Eh bien eh bien, regardez qui revoilà, et pour un fandom pareil en plus ! Eh oui, c'est bibi !

Ça faisait bien trop longtemps que j'avais pas réussi à simplement me poser pour écrire, alors je suis revenu à un de mes premiers amours, la Nuit du FoF ! Et ce texte sur le thème « Coercition » est ce que j'ai réussi à en sortir de plus fructueux !

D'autres textes sur ce fandom, dont la suite directe de cet OS, sont déjà à moitié écrits et je les sortirai dans pas longtemps, mais je n'ai pas eu de chance et me suis chopé une hernie qui m'empêche de me poser confortablement pour écrire TwT, mais je m'y remets dès que je suis guéri (et que j'en ai fini avec cet event, haha…)

Cet OS est un sorte d'altération du canon, qui intervient vers la fin de l'arc 5 (avec Chikage). Navrée si cela peut quelque peu spoiler la seconde partie de l'histoire principale, mais j'essaierai de me rattraper avec mes autres textes, promis !

Okay assez de blabla, merci de passer et bonne lecture !


Moonflower


Tu ne diras rien.

L'aura qu'il laissait émaner était parfaitement perçue par le plus jeune, qui lui renvoyait son regard tant bien que mal. Il était acculé, et il savait parfaitement qu'il ne pourrait se sortir de là par la force, il n'avait aucune chance contre lui. La situation était cruellement à son avantage, mais là où il aurait pu sourire face à sa victoire évidente, il ne pouvait se défaire de son expression fermée et menaçante.

« Tu ne pourras pas m'en empêcher indéfiniment. »

« Tu crois ça. »

Un mouvement de recul, ne le faisant que se coller un peu plus près au mur. Son instinct était aux aguets, comme toute saine personne le serait face à lui, mais il persistait.

Il ne cachait plus rien. Le plus jeune semblait avoir découvert le pot aux roses après tout, essayer de la jouer fine ne lui ferait que prendre plus de risque. Le confronter et lui faire assez peur pour qu'il se taise semblait être la meilleure solution; il n'avait besoin que de quelques jours de plus, et son plan serait mis à exécution. Mais si ce frêle et fragile petit gars l'ouvrait, il ne s'en sortirait pas.

« …Pourquoi fais-tu tout ça- »

« Tu n'es pas en position de poser des questions. » Comme s'il allait lui donner une quelconque arme pour s'en sortir, aussi fine et inutile puisse-t-elle sembler. Il l'a sous-estimé une fois, il ne refera pas la même erreur. « Quoi que tu dises, tu ne feras qu'empirer ta situation, et crois-moi, tu n'as pas envie de voir comment elle peut empirer. »

Son poing serré contre le mur, acculant sa victime, trembla légèrement, faisant tomber quelques grains de peinture, mais il s'efforça de l'ignorer. D'ordinaire il serait d'un froid professionnel dans une telle situation; un intrus compromettant une opération, il n'avait jamais de pitié pour ce genre d'obstacles, mais s'il se débarrassait de lui, il éveillerait les soupçons et risquait de ne pas s'en sortir à temps.

Malgré tout, il pouvait improviser, ou même s'en servir comme diversion. Prétendre partir à sa recherche avec l'aide de la Directrice, et en profiter pour en finir. Mais son instinct lui disait qu'un tel plan ne fonctionnerait pas.

Son instinct, à l'instant, lui criait de s'éloigner de cet homme, et de ce regard paradoxalement tétanisé et déterminé.

Un rire lui échappa finalement. Qu'est-ce qu'il foutait à se laisser impressionner par un jardinier ? Il devait vite régler ça avant que quelqu'un ne les surprenne.

« Ecoute-moi bien parce que je ne le répéterais pas : tout ce que je te demande c'est de te taire. Pas obligé de mentir à tes petits compères, contente-toi de fermer ta jolie petite gueule, et tout se passera bien. »

« Si tu veux que je me taise à ce point, c'est parce que tu prépares quelque chose, et je doute que cela se passe bien pour nous. »

Son poing cogna le mur à la réponse, faisant sursauter le jeune leader qui ferma ces satanés yeux, mais il les rouvrit bien trop vite.

« Tu tiens tant que ça à souffrir ? Je t'offre la solution douce depuis tout à l'heure. »

« Quoi que tu fasses, ça ne sera doux pour personne. »

« Tu veux que j'te montre la solution dure ? »

Son autre main s'enroula autour de son fin cou, appliquant immédiatement une pression assez forte pour l'effrayer mais à peine assez légère pour le laisser parler.

« Comme ça, c'est assez dur pour toi ? Parce que c'est encore très léger. »

« Tu… » Ses réflexes s'activaient pour essayer de le faire lâcher prise, mais malgré ses tremblements, il pouvait parfaitement résister; ce pauvre jardinier avait la poigne d'un gamin de douze ans. « Je…Refuse… ! »

Dans un éclair de rage, il le cogna au mur, récoltant un gémissement étranglé en réponse.

« Pourquoi ? Pourquoi tu refuses, tu tiens tellement à crever ? Ça te regarde même pas cette putain d'histoire, tu veux jouer aux héros ? »

« Tu…As plus à perdre…Que moi…Dans cet accord… »

….

Hahaha. Il faisait de l'esprit. Drôle, vraiment drôle.

Il le cogna une seconde fois. Cette fois c'est un semblant de cri que l'autre laissa échapper. Il s'abaissa à son niveau, lui susurrant presque à l'oreille.

« Tu crois ça ? Tu crois vraiment… » Son regard glissa le long du corps troublé de spasmes de sa victime, « …Tu crois vraiment que ce que tu as à perdre, c'est de la rigolade ? »

Il amena sa cuisse entre les jambes du plus jeune, aucun d'eux n'était stupides, et tous deux savaient parfaitement où il voulait en venir. Pendant un instant, un magnifique instant, il vit cette saloperie de lueur de courage disparaitre de ces yeux insupportablement bleus, remplacés par de la peur panique pure, avec même quelques larmes perlant en cadeau.

« Tu comprends enfin ? Je peux te tuer d'un claquement de doigt, mais je peux aussi faire bien pire, et pas qu'à toi, à tous tes petits camarades. Tu sais, le petit couturier est plutôt mignon- »

« AAH ! » laissa échapper le plus jeune. La simple idée lui était douloureuse. Quel crétin il avait été de ne pas avoir sorti la carte des proches plus tôt, hah.

« Le dîner est prêt ! » Résonna une voix de la cour.

En un instant, il relâcha tout; se releva, reprit une expression sereine, et se détourna sans un regard en arrière. Les toussotements humides et le bruit sourd d'une petite chute lui parvinrent, mais il les ignora.

Il avait fait son boulot, enfin, tout se passerait comme prévu, et ce petit fouineur de jardinier ne se mêlerait plus de ses affaires. Il pouvait se concentrer sur le reste du plan.

Finalement, alors qu'il descendait les escaliers, il pesta une dernière fois, avant d'adopter son visage amical pour faire face aux autres. C'était de sa faute, il aurait dû se renseigner avant d'envoyer ces fleurs. Il avait fallu qu'un expert en la matière soit dans la troupe à qui ses bouquets étaient adressés. Lui qui voulait jouer le jeu de la subtilité provocante, il s'était vautré en beauté. Cette histoire lui avait appris une leçon.

Et ces yeux, qu'il le veuille ou non, risquaient de le hanter. Jamais personne d'aussi inoffensif ne l'avait fixé avec autant de volonté de l'arrêter. C'était presque comme lorsque…

« Chikage ? Tout va bien ? »

« Oh ? Ah, oui, pardon. J'avais la tête ailleurs. »

« Personne n'a vu Tsumugi ? »

« Peut-être qu'il répète encore, vous savez comment il est. »

« Je lui amènerait sa part plus tard dans la chambre. »

Si tout se passait bien, cette volonté brûlerait avec le reste de cette fichue compagnie.


Pouah, en vrai j'avais cette idée en tête depuis bien un moment, mais je pensais pas la sortir comme ça ! En tout cas c'est bien plus structuré et logique que le brouillon original, donc je vais pas me plaindre ! xD

Vous pouvez me taper si je sors pas la suite dans les deux semaines, j'accepte les cailloux. Et merci d'avoir lu ! A3! est un jeu qui me tient énormément à cœur et je compte bien en faire ma muse pendant un bon moment !

Sur ce, *tombée de rideau*.

Nataku Makuraka, Hérissonne RedBullisée de service.