Note de l'auteur: L'Univers ainsi que les personnages d'Harry Potter ne m'appartiennent pas mais je les emprunte quand même pour cette histoire ( d'ailleurs la chanson de CheezItsAreYummy: iNSaNiTY ne m'appartient pas non plus et pourtant je vous conseille quand même de l'écouter).
Reviens une fois de plus
Le 30 juillet 1998 à 23h00, Une des deux lettres est ouvertes.
Harry s'est repositionné dans son fauteuil, et après quelques heures passées a fixer les ténèbres, il a pris sa baguette en main.
De la même façon qu'il s'acharne à étouffer sa rage, il tente de fuir ses pensées. Par tout les moyens.
Il faut qu'il s'occupe.
Alors aprés beaucoup trop d'échecs induit par l'alcool, il réussit à lancer un simple lumos et ouvre une de ses maudites lettres.
Rien que par l'écriture le sorcier devine Hermione derrière la plume. Un grognement lui échappe. Il a l'impression qu'une aiguille lui picote le coeur, Harry ne connait que trop bien ce sentiment: la culpabilité.
Après une telle bataille, aprés un tel massacre, il laisse ses deux meilleurs amis pour aller se morfondre dans les bois.
Le brun pense que c'est pathétique et égoiste. Toutefois, il y a une plus petite voix a l'arrière de son crane qui prends de plus en plus d'ampleur.
Celle qui lui murmure puis lui hurle qu'il ne doit rien à personne, qu 'on lui a déjà bien assez demandé.
Qu'il a le droit d'être égoiste.
Sa migraine ne le lâche plus, l'irritation monte en lui comme un monstre perfide. Ses sourcils se froncent. Il expire longuement pour essayer de refouler ses sentiments.
Il sort de l'enveloppe une lettre donc, et à sa plus grande surprise, un nouveau tirage de la Gazette du Sorcier.
La Gazette il la pose sur la table où avec l'adresse d'un maladroit bourré, il renverse son verre sur le papier. Le sorcier ne pousse pas sa chance plus loin en essayant de le nettoyer avec un sort. L'odeur du Whisky Pur feu empli la pièce.
Il lit la lettre en premier.
"Harry, on comprends que tu veuilles un moment de solitude mais ,ça fait plus de deux mois! Nous somme tous inquiét.Où es- tu?
Peu importe! nous te retrouverons très vite. Sache, que je suis très en colère contre toi! Où que tu te sois barricadé, tu as placé des protections qui empêche quiconque de te localiser! Même pour NOUS!?
Je te signale aussi, qu'il n'y a pas que Ron et moi qui ont remarqué ta disparition soudaine. Harry, le monde magique a besoin de toi pour se remettre de cette guerre. Lis la Gazette du Sorcier."
Le regard du brun reste figé sur l'ecriture familière comme le sont ses pensées. Plusieurs choses le dérangent dans cette lettre. Le ton d'Hermione, sa façon de sous-entendre qu'il doit rendre des comptes à eux deux, et… en fait, un peu prés l'entièreté du message l'irrite. Mais tout l'énerve ces temps- çi. Il pose le papier sur la table et reprend entre ses mains le journal mouillé.
Il l'agite un peu, quelques gouttes ambrées tombent sur le pli de son habit,sur le sol et vient rendre ses doigts collants. Puis une fois que le journal ne dégouline plus d'alcool, il regarde la premiére page.
Un titre écrit en grosses lettres capitales barre le milieu de la page"Le vainqueur de vous-savez-qui introuvable!".
Harry reste pétrifier sur le :"Vainqueur".
A la réflexion, c'était une mauvaise idée de lire la Gazette du Sorcier.
"Vainqueur"ce mot résonne en lui comme une insulte, comme une moquerie. L'on dirait qu'il a gagné contre quelqu'un à un jeu, pas qu'il a tué un homme.
Ses doigts se reserrent sur le papier qu'il veut déjà déchirer. Oui,il peut se l'avouer maintenant; Voldemort était un homme.
Et non pas le monstre inhumain qu'on lui a décrit durant toute son enfance.
"Vainqueur" Harry cligne des yeux, tentent de garder sa colère sous contrôle.
Au dessus du titre il peut se voir, la tête baissée,les épaules encore plus traits tirés,fatigués, les yeux dissimulés par ses cils.
On le voit marcher parmi une procession lente guidée par le cercueil et les gens qui le porte.
Harry n'a aucune idée de quelle funérialle il s'agit. Celui de Rémus?Où de Fred, peut- être?
Il ne sait pas, non plus, à quel moment un reporter a pu se glisser entre eux pout prendre ce cliché.Mais le simple fait qu'ils ont osé….
Il veut tordre,écrasé sous ses pieds la Gazette.
À la place ses narines se dilatent, et la première page n'est qu'à peine froissée.
Sa colére n'est plus qu'un incendie sans chaleur, qui géle tout sur son passage, jusqu'à son coeur.
Cette bande d'hypocrites! I peine trois mois, ils chanteaint les louanges de Voldemort!
Le sorcier rit en silence. Un son guttural, rauque et sauvage.
Il y a une trés grande partie de lui qui hait le monde sorcier pour son hypocrisie.
Il hait le fait qu'on l'ai laissé pourrir chez sa tante et son oncle sans même qu'ils se soucient de lui alors qu'il était leur: "Sauveur".
Il hait le fait qu'on ne l'est pas crus pour le retour de Voldemort.
Qu'on l'ai accusé de tricher pour le tournoi des 3 sorciers, que presque tous se sont retournés au moins une fois contre lui…
Et même si c est lui qui a pris la décision au final, il hait le fait que le monde magique s'est reposé sur lui pour tuer le seigneur des ténèbres malgré tout ce qu'ils ont pu lui dire ou lui faire...
1 janvier 1935, six heures du matin, le givre s'accumule sur l'unique fenêtre de la chambre.
Il n' a pas arrêté de neiger. A travers la vitre, l'on ne peut discerner que blanc sur blanc, et les flocons qui tombent sans aucune pause.
L'on pourrait croire que le ciel gris tente d'enterrer le monde.
Comme d'habitude, c'est le froid qui réveille Tom. Il sort de son sommeil avec une grande inspiration, pareil à un noyé sorti de l'eau.
Son petit corps se recroqueville aussitot sous sa fine couverture alors qu'il tremble.L'enfant a la gorge sèche et irritée.
Il ne serai pas surpris si un jour il venait à mourir de la grippe ou de froid dans cet endroit maudit.
Il ferme les yeux, les ré-ouvre. Il respire une autre goulée d'air glaciale. Les poêles à charbon ne sont allumées que quelques heures durant la journée pour des raisons économiques évidentes.
Tom déteste être pauvre.
Le petit garçon reste roulé en boule sur lui-même encore quelques minutes mais le froid ne le quitte pas. Il ne le quitte jamais. Il se décide à se relever en tenant sa couverture tout autour de lui. Ses pieds nus touchent le parquet gelé alors que ses genoux frôlent le lit voisin du sien.
Quelque chose n'est pas normal.
Ses yeux bruns quittent brusquement le parquet pour scruter la forme qui dort encore. Marceau Ire est toujours là.
Tom tourne tout aussi vite la tête vers la ,curieux.
Il a toujours eu le sommeil léger mais il ne sait pas réveiller une seule fois durant la nuit. Billy Stubbs n'est pas revenu ici, hier...
La respiration paisible de Marceau emplit la pièce.
Pourquoi n'est-il pas revenu? La question tourne en rond dans le crane de l'enfant, comme un tigre piégé dans sa cage. Son visage reste détaché, sombre, trop sombre pour son âge. Impitoyable, il détruit l'angoisse qui commence à peine à se former en lui.
Quoiqu'il se passe Mrs Cole viendra pour moi durant la journée, pense-t'il, mais elle ne sera pas prouver que je suis celui qui a pendu l'animal que ce lourdeau de Billy ne soit pas là, ne change rien.
La question revient avec plus de fracas et en entrainne une autre: Pourquoi n'est-il pas revenu? Et où est-il allé dormir?
La curiosité a toujours été un trait proéminant dans la personnalité de Jedusor.
D'un mouvement fluide et rapide, Tom se lève de son lit en fer, sa couverture grise oubliée sur le matelas.
Il est frigorifié. ses pieds sont déjà bleus du contact prolongé avec le sol et quand il respire, de la vapeur blanche se matérialise.L'enfant s'habille rapidement avant de refaire son lit. Pas une seule fois durant tout le processus, l'autre orphelin ne se réveille.
Tom s'immobilise entre les deux lits et ses yeux se gluent sur le visage à moitié couvert par le drap.
Tout aussi curieux de voir un autre humain dormir.
Marceau a ses cheveux étalés sur son coussin, et les lèvres un peu entrouvertes.
Si ouvert, si relaxé.
Jedusor n'a jamais observé Billy dormir. Le roux est hostil et toujours sur ses gardes autour de lui, même dans son sommeil. Il s'est sentit en tout temps rejeté, non-voulut par l'autre.
Mais,Marceau est étalé de tout son long sur le matelas, et ne semble pas prêter la moindre attention à ce qui se passe juste à côté. Pendant un bref moment, l'enfant a l'impression d'être proche de l'orphelin.
Une proximité avec une autre être humain qu'il a désiré ardement depuis...depuis aussi longtemps qu'il s'en souvienne.
Il le regarde comme il a regardé fixement le lapin qu'il a pendu.
Puis il sourit, de cette façon tordue qui lui est propre. Stupide ! Marceau Ire est un attardé, il n'est probablement même pas conscient que tu existes, ou d'ailleurs, qu' il existe lui-même...
L'orphelin n'en pense pas plus et se retourne vers la porte. Sans un bruit, il sort de la pièce et s'en va descendre les escaliers. Le bâtiment tout entier est silencieux, et les marches grincent à peine sous son poid léger. Il regarde en passant la grande fenêtre qui les a éclairé, lui et Ire, la vieille.
Sous la neige, Londre semble gelé dans le temps.
Le lapin, bien sur, n'est plus là, quand il atteint le rez-de chaussée, et le carrelage est nettoyée de toute tâches de sang, neige et de boue. Les lieux sont à nouveu propre mais toujours aussi miteux.L'enfant se dirige vers les douches pour garçon avec un pas décidé.
Pendant les vaccances, ils peuvent se laver à l'heure qu'ils veulent tant que ce n'est pas après le couvre-feu. Le garçon vérifie que personne n'est présent, prends un gant de toilette, une serviette et l'un des 10 gros savons mis à disposition dans les paniers avant de s'engouffrer dans l'une des douches.
Quand il revient dans la chambre une demi-heure s'est déjà envolée et pourtant, le garçon aux yeux verts dort encore à poings fermés.
Sans savoir quoi faire d'autre, Tom glisse sa main sous l'armoire pour attraper un de ses livres d'écoles. il l'a caché sous le meuble pour pas que Billy le lui vole. Quelques secondes plus tard, il est de retour sur son lit avec sa couverture sur ses jambes et le livre entre ses mains. Son dos droit contre le mur froid et son regard concentré rivé sur les pages jaunies par trop d'utilisations.
Le respiration régulière de Marceau le berce alors que le temps s'écoule lentement.
Aprés une ou deux heures, les autres pensionnaires de l'orphelinat semblent sortir de leur sommeil. L'orphelinat reprend vie avec des discussions animées, des murmures et des portes qui claquent. Puis, on toque à la porte de la chambre de Tom.
On frappe deux fois, le bruit net et bref. Ensuite, On ouvre la porte sans aucune autorisation.
Riddle garde le visage impassible et ses yeux ne quittent pas les feuilles jaunes mais ses muscles se tétanisent. Billy serai rentré sans rien dire et personne ne vient quand il y a seulement Tom.
Il se force à respirer calmement. Ne pas montrer de faiblesses. Il s'est juré de ne plus s'abaissé devant personne pour ses huit ans. Il ne flanchera plus devant Cole comme auparavant.
-Jedusor, j'ai des questions à te poser.
Le garçon lève la tête pour regarder l'adulte. Mademoiselle Cole est une femme aux traits tranchants comme sa voix. Elle a vingt-huit ans, en parait déjà plus de trente. Personne ne sait grand chose d'elle, juste que c'est une femme non-mariée qui ne permet aucun écart et qui est très percéptive.
Il arque un sourcil, pose délicatement son livre sur ses jambes et attends.
Elle le regarde faire, dérangée quelque part par son manque de réaction. il est trop immobile, avec un regard trop intense.
Il a toujours été différent des autres enfants mais aujourd'hui... Aujourd'hui, il ne la regarde plus avec respect et crainte comme tout les autres orphelins, comme lui-même le faisait il y a peine un jour.
Son regard est perçant,dur et pèse lourdement sur sa peau. Si lourdement, qu'elle a l'impression de ne pas pouvoir le soutenir.
-Pas ici. Suit-moi dans mon bureau.
jedusor se lève élégamment alors que Marceau se tire de son sommeil.
Le plus petit des trois s'agite dans la couverture comme si il était en guerre personnel avec elle, avant de se redresser sous les yeux de Tom et de la matronne.
Celle-ci semble stupéfaite par sa présence dans la chambre mais ne dit rien.
Tom, quant à lui, agit comme si tout est normal. Il ne sait pas trop quoi faire d'autre, de toute manière.
-Oui, Mademoiselle Cole.
La femme se tourne vers lui pour le voir sortir de sa chambre.
L'adulte et l'enfant sortent dans le couloir sous les yeux d'une dizainne d'orphelins, descendent au rez de chaussée et rentrent dans le bureau.
