Disclaimer : Pas à moi, pas d'argent, toussa..!
Rating : Teen pour l'instant, ça risque d'évoluer.
Note Inutile de l'Auteur : Non, vous ne rêvez pas, cette histoire me turlupine vraiment, du moins tant que le plan ne sera pas formé une fois pour toutes. J'espère que vous commencerez à y voir plus clair. Et comme d'habitude, les personnages ont échappé à mon contrôle - vous verrez bien...
En revanche, je retourne vraiment aux cartons ce soir, alors la suite quand j'aurai le temps - which is the hard part.. ^^"
Merci à DramionePower04 - j'espère que ça devient plus clair !
Enjoy ! ;)
La faiseuse de Potions
Chapitre II
Belle-de-nuit [Mirabilis jalapa]
Le soleil se levait sur la petite ville de Lancaster, Angleterre.
Hermione s'étira de tout son long. Il était plus que temps de se lever. Peu importe le nombre d'heures réellement dormies.
Son esprit dériva vers son rêve de la nuit précédente tandis qu'elle se traînait à la salle d'eau. Encore un cauchemar dont elle ne se rappelait pas. Elle revivait sans doute l'accident, pour changer. Ou pire.
Un frisson lui parcourut le dos alors que l'eau froide dégoulinait sur sa peau.
Mais elle n'avait pas à s'en faire. Ici, elle était libre. Pauvre, mais libre. Un mince sourire étira ses lèvres.
Un cri résonna plus bas, ressemblant étrangement à son nom.
Soupirant, elle finit de s'habiller le plus rapidement possible, prenant bien soin de couvrir toute sa peau.
Puis elle descendit à la cuisine et s'approcha de la théière, vide.
Une deuxième exclamation se fit entendre, ce qui ne laissait rien présager de bon : à la troisième, ce serait même mauvais signe pour elle.
Se mordant les lèvres, elle vérifia que personne ne se trouvait à proximité, puis claqua des doigts.
Les placards s'ouvrirent, le robinet coula, les casseroles s'agitèrent, la vaisselle remua, tant et si bien, qu'un instant plus tard, elle montait l'escalier, un plateau garni à la main.
Arrivée au premier, elle tourna à gauche et toqua à la seconde porte avant de l'ouvrir.
« Eh bien, ce n'est pas trop... oh, des muffins à la violette ! »
Sourire en coin, Hermione ouvrit les épais rideaux, laissant pénétrer le soleil.
« Que se passe-t-il ?
- Que se passe-t-il, madame. »
Grimaçant, Hermione se tourna vers la jeune fille rousse qui émergeait du dressing.
« Je n'ai plus rien à me mettre ! Il faut absolument que je trouve quelque chose, Lavande vient de m'envoyer un hibou : Zabini revient nous voir ! »
Toutes deux partagèrent une grimace, bien que pas pour les mêmes raisons.
A force, Hermione avait oublié ce que c'était, qu'être une jeune fille normale, préoccupée par la mode, les jolis garçons et et écervelée sur les bords. Mais elle pouvait compter sur Ginny Weasley pour le lui rappeler.
Bien sûr, elle avait été pareille, elle le savait - mais elle s'intéressait aussi à la culture et aux livres. Elle se rappelait n'avoir pas aimé autre chose que les études avant longtemps. Avant...
« Tu te rends compte ? Je ne peux décemment pas revenir avec la même robe que la dernière fois... Il va penser que les Weasley sont ruinés et il rapportera ses doutes à Londres, et là... »
Elle interrompit la rousse, d'une voix qui se voulait apaisante :
« Je suis sûre que ce n'est pas si grave que ça..
- Bien sûr que si c'est très..
- Nous allons trouver quelque chose. »
Hermione entra dans le dressing, sachant d'avance qu'elle n'en ressortirait pas avant au moins deux heures.
D'un coup de baguette, il referma la malle et la verrouilla à double tour.
Il jeta un regard circulaire autour de sa chambre, tous les livres éparpillés sur le sol. Ceux qui ne lui serviraient pas, qui ne contenaient aucune information pertinente mais qu'il avait tout de même trop peur de ranger, au cas où un quelconque renseignement s'avérait s'y trouver.
Draco secoua la tête, et sortit de la pièce, prêt à mettre de côté les échecs passés pour se concentrer sur sa nouvelle étape et destination.
« Dobby ! »
L'elfe de maison apparut l'instant d'après, se penchant bien bas devant son maître.
« Personne ne range ma chambre en mon absence. Ces livres doivent rester tels quels. Et que ma malle soit descendue dans l'entrée : je pars au plus tôt.
- Bien, monsieur », murmura la petite créature, s'inclinant à nouveau avant de disparaître.
Refermant le col de sa cape, il longea le couloir jusqu'à la chambre du fond, la plus éloignée.
Celle qui lui servait de quarantaine.
Il appuya son front contre le bois de la porte, fermant les yeux et crispant les poings. Si seulement... Si seulement ce n'était pas arrivé. Si seulement ce n'était pas elle...
« Draco..? »
Elle qui savait toujours tout. Merlin, même sa voix semblait si faible..
Il inspira. Tu dois être fort.
« Oui, c'est moi », déclara-t-il en passant la porte. Il s'avança jusqu'au lit où elle tentait de s'adosser.
D'une main, il l'aida à s'appuyer contre ses oreillers, puis s'assit sur le bord. Elle leva vers lui un sourire fatigué.
« Ça y est, tu t'en vas ? »
Il enserra sa main contre lui, l'embrassant :
« Oui. »
Elle serra ses doigts des siens.
« Tu feras attention. »
Il eut un pauvre sourire.
« Bien sûr. »
Elle voulut lui sourire à nouveau avant d'être prise d'une quinte de toux, ses yeux cernés se fermant contre son gré.
Il lâcha sa main pour faire apparaître un verre d'eau d'un coup de baguette, qu'elle accepta avec reconnaissance.
« Merci. »
Elle semblait prête à se rallonger, mais il lui tendit à nouveau le gobelet, emplit d'une des nombreuses potions sur la table de chevet.
« Bois.
- Mais...
- S'il te plaît. »
Grimaçant, elle vida néanmoins le tout d'un trait.
Il eut un petit rire tandis qu'elle baillait en se rallongeant sous ses couvertures.
Se penchant, il la borda avec tendresse avant de l'embrasser sur son front pâle :
« Je te promets de revenir le plus vite possible. De trouver une solution. »
Mais seul le silence lui répondit.
La porte claqua avec grand bruit, les petits talons courant le long du couloir jusqu'à la cuisine où Hermione s'était réfugiée, livre à la main.
« Hé ! Tu sais quoi ? lui annonça une Ginny aux pommettes rouges.
- Non mais je vais certainement savoir très prochainement.. »
La jeune femme leva les yeux au ciel, avant de toutefois répondre :
« Il parait qu'un nouveau vient pour l'histoire de la petite Delacour. »
Cette fois, Hermione lâcha son livre des yeux pour faire face à l'air victorieux de Ginny.
« Encore ? »
L'interpellée hocha vigoureusement la tête.
« Oui, c'est Zabini qui nous l'a dit. Paraît qu'il le connaît bien. »
Son livre relégué sur la table, la brune eut une petite moue.
« Oh, ce ne doit être qu'un énième curieux. »
Mais la rousse secoua la tête :
« Pas du tout, paraît qu'il est très sérieux, et très charmant et...
- Plus charmant que Zabini ? »
L'air taquin d'Hermione fit rougir Ginny.
« Zabini n'est pas charmant ! Et arrête de m'interrompre ! »
Un rire dans la voix, Hermione s'approcha de la casserole sur le feu et souleva le couvercle.
Ginny s'avança par-dessus son épaule :
« On mange quoi, ce soir ? »
Les rues étaient toujours aussi remplies le soir que le matin.
Hermione se dépêcha de rejoindre le lieu de rendez-vous, et attendit patiemment que le point noir dans le ciel se pose près d'elle.
Enfin, le hibou lui tendit sa patte, la laissant attraper le parchemin et y déposer le sien.
« Merci », murmura-t-elle en lissant les plumes du volatile.
L'animal hulula, s'envolant à tire-d'aile.
Serrant sa missive contre son cœur, elle sourit avant de rebrousser chemin.
Son sourire s'évanouit peu à peu tandis qu'elle s'apercevait tout le village qui murmurait à son approche.
Cela faisait pourtant déjà dix mois qu'elle était là, ils auraient dû s'y faire, à sa démarche, son allure, sa frêle silhouette recouverte par son manteau de peau...
Elle sentit un regard pesant, plus insistant que les autres, sur son dos, et se détourna, se hâtant jusqu'à la maison Weasley.
Et comme souvent dans ces moments-là, elle maudit à nouveau Harry Potter.
Il était trois heures passées quand elle rentra enfin, son panier sous le bras. Retirant ses gants, elle effrita les feuilles au-dessus du chaudron, où la mixture se mit à crépiter.
D'un mouvement de la main, elle fit cesser le bruit au-delà de la chambre. Nul ne devait savoir ce qu'elle faisait.
Enfin, elle ajouta l'aubépine et remua une dernière fois la potion. Dans l'éclat bleu qui jaillit, même ses doigts lui parurent beau.
