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Dans l'Antichambre des Bains royaux


Bonjour ! C'est mon premier one shot Zucest. Ce texte peut aussi être lu en anglais sous le tire : In The Royal Bath Antechamber. Dans cette histoire, j'imagine que les personnages ont environ une vingtaine d'année.

Bonne lecture !

Pour ceux qui n'aiment pas les contenus explicites, ne lisez pas...


Il est très inconvenant pour un homme et une femme de fréquenter les bains chauds du palais en même temps. D'autant plus lorsqu'il s'agit d'un frère et d'une sœur...

Cela faisait déjà plusieurs semaines que Zuko et Azula avait finalement cédé à l'attirance qu'ils avaient l'un pour l'autre. Honteux mais aussi terriblement grisés, ils ne pouvaient se retrouver que furtivement, dans des endroits solitaires, où personne n'irait troubler leurs amours délicieuses.

Ce jour-là, ils convinrent, au détour d'un couloir où ils s'étaient croisés, de se retrouver le soir-même aux bains du palais royal.

Réservé à l'usage exclusif du Seigneur du Feu et de sa famille, ce lieu était le domaine de servantes zélées qui prodiguaient des soins de peau et des massages, mais qui veillaient aussi à la bonne tenue et au bon fonctionnement des bains chauds, particulièrement appréciés le soir, lorsque la chaleur de l'eau évaporée rencontrait la fraîcheur ambiante du crépuscule. Entourés de murs aveugles, ces bains étaient nichés au cœur du palais, au cœur de tout, mais loin des regards. C'était dans ces bains à ciel ouvert qu'ils devaient se retrouver.

Azula s'était glissée dans l'antichambre des bains, à l'insu des servantes, pour que Zuko puisse ensuite la rejoindre. Il n'était pas convenable qu'un homme y retrouve une femme, encore moins s'il s'agissait d'un frère et d'une sœur.

Dans cette pièce qui servait de seul accès aux bains, se trouvait tout ce qui était utile pour se dévêtir et se laver. L'ouverture qui donnait sur les bains faisait entrer une chaleur enveloppante et moite, qui sembla très agréable à Azula.

Après s'être dévêtue, elle passa la main sur le grand miroir couvert de buée qui ornait la pièce. Observant son reflet, elle essaya plusieurs coiffures en tenant ses cheveux d'une main, s'amusant à chercher celle qui la rendrait la plus désirable, ou la plus inaccessible. Alors que son regard descendait plus bas, elle tenta une pose provocante et lascive qui pût faire fondre Zuko : les cuisses légèrement resserrées pour accentuer le galbe de ses hanches qui dessinaient une première courbe irrésistible, elle tentait de légèrement soustraire à la vue son pubis à l'épilation soignée, une cambrure délicate faisait ressortir ses seins parfaitement formés et terminés par des tétons rose pâle. Le miroir s'embrumait de nouveau et elle ne put étudier la mine qu'elle prendrait pour attiser le désir de Zuko. Ses traits disparaissaient et elle n'était plus alors qu'une silhouette dans le crépuscule. Elle relâcha sa posture, posant un regard distrait vers les bains fumants qui se trouvaient à quelques pas.

C'est alors qu'elle vit une deuxième ombre se dessiner dans le miroir, plus grande et plus puissante qu'elle… Cette ombre se lova contre elle et elle sentit deux mains enlacer ses hanches et son ventre.

« Tu avais trouvé une très belle pose, dommage que la buée m'aie volé un si beau tableau... »

Un premier baiser sur son épaule lança une première décharge de plaisir qui parcourut tout son corps.

« Tu es enfin venu... »

Pour répondre à son baiser, Azula prit la main droite de Zuko, la porta à son visage et y pressa ses lèvres.

« Qu'est-ce qui me retient de mordre ces pauvres petits doigts pour châtier leur propriétaire qui m'a fait attendre ici… Toute seule... »

Elle introduisit un doigt dans sa bouche et fit mine de le mordre, imprimant seulement une légère pression avec ses dents, ce qui ne devait pas être désagréable au vue de la réaction de Zuko.

Elle sentait le corps de Zuko collé contre elle, ses muscles saillants, ses os aux articulations solides, son menton sur son épaule et son souffle dans sa nuque.

Zuko était nu. Il glissa ses mains sur Azula pour découvrir quelle partie de son corps répondrait le mieux à ses caresses. Ses hanches ? Son ventre ? Ses bras ? Ses épaules ? Ses seins ? Chaque caresse augmentait son désir et rendait son corps plus réceptif et plus ardent.

Elle sentit le torse de Zuko se frotter contre elle, il continuait ses caresses, soulevant, malaxant ses seins, parfois les écrasant légèrement pour faire réagir ses tétons qui étaient devenus alors particulièrement sensibles.

Azula glissa une main dans son dos à la recherche du sexe de Zuko, déjà prêt à connaître le plaisir. Lorsqu'elle le trouva, elle y appliqua la paume de sa main dans un mouvement de va-et-vient, accompagnant son geste d'un balancement sensuel de son bassin.

Zuko changea alors ses attentions, maintenant sa main gauche sur le sein d'Azula, il glissa délicatement sa main droite vers son ventre, puis son clitoris qu'il commença à flatter doucement.

Après quelques instants, leur respiration devint plus profonde et plus haletante, leur corps s'échauffant sous les caresses qu'ils se prodiguaient. Des râles de plaisir commençaient à monter dans une sorte d'unisson improvisé.

Zuko était attentif aux moindres changements de la respiration d'Azula, aux plus petites modifications de sa posture pour ainsi deviner la source de son plaisir, le faire naître et l'entretenir. Ses doigts délicats décrivaient des gestes doux, mais réguliers, à chaque instant réajustés en fonction des réactions d'Azula. Plusieurs fois, elle crut toucher au contentement, mais elle n'avait pas encore ressenti cette décharge profonde qui faisait chaque fois vibrer tout son corps.

Dans son dos, collé à elle, elle sentait son amant plus intensément. Elle referma sa main sur le sexe de Zuko pour donner plus d'ampleur à son geste.

Avec deux doigts, Zuko entrouvit les lèvres d'Azula, qui sentit une brise d'air effleurer son sexe : cette sensation lui arracha un premier soupir de contentement, ensuite suivi d'un cri de plaisir et d'un tressaillement incontrôlable et profond lorsque Zuko reprit ses caresses. Une décharge soudaine, comme une vibration sourde qui partirait de son ventre, fit vibrer tout son corps, chacun de ses membres se faisant l'écho de cette onde saisissante et divine.

Entre ses mains, le sexe de Zuko devenait de plus en plus sensible, chaque nouveau geste d'Azula le rapprochant de la libération de son plaisir. Elle accéléra, accentuant ses mouvements avec davantage de fermeté, jusqu'à sentir un bouillonnement de désir parcourir le corps de Zuko. Elle ralentit son geste et plaqua son membre contre ses reins, amenant son amant à une extase où ses râles de plaisir se mêlèrent à ses soubresauts ardents. Il s'était libéré, là, collé au dos d'Azula, qui sentait contre elle la preuve de son émoi.

Ils restèrent ainsi quelques instant, profitant l'un de l'autre. Azula se délectait de la douceur de leurs corps, du parfum de leur peau et de l'ardeur de leurs baisers.

Elle profita de la proximité d'un petit baquet d'eau chaude pour se faire une toilette et retrouver un peu de fraîcheur après ces ébats si intenses. Zuko respectait ce moment de pause si important pour sa sœur : rien ne pouvait l'éloigner trop longtemps de la perfection et de la grâce d'une princesse. Debout dans l'antichambre des bains, ils restaient très proches, partageant l'eau qui rafraîchissait un peu leurs corps échauffés.

Les gestes de la toilette redevinrent vite des gestes de passion, où chacun cherchait à ranimer les sens et le désir de l'autre.

Le sexe de Zuko retrouva sa force alors qu'ils échangeaient des caresses et des baisers langoureux.

Toujours placé débout contre le dos d'Azula, il massait ses épaules et faisait descendre ses mains le long de ses hanches.

Azula, éprouvant une envie profonde monter en elle, saisit le membre de Zuko et l'introduisit en elle. Tout deux poussèrent un grognement de contentement. Zuko commença à imprimer des mouvements réguliers à son bassin et Azula sentit le corps de son amant se plaquer contre ses fesses. Les impulsions de Zuko étaient de plus en plus intenses et elle suivit cette oscillation pour harmoniser leur rythme dans la recherche de l'extase. Azula ne put retenir quelques cris de plaisir. Mais elle n'était pas encore au comble de la volupté.

Elle sentit la main de Zuko remonter sur son ventre, effleurer ses seins et enlacer légèrement sa gorge. Il exerça une pression délicate mais ferme sur le bas de sa joue pour qu'elle offre son cou à un baiser profond. Ce qu'elle fit, acceptant fiévreusement cette étreinte.

Ensuite, sa main remonta sur le bas du visage d'Azula, caressant ses lèvres et resserrant parfois le léger étau qu'il imposait à ses joues pour qu'elle dévoile plus encore sa gorge aux baisers.

Cette posture, quoique contraignante, donnait à son dos et à ses reins une courbure qui ne laissait pas Zuko indifférent : elle sentait en elle les mouvements de son sexe qui se faisaient plus pressants et plus profonds. Elle-même percevait une chaleur croître à l'intérieur de son corps, que les élans répétés de Zuko ne faisaient qu'augmenter.

Elle se sentait à la merci de son amant, mais jubilait aussi de pouvoir agir sur les sursauts agités de Zuko lorsqu'elle se déhanchait légèrement, modifiant l'infléchissement de son bassin et sentant plus intensément la force de son membre en elle.

Leur respiration était haletante, elle partageait son souffle, respirant d'un même mouvement, grondant d'un même râle de plaisir.

Zuko semblait proche, Azula serra sa main autour du bras vigoureux de son amant pour sentir son corps se tendre et exulter. Le rythme des mouvements de Zuko devint frénétique, Azula ne percevait de lui qu'une fougue indomptable, porteuse d'un plaisir sur le point d'exploser.

Ils tressaillirent ensemble, bouillants de contentement, soulevés par la sensation d'avoir partagé un moment intense et profond. Une sensation qu'ils recherchaient dans chacune de leurs étreintes passionnées.

Elle resta encore contre lui, prodiguant des caresses, échangeant des baisers doux et parfois enflammés, sans se soucier du reste du monde. Ces bains étaient le refuge provisoire et secret de leur amour.

Il est très inconvenant pour un homme et une femme de fréquenter les bains chauds du palais en même temps. Même quand ils restent dans l'antichambre… D'autant plus lorsqu'il s'agit d'un frère et d'une sœur...