur elle continua son chemin. Ils s'arrêtèrent en cours de route pour permettre à Rodney de faire une pause puis ils repartirent. Au bout de 2h30 ils arrivèrent dans un village fleuri. Un villageois s'approcha d'eux et leur souhaita la bienvenue:


-Bienvenue sur la planète Syrusia nobles étrangers. Je suis Tyrus.
-Merci pour votre accueil tyrus, fit l'athosienne, je suis Teyla Emmagan et voici mes compagnons: Le major Lorne, Les Dr McKay et Beckett et Ronon Dex.
-Je suis enchanté de faire votre connaissance Teyla Emmagan, fit Tyrus, que nous vaut l'honneur de votre visite?
-Nous somme des explorateurs à la recherche de nouveaux peuples pour devenir leur allié et pour négocier des vivres, fit la jeune femme.


Tyrus se tourna vers une jeune femme et lui demanda:


-Syrena veux-tu aller chercher John et lui dire qu'on a des invités?
-Tu crois que c'est le bon moment de le déranger? Fit la jeune femme , à cette heure-ci il doit être entrain de donner des cours de self-défense aux jeunes du village.
-Ça lui permettra de faire une pause, fit le syrusian.
-D'accord, fit la jeune syrusianne.


La jeune femme partit et revint quelques minutes plus tard avec le chef du village. Les atlantes eurent un choc en voyant le chef. Devant eux se tenait leur ami John. Ce fut Rodney qui brisa le silence:


-John c'est toi?
-Bloody hell, fit Carson.
-Je le savais au fond de moi que vous n'étiez pas mort, fit Teyla.
-Excusez-moi, fit John, mais on se connait?
-Ça c'est la meilleure, fit le scientifique, on me l'a jamais faite celle-là. Mr ne nous reconnait plus où il fait exprès.
-Rodney ! Fit Carson.


Sheppard était perdu. Il ne comprenait rien. Tyrus lui expliqua qui ils étaient et pourquoi ils étaient là. Le jeune brun leur fit signe de les suivre et Lorne entama les négociations. Le militaire l'écouta et alors qu'il s'apprêtait à lui répondre Rodney explosa:


-Ça suffit maintenant ! Arrête de faire comme si tu nous connaissais pas ! Je veux savoir où tu étais durant 6 mois.


John était complètement perdu. Il se demandait pourquoi cet homme l'agressait comme ça. Tyrus posa une main apaisante sur son bras et dit aux atlantes:

-On a trouvé John i mois environ dans la foret. Il avait une vilaine blessure à la tête. Il s'est réveillé au bout de 3 semaines et ne se souvenait plus de rien.

De son côté Sheppard ne disait rien. Il se massait les tempes car une migraine le tiraillait. Ce fut Tyrus qui conclut la négociation et à la fin il leur proposa de rester pour partager le repas avec eux. De son côté Carson avait calmé Rodney qui était effondré suite à la nouvelle. Quand ils commencèrent à manger le médecin et le scientifique virent que le militaire touchait à peine à son repas. Il s'excusa auprès de ses invités et il sortit dehors. Il s'assit et leva la tête vers le ciel. Il fut rejoint par le canadien qui s'excusa:

-Je suis désolé d'avoir réagi comme ça mais voyez-vous mon compagnon a disparu i mois et vous lui ressemblez beaucoup.
-Je suis désolé, fit John.
-Vous n'avez pas à vous excuser, fit Rodney, j'ai encore du mal à m'en remettre. Il nous a fallut du temps à nous mettre ensemble.
-Comment était-il? Demanda le militaire.
-John était quelqu'un de gentil et généreux et il n'avait pas peur de dire ce qu'il pensait. C'était un Séducteur-Drôle -Réfléchi -Courageux -Déterminé et borné, fit le scientifique, ce sont ces traits de caractère qui m'ont fait craquer. Il n'hésitait pas à mettre sa vie en danger pour nous protéger, pour me protéger. Il me manque tellement. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour pouvoir le revoir. Ses baisers me manque, sa tendresse me manque aussi. Et vous avez-vous quelqu'un dans votre vie?
-Non, fit John, car j'ai l'impression que quelqu'un manque à ma vie.

Les deux hommes se regardèrent et alors que leurs visages se rapprochaient la porte s'ouvrit violemment sur Teyla qui leur dit:

-Les Wraiths sont là. Je les sens.

Aussitôt les deux hommes se levèrent et entrèrent à l'intérieur. Tyrus donna à John son arme. Étonné l'américain lui demanda:

-Une arme? Mais qu'est-ce que...
-Vous l'aviez sur vous quand on vous a trouvé, fit le vieil homme.

Le militaire la regarda puis ils allèrent tous dehors. On pouvait entendre des cris. Le colonel tira sur les wraiths. Soudain une douleur lancinante le terrassa et ce fut le trou noir. Quand il se réveilla la première chose qu'il vit fut Rodney qui lui tenait la main. De son autre main il caressa la joue de son scientifique qui se réveilla. Quand il vit que John avait les yeux ouverts il s'écria:

-Oh mon dieu John tu es réveillé?
-Pas si fort Rodney et oui je suis réveillé, fit le militaire en levant les yeux au ciel.

Le scientifique appela Carson:

-Carson ! Carson ! Mais ou est-il encore passé ce médecin vaudou?
-Du calme Rodney, fit le médecin.

Puis apercevant que John était réveillé il sourit et lui dit:

-Bienvenue parmi nous colonel. Comment allez-vous?
-Ça va à part qu'un troupeau d'éléphant est passé sur ma tête, fit le jeune brun.
-C'est normal, fit l'écossais, vous avez été inconscient trois jours.
-Attends John ça veut dire que tu te souviens de moi? Demanda Rodney surpris.
-Ben oui pourquoi? Je devrais pas? Demanda le militaire étonné.

Carson expliqua tout ce qui s'était passé pendant ces six mois en dehors du fait qu'il avait couché avec Rodney. Cela il le passa sous silence. John soupira:

-Eh bien il s'en est passé des choses dites-moi.
-Oui, fit Rodney en fuyant son regard.
-Je vais vous laisser, fit le médecin, vous avez des choses à vous dire.
-Moi aussi, fit le scientifique, je repasserais te voir John.
-D'accord, fit le colonel tracassé.


Les deux hommes partirent laissant le militaire préoccupé. Mais que diable se passait-il dans la tête de son compagnon? Pourquoi le fuyait-il? Pourquoi ne l'avait-il pas embrassé? Il se reposa et enfin d'après midi il reçut la visite de son équipe et de ses hommes mais aucunes nouvelles de son amant. Cela lui fit très mal. Ce fut le surlendemain qu'il apprit la nouvelle qui le terrassa. Il entendit la voix de son homme et celle du médecin qui se disputaient. Rodney lui disait:


-Mais attends Carson je vais pas lui dire comme ça: tiens chéri tu sais ce que j'ai fait pendant ces six mois eh bien j'ai couché avec notre médecin.


Le verre que tenait le militaire alla se fracasser par terre. Non pas ça ! Ils n'avaient pas fait ça ! Il descendit le long du mur et s'assit parterre. Il plia ses genoux et posa sa tête sur ses bras. Les larmes se mirent à couler et il pleura en poussant des gémissements de douleurs. Alors que les deux autres hommes continuaient à parler Carson fit signe à son amant de se taire. Il sortit de son bureau suivi du scientifique et vit le colonel assis contre le mur entrain de pleurer. Rodney posa sa main sur l'épaule de son en lui demandant:


-Chaton? Qu'est-ce qui se passe?
-Colonel est-ce que tout va bien? Demanda l'écossais.

John releva la tête et ce que vit son amant dans ses yeux lui fit mal. Le scientifique avait vu de la douleur dans ses beaux yeux verts. Il lui demanda:-Mon amour dis-moi ce qui ne va pas?
-Comment as-tu pu me faire une chose pareille? Comment avez-vous pu me faire ça? Fit le militaire les yeux pleins de rage.
-De quoi mon chaton? Fit le Canadien.
-Tu m'as trompé avec Carson ! Claqua la voix du militaire, tu n'es qu'un salaud Rodney !
-Attends John je te croyais mort, fit Rodney qui commençait à s'énerver.
-Dis aussi que c'est de ma faute, fit John en colère, je te signale au passage que j'avais perdu la mémoire. Donc par conséquent je ne pouvais plus revenir dans la cité.
-Messieurs calmez-vous s'il vous plaît ! Fit Carson.
-Tout ça c'est de votre faute ! Fit Sheppard au médecin.Le militaire se leva et il s'apprêtait à partir quand Rodney l'arrêta:-John chéri? Où tu vas?L'américain poussa violemment son amant en lui disant:-Laisses-moi! Ne me touche plus !John partit en courant et en pleurant jusqu'à ses quartiers. Il ouvrit la porte grâce à son gène et se jeta sur son lit. Il éclata en sanglots et se jura de ne plus accorder son cœur à quiconque car il était brisé. Il finit par s'endormir. De son côté Rodney était malheureux car il venait de comprendre qu'il avait perdu John pour de bon. Carson malheureux pour son amant lui dit:-Ne perds pas espoir Rodney tout finira par s'arranger.
-Je l'espère Carson, fit le scientifique tristement, je ne peux pas vivre sans lui et j'ai un mauvais pressentiment.Le médecin acquiesça. Lui aussi avait ce mauvais pressentiment. Le canadien sortit de l'infirmerie et alors qu'il passait devant les quartiers de son amant il l'entendit pleurer. Son coeur se serra face aux sanglots de son homme. Il voulut aller le voir mais il savait que si il y allait il se ferait éjecter. C'est le coeur brisé qu'il continua son chemin. Ils passèrent une mauvaise nuit. En fait durant un mois John fit vivre un enfer aux atlantes et pour se venger de la trahison de son petit ami il coucha avec tous les hommes. Les missions se passaient tellement mal que le scientifique était à deux doigts de craquer. Mais un jour Sheppard dépassa les bornes. Élisabeth apprit de la bouche de Kavanaugh que le militaire s'était envoyé en l'air avec lui mais aussi avec Caldwell. La jeune femme était dans une telle colère qu'elle le convoqua. John se rendit dans le bureau de la dirigeante. Il vit que le Colonel était là aussi. Le pilote du Dédale lui fit un signe de la tète. Il demanda à son amie:


-Oui Elisabeth que se passe t'il?
-Vous avez dépassez les limites colonel, fit la jeune femme énervée.
-Allons bon qu'est-ce que j'ai fait encore? Fit le jeune brun nullement impressionné.
-Vous avez couché avec le colonel Caldwell ! Fit Weir.
-Oui et alors je ne vois pas où est le mal, fit Sheppard, j'ai pris mon pied et lui aussi et puis ça ne regarde personne avec qui je couche. C'est ma vie.
-Mais enfin John vous vous rendez compte de ce que vous dites, fit Elisabeth, Je ne vous reconnais plus. Vous faites vivre un enfer à votre équipe et puis particulièrement au Dr McKay.
-Nous y voilà, fit le militaire énervé lui aussi, il ne peut pas s'empêcher de jouer à la victime.
-Mais enfin John Rodney souffre de cette situation, fit la diplomate en tentant de calmer la situation.
-AH OUI ! Fit l'américain, VOUS CROYEZ QUE JE NE SOUFFRE PAS MOI? MAIS MERDE ELISABETH C'EST DE SA FAUTE SI JE SUIS DANS CET ETAT. IL A COUCHE AVEC CARSON ALORS QU'ON ETAIT ENSEMBLE LUI ET MOI. JE L'AIMAIS ET IL M'A TRAHI. C'EST DE SA FAUTE !


Soudain un bruit sec se fit entendre. John se tint la joue droite et regardait Rodney les yeux rempli d'effroi et d'incertitude. Le canadien était vraiment mal et le militaire sans demander son reste sortit en courant du bureau de la dirigeante. Il se rendit dans ses quartiers et le saccagea. Lorne et Ronon qui passèrent par là virent le carnage. Aussitôt le militaire appela le médecin et avec l'aide de l'ancien runner ils tentèrent de calmer le colonel. Beckett arriva et fit une piqûre à Sheppard qui s'évanouit dans les bras de son second. Sur ordre de Weir et de CaldwellJohn fut emmené dans la cellule et Lorne et le médecin restèrent avec lui. Sheppard se réveilla quelques heures plus tard et quand il vit où il était il demanda:


-Qu'est-ce que je fais ici?
-Ah vous êtes réveillé ! Fit Carson d'un ton sec.
-Oui, fit le colonel déstabilisé par le ton du médecin, je peux savoir ce que je fais ici?
-Vous le faites exprès ou quoi? Fit Carson en colère.
-Non, fit l'américain, je ne le fais pas exprès et pourquoi êtes vous en colère?


Ce fut la goutte d'eau de trop. L'écossais laissa exploser sa colère et après avoir dit ce qu'il pensait au jeune brun il fut étonné de le voir passé ses bras autour de ses genoux et d'éclater en sanglots. Il se balançait d'avant en arrière et disait des choses incohérentes. Carson pouvait l'entendre dire:


-Pardon papa. Je suis désolé. Je ne voulais pas. C'est de ma faute si maman est morte.


Lorne et Beckett se regardèrent. Le médecin était impuissant. Il n'arrivait pas à maîtriser et surtout à calmer le pilote. Au même moment Rodney arriva et quand il vit John dans cet état il demanda au médecin:


-Mais qu'est-ce qu'il a?


Carson lui raconta ce qui s'était passé et le scientifique s'approcha de son ex-amant en lui demandant:


-John est-ce que tu vas bien?


Le militaire leva les yeux vers le scientifique et se jeta dans ses bras en pleurant. Le canadien caressa les cheveux de l'américain qui lui dit:

-Pardon papa. Je ne voulais pas ça.
-John mon coeur c'est moi. Rodney, fit le scientifique.
-Rodney? Fit Sheppard.
-Oui c'est moi chaton, fit McKay.
-Pardon Rodney, fit le militaire, pardon pour tout.
-Ssshhhttt calmes-toi bébé, fit Rodney.


John finit par se calmer et s"endormit contre son homme. Carson lui dit:


-Je vais le faire transporter à l'infirmerie.
-D'accord, fit le scientifique, mais est-ce que tu as eu le temps de lui dire?
-Non pas encore Rodney, fit Carson, je lui dirais quand il ira un peu mieux.
-D'accord, fit le canadien.
-Major? Fit le médecin.
-Oui Dr? Fit Lorne.
-Pouvez-vous porter le colonel jusqu'à l'infirmerie? Fit Beckett.
-Oui bien sûr Doc, fit le militaire.


Evan tendit son arme à un de ses hommes, entra dans la cellule et prit son supérieur dans ses bras. Il suivit Beckett et Mckay jusqu'à l'infirmerie et déposa le colonel dans un des lit. Le scientifique le remercia et après que Carson lui ai donné une tenue de malade il entreprit de déshabiller son amour. Une fois fait il le glissa dans le lit et remonta les couvertures pour le couvrir. Pendant que le médecin le mettait sous perfusion le scientifique regarda son homme et lui caressa le visage. John se mit à parler:


-Pardon Rodney. Je t'aime.


Ledit Rodney sourit, l'embrassa et lui dit:


-Moi aussi chaton je t'aime.


Il se déshabilla et se coucha. Il prit son amant dans ses bras et s'endormit . Carson sourit avec tendresse puis il déposa un baiser sur le front des deux hommes. Le lendemain matin Rodney se réveilla le premier et observa John qui dormait. Il caressa son visage et déposa un baiser sur ses lèvres. Mon dieu que ce lui avait manqué. Il repensait à ces derniers jours et se rendit compte que tous les deux avaient énormément souffert. Il ne voulait plus voir cette souffrance, cette douleur et cette peur chez son militaire. Il l'aimait tellement et il aimait aussi Carson. Il ne voulait pas choisir. Il voulait les garder tous les deux. John se réveilla et quand il le vit Rodney sourit. Il lui dit:


-Salut chaton.
-Salut Rodney, souffla le militaire.
-Comment tu te sens mon amour? Lui demanda le scientifique.
-Minable, fit le militaire.


Carson qui avait vu que John était réveillé alla le voir et lui demanda:


-Bonjour colonel. Comment allez-vous?
-Je me sens tellement minable pour tout ce que je vous ai fait subir, fit le militaire.
-Hey, fit le scientifique, tu n'as pas à t'en vouloir chaton on est responsable tous les 3 n'est-ce pas Carson?
-Oui Rodney a raison John, fit le médecin, écoutez j'ai quelque chose à vous dire et ce n'est pas facile.
-Allez-y doc je vous écoute, fit le colonel.


Le médecin prit la main de Sheppard dans la sienne et lui dit:


-Colonel ça fait 3 ans que l'on se connait et cela fait trois ans que je nourris des sentiments pour Rodney et vous. Je vous aime John.


John était médusé. Il n'en croyait pas ses oreilles. Deux hommes étaient amoureux de lui. Et pour la seconde fois de sa vie son coeur chavira d'amour et de tendresse pour ce merveilleux médecin. Il savait ce qui lui restait à faire. Il attira Carson à lui et l'embrassa. Le médecin poussa un gémissement de plaisir et répondit avec fièvre au baiser du colonel. Rodney qui n'en perdait pas une miette s'approcha d'eux et les embrassa. Son coeur était gonflé d'amour pour eux. Il parla des paroles qu'avait lâché le colonel dans la cellule. Le brun pâlit et leur dit:

-C'est de ma faute si ma mère est morte. Si je n'avais pas insisté pour qu'elle m'emmène voir ce match elle serait encore en vie.
-Que s'est-il passé? Demanda Beckett.
-Une voiture nous ai rentré dedans, fit le militaire, il a pris la fuite. Bien après j'ai appris qu'il a tué une autre famille.
-Ce n'est pas de ta faute, fit Rodney, c'est ce chauffard qui a tué ta mère et c'est une chance inouïe que tu t'en sois sorti car sinon on ne se serait pas connu et on n'aurait pas vécu quelque chose de merveilleux.
-Rodney a raison John, fit Carson,tu dois faire la paix avec toi même en allant voir ton père.

Le militaire réfléchit et tomba d'accord. Après cette longue conversation John se sentit mieux et discuta avec Élisabeth à qui il demanda pardon. La diplomate accepta ses excuses et l'autorisa à aller sur terre. Rodney l'accompagna et les retrouvailles se passèrent bien. Le père et le fils purent faire enfin la paix et c'est le coeur léger que John repartit sur Atlantis. Il était temps pour lui de tourner la page et se sentait prêt à commencer une nouvelle vie avec les deux hommes qu'il aimait.