NDT: Hello ! Je suis à l'heure !

J'espère que vous aimerez ce chapitre. Laissez-moi un review pour m'en faire part, ça me ferait vraiment hyper plaisir. Si vous voyez une erreur, un problème ou que vous avez une question, n'hésitez pas à me le dire. Ça va me faire plaisir de corriger ou de vous répondre. Merci à tous les followers, les favorites et les reviews des chapitres précédents, je vous adore !

L'histoire appartient à kgfinkel et l'univers Harry Potter à J.K. Rowling.


Les disclaimers et le résumé complet se trouvent dans le premier chapitre avec mon horaire de publication. Il y a aussi le message de l'auteur(e).


Chapitre 3: Il y a 10 ans aujourd'hui

Samedi 5 octobre, Bibliothèque de Poudlard

Harry était occupé à étudier ses manuels de Métamorphose avec une pile de livres de référence posée sur la table à côté de lui. Ses devoirs étaient presque terminés et sa compétition contre Hermione était un pas de plus vers le succès. Les deux enfants organisaient une sorte de concours ouvert pour voir qui pourrait obtenir des notes toujours élevées dans toutes leurs classes. Le gagnant aura le droit de se vanter ainsi que de choisir l'activité du week-end. Harry voulut aller explorer le château tandis qu'Hermione voulait jouer au football. D'ordinaire, Harry n'aurait aucun problème avec le football… Tant que ça passait à la télé, et que quelqu'un d'autre jouait.

Cela l'étonnait toujours que la douce et innocente Hermione Granger soit une si fervente fan de football de son équipe à domicile, les 'Reds' de Crawley Town. La seule autre personne qui pouvait la suivre lorsqu'elle commençait à parler de statistiques de jeu était Dean Thomas de Gryffondor, qui, selon lui, était un fidèle partisan de West Ham. Ils s'étaient amusés à jouer à 'et si ?' puisque West Ham était un club de haut vol alors que Crawley était en Ligue 2 et que la seule façon pour eux de jouer les uns contre les autres était de se rencontrer pour la Couple FA ou pour la Couple de Ligue. Leurs débats et leurs arguments passèrent rapidement au statut de légende ; il semblerait aux spectateurs lorsque les deux enfants étaient sur le point de se lancer dans une bagarre féroce, au moment où ils étaient appelés pour autre chose, c'était comme si un interrupteur avait été actionné. Leur personnalité revenait à la normale. Ni l'un ni l'autre n'avaient d'animosité l'un envers l'autre ; assez différent de ce qui se passait chaque fois que quelqu'un essayait de discuter avec Ron Weasley à propos des Canons de Chudley et s'ils devaient ou non être dissous après tant d'années au bas de la ligue. Un embarras total pour le fier sport du Quidditch. Le dernier gamin qui avait essayé possédait encore la cicatrice sur le visage où Ronald lui en avait collé une.

« Comment est-il encore étudiant, personne ne le sait. De retour chez lui, il aurait au moins été suspendu avec une forte probabilité d'être expulsé. »

Ramenant son attention sur le sujet de la métamorphose d'un morceau de parchemin en une boîte, Harry nota l'incantation ainsi que l'étape la plus importante pour visualiser en quoi il voulait que le parchemin se transforme. Juste par curiosité, il arracha un segment de son rouleau, pointa sa baguette sur le morceau et entonna 'Convertere plana est arca.' Dans son esprit, il avait l'image d'une simple boîte carrée à six faces ; en un instant, le parchemin se mit à frissonner puis se modela dans la forme désirée. Souriant joyeusement, il essaya ensuite de reconvertir la boîte en parchemin.

Cela ne se passa pas tellement bien. Froissant son visage de confusion, il réfléchit sur ce qui n'allait pas. Il sortit une nouvelle feuille et nota les étapes qu'il avait effectuées, puis ramassa la boîte déformée et rangea le reste de son équipement.

« Si le passage d fonctionné, alors logiquement d on devrait obtenir les résultats souhaités. C'était comme ça quand je développais le programme pour le Lab et que j'ai fait ce stupide échange de valeur… »


Harry monta les escaliers et descendit le couloir jusqu'à ce qu'il arrive à la porte du bureau du professeur McGonagall. Il frappa deux fois, mais n'obtint aucune réponse. « Hmph. Si j'étais enseignant et que je ne voulais pas passer du temps dans mon bureau, où irais-je ?

-Vous pourriez essayer la Salle des Professeurs, jeune homme. »

Harry fit volte-face à la recherche du propriétaire de la voix qu'il entendait. Un portrait d'un noble aux cheveux roux lui fit signe. « Oh ! Merci. Où serait la Salle des Professeurs ?

-Descendez les escaliers jusqu'à la Grande Salle, mais au lieu de tourner à gauche, tournez à droite ; la Salle est la quatrième porte.

-Merci, monsieur. Euh… quel est votre nom ? »

Le portrait s'inclina. « Je suis le portrait de Godric Gryffondor, jeune homme.

Harry cligna des yeux et sentit sa bouche s'ouvrir sous le choc. « J'y crois pas... »

Godric sourit d'un air suffisant. « Pourquoi est-ce une telle surprise ? »

Cela déconcerta Harry. « Pourquoi serait-ce une surprise ? Il est logique que l'un des fondateurs de Poudlard ait un portrait. »

« Eh bien, je suis juste surpris que votre portrait soit accroché ici de tous les endroits. Ne devriez-vous pas être dans le bureau du directeur ? »

Godric renifla légèrement. « Mon cadre personnel est dans ce bureau, mais je préfère y passer le peu de temps possible.

-Ah oui ? Pourquoi ? »

Godric bougea inconfortablement. « Disons simplement que le directeur actuel et moi ne sommes pas d'accord sur beaucoup de choses. » Harry hocha la tête et laissa couler.

« Savez-vous si les trois autres ont des portraits ici ?

-Bien sûr. Tous les trois ont leurs tableaux de maison dans le bureau du directeur, mais Helga aime passer son temps dans le cadre doré près des serres, Rowena en a un près de la bibliothèque et Salazar aime juste se promener.

-Ai-je entendu prononcer mon nom ? » Une nouvelle voix se fit entendre alors qu'un homme à l'allure majestueuse arrivait de la gauche.

Agitant sa main vers Harry, Godric les présenta l'un à l'autre. Salazar hocha la tête en direction d'Harry tandis que le garçon faisait simplement un signe de la main timidement.

« Alors, jeune Harry. À quelle illustre Maison appartenez-vous et en quelle année êtes-vous ? » S'enquit Salazar avec un sourcil levé.

-Je suis un première année de Poufsouffle.

-C'est une bonne Maison, pas aussi bien que la mienne bien sûr, » répondit-il hautainement. Godric le gifla sur l'épaule. « Abruti. » Salazar se contenta de rire.

Harry fut intrigué. « Vous deux agissez comme des frères plutôt que comme des rivaux. »

Godric renifla. « Quand nous étions vivants, il nous était interdit d'être dans la même pièce sans surveillance. Nous avions tendance à faire des farces à tout le monde et il n'en fallait pas plus pour nous provoquer. Le Grand Escalier en est la preuve. » Il raconta ensuite l'histoire de quand les deux attendaient avec impatience que Rowena descende les escaliers et pensaient qu'il serait hilarant d'envoyer la sorcière sur un itinéraire détourné en enchantant les escaliers pour changer de direction à des moments aléatoires. Le résultat final fut une descente durant habituellement dix minutes qui en prenait maintenant plus de trente.

Harry eut l'air confus. « Mais ne se rendrait-elle pas compte qu'elle se faisait faire jouer un tour alors qu'elle descendait ? »

Salazar gloussa au souvenir. « Rowena lisait toujours quelque chose. C'en est arrivé au point qu'elle descendait les escaliers en se tenant à la rampe d'une main alors que son nez était enfoui dans un livre. Elle ne faisait jamais attention à où elle était. »

Harry rit. « Vous ressemblez tous les deux aux jumeaux Weasley, Fred et George. Ce sont les farceurs de l'école ces jours-ci. »

Salazar et Godric sourirent tous les deux. « Nous connaissons ces deux vauriens et approuvons tous les deux leurs pitreries de tout cœur. Comme nous l'avons fait lorsque votre père et ses amis étaient ici dans le château. »

Les yeux d'Harry s'écarquillèrent dramatiquement. « Mon père était un farceur ? Je ne l'ai jamais su. Ma tante ne le connaissait vraiment pas très bien. »

Godric inclina la tête tandis que Salazar essuyait une larme peinte de ses yeux. « Nous avons été très attristés d'apprendre la mort de votre père. Son séjour ici a été une période de lumière et de rires. »

Les deux fondateurs continuèrent à discuter et à soulever diverses informations amusantes sur les choses dans le château alors qu'ils conduisaient Harry à l'endroit où se trouvait la Salle des Enseignants et avant de partir, Harry eut une autre question. « Pourquoi tout le monde pense-t-il que vous avez eu ce combat légendaire qui a fait expulser Salazar si vous vous traitez comme des frères ? »

Cette fois, ce fut au tour de Salazar de bouger inconfortablement. « Vous connaissez le dicton selon lequel l'histoire est écrite par les vainqueurs ? « Harry hocha la tête. « Eh bien, au fil du temps, les choses qui ont été dites ou faites ont été soit omises soit déformées. Je tiens à déclarer pour mémoire que je n'ai jamais eu de problème avec les nés-moldus qui viennent à l'école pour apprendre la magie. C'était avec leurs familles. Vous devez comprendre, à l'époque; l'alphabétisation et l'éducation étaient rares alors que la superstition et la cupidité étaient en abondance. L'Église catholique romaine avait un gros problème avec les utilisateurs de magie et nous chassait activement. C'était la faute de mon moi vivant qui n'avait pas eu les mots justes pour expliquer son idée aux autres. Depuis, j'ai compris ce qu'il fallait dire, mais c'est franchement trop tard.

-Quelle était son idée ?

« Ce qui a été enregistré, c'était qu'il voulait garder la magie dans les familles entièrement magiques. Certains pensent que cela signifie que les nés-moldus auraient dû être tués. Non, ce qu'il voulait dire était de retirer les enfants de leurs familles moldues et de les élever dans les familles magiques. Ce que beaucoup oublient ou choisissent d'ignorer, c'est que cela a été fait pour les protéger des Ténèbres. Ce qui aurait dû être dit, c'est qu'il voulait échanger les enfants entre nos deux mondes. Dans le monde magique, les enfants cracmols ne peuvent pas s'épanouir et vice-versa avec les enfants nés-moldus. Son idée était de mettre en place un programme d'échange où nous travaillerions avec l'Église pour échanger les enfants qui ressemblaient à la famille dans laquelle ils allaient. Vous savez, comme la couleur des cheveux et des yeux, le physique général, ce genre de chose.

-Alors qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Salazar grogna. « Quoi d'autre ? La cupidité s'est manifestée. L'aristocratie des deux côtés voulait que seuls 'certains' enfants soient échangés et ceux qui ne l'étaient pas provenaient généralement de territoires rivaux. L'échange a fonctionné pendant environ un an, mais finalement, il était voué à l'échec. »

Harry secoua la tête en signe de commisération. « On dirait que l'échange aurait empêché le Code du Secret d'exister.

-N'est-ce pas ? Il n'y en aurait pas eu besoin puisque les tensions d'essayer d'élever un enfant magique ou non magique auraient été éliminées. L'idiotie des hommes fermés d'esprit, je suppose. »

Harry remercia les deux portraits pour leur aide et la merveilleuse leçon d'histoire. « Avant de nous séparer, je suis curieux de savoir pourquoi vous n'enseignez pas l'Histoire de la Magie. Vous seriez bien meilleur que le professeur Binns. Tout ce qu'il 'enseigne' est les Révoltes des Gobelins et dans un tel ton monocorde qu'il endort tout le monde. »

Godric et Salazar ne dirent rien, mais à en juger par l'expression de leurs visages, Harry supposa que c'était l'une de ces choses sur lesquelles ils n'étaient pas d'accord avec le directeur.


Au déjeuner, Grande Salle

Harry venait juste de s'asseoir quand Hedwige arriva et déposa un magazine qui lui était adressé. Il la remercia avec un morceau de viande et un baiser sur son bec. Elle souffla et frotta son bec sur son oreille avant de reprendre son envol. Il se tourna vers le magazine et vit qu'il s'agissait d'un journal spécialisé sur la chimie moderne. À l'intérieur se trouvait une note écrite par M. Cody.

Cher Harry,

J'espère que les choses se passent bien pour toi et l'AP. La vie est assez normale par ici, rien d'excitant à noter. Je t'envoie ce journal parce que l'article principal couvre une section d'analyse dont je n'ai jamais entendu parler dans le monde magique : la chromatographie en phase gazeuse. J'espérais que si tu étais intéressé et si le professeur Snape nous aidait, nous pourrions trouver comment fabriquer un périphérique pour le Potionniste. J'ai besoin de quelque chose de créatif pour éclairer mes journées.

Bonne lecture !

Robert

Harry alla à la page marquée et commença à lire. L'article était un cours d'introduction sur ce qu'était la chromatographie en phase gazeuse et écrit pour les majors de chimie, il y avait donc quelques termes techniques.

'La chromatographie en phase gazeuse (CG) est une technique analytique utilisée depuis 1952 et utilisée pour séparer les composants chimiques d'un échantillon de mélange, puis les détecter pour déterminer leur présence ou leur absence et/ou leur quantité. Ces composants chimiques sont généralement des molécules organiques ou des gaz. Pour que la CG réussisse son analyse, ces composants doivent être volatils, généralement avec un poids moléculaire inférieur à 1250 Da, et thermiquement stables afin qu'ils ne se dégradent pas dans le système CG. La CG est une technique largement utilisée dans la plupart des industries : pour le contrôle de la qualité dans la fabrication de nombreux produits, des voitures aux produits chimiques en passant par les produits pharmaceutiques à des fins de recherche de l'analyse des météorites aux produits naturels et pour la sécurité de l'environnement à l'alimentation à la criminalistique. Les chromatographies gazeuses sont fréquemment couplées aux spectromètres de masse (CG-SM) pour permettre l'identification des composants chimiques. Comme son nom l'indique, la chromatographie gazeuse (CG) utilise un gaz vecteur dans la séparation, celui-ci joue le rôle de la phase mobile. Le gaz vecteur transporte les molécules de l'échantillon à travers le système CG, idéalement sans réagir à l'échantillon ni endommager les composants de l'instrument...'

Harry s'arrêta pour sortir son bloc-notes et son stylo et examina les photos et les diagrammes d'accompagnement sur le fonctionnement de la machine. Il ajouta ou soustrait des morceaux à ses propres croquis. Hermione leva les yeux de sa propre lecture et regarda silencieusement son meilleur ami commencer à mettre en place de nouveaux designs (elle pensait que c'était super mignon que pendant qu'il travaillait, il sortait légèrement la langue.)

« Harry ? » Harry leva les yeux à son nom et se demanda paresseusement pourquoi son estomac gargouillait. Il repéra Hermione qui le regardait avec curiosité.

« Quoi, qu'est-ce qui ne va pas, Hermione ?

-Le déjeuner est terminé et tu n'as rien mangé. Je t'ai préparé un sandwich à emporter avec toi. Qu'est-ce qui était si important pour que tu aies oublié de manger ? »

Harry baissa les yeux sur ses notes et ses croquis. « Eh bien, M. Cody m'a envoyé un article sur la chromatographie en phase gazeuse et je suppose que cela a juste déclenché ma créativité. C'est fascinant de pouvoir découvrir quels composés se trouvent dans un échantillon inconnu de liquide. Imagine qu'est-ce que cela pourrait faire pour le monde magique si vous avez quelqu'un comme M. Cody qui ne peut pas utiliser la magie mais veut travailler dans le domaine médical ?

-Existe-t-il déjà un moyen magique de séparer une potion en ses parties de base ?

-Mhm, ça s'appelle 'Révélasort de Scarpin' et c'est un charme utilisé pour identifier les ingrédients d'une potion donnée.

-Donc il faut une baguette pour que ça marche et puisque M. Cody est un Cracmol, ça ne lui serait d'aucune utilité, se dit-elle en ramassant son sac de livres. Alors quel est le problème ?

-Eh bien, d'abord, les unités CG-SM sont actuellement trop grandes pour être déplacées. Elles sont conçues pour être installées en permanence dans un laboratoire. Mon idée est de voir s'il peut être compressé en quelque chose qui pourrait être déposé sur une table et ne prend pas plus de place qu'une boîte à chaussures, répondit Harry alors qu'il prenait une bouchée rapide du sandwich qu'elle lui avait préparé. Mmm, merci. C'est bon. »

Hermione sourit brièvement et joyeusement, puis battit des cils en contemplation alors qu'elle secouait lentement la tête prise dans ses pensées et le suivit hors de la salle.


Le lendemain, Harry demanda au professeur Snape s'il serait intéressé à aider le projet GC-MS. Il frappa à la porte du bureau du professeur et fut invité à entrer. Severus leva les yeux pour voir qui avait osé entrer et fut agréablement surpris de voir Harry passer (il était également surpris de lui-même pour avoir été agréablement surpris.)

« M. Potter ? Qu'est-ce qui vous amène ? »

Harry tendit le magazine et dit : « Je me demandais si vous seriez prêt à aider pour une expérience proposée par mon professeur de cinquième année M. Robert Cody et moi-même. Il y a un article là-dedans sur une technique connue sous le nom de « chromatographie en phase gazeuse » qui est l'équivalent non-magique du Révélasort de Scarpin. Ce que nous proposons, c'est de créer une version qui n'est pas plus grande qu'une boîte à chaussures et conçue pour fonctionner dans un environnement lourd de magie comme Poudlard ou Sainte-Mangouste. »

Severus feuilleta l'article et fut très impressionné par le niveau de détail de l'article ainsi que par le sujet lui-même. « Qui savait que les moldus, euh les non-magiques pouvaient inventer des trucs comme ça ? »

« Si quelque chose comme ça existe déjà, quel est l'intérêt de le refaire ? À qui profiterait-il ? »

Harry bougea un peu. « Je pense que cela aiderait les Cracmols qui veulent travailler à l'hôpital ou dans un laboratoire de potions haut de gamme. Le Révélasort de Scarpin nécessite une baguette et sans une, un Cracmol est généralement relégué à des tâches subalternes. »

Severus hocha la tête et haussa les épaules en signe de reconnaissance, « C'est vrai, mais la plupart des Cracmols finissent de toute façon par vivre le monde non-magique, alors encore une fois ; à quoi cela servirait-il ? »

Harry réfléchit à cela avant de hausser les épaules. « Et s'ils n'avaient pas à le faire ? Bref, pourriez-vous seulement y réfléchir ? Je vais continuer à travailler sur la solution, mais j'apprécierais toujours votre contribution. Si vous voulez, vous pouvez faire une copie du magazine. » Severus le fit. Harry remercia le professeur et quitta son bureau.


De retour dans son dortoir, Harry sortit une trousse contenant une myriade de composants électroniques et un kit de soudure. L'équipement avait été modifié pour fonctionner en utilisant l'énergie magique ambiante au lieu de l'électricité. C'était un cadeau combiné de ses deux professeurs et d'Oncle Vernon. Décidant de faire un jouet amusant plutôt que quelque chose de sérieux, il esquissa d'abord un schéma de câblage. Il esquissa une simple alarme de porte à utiliser avec une sirène, deux piles AA et une pince à reliure. Il s'arrêta une fois le croquis terminé et réfléchit un instant à la façon dont la magie et les piles interagissaient. D'après ce dont il se souvenait, la magie interférait avec l'électricité. Plus le circuit était complexe ; plus l'interférence était rapide. Il jeta un nouveau coup d'œil sur son croquis et se demanda s'il pouvait construire l'unité dans une boîte estampée d'une rune pour la protéger.

« Nah, j'ai juste besoin d'un projet simple et s'il dure au moins quelques jours, je suis heureux.

D'accord, voyons voir. Coller avec de la colle chaude les piles sur les leviers faisant face dans des directions opposées aux poignées de la pince à reliure à dents d'alligator. Prendre un haut-parleur… où est mon haut-parl… Le voici coller avec de la colle chaude le haut-parleur sur le côté de la pince. Souder le fil rouge à l'extrémité positive de la batterie supérieure. Percer un petit trou dans les deux dents de la pince, visser une petite vis cruciforme dans les deux dents avec la queue… possédant un fil à l'arrière. Insérer un morceau de papier pour empêcher les contacts qui déclencherait le haut-parleur. Souder le fil noir du haut-parleur à la tête de la vis. D'accord… ensuite, souder le pôle négatif à l'autre pôle positif des deux batteries afin qu'elles soient maintenant en série. Souder la batterie du bas pôle négatif à la queue de vis restante… » Il serra la pince qui ouvrit les dents et laissa tomber l'insert en papier. En le laissant se refermer, un cri aigu se fit entendre du haut-parleur.

Un sourire diabolique se forma sur son visage.

Hermione entra dans sa chambre accompagnée d'un Neville nerveux qui avait jeté un œil à ce que faisait Harry, puis était parti à sa recherche pour lui expliquer ce que faisait Harry. Elle jeta un coup d'œil par-dessus son épaule alors qu'il fabriquait d'autres alarmes ultra-simples alimentées par batterie.

« Hermione.

-Harry, murmura-t-elle. Neville l'a été et maintenant je le suis, inquiète pour toi. Tu es enfermé dans ta chambre depuis une heure à faire des trucs de 'scientifique fou' et tu ne n'expliques rien. »

Harry haussa les épaules. « J'avais juste envie de faire quelques farces qui pourraient être mises en place en quelques instants. Cela devrait être bon pour quelques rires. »

Elle lui tapota légèrement le dos et sortit en tirant par la main un Neville encore confus.


En fin de soirée, Portrait de la Grosse Dame, gardienne de la Maison Gryffondor

WHHHHEEEEEEEEEEEEEEE ! Le bruit aigu pourrait probablement être entendu dans les régions les plus éloignées de la Terre. Les portraits couraient se mettre à couvert ou se bouchaient les oreilles, la Grosse Dame abandonna son poste pour un endroit plus calme. Les membres rouge et or s'affairaient, certains des préfets lançaient des sorts de silence ou d'assourdissement pour protéger l'ouïe de tout le monde. Minerva et Albus arrivèrent pratiquement en courant jusqu'au palier. Les jumeaux Weasley se tenaient là avec le look classique de 'cerfs pris au dépourvu par les phares d'une voiture' sur leurs visages.

« MESSIEURS WEASLEY ! VOULEZ- VOUS COUPER CETTE RAFFUT INFERNAL ? » Cria Minerva à cause du bruit.

Les deux garçons ne pouvaient que lever les mains en l'air car ils ne savaient pas ce qui l'avait causé et encore moins d'où cela venait.

Albus commença à lancer des sorts mais ne trouva rien ; un regard des plus perplexes sur son visage. Minerva se transforma en sa forme de chat pour voir si quoi que ce soit pouvait être vu à cette hauteur. Elle repéra ce qui semblait être un morceau de parchemin gisant sur le sol. En explorant cet endroit, elle découvrit la source du bruit. Cela prit un peu d'expérimentation, mais quand elle serra les poignées ensemble, elle coupa la connexion et mit fin aux hurlements.

Clignant des yeux au silence soudain et se frottant les oreilles douloureuses, les jumeaux s'avancèrent pour voir ce qu'était l'appareil. « Merde, qu'est-ce que c'est ? »

Albus l'examina également. « Plus important encore, pourquoi a-t-il été installé ici de tous les endroits ? »

Minerva se pencha, ramassa le morceau de parchemin, le plaça entre les dents de la pince et arrêta de serrer les poignées. Elle se raidit au cas où les gémissements recommenceraient, mais elle fut soulagée quand ce ne fut pas le cas. « Ah ! Je ne sais pas de quoi il s'agit, mais sois assuré que je vais le découvrir ! » Elle prit une profonde inspiration et se calma, ce qui adoucit son accent. « En attendant, Messieurs Weasley, le couvre-feu est passé et vous avez été surpris en train d'essayer de quitter la salle commune. Auriez-vous la gentillesse de vous expliquer ? »


Lundi, au petit-déjeuner, Grande Salle

Hermione regardait Harry attentivement, à tel point que même le garçon lunatique le remarqua. Il regarda son amie et laissa apparaître son sourire bancal caractéristique. Elle roula simplement des yeux et secoua légèrement la tête avec une exaspération feinte. En réalité, c'était une couverture pour ne pas rougir follement.

« Tu as fait une farce aux Jumeaux hier soir, n'est-ce pas ? » Demanda-t-elle sans préambule.

Harry prit une bouchée de ses pancakes et sourit en regardant aux alentours. « Qu'est-ce qui te fait demander ça ? » Demanda-t-il après avoir avalé.

Hermione pencha la tête sur le côté, pas dupe pour un sou, et lui lança un regard dur qui le fit immédiatement se ratatiner. « Doucement, Hermione ! Range ces armes. Wow ! D'accord, très bien. Je l'admets ; j'ai tendu le piège au portrait. Je ne visais pas spécifiquement les jumeaux, mais cela a très bien fonctionné. Je suis toujours surpris que cela ait marché si longtemps. J'aurais pensé que la magie ambiante aurait épuisé les piles bien avant. »

Neville se pencha. « C'était vraiment impressionnant, Harry. Effrayant aussi ! Je pensais que le professeur McGonagall allait exploser. » Harry gloussa en prenant une autre bouchée de ses pancakes.

« Tant que personne ici ne parle de moi, c'est le piège parfait. »


Quand Harry entra dans son cours de métamorphose, il remarqua le regard sévère que le professeur McGonagall lançait à tout le monde. Elle commença le cours en les informant tous que la farce de la nuit dernière était potentiellement dangereuse car elle aurait pu causer des dommages auditifs. Harry repéra le piège verbal presque immédiatement et garda sa bouche fermée. Hermione lui jeta un coup d'œil pour voir quelle était sa réponse, mais il se ressaisit, secoua la tête et refusa de dire quoi que ce soit.

Le sujet du cours fut de changer les plumes en éventails. Harry pensait qu'il serait drôle de simplement tenir un tas de plumes ensemble. Minerva lui lança un regard noir alors il laissa tomber l'idée et sortit sa baguette. Il jeta le sort, 'Mutare pluma ut manus ventilatrum arcu'. La plume s'étendit jusqu'à ce qu'elle prenne la forme approximative d'un éventail en forme de plumes. Hochant la tête en acceptant son accomplissement, le professeur McGonagall le félicita pour sa transformation réussie.

« Venez me voir après la classe, M. Potter. »


Le cours se termina et Harry marcha péniblement jusqu'au bureau du professeur avec un air inquiet sur le visage. Minerva s'assit lourdement et enleva ses lunettes pour frotter l'arête de son nez. Elle le dévisagea silencieusement pendant un long moment.

« C'était une farce ingénieuse que vous avez faite à ma Maison, M. Potter.

-Je n'ai aucune idée de ce dont vous parlez, professeur, » commença-t-il, mais elle leva la main pour l'arrêter.

-Je sais que c'est vous qui avez tendu ce piège. Albus et moi l'avons examiné plus tard et nous avons découvert votre signature magique. » Les yeux d'Harry s'écarquillèrent un peu et il commença à bégayer.

« Ma-, mais… je n'ai jamais, je n'ai pas… »

La bouche de Minerva se tordit dans les coins. « Ce morceau de parchemin que vous utilisiez pour empêcher les dents de se toucher avait une trace de votre signature magique dessus. Voulez-vous expliquer pourquoi vous avez ressenti le besoin de cibler les Gryffondors ? »

Harry s'assit lourdement et soupira de défaite. « Je m'ennuyais vraiment. Je voulais faire quelque chose de drôle et de stupide. J'ai décidé qu'une sirène puissante était un bon moyen. Je me suis souvenu d'avoir lu combien plus un appareil non-magique est complexe, plus il sera rapide d'épuiser dans un environnement riche en magie, j'ai donc conçu l'alarme pour qu'elle soit aussi simple que possible.

-Donc ce n'était pas en représailles pour quoi que ce soit que les jumeaux Weasley auraient pu faire ? » Harry fit non de la tête. « Très bien, je ne vous retirerai aucun point ne recommencez pas. Juste par curiosité, combien de temps y aura-t-il de l'énergie ? »

Harry haussa les épaules. « Si l'alarme se déclenche et que les piles restent intactes, elles dureront plusieurs mois. Pourquoi ? »

Elle lui fit signe de partir. « Aucune raison. Vous pouvez disposer. »

Alors qu'il partait, elle sortit la pince de son tiroir de bureau et la tint pour une inspection plus approfondie. « Cela pourrait être utile pour protéger cette fichue pierre. L'installer dans ma zone de protection et voyons si le voleur peut jouer le jeu avec un mal de tête épouvantable. »


Au cours des deux semaines suivantes, Harry évita légèrement les membres de la maison Gryffondor de peur qu'ils ne découvrent que c'était lui qui avait installé cette alarme de porte. Il ne voulait surtout pas que les jumeaux Weasley le sachent. Qui savait ce qu'ils feraient en représailles ! Sa 'concurrence' avec Hermione avait payé. Il avait réussi à obtenir le meilleur score de la semaine, alors les deux jouèrent à des jeux d'intérieur calmes, travaillèrent sur quelques énigmes et explorèrent le château. Ce fut vers la dernière semaine d'octobre que les choses prirent une tournure étrange ; Hermione arrêta de lui parler. Elle était maussade et renfermée. Chaque fois qu'il essayait de lui faire un câlin, ce qui était généralement le meilleur moyen de l'amener à s'ouvrir, elle lui donnait son désormais 'Regard de Mort Douloureuse d'Hermione Granger' breveté.

Il s'était arrêté pour voir le professeur Chourave la veille d'Halloween pour voir si la femme plus âgée pouvait faire lumière sur le sujet. La réponse de Pomona fut de lui tapoter l'épaule tout en souriant d'un air compréhensif : « Ce n'est pas de votre faute, M. Potter. Miss Granger traverse juste une phase. C'est quelque chose que toutes les filles vivent une fois par mois. Croyez-moi, je pense qu'elle reviendra à la normale dans une semaine. »


Halloween

Aujourd'hui n'était PAS l'un des jours préférés d'Harry. Dans le passé, lui et sa tante s'asseyaient et tenaient un mémorial pour ses parents après leurs meurtres insensés faits par les mains de ce bâtard diabolique, Voldemort. Cette année allait être très spéciale puisque c'était le dixième anniversaire. Dix ans et Harry commencerait à pleurer sur toutes les choses qu'il avait manquées à cause de ce machiavélique connard ! L'humeur d'Harry correspondait à celle d'Hermione de telle sorte qu'il était de mauvaise humeur et renfermé. Dans une partie calme de son esprit, il pensa qu'il avait de la chance d'avoir été réparti à Poufsouffle. Les autres Poufsouffles étaient conscients de ce que cette journée signifiait pour lui et par conséquent, soit le laissaient seul, soit lui offraient une épaule réconfortante sur laquelle pleurer : il souriait faiblement avant de s'éloigner pour être seul. Il frissonna en pensant à quoi les choses auraient ressemblé s'il avait été réparti dans le maelström du chaos qu'était la Maison Gryffondor ! Il n'aurait jamais eu un moment de paix.


Bureau du Directeur

Albus cherchait dans sa garde-robe un ensemble particulier de robes qui serait le plus convenable pendant le Banquet et les festivités. « Quelque chose d'orange et noir, je suppose. Peut-être avec des citrouilles rougeoyantes et des chauves-souris flottantes… oui, c'est parfait ! Le Banquet de ce soir devrait être très spécial. Les elfes m'ont informé plus tôt qu'ils mettaient tout en œuvre ce soir. Je dois me rappeler de rendre la présence obligatoire. » Il termina de s'habiller et écrivit une note à distribuer aux personnels leur rappelant de faire savoir à leurs élèves que le Banquet d'Halloween était obligatoire.

Une note apparut quelques instants plus tard de Pomona indiquant qu'il y aurait quelques absents. Fronçant les sourcils, il se leva et activa le réseau de cheminette interne pour appeler le bureau de la professeure.

« Pomona ? Ah, vous voilà. Je crois avoir dit que la présence au Banquet est obligatoire. Pourquoi certains ne seront-ils pas là ? » La réprimanda-t-il.

Pomona haussa un sourcil. « Si vous voulez vraiment savoir, trois filles ont commencé leurs menstruations, deux enfants se sentent mal après leur dernier cours de potions et M. Potter a demandé de ne pas y assister étant donné ce que cette journée signifie pour lui. »

Albus devint un peu vert à la mention des problèmes d'hygiène féminine puis se mit plutôt en colère de la demande d'Harry. « Je ne suis pas d'accord avec le désir du jeune Harry d'être seul ce soir. Sa présence est obligatoire et je n'entendrai pas un autre mot contre ma volonté. Assurez-vous qu'il sera là, Pomona. » Il coupa ensuite la connexion et le feu s'éteint. Pomona était assise là, les yeux écarquillés et la bouche béante devant l'insensibilité que son patron venait de démontrer concernant les sentiments d'Harry et secoua lentement la tête.

« Non. Non, Albus . Je n'accepterai pas vos demandes ridicules sur celui-ci. Le garçon a assez souffert sans avoir à supporter ce cauchemar tapageur que vous appelez des fêtes ! »


Au banquet d'Halloween, Grande Salle

Albus venait tout juste de terminer un discours barbant sur l'histoire d'Halloween et sur la meilleure façon de laisser les vieilles habitudes dans le passé. En vérité, il s'était contenté de radoter sur le fait que les anciennes méthodes et traditions n'avaient pas leur place dans un monde moderne et les étudiants simplement burent ses paroles. Bien sûr, ce n'était pas comme s'ils avaient le choix ; ils étaient son public captif pendant neuf mois de l'année et avec une seule source d'information et des options limitées de communication avec le monde extérieur, il aurait pu dire à tout le monde que le ciel était violet et ils n'auraient d'autre choix que de le croire. Le fait qu'il ait été à l'école à un poste ou à un autre pendant près de trois générations aida également. À l'exception de ces bâtards suspects à Serpentard (et il travaillait pour les avoir), Albus Percival Wulfric Brian Dumbledore était à peu près un dieu pour la population étudiante et le personnel. Dans son esprit, c'était pour le plus grand bien qu'ils mettaient toute leur confiance et leur sécurité entre ses mains compétentes. C'est pourquoi il ne fit jamais rien pour faire face à cette supposée malédiction sur le poste de professeur de DADA ni à l'exorcisme du professeur Binns. L'argent qui serait allé dans le compte du professeur fantôme avait été secrètement redirigé vers le sien. Après tout, de quoi un fantôme aurait-t-il besoin avec de l'argent ? Mieux vaut l'utiliser dans le luxe auquel il s'était habitué au cours de ses années d'or. Albus baissa les yeux sur son ensemble actuel, l'une des nombreuses robes et tenues payées avec les fonds acquis illégalement. Après ce discours insensé, il s'assit et commença à se servir. Un rapide coup d'œil aux étudiants rassemblés, il était parfaitement conscient qu'il en manquait effectivement quelques-uns. Un 'rot' silencieux en pensant aux problèmes féminins le dissuada presque de manger la purée de pommes de terre, mais il réussit à rediriger ces pensées troublantes. Il regarda la Maison Poufsouffle où le jeune Harry Potter était censé être. Il fronça les sourcils lorsqu'il ne repéra pas le garçon immédiatement ; il se pencha en avant et en arrière, pensant que le garçon était peut-être assis à un endroit différent de la normale mais non… Harry Potter n'était pas au festin.

Il se tourna vers la directrice de Poufsouffle. « Pomona ? N'avez-vous pas informé M. Potter de sa présence obligatoire au festin ? »

Pomona n'arrêtait pas de couper sa viande. « Je lui ai dit. »

« Quel genre de réponse est-ce ? » « Et ? Quelle a été sa réponse ? Pourquoi n'est-il pas là ? »

Pomona souffla, jeta lourdement sa fourchette et son couteau sur la table, se tourna et regarda le directeur. « Parce que je sentais qu'il était plus important qu'il passe la soirée dans un souvenir de veille tranquille que de se bourrer le visage avec tout ce sucre sans fin et ces décorations agressantes. Vous vous moquez de ce que cette soirée veut dire pour le garçon, Albus. Et moi, je ne le tolère pas. Laissez-le tranquille ! » Siffla-t-elle bruyamment à cette dernière demande.

Les portes s'ouvrirent à ce moment et Quirrell entra en courant, criant sa tête enturbannée à propos d'un 'Troll dans les cachots' puis il s'évanouit… Les enfants crièrent et commencèrent à se précipiter vers les portes. Albus se leva et cria pour le silence puis ordonna aux préfets de ramener leurs charges dans leurs salles communes. Les yeux du personnel s'écarquillèrent d'alarme à la proclamation du directeur. Le troll avait été reporté être dans les cachots !

Un coup de canon fut émis, ce qui obligea tout le monde de s'arrêter et de se retourner vers la table des enseignants. Minerva était vue en train de se disputer silencieusement avec le directeur. Pendant ce temps, Filius se leva sur sa chaise et annonça : « Tout le monde doit retourner à sa place et y rester ! Préfets, faites les présences. Si quelqu'un manque à l'appel, informez l'un des professeurs immédiatement ! »

Les dénombrements furent effectués, quelques elfes furent appelés pour vérifier le statut de ceux dont on savait qu'ils étaient absents. Ils rapportèrent que ceux qui étaient malades étaient dans leur lit ou à l'infirmerie. Harry Potter et Hermione Granger étaient les deux seuls qui n'étaient pas dans leurs chambres ou maisons.

Pomona pâlit. « Où sont-ils ?

-La jeune demoiselle a des problèmes de salle de bain et le jeune monsieur est allé s'asseoir avec elle. Le troll a essayé d'entrer dans la salle de bain, mais a été arrêté et repoussé par le jeune monsieur avec un appareil qui criait bruyamment. Le troll retourne maintenant dans les cachots, » couina l'elfe.

Bureau de Pomona, Maison Poufsouffle

Harry et Hermione tremblaient de peur, frissonnant d'avoir été trempés d'eau après que le troll ait démoli les stalles et les éviers. Les deux avaient des coupures et des éraflures mineures avec l'autre… problème d'Hermione. Pomona, Minerva et Severus se précipitèrent pour les ramener et les introduisirent tous dans la salle commune de Poufsouffle. Filius était resté dans la Grande Salle pour superviser pendant qu'Albus descendait dans les cachots pour superviser la capture du troll. Quirrell avait disparu…

« Vous allez bien tous les deux ? » Demanda Minerva à la paire d'enfants.

Harry grimaça. « J'ai encore mal aux oreilles et tout sonne assez fort. »

Hermione rougit. « Je suis toujours… vous savez. »

Pomona dirigea Hermione vers sa salle de bain personnelle. « Prenez votre temps. Je demanderai à Madame Pomfresh de s'arrêter plus tard. » Elle se tourna ensuite vers Harry. « Et vous ? Besoin de quelque chose d'autre que l'évidence ? » Il secoua la tête et essaya de bâiller pour s'éclaircir les oreilles.

Poppy Pomfresh arriva quelques instants plus tard et fut amenée vers la salle de bain.

« M. Potter, les elfes ont rapporté que vous aviez utilisé quelque chose qui criait pour rediriger le troll. Qu'avez-vous utilisé ? »

Harry grogna et sortit une autre pince. « Une partie des cris venait d'Hermione. Elle a de sacrés poumons. L'autre partie fut la suivante ; je l'ai créée au début de ce mois pour faire une farce aux Gryffondors. C'est un simple circuit électronique qui émet un bruit à haute fréquence depuis le haut-parleur chaque fois que les contacts métalliques se touchent. Il continuera jusqu'à ce que la pince soit détruite ou que l'alimentation des piles s'épuise. »

Tout le monde sauf Minerva (qui connaissait déjà son existence) fut impressionné. Poppy venait juste de finir avec Hermione et vérifiait maintenant Harry. Elle lui donna une potion pour apaiser les bourdonnements dans ses oreilles et une autre pour son mal de tête.

« Euh… Professeur ? » Tous se tournèrent vers Harry qui resta bouche bée pendant un moment. « Sprout, est-ce que je vais avoir des ennuis pour ne pas avoir assisté au festin ? J'ai entendu dire que c'était obligatoire. »

Pomona lui tapota le bras. « Ne vous en faîtes pas, j'ai expliqué votre raisonnement au directeur. »


Près de l'endroit où le Troll était entré dans le château…

Albus était énervé pour un certain nombre de raisons et ce problème avec le troll ne soulageait pas sa frustration. « Le gamin aurait dû être là dans la Grande Salle ! Comment Pomona ose-t-elle lui permettre de faire autrement et contre mes ordres directs ! Fichu de Quirrell d'être si incompétent ! Au diable les Dursley de ne pas avoir suivi les barrières que j'avais imposées à leur maison ! Fichu monde ! Le gamin devait être au Banquet pour qu'il puisse voir que la gaieté de l'événement était ce dont la population avait besoin pour ne pas regarder de trop près le passé. Ses parents sont morts, et alors ? C'était pour le plus Grand Bien. Sa vie n'était qu'une corvée subalterne, vivre avec ces sales moldus, et alors ? C'était pour le plus Grand Bien. Rien d'autre n'avait d'importance ! Il y a dix ans, j'avais mis des plans en marche et maintenant nous sommes envoyés en Enfer juste parce que Pétunia et ce morse de mari n'avaient pas réussi à éliminer l'indépendance et la confiance en soi du garçon. Il était trop charismatique et populaire, un peu comme Tom l'était quand il avait cet âge. Je vais maintenant devoir travailler deux fois plus dur pour m'assurer que ce gamin était correctement testé pour suivre mes conseils vers son inévitable Destin. »


NDT : Salut ! J'espère sincèrement que vous avez aimé ce chapitre. Il m'a donné un peu de fil à retordre, mais je crois qu'il est bien, même s'il n'est pas parfait. Laissez-moi un review pour me dire ce que vous en pensez. S'il y a un problème dans la traduction, n'hésitez pas de m'avertir. Ça va me faire plaisir de corriger.

On se voit dans ddeux semaines pour le chapitre suivant !

Janned14