Note de l'auteur: Ni l'Univers ni les personnages de la saga Harry Potter ne m'appartiennent mais je les emprunte pour cette

histoire ( d'ailleurs la musique d'Anatu: Bleach ne m'appartient pas non plus, mais je vous conseille quand même de l'écouter.)

Reviens une fois de plus

Le 29 juillet 1998,Harry est avachit sur son fauteuil en cuir avec un verre de whisky Pur Feu à la main.

Il est au fin fond d'une forêt, dont il n'en connait ni le nom ni même l'exacte location.

Dans une petite maison qu'il s'est empressé d'acheter pour quitter/fuir le Terrier, où la mort de Fred pèse lourdement sur tout les esprits , ses amis et, par la même occasion, la population magique dans son ensemble.

Il est donc seul et c'est parce qu'il l'a bien voulu.

Il ne supporte plus rien, ni personne.

Il ne bouge que pour remplir son verre et se soulager. Sans qu'il ne puisse vraiment les distinguer, les heures et les jours se sont enchaînés.

La piéce où réside Harry avec son fauteuil et son alcool, reste perpétuellement dans le noir et la poussière s'accumule dans les coins.

Il n'y a que le tic tac d'une pendule dissimulée dans les ténèbres et la respiration discrète du sorcier pour briser le silence opaque.

Harry n'en peut plus. Il ne dors plus,il ne mange plus.

Ce malaise grandit en lui avec toute cette fureur qui l'accompagne… Mais le sorcier n'en comprend pas la cause.Où peut être ne veut-il pas se l'admettre?Il n'ose plus croiser son regard hanté dans n'importe quelle surface réfléchissante. Alors il se le répéte ,telle une prière, encore et encore :

Voldemort est mort, la guerre est finie, je suis en vie, mes deux meilleurs amis le sont aussi, Ginny m'aime toujours et mon anniversaire arrive dans deux jours, Voldemort est mort...

Même dans l'obscurité l'on peut voir ses narines se dilater, ses pupilles se contracter et ses jointures blanchir sur son verre et sur le cuir de l'accoudoire.

Harry retient la colère qui le dévore depuis la chute de son pire ennemis comme un dragon retiendrait son souffle brûlant.

Sur la table placée en face de lui où siège de nombreuses bouteilles vides, deux lettres y sont déjà oubliées.

La Première lui assure un diplôme sans passer par une dernière année scolaire, la Deuxième lui offre un futur sous la forme d'un poste d'Auror.

Mais le jeune adulte ne sait pas quoi en faire et une partie de sa colère vient surement de là.

On lui a appris ce qu'était la souffrance, on lui appris à se battre, on lui a appris qu'il allait devoir tuer pour survivre.
Et Il a souffert, il s'est battu et il a tué pour survivre. Mais on ne lui a jamais appris à vivre.

Le 31 décembre 1934, à 20h22, Tom fixe les yeux verts.

Il reconnait cet orphelin. C'est un nouveau et, si l'on en croit les surveillantes, c'est un: " garçon un peu traumatisé".
Mais quand les adultes sont entre eux ,où tout du moins quand ils le pensent ils l'appellent tout simplement; l'attardé.

Il y a un mois, deux gendarmes l'ont trouvé à proximité, entre deux poubelles recouvertent de neige, totalement frigorifié.
Il paraîtrai que quand l'un deux voulu porter l'enfant sur son dos, celui-ci avait hurlé comme un sauvage avant de lui arracher l'oreille.

Avec ses dents.

Ils furent obligés de le lâcher et d'attendre qu'il se calme. Comme il n'avait pas dit un seul mot et qu'il ne semblait pas les comprendre, Ils assumèrent qu'il avait été abandonné à cause d'un déficit mental et l'ont tout simplement ramené ici. Sans papier d'identité à disposition,
ils choisirent à la va-vite un nom et un prénom pour remplir la paperasse: Marceau Ire. Voilà ce que la rumeur raconte à son sujet.
Tom ne ne lui avait jamais prêté attention.

Jusqu'à maintenant.

Il aurait juré avoir aperçu un éclair d'intelligence traverser les yeux verts. Comme si Marceau s'était souvenu de quelque chose.
Mais quand jedusor se ressaisit, il ne voit plus qu'un regard vide.

Tom se redresse un peu. Il peut encore discerner les sanglots de Billy Stubbs entre les murmures agités des enfants effrayés, avant que Mrs. Cole reprenne la parole.

-Bien. Vous allez monter dans vos chambres respectives ( les murmures deviennent un peu plus fort et sa voix augmente d'un octave ) Et en silence!
Maintenant, écoutez-moi bien (Tom sait ce qui va suivre et il déteste la peur qui le prend, si elle a la preuve que c'est lui...) Je vais trouver qui a fait ça, je vous le promets( elle susurre presque la fin de sa phrase et le silence règne, car tous ont peur d'elle).
Vous pouvez y aller.

Le main de Tom attrape le bras de Morceau aux premiers bruits de pas. Le simplet ne réagit pas.

Et s'est mieux ainsi. Si il avait hurlé, Tom l'aurai poussé dans les escaliers en espérant qu'il se brise le crâne dans sa chute.

Il est hors de question qu'il le laisse là, à portée de Mrs Cole si il n'y a, ne serai-ce qu'une chance, qu'il puisse parler.

Malgré sa fatigue, il réussit à utiliser encore une fois sa puissance pour faire taire les marches qui craquent habituellement
aux moindres poids et entrainnent l'autre au deuxième palier.

Les deux orphelins passent en-dessous de la grande fenêtre de l'orphelinat qui éclaire, durant le jour, les marches sur plusieurs étages.
La lune les caresse de sa lumière argentée entre les carreaux de la vitre et Tom accélère le pas. De loin, on ne voit que deux ombres
se faufiler dans les ténèbres.

Jedusor tourne à gauche pour déboucher sur le long couloir qui lui est si familier. Les lampes à huile n'y sont pas encore allumées.
C'est comme s'enfoncer dans une longue caverne, étroite et emplie de portes sans aucune lumière.
L'orphelin n'a pas besoin de lire le numéros 27 sur sa porte pour savoir que c'est la sienne. Il trépasse le seuil et tire à l'intérieur
le plus petit comme un pantin désarticulé, pour ensuite, les renfermer dans la miniscule pièce.

Un bref silence. L'ombre de l'unique bougie dans sa chambre se tortille sur la porte ,pareil à un serpent qui s'agite.

La main de Tom est sur la bouche de Marceau et ses yeux bruns épinglent l'autre enfant.

Tout deux se tiennent immobils contre le pan de bois en silence.

Jedusor le surveille encore, pour être sur, mais le garçon aux yeux verts ne résiste pas et ne crie pas.

Le bruit de pas s'intensifie à l'extérieur. On les entends se déverser dans le couloir comme une petite marée, alors que l'escalier continue de couiner et de craquer pour ceux qui vont encore plus haut.

Quelques messes-basses s'infiltrent jusque dans la chambre pauvrement éclairée.

-C'était le lapin de Billy Stubbs?

Tom reconnait rien que par la voix plus grave, Eric Whalley quand celui-ci répond:

-Et alors? Je déteste ce gosse.

Les sanglots d'Amy Benson coupe la conversation, chaque mots prononcés par la fillette suinte d'horreur et de terreur mal-réprimée.

- Mais on a tué un animal! Qui a bien pu faire ça?!

Quelqu'un lui chuchote la réponse mais tout le monde l'entends avec clarté.

-N'est-ce pas évident? Qui dort dans la même chambre que lui? Et qui s'est disputé avec Billy hier?

le silence reprends ses droits alors que les derniers orphelins se réfugient dans leurs chambres.

Les muscles de Tom se relaxent légérement, il ne peut s'empêcher de jeter un coup d'oeil vers le lit encore défait de Billy Stubbs.