Je ne possède aucun des personnages de la série ou du film

Les mains sur le volant de la voiture, Illya ne quittait pas des yeux l'entrée de la banque. Depuis le début, il était sûr que cette mission était une mauvaise idée... Ces types étaient dangereux et le sourire de Napoléon pourrait très bien ne pas suffire.

Ce texte a été écrit pour la Nuit du FOF sur le thème "Trame"

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


L'AFFAIRE DU SAPHIR

Chapitre 4 : Emeraude

Illya cligna des yeux, gémit et se retourna sur le côté. La douleur était terrible, son corps se mit à trembler, mais le russe referme les yeux pour tenter de se concentrer. Il ne devait pas rebasculer dans l'abime, ce serait synonyme de mort. Cette femme était totalement folle. Elle allait le tuer et il ne pouvait pas mourir, il devait la retrouver et se venger… Non, pas se venger lui, mais venger la mort de Napoléon. Son cœur se brisait à cette simple pensée… Elle avait tué son ami, son seul ami, son frère… Il était mort et cela le bouleversait… D'ailleurs, il ne put retenir les larmes qui roulèrent sur ses joues et cela finit de le faire trembler. Ce n'était pourtant pas le moment, il devait se sortir de là.

Illya prit une inspiration et laissa son entraînement du KGB reprendre le dessus. Il avait mal, sa poitrine palpitait là où le poignard avait déchiré sa chair. Il se tortilla, et eut la bonne surprise de sentir les cordes qui retenaient ses poignets se détendre. Ce n'était pas étonnant, blessé comme il était, ils n'avaient pas été très stricts. Ce qui était une erreur. Le russe parvint à se détacher assez facilement et il s'assit en grimaçant de douleur. Des points noirs passèrent devant ses yeux et il porta la main à sa blessure. Le sang continuait à suinter doucement de sa plaie et il grimaça. Avant de penser à sortir de là, il devait s'occuper de sa blessure. De ses doigts qui tremblaient, il retira doucement son t-shirt, glapissant quand il le retira de sa plaie et le déchira avant de le nouer solidement autour de son torse blessé. Ce n'était pas la panacée, mais c'était déjà pas si mal. Le russe prit une longue inspiration et poussa sur ses jambes. Il tangua, mais tint bon, en bon colosse qu'il était. Illya laissa une main appuyée contre le mur et regarda autour de lui.

La salle était étroite, sans fenêtre et il se dirigea vers la porte. Bien évidemment, elle était verrouillée, mais il en fallait plus que ça pour le retenir, cette femme était folle, mais elle n'avait pas été entraînée pas le KGB pour devenir une arme de guerre et le parfait assassin.

Illya se laissa donc tomber assis sur le sol et se plia pour attraper sa chaussure droite. Il fit pivoter le talon et récupéra une lame et un crochet. Un sourire se dessina sur son visage. Cette femme ne perdait rien pour attendre.

En grimaçant, il se redressa et se mit à crocheter la serrure. Il ne lui fallut que quelques secondes pour y parvenir et il tourna doucement la poignée. Le couloir était vide. Illya fit deux pas à l'extérieur et entendit des bruits de pas. Aussitôt, il recula dans sa cellule et tira la porte. Un homme armé remonta le couloir. Le russe ne le quitta pas des yeux et quand il passa à sa portée, il ouvrit violemment la porte, l'assommant presque d'un coup. Le type s'écroula et il le termina d'un coup de talon à la tempe avant de le tirer à l'intérieur de la cellule. Il le dépouilla de sa veste et de son arme avant de se refaufiler dans le couloir. Il vérifia son chargeur et un long frémissement remonta le long de son échine. Il était temps de retrouver cette garce.

Aux aguets, il guetta chaque mouvement et entendit soudainement des voix. Il y avait des gens dans une cellule un peu plus loin. Une cellule dont le haut de la porte comportait une petite ouverture qui permettait de voir à l'intérieur. Illya jeta un rapide coup d'œil et se figea. Elle était là cette dingue, penchée sur une chaise de torture électrique, une chaise sur laquelle était attaché Napoléon et le cœur du russe s'emballa. Il était vivant et soudainement toute la trame des événements se refit dans sa mémoire. Elle avait voulu les manipuler, les faire souffrir. Son ami était vivant et elle était en train de le torturer à mort. Il hurlait de douleur, il tremblait… Illya serra les dents. Ce type de torture était l'un des pires. La douleur était atroce et il paraissait déjà faible… Entendre rire cette femme de sa douleur, finit de décupler sa rage. Il allait le tirer de là et il allait les faire payer !

Son regard balaya le couloir et il avisa l'emplacement du compteur électrique. C'était ça qu'il lui fallait. Illya courut au boitier, l'ouvrit et d'un coup sec, il coupa le courant.

Le résultat fut immédiat. Il y eut de la frustration, de la colère et du mouvement provint de la pièce. Deux hommes en sortir pour voir ce qui se passait, pensant que cela venait d'un plomb défectueux et Illya les abattit avec une précision effrayante malgré l'obscurité avant de courir en direction de la pièce. Il entra, abattit deux autres types et perçut le brillant de la lame de la femme qui lui fonça dessus. Il l'évita de justesse et lui agrippa le poignet. Oubliant l'espace d'un instant tout ce que la présence de Napoléon lui avait apporté depuis plusieurs mois, il laissa remonter l'ancien Illya, le gamin formé par la KGB pour en faire le parfait assassin. Brutalement, il lui tordit le poignet pour la désarmer. Le craquement de ses os fut écœurant et le cri qu'elle laissa échapper strident, mais cela ne lui suffit pas. Dans le même mouvement, Illya la désarma et lui enfonça la lame d'un geste sec en plein cœur. La femme eut un sursaut et planta son regard émeraude dans le sien tout en murmurant.

- J'aurais dû vous tuer…

- En effet, vous n'aurez pas de seconde chance.

Il la lâcha et la femme s'écroula sur le sol. Illya l'abandonna et courut en direction de la chaise où était enchainé son ami.

- Cowboy ! L'appela-t-il en pressant son épaule.

Mais il n'obtint pas de réponses et le cœur d'Illya accéléra.

- Non, je t'en prie, Solo… Solo… Napoléon !

Son ami ne réagit pas plus et des larmes de détresse furent sur le point de submerger le russe.

- Non ! Napoléon !

Il glissa ses doigts dans son cou et fut soulagé de sentir son cœur battre sous ses doigts. Il était vivant. Rapidement, il le délesta de ses liens et l'entendit gémir au moment où il était en train de défaire ses entraves aux chevilles. Il se redressa d'un bond et le réceptionna quand il bascula de la chaise.

- Hey ! Solo !

Napoléon frémit, cligna des yeux et détailla la personne qui le tenait dans ses bras. De l'incrédulité se lut sur son visage.

- Illya… Illya ? Tu es vivant ? Elle… Elle m'a dit que…

- Chut… Elle t'a menti…. Je suis vivant. Regarde, je suis vivant.

- Illya…

Napoléon posa sa main sur son torse, comme pour écouter les battements de son cœur, montrant qu'il doutait encore, perdu dans sa douleur. Le russe cramponna un peu plus fort son ami pour le rassurer, s'autorisant à le serrer vraiment dans ses bras dans un câlin inhabituel, mais il avait eu tellement mal en croyant qu'il était mort. Napoléon lui rendit son étreinte et Illya murmura.

- Allez Solo, je vais t'aider… Il faut qu'on sorte d'ici…


Défis des Défis Galactiques

Horoscope du 08/07/2021 : Cancer : Napoleon Solo & Illya Kuriakin (TMFU)

Blessure 12 : Torture

Le métier de votre personnage 15 : Agent secret

4 aspects de Bucky : Arme vivante / Assassin : écrire sur un personnage élevé/entraîné pour tuer

50 nuances de The Man From U.N.C.L.E (3/50)

100 façons de sauver quelqu'un

Si tu l'oses : 1000. défaillant / défectueux