Note de l'auteur: L'Univers ainsi que les personnages d'Harry Potter ne m'appartiennent pas mais je les emprunte quand même pour cette histoire. Bonsoir, j'annonce déjà que pour le prochain chapitre, je compte écrire plus sur le temps de Tom/Marceau(Harry).Par conséquent la partie de l'année 1998 sera raccourcie mais paradoxalement plus de réponses vous sera donné quant au pourquoi

de l'instabilité émotionnelle d'Harry à cette époque.

Reviens une fois de plus

Le 5 aôut 1998 à 13h00, harry ne voit plus rien.

Noir sur Noir.,Est-il aveugle? Il ne voit plus rien.

Et la lumière fut. Douce et pur, un seul jet qui se verse sur la couverture d'un livre.

Harry avance d'un pas, une mauvaise impression qui lui plombe l'estomac.
Dans ce néant au contour flouté, il n'y a que le livre et le pilier en ruine surlequel il repose.

Harry avance de deux pas.

Il a la nausée.

Sous le rayon lumineux, le cuir rugueux de la couverture noire scintille. Il en est presque éblouit.
Harry avance d'un seul et dernier pas. Ses orteils touchent la base du pilier. Un pilier qui devait être à l'origine blanc mais avec le temps et la crasse, il est d'un jaune maladif. Le marbre a comme été fendu en deux par la foudre. Le livre y repose précairement, près à tomber au moindre mouvement.

L'estomac d'Harry se soulève. Quelque chose ne va pas. Il a le gout de la bile sous sa langue et il se sent mal.
Une mauvaise émotion lui retourne l'estomac. Sa main moite se lève et ses doigts effleurent la couverture froide. Il a l'impression de caresser les écailles froides d'un serpent.
Il soulève le livre mais tout lui semble plus flou. Il y a quelque chose d'écris dessus, il le sait.

Mais les lettres se dissolvent devant ses yeux.

Il y a un trou dans le cuir. Un énorme trou avec des craquelures tout autour. Pareil à des tentacules sombres. Pareil à un soleil noir.
Trempé de sueur, Harrry peut enfin lire ce qui y est écrit: Tom Elvis Jedusor.

Ses mains tremblantes lâchent le livre du mort, qui tombe si lentement, qui l'en défie le temps.
Le journal intime heurte le sol noir et des craquelures similaires aux siennes apparaissent par terre.

Le sol vibre, craque et crisse. S'ouvre en dessous des pieds du garçon comme l'aurait fait la bouche du Kraken.

Harrry hurle comme un damné.

Il chute bien trop vite. Il n'y a rien à quoi se retenir. Le sang pulse dans ses veines. Il a la terrible peur que son coeur s'arrête.

-Harr-

Il ressent l'aigreur de la culpabilité.

Je l'ai tué!
Il se sent mal. Dégouté par lui-même.

-Harry!

J'ai tué Voldemort!

Il est tellement en colère. Contre tous, contre lui-même.
Contre les vivants, contre les morts. Contre Voldemort!

Comment a-t'il pu mourir sous sa main ? Un simple adolescent qui met fin au plus grand des Seigneurs des Ténèbres?

POURQUOI EST-IL MORT?!

-HARRY!

Le survivants se réveille en sursaut, un hurlement coincer dans sa gorge.

Ses yeux grands ouverts tombent sur ceux, bleus, de Ron.

-Ca va Harry?

Le roux relache sa prise sur l'épaule du brun pour le laisser se relever.
Il a une mine assez inquiète sur son visage. La voix qui lui répond est un plus faible et un plus granuleuse que d'habitude.
Potter a les cordes vocales irrité espar trop de cris.

-Ca va, Ron. Quelle heure est-il ?

Harry laisse glisser son regard sur la pièce. Il est au ministère de la magie, au département de la justice magique pour être plus précis. Dans le bureau d'un avocat de la défense.
Le fauteuil surlequel il repose est niché dans un coin, face à la porte d'entrée et à côté d'une cheminée au feu éteint. Un peu plus loin, un bureau longe le mur à droite de la dîte porte, faisant face à plusieurs étagères remplies à craquer de dossiers énormes.

- Le procés va démarrer dans dix minutes, mec. T'as encore eu un cauchemar?

-Oui.

Harry se lève totalement, les jambes juste un peu tremblantes. Ses mains viennent enlever les plis de sa chemise alors qu'il prend une grande inspiration.

-Harry?

-Quoi?

-Tu veux qu'on en parle?

Le brun soupire, fatigue et irritation courrant dans ses veines. Il jette un coup d'oeil à Weasley qui porte une expression de chien battu.

Il voudrait en parler. Oui, pendant un instant il hésite mais il ne peut pas.

Pas avec lui, pas avec Hermione. Pas avec ses amis. Si ce qu'il leur disait les amené à ne plus penser du bien de lui...

-Non, Ron, merci. Où est l'avocat de Malfoy?

Ron le dévisage un moment les lèvres pincées avant de lui répondre.

- Il est parti il y a 15 minutes pour se préparer au procés, il ne voulait pas te réveiller.(son ami hésite, avec une retenu qu'il n'avait pas avec Harry avant la fin de la guerre. Le brun le remarque et ça lui fait un peu mal. Il sait que c'est de sa faute, il est devenu plus froid avec ses deux meilleurs amis ces derniers temps) écoute, je sais que c'est important pour toi d'épargner aux Malfoys la sentence d'Azkaban, mais ce n'est pas la peine de te surmener autant. Ca fait plus d'une semaine que tu ne dors presque pas et que tu travailles sans t'arrêter pour trouver des témoins et des preuves qui permetttrai de leur sauver la mise. Tu en as fait assez. Tu as besoin de te reposer. Hermione et moi on s'inquiète, tu sais?

Un nouveau soupir, Harry se dirige vers la porte. Il esquisse tout de même un faible sourire à l'adresse du roux.
Il sait qu'il pousse trop loin les limites de son corps. Dans le fauteuil, il serai plus juste de dire qu'il a perdu connaissance plutôt que qu'il s'est tout simplement endormit.

-Je sais, mais tu n'as pas besoin de t'inquièter. je veux juste sauver Narcissa et Draco. Narcissa m'a aidé à prétendre ma mort, sans elle je ne pense pas qu'on aurait gagné, quant à Draco... Tout n'est pas de sa faute, il a été forcé par les circonstances. Je ne veux pas qu'il paie toute sa vie pour ce qui n'est pas totalement sa faute.

Le roux hoche la tête et le suit en silence dans le couloir du ministère. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'en pense pas moins.

Il peut comprendre le besoin du sorcier à rectifier la moindre injustice. C'est Harry Potter, après tout.

Mais Harry a changé.

Il semble inapprochable et se tue au travail comme si il n'y avait plus de lendemain.
Comme si il devait à tout prix s'occuper l'esprit.

Une distance se creuse entre le brun et le roux.
Ron ne peut voir que le dos de Potter qui marche d'un pas pressé vers la salle où le procès va se dérouler.

C'est comme si Harry Potter cherche à se fuir.

le 6 janvier 1935, à 18h30, Tom a finit de manger.

Il repose délicatement sa cuillère sur le bois de la table avant de reporter son attention sur Marceau.

Celui-ci se tient de nouveau les bras ballants avec en face de lui une assiette vide.

-Prends ton assiette.

Jedusor se tait un instant.

Avec l'expérience qu'il a accumulée durant ses quelques jours passés aux côtés du simplet, il sait maintenant comment s'y prendre avec lui.

Ses ordres doivent toujours être précis, simple et court. Une action à la fois.

Il se demande bien comment Scheppers faisait. Est-ce qu'il s'en occupait comme lui, où est-ce qu'il laissé Ire se débrouiller?
Il jette un coup d'œil vers Scheppers. Il est assis avec son groupe d'amis habituels à faire des pitreries. Comme un clown amuserait la foule. L'orphelin ne semble pas se soucier du sort de Marceau qui dort maintenant avec le "taré". Non ce n'est pas lui.

-Suit-moi.

Non, ce n'ait pas Scheppers qui s'en occupait. Tom fouille dans sa mémoire, et se rappelle que madame Martha accompagnait Marceau Ire à la cafétéria. Alors c'était elle...

Jedusor se lève avec son propre plateau dans les mains et traverse la cafétéria bruyante avec les plus grandes enjambées que ses jeunes jambes
lui permettent. Il sent des regards le suivre, s'accrocher à ses vêtements, à ses moindres mouvements. Il déteste ça.
Il sait que les autres enfants le jugent, parlent de lui derrière son dos.

L'enfant se retourne et de nombreux yeux se détournent mais d'autres restent. Le regard d'Amy Benson est fixé sur son corps avec une sorte de colère dégoutée. L'on dirait qu'elle dévisage un insecte particulièrement répugnant qu'il faut écraser et non pas un humain.

Marceau le rattrape bien vite et s'arrête à ses côtés comme une chien bien discipliné aux pieds de son maître.

Pour commencer, Tom n'est pas quelqu'un qui recule sous une attaque. Ce n'est qu'un enfant de huit ans alors, bien évidemment, devant les adultes où les adolescents, il obéit. Mais devant ceux de son âge, la situation est différente. Il est rancunier et défiant de nature.

Si il recule c'est parce qu'il estime que les gains ne vaut pas les risques. Avoir une personne à ses côtés, même si celle-ci n'est qu'un idiot, ne fait qu'amplifier sa témérité.

Sa posture se fait plus droite, ses yeux bruns s'assombrissent. Il interpelle Amy d'une voie claire et forte qui traverse toute la pièce.

-Pourquoi tu me fixes comme ça, Benson?

Dés que les mots quittent ses lèvres, le garçon le regrette.

Qu'est-ce qui lui prend de chercher les problèmes? En plein milieu de la cafétéria où tout le monde mange et avec Mademoiselle Cole et les autres adultes qui surveillent? Si quelque chose dérape, c'est lui qui prendra tout.

Ce n'est pas parce que Marceau est avec moi, qu'il faut que je devienne aussi un attardé.

La plupart des copines d'Amy se tournent vers lui, les yeux emplis de critiques. Mais c'est Benson qui se lève et qui s'avance vers lui.
Les cheveux blonds de la fillette ont été tressés par l'une des matrones, lui donnant un air de fille toute propre et toute mignonne.
Elle porte une expression renfrognée sur son visage qui rétrécissent ses deux yeux couleurs cacaos en deux fentes.

Elle se stoppe à seulement un mètre de lui, les orphelins assis autour d'eux se taisent. Ils assistent à la scène pareil à des rapaces qui attendent leur pitance. A l'orphelinat Wool, tout le monde profite du malheur des autres.

-Jedusor, c'est toi qui a tué le lapin de Billy.

De la même manière que la directrice, elle ne demande pas, elle accuse.

-Non.

Elle lui réponds aussi vite. Froide, horrifiée mais avec une lueur cruelle dans les yeux. Elle a peur de lui mais elle veut qu'il souffre.
Comment un monstre pareil peut exister? Qu'est-ce que l'animal a bien pu lui faire? Rien! Elle veut qu'il paie pour ce qu'il a fait.
Sa voix aigue résonne dans la bâtisse en un cri de banshee.

-SIIII! C'est toi, nous le savons tous! Et ce n'est pas parce que tu as dupé les adultes que tu réussiras avec nous. C'est dégoutant d'avoir tué ce lapin, Jedusor! Tu es dangereux, t'es un taré!

Elle tourne la tête vers sa table, sa tresse balayant l'air avec son mouvement.

-J'ai pas raison?!

Ses amies hochent la tête en unisson et quelque uns, aux tables voisines n'hésitent pas à dire "oui" haut et fort.

Tom qui les observe, aperçoit du coin de l'oeil Cole aux alentours. Comme avec Stubbs, elle fait semblant de ne rien voir et de ne rien entendre.

Il ricane, plus pour se moquer de lui-même et de ses délusions que de Benson. Personne ne va t'aider ni Cole, ni Marceau, Tom!

La fillette prend visiblement mal son ricanement. Elle revient à la charge avec plus de cruauté.

-Ne le vois-tu pas Jedusor? Personne ne veut de toi! On devrait tous te donner une leçon et t'apprendre à ne pas être aussi monstrueux.

Cette fois-ci, plus de monde ose montrer leur approbation. Amy fière d'elle sert les poings avec un large sourire sur le visage.

Quand à l'autre enfant, il ne dit plus rien. Son expression n'est qu'un masque de glace, froid et hostile.
Ces mots l'ont profondément blessés, mais ce n'est qu'une blessure parmi tant d'autre.

Il tourne le dos à la fille et se présente au comptoire en métal de la cafète. Derrière lui Benson crache avec rage un " Ne m'ignore pas!" impérieux.

Une fois son plateau déposé, il se tourne résolument vers la sortie. La fillette lui balance une dernière phrase au visage avec moquerie.

-C'est ça, fuit lâche!

Il se fige sur place. La haine le gelant plus efficacement que le froid qui rampe dans la bâtisse.

Ce n'est qu'à ce moment que Tom remarque que Marceau le suit toujours avec son propre plateau dans les mains.

Quelque chose en lui remue à ce simple fait et il peut de nouveau respirer et bouger.

-Dépose ton plateau, Marceau.

Le garçon aux yeux verts obéit sagement et quitte, par la suite, la salle avec lui.

Le couloire qu'ils traversent est aussi vide et misérable que le reste de l'orphelinat. La démarche du plus grand, rapide et silencieuse se cale avec le rytme du plus petit, plus lent et plus bruyant.

Une fois qu'ils débouchent vers le hall d'entrée où l'escalier qui mène aux étages supérieurs reposent, Tom tourne légérement la tête vers son compagnon.

-L'école va bientôt commencer...

Pensif sa voix s'attarde dans les airs.