Note de l'auteur: L'Univers ainsi que les personnages d'Harry Potter ne m'appartiennent pas mais je les emprunte quand même pour cette histoire. La musique de DROELOE - zZz n'ont plus et pourtant je la vous conseille.
La partie avec seulement Harry est plus longue que prévue alors j'en fais un chapitre entier!
Reviens une fois de plus
Le 6 aout 1998, Harry porte une robe longue de sorcier blanche nacrée, comme une perle d'huitre, avec une capuche assez profonde pour cacher sa tignasse brune et son front.
Sous sa robe, il a un pantalon de cuir noir qui moule ses jambes parfaitement et sur son nez, il a un masque qui dissimule ses traits.
Finalement, Il est venu à la Cérémonie organisée par le premier ministre Kingsley Shacklebolt Il se serait senti coupable envers les morts si il n'était
pas venu et, ni Hermione, ni le monde Sorcier en général, n'aurait vu d'un très bon œil son absence.
La Cérémonie est divisée en deux grandes parties, la première est le bal masqué et la deuxième est la réelle commémoration à propement parler. Pour garder son temporaire anonymat et pour profiter d'un peu de calme, Harry à préférer ne pas venir accompagner de ses amis.
Il a promis au ministère de faire un discours pour la commémoration. Beaucoup de personnes le lui ont demandé et il s'est retrouvé incapable de refuser. Le temps passe à une vitesse folle et ses paumes deviennent de plus en plus moite. Il est plus que stressé devant l'idée de parler à tant de monde. Harry s'enfonce en peu plus dans la foule savourant le fait qu'aucun regard ne se glisse sur lui. Une fois qu'il aura finit son discours, il quittera la Cérémonie immédiatement. Depuis la fin de la guerre, l'attention publique est de plus en plus centrée sur lui. Il est comme une sorte de super-héros pour eux, Potter a l'impression d'être noyé sous la pression. Ils espèrent tous quelque chose de lui et, il a du mal à leur dire non.
Des masques de masquerade défilent sous ses yeux . Ils dansent malgré la chaleur, sous une musique douce mais entrainnante, mystérieuse.
Une femme élégante avec une tête de licorne argentée danse avec un homme qui possède un masque brun courroné de gigantesques bois de cerf.
Plus loin une petite fille habillée tout en blanc arrange les plumes de cygne, qui cache la partie supérieur de son visage, sous le regard de
ses deux parents aux figures découvertes.
le garçon se brasse un chemin au milieu de tout ces gens, normaux, ou déguisés en créature fantastiques.
La scène est comme féerique.
Les robes colorées tournoient et caressent l'herbe pale, des rires hésitants, presque timides, résonnent à l'air libre. Une lumière frêle baigne l'endroit d'une
lueur nostalgique. Ils retrouvent la joie qu'ils avaient perdues.
Il arrive au pied de la plateforme surélevée au centre de la prairie, où se déroule le bal, et tend directement une pouche sombre à l'homme qui s'y tient à proximité.
L'homme est habillé élégamment, d'un pantalon droit en velour et d'une chemise à manche bouffante, le tout couplé d'un masque aux arabesques étranges. Il prend la pouche, la déverse dans le coffre à ses côtés en comptant chacune des pièces tombées.
- Votre donation s'élève à 500 Gallions, c'est bien cela Monsieur?
Harry hoche la tête, l'homme jette un coup d'œil à son visage dissimulé avant de demander :
-Vous voulez que votre donation soit anonyme?
Il hoche une deuxième fois la tête avant de s'éloigner en silence.
Ce bal masqué n'est en fait qu'un gala de charité. Si la Commémoration est tournée vers le passé, vers les morts, ce bal est tourné vers la vie, vers le futur.
Il faut réparer Poudlard, reconstruire les batiments détruit par les champs de batailles, ré-organiser le gouvernement et pour ça, il faut des fonds.
De loin, il repère un endroit délaissé par la foule et ses jambes l'y emmène. C'est un de ses nombreux bancs en pierre installés un peu partout dans la clairière, scuplté pour prendre la forme d'un buisson en fleurs. Quand le couple qui dansait juste devant se décale légérement, le sorcier se rend compte qu'il y a déjà une personne assise là-bas. Il hésite une seconde avant de se décider et de s'asseoir à son tour.
C'est une grande femme qui est à côté de lui. Il l'observe du coin de l'oeil pour être discret, mais ne réussit pas avec un grand succès.
Ce n'est pas une surprise même avec sa cape d'invisibilité, Harry n'a jamais réussis à être "discret".
La femme attrape son regard, lui fait un large sourire aux lèvres fermées. Elle ne porte pas de masque, il n'y a donc rien pour cacher sa beauté aux yeux du survivant. elle a des lèvres rouges sang, une peau un tantinet rosée, un nez fin et rond et des yeux bleus nuit qui cachent une profondeur insoupçonnée. Ses cheveux d' or sombre sont relevés en une queue qui laisse ses mèches ondulées retomber en un drapé soyeux sur son épaule.
Ses mains se posent sur ses genoux,Le tissus en soie beige clair de sa robe se froissant quelque peu par son mouvement.
Sa voix est douce, chaleureuse et mature avec un petit accent étranger qui arrondis ses 'r'.
Comme le feu de cheminée ronronnant de la salle commune des Gryffondors.
-Trop ennuyé par le bal?
Harry est directement mis à l'aise par la femme.
Il la regarde plus franchement.Même avec ses deux meilleurs amis il se sent incomfortable, toujours sur les nerfs, toujours prêt à se mettre
en colère pour un rien...
-Non, trop de monde.
Quelque chose l'a fait gloussé, son sourire s'élargit.
-Qui va au bal en espérant y trouver peu de monde?
Harry lui retourne son sourire. Elle n'a pas tord.
-Moi, apparemment.
Les lèvres vermeilles s'étirent encore en un sourire de plus en plus ressemblant au chat du Cheschire. Elle lui tend calmement la main, main qu'Harry prend par automatisme.
-Je me nomme Arkael Varvara Dorov.
-Je...
Potter hésite, il n'a pas envie de détruire l'atmosphère décontractée en déviolant son identité. Il a envie d'être lui et non pas le persona d'Harry James Potter. Mais il n'a pas non plus envie de lui mentir. Il racle sa gorge, cherche quelque chose à dire et ne trouve rien.
Arkael lâche sa main tannée et lui offre un autre sourire. Avant de désigner son masque d'un doigt en décrivant un cercle imaginaire dans le vide.
-Ce n'est rien je comprends. Le masque, tout ça, tu veux garder ton anonymat.
Soulagé, Harry se positionne plus confortablement.A travers ses habits, il peut sentir le froid rafraichissant de la pierre.
-Merci.
Il veut continuer de parler alors il trouve le premier sujet qui lui traverse la tête.
-Au fait, vous ne venez pas d'Angleterre?
Elle incline la tête en un signe d'acquiescement.
-Si je peux te tutoyer, tu le peux aussi, tu sais.
Il se sens rougir d'embarras. Les yeux bleus pétillent malicieusement, comme si elle pouvait voir sa rougeur à travers le masque.
La voix de la femme se mélange avec la musique en une note parfaite.
-Et oui, je ne viens pas d'Angleterre. Tu le devines à cause de mon accent?
-Euh oui.
Elle continue avec un ton enjoué.
-Et bien, je suis née en Bulgarie et je n'ai depuis jamais réussi en m'en débarasser!
Harry tente un autre sourire et ses lèvres échappent un compliment sans qu'il n'y réfléchisse à deux fois.
-Pourquoi s'en débarasser? Je trouve que c'est un merveilleux accent.
Elle glousse de nouveau comme ravie. Roucoule presque. Sa bouche s'ouvre sur deux rangées de dents blanches.
-Oh, il est un peu dérangeant maintenant. je vis en Autriche depuis longtemps et je parle l'allemand parfaitement, pourtant,
avec cet accent qui me poursuit j'ai toujours l'impression d' être une étrangère.
Arkael soupire sans avoir l'air d'être vraiment triste. Harry se relaxe totalement en l'écoutant. Pour la première fois depuis la Bataille de Poudlard, sa colère semble se dissiper. Ou tout du moins, s'atténuer.
Parler, juste parler avec quelqu'un lui fait du bien.
-Si tu vis en Autriche, pourquoi es-tu venue en Angleterre pour la Cérémonie? La guerre ne s'est déroulée qu'ici...
Elle semble réfléchir à sa réponse. Elle tourne la tête vers la plateforme surélevée. Il l'imite et reporte aussi son regard sur la plateforme où les instruments musicaux sont enchantés pour jouer tout seul.
Ai-je été trop indiscret?
-Disons, que je n'avais pas grand chose à faire en Autriche et que l'histoire de Voldemort ( Harry s'arrête de respirer pendant une brève mais mémorable seconde. Le simple fait que quelqu'un d'autre que lui, ose prononcer SON nom est quelque chose d'assez nouveau.),de ces mangemorts, et de toute cette guerre est une histoire qui m'a particulièrement ... touchée...
Le sorcier hoche la tête, n'en demande pas plus.
-Et toi, pourquoi es-tu venu à cette Cérémonie si tu n'y es pas à l'aise?
Harry se trémousse un peu. Sa main passe dans ses cheveux sous son capuchon. Puis ,il parle d'une façon précipitée.
De nouveau irrité, parce que oui, il est ici alors qu'il ne veut pas. Parce que les gens ici retrouvent le bonheur sans que lui puisse faire de même. Parce qu'elle lui pose cette question et qu'il ne veut pas y répondre. Irrité parce qu'il n'arrive plus à se relaxer pendant plus de dix minutes. Il n'arrive plus à dormir. Il n'arrive plus à s'occuper. Il n'arrive plus à s'occuper l'esprit!
-Pour honorer les morts ...( il sort cette phrase rapidement comme un prétexte, comme une excuse . sa bouche se ferme pour se ré-ouvrir une demie-seconde plus tard. Il a toujours était plus franc quand il est en colère et, il a toujours été un très mauvais menteur) En fait, des personnes voulaient que je vienne...
Arkael le regarde du coin de l'oeil en haussant les sourcils. Dans la clairière, la musique s'accélère.
Il fait de plus en plus lourd, de plus en plus chaud mais les sorciers continuent de danser, de rire et de discuter. Le soleil brille sur chaque brin d'herbes, sur chaque personne.
-Oh? Je ne te prenais pas pour quelqu'un de si socialement accommodant. Vu que tu n'aimes pas les foules...
Le jeune homme rit un peu mais, comme avec Ron ,c'est un rire sans joie. Il étend ses jambes sans rien dire un moment.
-Se sont des amis qui m'ont dit que ça me ferait du bien.(Il ne peut s'empêcher d'exprimer sa frustration alors qu'il continue) d'après eux,j'ai changé et je suis plus que mal en point.
Les yeux bleus nuits de la femme se détourne enfin des danseurs pour plonger dans les orbes vertes d'Harry. Son expression est un étrange mélange entre curiosité, indifférence et dé tout paraissant se contredire.
-Et, est-ce vrai ?
Harry hésite. Il a voulu en parler. Il le veut toujours . Il n'a pas réussis à en parler avec Ron et Hermione de peur qu'ils le voient différemment.
Mais...Arkael ne le connait pas. Elle ne sait même pas son nom.
Pourquoi pas? Je n'ai rien à perdre.
Il ricane toute irritation perdue.
Une vague pensée qui passe dans son crâne, lui suggère qu'il a déjà presque tout perdu, de toute façon.
D'une certainne manière, il trouve cette pensée assez amusante.
Arkael le regarde, sans comprendre sa brusque réaction.
Il a plus de saute d'humeur qu'un hystérique en pleine crise.
-Oui, peut-être...(il se lance, décide de tout déballer, peut être que sa colère, sa culpabilité et tout le reste s'en iront avec ses aveux)
J'ai combattu contre les mangemorts durant cette guerre.J'ai perdu beaucoup d'être chères et j'ai tué des sorciers. Je suppose que ça peut changer une personne.
Elle l'observe, un flash d'étonnement éclairant ses pupilles lorsqu'elle l'entend avouer qu'il s'est battu contre les mangemorts.
Il balaie de la main la sueur qui coule le long de son front et reprend d'une voix plus assurée.
-Je pense, toutefois, que ce n'est pas ce qui m'a bouleversé le plus.
La bulgare lui offre un sourire encourageant, lui signalant par cette action qu'elle est prête à l'écouter.
Il n'attendait que ce signal.
Comme un barrage cède sous une trop grande crue, ses mots se déversent sans aucun obstacle.
Mais il réfléchit soigneusement à chaque mot qu'il prononce.
-J'ai tué quelqu'un que je connaissais dans cette guerre. Il était avec les mangemorts( une petite voix murmure Voldemort dans sa tête).Je ne l'aimais pas, pour dire la vérité, je le haïssais. Il était atroce. Pourtant, maintenant qu'il est mort,je me sens coupable.A bout de nerfs.
Je ne comprends pas. J'ai tué de nombreux sorciers du côté du Seigneur des Ténèbres, certains que je connaissais aussi et que je détestais moins mais pour eux ,je ne ressens rien, pas de culpabilité, rien. Alors pourquoi, pour le pire d'entre eux, j'espère...( Il s'arrête, horrifié parce qu'il allait dire. Réalise dans le même temps ses pensées les plus profondes. Celles qui l'a essayé d'enfuir au plus profond de lui même. Et puis ,décide de continuer quand même)J'aimerai ne pas l'avoir tué, qu'il soit encore en vie...Pourquoi?
Harry prend une grande inspiration. Il se sent sal et vil après avoir proférer une telle confession.
Vouloir que Voldemort soit en vie ,tout en sachant que si IL n'était pas mort il aurai continuer à massacrer tout ceux qui se tiennent sur son passage, est horrible.
Il m'aurait tué, moi et tout ceux qui sont encore en vie et que j'aime.
Mais il se sent aussi soulagé. Parce qu'il se l'est au moins avoué.
L'image de la grosse tête de Vernon Dursley aux joues rouges de colère lui vient à l'esprit:"Tu es un accident de la nature! Un monstre!"
Harry serre les poings, prend une autre inspiration. L'air bouillant lui rentre dans les poumons et l'odeur de la végétation environnante lui emplit les narines.
Arkael avec son éternel sourire aux lèvres semble pensive. Sa voix est pareil à un baume qui apaise la colère qui grouille sous la peau bronzée du garçon.
- J'avais ...( un court silence, elle parait hésitante) mon cas n'est pas vraiment semblable au tien, mais j'avais moi aussi une personne que je détestais à un tel point que je le voyais comme une sorte d'ennemi...Il est mort à présent.
Un autre silence, plus long cette fois , mais Potter attends parce qu'il sait par instinct qu'elle n'a pas finit. Il lui semble étrange qu'une telle femme si calme, si abordable puisse haïr.
elle agite sa main dans l'air. Comme pour chasser des pensées désagréables.
-Quand j'ai appris qu'il n'était plus de ce monde, ça m'a fait un drôle d'effet. Ce n'était pas non plus une personne bien, et pourtant, il me manquait. Il me manque toujours. Parma magie! il me hante encore dans mes songes! Mais je sais pourquoi je suis triste face à son décès.
-Pourquoi?
Il ne quitte pas du regard la femme, cherchant une réponse en elle qui répondrait à sa propre question. Pourquoi la mort de Voldemort me touche plus que la mort de Sirius, de Rogue, de Dumbledore, de Remus, de tout les autres. Pourquoi regretter un monstre?
Les yeux de la sorcière se font plus profond et insondable. Il a l'impression de tomber la tête la première dans un abysse océanique.
- Et bien, pour haïr quelqu'un, il faut le connaitre. J'en savais plus sur lui que sur tout ceux que j'aimais et, quand on hait quelqu'un cela veut dire qu'on pourrait l' aimer si la chance se présente. Plus tu hais, plus tu pourrais aimer. Je ne sais pas me positionner dans ta situation, mais dans la mienne, il me manque parce que dés que je l'ai rencontré, il m'a accompagné pour tout le reste de ma vie, même maintenant. La preuve je pense encore à lui et, je me dis qu'il me ressemblait de bien des manières. C'est peut-être pour ça, que je n'ai pas pu être indifférente à son existence...
Harry l'écoute, l'écoute et se l'admet. Oui, Voldemort a toujours fait parti de sa vie. Il le connait extrêmement bien.
Il voudrait le nier mais il ne peut pas. Oui, Tom Elvis Jedusor a un passé semblable au sien. Ils ont pris différents chemins pour arriver au même but: Un besoin de reconnaissance en se battant contre des gens qui ne croyaient pas en eux.
Peut-être, qu'il aurait pu l'aimer dans d'autres circonstances.
Si il est instable c'est parce que le Seigneur des Ténèbres était en quelque sorte le pilier de son existence.
Une fois qu'on l'enlève il n'y a
plus que des ruines.
Harry réalise autre chose dans la foulée, il est certain qu'il n'est pas bien.
Il est en dépression.
