Je ne possède aucun des personnages de la série ou du film
Les mains sur le volant de la voiture, Illya ne quittait pas des yeux l'entrée de la banque. Depuis le début, il était sûr que cette mission était une mauvaise idée... Ces types étaient dangereux et le sourire de Napoléon pourrait très bien ne pas suffire.
Ce texte a été écrit pour la Nuit du FOF sur le thème "Grenat"
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
L'AFFAIRE DU SAPHIR
Chapitre 2 : Grenat
Illya jetait des coups d'œil à Napoléon tout en conduisant. Officiellement c'était pour suivre le tracé de l'émetteur sur le boitier, mais il gardait aussi un œil sur son ami dont la respiration était encore irrégulière après le choc encaissé. Cette opération ne lui disait rien qui vaille, pas plus que l'idée de suivre cet émetteur. Il y avait trop d'inconnus dans cette enquête, même Waverly semblait ne pas tout savoir, et l'espion russe avait appris à ses dépends que trop d'inconnus pouvaient entraîner des retournements assez désagréables.
- Tu rêves Péril ? Le coupa dans ses réflexions son ami, prends sur la droite !
Le russe laissa échapper un juron et braqua un peu violemment. Il ne voulait pas perdre leur piste, même si son instinct de survie lui hurlait que tout cela était en train de les mener droit dans un piège.
Le traceur mena les deux amis aux abords d'un hangar dans une zone quasiment déserte. Tous les entrepôts autour d'eux étaient vides et le russe laissa échapper ses craintes.
- C'est trop désert ici.
- Ils n'allaient pas se mettre en plein jour, lui répliqua Napoléon avec son sourire désarmant avant de descendre de la voiture
Illya soupira et sortit pour le suivre et ensembles, les deux amis se faufilèrent jusqu'au bâtiment. Rien ne bougeait. Par la vitre, ils remarquèrent la voiture et ces caisses marquées avec le logo du laboratoire militaire qu'ils avaient braqué. L'américain sourit.
- Je crois que nous avons assez de preuves là-dedans pour tous les faire arrêter.
- On contacte Waverly ? Demanda le russe.
Son ami hocha la tête, sauf qu'Illya perçut le cliquetis caractéristique d'une arme sur le point de tirer.
- Attention !
Il eut juste le temps de pousser Napoléon que des coups de feu résonnèrent. Ils les manquèrent et les deux amis plongèrent derrière l'angle du bâtiment pour s'abriter. Instinctivement, ils se plaquèrent épaule contre épaule tandis que des débris volaient autour d'eux.
- Comment ils savent que nous sommes là ? Demanda Napoléon.
- Soit ils ont trouvé ton traceur, soit ils nous attendaient et… cours ! Hurla le russe alors qu'une grenade roula vers eux.
Les deux amis décollèrent de leur cachette, mais il y eut une explosion et ils se retrouvèrent violemment projetés. Sous la force du choc aucun des deux ne se releva…
OoooO
Illya reprit lentement conscience de son environnement sans ouvrir les yeux ni bouger. L'agent du KGB savait que de faire semblant d'être inconscient pouvait lui donner un certain avantage le temps qu'il appréhende sa situation. Il était attaché sur une chaise, les bras tirés douloureusement en arrière. Il sentait le métal froid des menottes sur ses poignets. Il entendait des voix autour de lui, celle des suspects auquel se mêlait la voix d'une femme. Elle parlait anglais, mais elle avait un accent raide, cassant, le même que le sien… Elle était russe elle aussi et elle parlait de mort, de bombes… Il décida donc de manifester le fait qu'il était réveillé en se redressant. Les voix se turent et son regard croisa celui de la femme. Blond, élancée, vêtue d'une robe grenat assorti aux pierres précieuses qui ornaient ses bijoux. Elle était perchée sur tes talons vertigineux dont elle semblait se moquer, comme toutes les femmes habituées à ce type de chaussures. Elle dénotait réellement dans cet environnement glauque, ressemblant à une danseuse étoile égarée. Sauf que le russe comprit rapidement qu'elle ne l'était pas. Elle avait beau être d'une beauté frappante et d'une élégance rare, elle était parfaitement où elle devait se trouver. Il suffisait de voir comme elle le regarda avec un air satisfait et sadique assez dérangeant.
- Bienvenue parmi nous Mr Kuryakin !
Illya ne lui répondit pas, son regard balayant la pièce à la recherche de Napoléon.
- Oh ! Je suis désolé pour vous, je crains que Mr Solo n'ait pas survécu.
La mâchoire d'Illya se crispa à lui faire mal et son regard se fit dur et transperçant, rempli de haine… Son cœur lui, accéléra et son estomac se noua, mais ça, il ne leur montra pas, pas plus que la détresse que venait de faire naître en lui cette simple phrase. Elle y avait mis une telle satisfaction… se moquant totalement de lui annoncer avec une telle désinvolture la mort de son meilleur ami.
- Je vous aurais imaginé plus bouleversé par sa mort, je suis déçue, dit la femme.
- Il est de la CIA et moi du KGB, je me moque de ce qu'il peut lui arriver.
- Etait… Lui rappela la femme avec de soupirer. Cela me déçoit quand même, ça fait deux ans que vous travailliez ensemble quand même.
- Cela n'a aucune importance, cracha le russe.
Si seulement elle savait à quel point c'était faux et à quel point il avait envie de se détacher pour les étrangler… Comme il avait envie de leur demander où étais son corps, détestant l'idée qu'ils l'abandonnent quelque part où personne ne le retrouverait… Il voulait le ramener chez lui…. L'enterrer auprès de son père dont la mort le faisait encore tellement souffrir aujourd'hui… mais il savait qu'il ne devait pas leur demander. Ce serait montrer une faiblesse et il ne pouvait pas montrer qu'il était faible.
- Bien, le coupa une nouvelle fois dans ses pensées la femme. Assez parler de feue votre partenaire, je suis sûr que les poissons le trouveront à leur goût.
Ilya ne put s'empêcher de lui tourner un regard sombre qui la fit sourire. Elle n'était pas dupe, elle voyait bien que la mort de son partenaire lui faisait du mal et elle se délecta de sa souffrance en ajoutant.
- Parlons plutôt de vous et de ce que vous allez faire pour moi afin de sauver votre vie !
Tout en parlant, la femme tira un long poignard dont elle se caressa la joue avec le plat de la lame. Cependant, il en fallait bien plus pour impressionner, Illya, surtout en colère comme il l'était.
- Je ne ferais rien pour vous !
- Vous croyez ?
- Parfaitement ! Je ne travaillerais pas pour vous et vous n'avez rien pour me faire du chantage.
- Si, j'ai votre vie, dit-elle en plaquant la pointe de sa lame sur sa poitrine.
Cela n'ému par le russe.
- Vous voulez me tuer ? Eh bien, si vous devez le faire, alors faites-le maintenant ! Je ne vous obéirais pas !
- Ne me provoquez pas Mr Kuryakin ! Lança la femme en faisant glisser la pointe de la lame sur son torse. Vous ne savez pas ce que je peux vous faire subir.
- Cela ne m'impressionne pas…
- C'est bien malheureux, répliqua la femme avec un air sadique.
Elle fit un geste brusque vers l'avant… et la lame traversa la chair de l'agent russe. Illya glapit de douleur et s'affaissa presque dans ses bras pendant qu'elle continuait à enfoncer lentement son poignard dans son torse. Elle sourit, posa une main sur sa nuque et ramena sa tête contre son épaule comme pour lui donner une étreinte pendant que sa lame finissait de glisser dans son torse. Puis, doucement, elle lui caressa la nuque et murmura à son oreille juste avant de faire vriller sa lame dans sa plaie.
- Je vous impressionne maintenant ?
Illya lui répondit par un cri de douleur qu'il ne put retenir. Le sourire de la femme se fit plus grand.
- Nous allons tellement nous amuser tous les deux… Ce n'est que le début Mr Kuryakin…
Défis des Défis Galactiques
Combinaison 33 : Enquête/Preuves/Espion/Suspect /Retournement/Chantage/Menottes/Piste(s)
Prompt 346 : Et la lame traversa la chair.
Blessure 41 : Coup de poignard
Défi Sarah et Voirloup n°274 - Votre perso tombe dans un piège
4 aspects d'Hannibal : Élégant : écrire sur un personnage toujours très bien habillé
200 citations des contes des royaumes (8/100) : 199. « Si vous devez le faire, alors faites-le maintenant. »
50 nuances de drama (23/50)
100 façons de torturer quelqu'un 2/100
Si tu l'oses : 190. Opération (297/400)
