Je ne possède aucun des personnages de la série ou du film

Les mains sur le volant de la voiture, Illya ne quittait pas des yeux l'entrée de la banque. Depuis le début, il était sûr que cette mission était une mauvaise idée... Ces types étaient dangereux et le sourire de Napoléon pourrait très bien ne pas suffire.

Ce texte a été écrit pour la Nuit du FOF sur le thème "Grenat"

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


L'AFFAIRE DU SAPHIR

Chapitre 3 : Rubis

L'angoisse fit accélérer les battements de son cœur à peine Napoléon entrouvrit-il les yeux. En premier, il y avait la douleur dans son crâne, ses bras, son dos, mais surtout il y avait sa position instable et précaire. Il était pendu par les bras à un crochet de boucher au dessus de sa tête. Il sentait la brûlure des cordes sur ses poignets, une souffrance qui lui faisait à peine sentir ses mains et ses doigts tellement elles étaient serrées. Il aurait bien posé les pieds sur le sol pour soulager ses épaules, mes ses pieds ne parvenaient qu'à effleurer la surface de la dalle sans y prendre appui. Ces types avaient particulièrement bien calculé la distance pour qu'il soit le plus possible dans l'inconfort et la douleur. Surtout que ce n'était pas tout, la corde qui enserrait ses poignets emprisonnait aussi ses bras et son cou. Chacun de ses mouvements pouvaient la faire se resserrer, coupant sa respiration et lui infligeant un étranglement lent et douloureux. Il fallait donc qu'il reste immobile pour ne pas s'éviter ce désagrément. Ce qui finit de faire monter son angoisse. Ces types attendaient quelque chose de lui et…

Ce fut à cet instant que la porte s'ouvrit et. Napoléon frémit. Apparemment, le chef de toute cette organisation n'était pas la personne qu'il pensait, car se furent des talons aiguilles qui martelèrent le sol et une femme dans un tailleur noir entra la première. Elle portait une parure de bijoux ornée de rubis valant sans doute plus de trois millions de dollars, toute cette opération devenait de plus en plus étrange.

Elle le détailla d'un regard sadique et sortit un poignard. Il y avait du sang séché sur la lame et Napoléon se tendit. Il était seul dans cette pièce, mais pas dans cette opération.

- Ah Mr Solo, enfin de retour parmi nous, je me demandais si je ne vous avais pas trop maltraité.

Tout en parlant, la femme se rapprocha et déchira la chemise de Napoléon. Elle fit glisser ses mains sur son torse, les fit courir sur ses muscles et observa les hématomes qui se formaient là où son gilet pare-balles lui avait évité la mort. Elle sourit, fit remonter ses mains jusqu'à sa gorge et se pencha pour lui susurrer à l'oreille.

- J'aime avoir du pouvoir sur les hommes comme vous… Les soumettre à moi et les forcer à la plus docile des obéissances s'ils ne veulent pas mourir lentement et dans une douleur atroce.

Napoléon déglutit.

- Jamais je ne me soumettrai à vous.

- Vous ne vous êtes pas vu Mr Solo, vous êtes déjà soumis à mon bon vouloir et si vous n'obéissez pas à mes ordres, je crains que vous subissiez le sort de Mr Kuryakin.

A la mention du nom d'Illya, Napoléon se tendit.

- Où est-il ? Qu'avez-vous fait de lui ?

Il y avait de la peur dans sa question, une peur que la femme ressentit particulièrement bien et qui la fit sourire.

- Il est mort, Mr Solo, annonça-t-elle froidement en brandissant le couteau, ce sang est le sien !

Napoléon frissonna, incapable de cacher sa douleur, tirant sur les cordes en réflexe. Ce qui ne fit pas une bonne chose parce qu'elles se resserrèrent autour de son cou, l'étranglant douloureusement. La femme sourit. Celui-là avait une réaction bien plus émotive que l'autre, c'était bon pour ses affaires. Elle le regarda déglutir faiblement pendant que la corde continuait à l'étrangler et le laissa presque suffoquer à mort avant de trancher la corde d'un coup sec.

L'agent de la CIA s'écroula lourdement sur le sol, haletant de douleur. Avec les points noirs qui altéraient sa vision, il savait qu'il ne pourrait pas se battre pour s'échapper. Il se sentait trop faible, trop groggy, mais il ressentait aussi de la rage.

- Vous paierez pour la mort d'Illya !

- Je paierai ! S'exclama la femme en se penchant sur lui. Que c'est drôle ! En plus, je ne vois pas pourquoi sa mort vous mets dans tous vos états. Vous êtes de la CIA et lui du KGB, vous n'étiez pas censé le tuer à la fin de votre première mission ?

- Jamais je ne l'aurais fait !

- Et lui ?

- Nous sommes devenus amis.

- C'est touchant… et drôle… parce que lui s'est parfaitement moqué de ce qui vous étais arrivé.

Napoléon serra les dents, mais ne répondit rien. Il connaissait Illya bien plus qu'elle ne le pensait. Ils avaient partagé de longues nuits d'insomnie. Il savait parfaitement que son ami refusait de montrer ses failles à ses ennemis. Bien évidemment qu'il n'avait dû rien montrer à cette garce, mais lui c'était différent. Rien que l'idée de l'imaginer torturé à mort par cette folle, le faisait bouillir de rage.

La femme à la parure de rubis se redressa et s'adressa à ses hommes dans une langue de l'est que Napoléon ne comprit pas, mais ce n'était pas du russe. Aussitôt, deux types balèzes l'agrippèrent et le tirèrent vers une chaise de métal munie d'entraves.

Napoléon comprit et rua pour leur échapper, mais il était trop faible et trop dans la douleur pour les empêcher de l'asseoir et de le sangler sur la chaise. Quand la dernière sangle lui enserra le front, le bloquant dans une position de vulnérabilité extrême, de souvenirs désagréables lui revinrent en mémoire. Il s'était vu mourir ce jour-là, sauf qu'Illya avait surgi pour l'aider… Illya qui était mort maintenant et cela le bouleversait.

- Je ne sais pas ce que vous voulez de moi, mais je vous conseille de me tuer, rugit l'agent secret.

La femme à la parure de rubis se contenta de sourire et fit signe à l'un de ses sbires. Le type activa le mécanisme et un violent courant électrique parcourut le corps de Napoléon. Ce dernier se cabra et se crispa, luttant pour ne pas gémir, mais la douleur était atroce. Son cœur lui faisait mal et il crut même qu'elle allait le tuer dès le premier coup, mais le torture cessa tout aussi brutalement le laissant tremblant et haletant de douleur.

La femme revint dans son champ de vision et lui caressa doucement la joue, s'amusant de sa souffrance.

- Je suis sûr que c'est une méthode très douloureuse pour mourir. Je vous souhaite une agonie longue Mr Solo.

- Mais… qu'est-ce que… vous voulez ? Demanda Napoléon du bout des lèvres.

La femme sourit, fit un geste et la torture reprit. L'agent secret se cabra, gémit et sentit son cœur se mettre à battre à une rythme affolé. Ses muscles se contractèrent, ses poumons ne lui donnèrent pas assez d'air et il se sentit partir, mais une nouvelle fois, l'électrocution cessa juste avant. Il battit des cils, à peine conscient et la femme l'agrippa par la mâchoire.

- Ce que je veux ? Je veux vous voir mort. Je n'avais pas prévu ce petit amusement, mais je ne pouvais pas laisser passer cette occasion.

- Je ne comprends pas… Tuez-moi tout de suite et rapidement si c'est ma mort que vous attendez…

La femme sourit, cela faisait deux fois qu'il lui demandait de le tuer, c'était amusant, mais elle comptait bien encore jouer avec lui.

- Vous ne comprenez pas Solo ? Vous et votre ami vous avez tué mon frère, Vous ne lui avez laissé aucune chance ! Alors je vous dois une mort longue et douloureuse.

Elle s'écarta et Napoléon ne put retenir un cri lorsque l'électricité traversa de nouveau son corps. La douleur dans sa tête était de plus en plus atroce et il sentit du sang se mettre à couler de sa narine gauche. Il savait qu'il ne tiendrait pas longtemps… Il lui faudrait un miracle, mais Napoléon ne croyait pas au miracle… Pourtant, ce fut à cet instant qu'une coupure de courant survint, plongeant le bâtiment dans le noir et mettant fin à sa douleur d'un coup. Il perçut les vociférations agacées de la femme et un se permit un léger sourire avant de sombrer, l'angoisse venait de changer de camp.


Défis des Défis Galactiques

Ecrire sur un personnage dont le prénom commence par N

Combinaison 30 : Ordre / Obéissance / Soumis / Etranglement / Cordes

T : Torture

Blessure 12 : Torture

Le métier de votre personnage 15 : Agent secret

Situation 161 : Un personnage A demande à un personnage B de le tuer

Défi des adultes 296 - Ecrire une scène de torture à l'électricité

50 nuances de The Man From U.N.C.L.E (1/50)

100 façons de torturer quelqu'un 3/100

200 citations des contes des Royaumes : 162. « Il est mort. » (17/100)

Si tu l'oses : 848. Tue-moi (349/400)