Disclaimer : Hélas non, pas à moi.

Rating : On reste sur du Teen, plus pour le langage peu châtié et parce que je suis parano.

Note Inutile de l'Auteur : Je reviens des étoiiiiles ! *o*

Plus sérieusement, je ressors d'un d'un ma-gni-fi-que spectacle au théâtre du châtelet - et j'ai ressenti une furieuse envie d'écrire plutôt que ranger ou réviser. (Un jour, j'écrirai sur la danse, un jour - j'ai d'ailleurs une début d'idée qui sommeille quelque part mais, shh, plus tard !)

Sinon, j'espère que vous avez tous et toutes passé de belles et bonnes fêtes et je vous souhaite une merveilleuse nouvelle année, douce, belle, emplie de rires, de bonheurs, de réussites et de fanfics ! xD

J'espérais updater plus tôt - mais entre mon semblant de révisions, le fait que j'ai été patraque et malade (reposez-vous pendant les vacs, qu'ils disaient !), que j'ai sans doute attrapé froid à Disney et que j'ai vécu de nombreuses péripéties (mais ça y est, je suis bel et bien de retour chez moi sans avoir tué personne !) - mais mieux vaut tard que jamais, eh ! ;)

On se retrouve en bas - enjoy ! =p


La faiseuse de Potions

Chapitre IV

Flamboyant bleu [Jacaranda mimosifolia]


L'air embaumait sous les arbres, et elle ferma les yeux.

Elle pourrait presque s'endormir ainsi, son livre à la main, bercée par les effluves et les rayons du soleil.

Parfois elle oubliait comme il était agréable de vivre en pleine campagne tant Ginny était impétueuse et autoritaire. Mais aujourd'hui, alors qu'elle était partie déjeuner chez sa grande amie, Lavande Brown, Hermione pouvait enfin se reposer un peu.

Pour une fois, elle pouvait prendre le temps de respirer, de savourer la verdure et les odeurs du jardin. Un peu de temps calme et à elle.

Rien qu'à elle.

Elle remonta le col de sa chemise, et regarda sa montre. Puis, souriant doucement, elle reprit sa lecture, sa montre tendrement serrée contre son cœur.

Elle avait hâte de revoir son meilleur ami.


Draco ouvrit un œil, et se sentit mourir.

Émettant un râle inhumain, il se retourna et enfouit sa tête sous son oreiller, sa vision s'avérant encore trouble.

Merlin, que d'erreurs hier soir ! Que d'erreurs !

Il arrêta de se morigéner car cela lui donnait affreusement mal au crâne. En plus.

Zabini, ce sombre crétin, l'avait encore entraîné dans une soirée de folie avec beaucoup trop d'alcool.

Il ne se souvenait plus de grand chose après minuit, mais il savait que cela avait bel et bien été le but de son ami : lui faire oublier pour un soir au moins les divers problèmes qui le tracassaient.

Oh, il avait réussi, mais par Morgane, Draco devenait trop vieux pour ces conneries. Et puis, il avait des responsabilités...

Il étouffa un bâillement - il était trop fatigué pour bouger la mâchoire.

Des choses à faire...

Il s'enfonça plus profondément dans son coussin, se sentant dériver et prêt à rejoindre Morphée.

Et même des rendez-vous...

Tirant la couette à lui, il se retourna à nouveau.

Oui, il était un adulte, avec des responsabilités, des choses à faire, et même des rendez-vous...

Il soupira d'aise. Il allait se rendormir, mais sa dernière pensée lui traversa à nouveau l'esprit. Des rendez-vous...

Des rendez-vous ?!

Poussant un juron, il tenta de se relever mais s'interrompit une fois assis contre la tête de lit, tandis que le sang affluait d'un coup dans son crâne. Un sang non-décontaminé encore et qui lui donnait l'impression d'avoir de l'eau jusque dans les oreilles.

Grimaçant de plus belle, il prit son crâne entre ses mains, en tâtonnant autour de lui à la recherche de sa baguette, avant de jurer à nouveau.

Tendant la main vers la table de nuit, il attrapa le bout de bois et lança un accio au hasard.

Car il devait bien y avoir au moins une potion anti-gueule de bois dans la chambre. Forcément. Zabini n'était pas un inconscient, il n'aurait jamais signé son arrêt de mort de la sorte.

Draco grimaça à nouveau en ouvrant un œil : le monde tournait toujours au-delà du lit. Il le referma vite et attendit encore un peu.

Enfin, il sentit une petite fiole atterrir dans sa main, et il ne réfléchit pas en la vidant d'un trait. Le monde arrêta de tanguer, et il se décida à se rhabiller au plus vite.

Il devait vraiment essayer de voir cette petite Delacour aujourd'hui.

La porte s'ouvrit alors qu'il s'extirpait du lit à grand peine, ses yeux s'habituant à la pénombre.

« Draco ! Il faut que tu viennes voir ! Il s'est passé quelque chose d'incroyable ! »

La lumière de l'extérieur l'éblouissant un peu trop, l'interpellé rétorqua sèchement :

« Mais tu pourrais pas frapper avant d'entrer ?! »

Sourire en coin, Zabini qui semblait parfaitement réveillé et nullement affecté par l'état semi-comateux de son ami, s'avança dans la pièce.

« Bah, c'est pas comme si tu étais avec quelqu'un...

- J'aurais pu..

- À d'autres ! Et puis, tu oublies que c'est moi qui t'ai ramené, Malefoy. »

Grimaçant, Draco préféra ne pas répondre et avala la tasse que lui tendait son ami. Cette fois l'effet fut immédiat, et il fut dégrisé d'un coup, la tête et les idées beaucoup plus claires.

Sans chercher à savoir combien de litres il avait pu boire la veille pour avoir besoin de deux potions pour se remettre d'aplomb, il releva un regard neutre sur le jeune brun.

« Alors ? Ce truc incroyable ? Je dois aller voir, tu sais...

- Oh, j'ai mieux ! »

Dévoilant toutes ses dents d'un blanc étincelant, Zabini répéta :

« J'ai bien mieux que ça pour toi ! »


Ginny poussa la porte avec force, comme pour mieux l'alerter de sa royale présence.

« Tu ne devineras jamais ! »

Impassible, Hermione haussa un sourcil sans pour autant interrompre son activité. Avec une moue agacée face au peu d'intérêt qu'elle suscitait, la jeune rousse reprit néanmoins.

« Le petit Creevey ! Il est sauvé ! Personne ne sait comment, mais... »

Ginny s'interrompit en voyant que la jeune brune avait manqué s'éborgner en relevant trop vite la tête, yeux incrédules.

« Enfin, tu ne le connais peut-être pas, c'est un petit ado, le genre qui fait du bruit pour rien mais qu'on aime bien quand même. Et il se trouve qu'il était très gravement malade, il ne devait pas passer l'année ! Et voilà, que pouf ! Ce matin, sa mère reçoit co.. »

Continuant d'écouter d'une oreille distraite, Hermione reprit ce qu'elle faisait.

«...vont bon train, comme d'habitude ! Enfin, tu connais les gens ici, toujours à médire ! »

Avec un geste laissant clairement entendre qu'elle n'était, elle, pas de ceux-là, Ginny attrapa une des carottes fraîchement épluchées et mordit dedans sous le regard noir de la jeune cuisinière tout en continuant sa tirade :

«...qu'ils disent ! Et il se pourrait que ce soit, tu sais, comme dans les légendes, de la magie.. »

Hermione lui lança à nouveau un rapide coup d'œil en ajoutant les courgettes coupées.

« Imagine un peu ! De la magie », murmura rêveusement Ginny, délaissant sa carotte à demi-entamée l'espace d'un instant avant de reporter son regard sur la brune.

Haussant les épaules, la rouquine finit par croquer son dernier bout son légume, concluant :

« Enfin, bon, de toute façon, comment saurais-tu de quoi je parle ! »

Avec un petit rire, Ginny fit tourner sa baguette dans les airs, tandis que Hermione se détournait, se concentrant sur la soupe, les yeux brûlants.

Tentant d'inspirer malgré le nœud dans sa gorge, elle passa une main gantée entre ses mèches folles, retenues en un lâche chignon. Si seulement, si seulement...

« Hermione ? »

Se retournant vivement, elle ravala les larmes qui menaçaient et eut un sourire, un pauvre sourire qui sonnait pour une fois vrai, avant de courir se jeter dans les bras tendus.

« Harry ! »


Cette nuit-là, pas de potions.

Elle se releva pour admirer la lune, cueillir quelques feuilles qui auraient besoin de macérer dans un jus quelconque.

Mais surtout, elle écouta le vent et pris le temps d'admirer les fleurs bleues qui tombaient sous la lune, en lui chuchotant dans le creux de l'oreille leurs secrets les plus doux.


Une fin clichée, mais j'ai envie. Nah.

J'attends vos avis. ;)

Et bonne rentrée/reprise du taff mais aussi bons partiels et exams !

A bientôt les gens, des zib'ouux !