A/N: Bonjour à tous! Je n'ai jamais écrit de fanfic auparavant et j'ai décidé de sauter le pas même si j'aime toujours autant les lire. C'est amusant de prendre ces personnages et de les mettre dans de nouvelles situations et de voir ce qui va se passer. J'aime beaucoup les histoires où Rogue se révèle être le père d'Harry mais, et si Rogue avait déjà un fils qu'il venait tout juste de découvrir il y a quelques mois avant Harry? J'ai été inspiré pour écrire une histoire de frère mais d'une manière un peu tordue, c'est que vous allez découvrir. J'espère que vous le lirez et aimerez.

Cette histoire est aussi postée sur et Potions and Snitches.

Note: C'est un AU certaines choses dans le canon ne s'applique pas dans cet univers. Les Dursley sont plus abusifs que dans les romans. Je voulais un Harry plus tolérant pour accepter Rogue en tant que père et pour souhaiter, plus que tout une famille. Rogue sera un peu OOC au fur et à mesure mais c'est parce que c'est un père.

T/N: Bonjour tout le monde, c'est la traductrice. Alors que dire… Je suis tellement excitée de vous publier cette incroyable histoire! Cette histoire m'a crevé le coeur et je vous avoue que le premier chapitre a été très difficile à traduire…. J'espère que vous apprécierez et je n'ai pas de bêta… Je fais ça toute seule et c'est ma première traduction HP donc soyez indulgent… Mais les commentaires constructifs sont les bienvenus!

Disclaimer: Rien ne nous appartient, le monde et les personnages, sauf ceux inventés, appartiennent à J.K Rowling.

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Le soleil brillait au-dessus de lui dans un ciel bleu sans nuage. Le soleil brûlait l'arrière du cou d'Harry pendant qu'il travaillait dans le parterre du jardin de tante Pétunia. Il prit un moment pour essuyer les perles de sueur glissant sur son front avec le dos de sa main, puis il continua à déraciner les dernières mauvaises herbes, en ignorant la chaleur ardente et ses muscles qui protestaient.

Aujourd'hui était l'un des jours les plus chauds de l'été, selon les brefs fragments qu'il avait aperçut du bulletin météo de la matinée que l'oncle Vernon avait regardé pendant le petit déjeuner.

Harry soupira, ne souhaitant rien de plus qu'un verre d'eau et l'ombre d'un arbre pour le protéger de l'impitoyable soleil, même s'il pensait qu'il ne devrait pas se plaindre vu que, jusqu'à présent, il avait passé la majorité de son été enfermé dans sa chambre toute la journée.

Ce n'était que parce que les Dursley organisaient un grand dîner, pour les clients de l'oncle Vernon, qu'Harry était autorisé à sortir de sa chambre pour la première fois depuis des semaines. La voix perçante de tante Pétunia et les coups frappés à sa porte l'avaient réveillé avant l'aube. Elle lui avait fourrée une longue liste de tâches à faire dans sa main en lui ordonnant de «se rendre un peu utile» et qu'il devait accomplir avant l'arrivée des invités le lendemain soir. Harry pensait que la liste prendrait certainement plus d'une journée et demie à finir. Tout était répertorié, que ce soit le nettoyage de toute la maison, la tonte de la pelouse ou encore la préparation de la plupart de l'extravagant dîner.

L'oncle Vernon n'avait jamais manqué de mentionner l'importance de l'évènement au cours de la semaine dernière. Harry en avait entendu parler de sa chambre et, encore une fois ce matin quand l'oncle Vernon avait posé ses yeux sur lui.

«Ce dîner pourrait me promouvoir au poste que je mérite à juste titre.» l'avait-il énoncé avant de se tourner vers Harry et de pointer un doigt potelé vers lui, «Et tu ferais mieux de ne pas gâcher celui-là garçon- je te préviens. Toute bizarrerie, n'importe laquelle, et tu souhaitera n'être jamais né.»

Harry se moquait de ce dîner, mais il avait décidé de garder la tête basse et de faire tout ce qu'on lui disait, sachant qu'il valait mieux ne pas provoquer la colère de son oncle. Il avait découvert dès son plus jeune âge que l'oncle Vernon donnait toujours suite à ses menaces.

Donc la maison avait déjà été soigneusement nettoyée de fond en comble, le banc du jardin et la clôture avaient été repeints et, la pelouse avait été tondue deux fois. Mais il semblait que peu importe les efforts d'Harry, ce n'était jamais à la hauteur des attentes de tante Pétunia. Un standard que personne ne pouvait rêver d'atteindre et surtout pas Harry. Elle avait même fait des reproches sur un grain de poussière qu'il avait apparement manqué lors du nettoyage ce matin, ce qui était ridicule si vous vouliez son avis, étant donné qu'il y avait des parties de la maison que les invités ne verront jamais.

Même si Harry ne se souciait pas vraiment des corvées, au moins elles étaient une distraction bienvenues contre les choses qui habitaient son esprit ces derniers temps. Il préférait de loin être à l'extérieur pour faire des corvées toute la journée, consacrant son énergie au travail plutôt que de rester coincer dans sa chambre avec rien de mieux à faire que de fixer le papier peint gris écaillé, ses pensées libres d'errer.

Il valait mieux ne pas s'attarder sur celles-ci, alors il essayait de les garder enfermées, préférant ne pas les légitimer, parce que s'il le faisait, tout semblerait plus…réel.

Parce qu'il ne voulait pas penser au fait qu'il avait perdu la seule chance qu'il avait d'avoir enfin une famille. Harry s'était toujours demandé ce que ce serait d'avoir une famille, d'avoir quelqu'un qui le voulait vraiment avec lui. C'était l'un de ses rêves d'enfant. Quand il était plus jeune, plus innocent et naïf. Quand il espérait, encore, que quelqu'un viendrait l'arracher de sa misérable existence avec les Dursley. Bien sûr, cela ne s'était jamais produit jusqu'à ce que Sirius lui offrit une maison.

Mais cela ne dura pas. La chance s'était évanouie lorsque son parrain était tombé à travers le voile, disparaissant pour ne plus jamais être vu.

Comment j'ai pu être aussi stupide?

Tout était de sa faute.

Harry ne savait pas comment il pouvait se pardonner - ou s'il voudrait se pardonner un jour.

Si seulement il s'était vraiment concentré et avait correctement apprit l'Occlumencie, peut-être qu'il aurait réalisé, avant qu'il ne soit trop tard, que c'était une vision envoyée par Voldemort. Alors tout cet incident n'aurait pas eu lieu… si seulement il avait ouvert le cadeau de Sirius et utilisé le miroir… Si seulement-

Non. Il se rendrait fou à s'attarder sur des suppositions.

Parfois, Harry souhaitait que ce ne soit qu'un horrible cauchemar dont il allait se réveiller et que tout irait bien à nouveau… Qu'un jour il allait recevoir une lettre de Sniffle lui demandant comment il allait… mais il ne le fera plus jamais.

Bien sûr, une autre personne était tuée à cause de ses actions imprudentes.

Et depuis son retour à Privet Drive, Harry était, la plupart du temps, enfermé dans sa chambre. Les Dursley semblaient l'ignorer et prétendaient qu'il n'existait pas, à moins qu'ils n'aient besoin de lui pour un travail manuel quelconque. Tante Pétunia avait recommencée à utiliser la chatière sur la porte d'Harry pour, occasionnellement, lui apporter de la nourriture quand elle s'en souvenait. C'était tout aussi bien. Harry avait espéré qu'ils le laisseraient tranquille, même si cela le laissait plus seul que jamais.

Il souhaitait qu'Hedwige soit là, juste pour avoir quelqu'un à qui parler, mais il l'avait envoyée chez Ron pour l'été. Hedwige serait bien plus heureuse au Terrier, où elle serait autorisée à voler et à chasser librement au lieu d'être constamment enfermée dans sa cage.

«Garçon! Viens ici!», une voix aiguë appela de derrière lui, le tirant de ses pensées. Il regarda par-dessus son épaule et vit tante Pétunia se tenant impatiemment dans l'embrasure de la porte.

Harry cueillit la dernière herbe du jardin puis se leva et essuya rapidement la saleté de son pantalon usé, avant de se diriger vers la maison, heureux d'enfin sortir du dessous du soleil brulant.

«Commence à préparer le dîner, et essaie de ne rien brûler.» ordonna tante Pétunia dès qu'Harry mit les pieds dans la maison. «Et ne touche à rien avant d'avoir lavé tes mains!» siffla-t-elle en le regardant avec dégout avant de retourner au grand gâteau qu'elle était en train de glacer.

«Oui, tante Pétunia.» dit Harry, se dirigeant vers la salle de bain.

Une fois qu'Harry eut fini de préparer toute la nourriture selon les standards de tante Pétunia, elle lui ordonna de nettoyer la cuisine puis de mettre la table.

Juste au moment où Harry finissait de mettre la table, l'oncle Vernon entra dans la cuisine, vêtu d'une veste et d'un noeud papillon. Il examina brièvement le travail d'Harry avant de lui fourrer un ensemble de vêtements dans ses mains.

«Change toi mon garçon, et soit présentable. Je ne te ferai pas ressembler à un voyou devant les invités.» dit oncle Vernon en regardant Harry de haut en bas.

Harry allait faire remarquer que ces vêtements étaient juste légèrement de meilleurs qualités que les vielles fresque de Dudley, qu'ils lui faisaient toujours porter, mais il ne préféra pas. Au lieu de cela, il répondit doucement: «Oui, oncle Vernon.»

Mais avant qu'il puisse quitter la pièce, Harry fut stoppé par une main trapue accrochée à son t-shirt trop grand. «Et encore une chose, mon garçon, je veux que rien d'étranges n'arrivent lorsque mes invités seront ici. Compris?» Lui dit durement l'oncle Vernon dans l'oreille.

«O-oui mon oncle,» acquiesça Harry en essayant de s'éloigner.

«Tu as intérêt.» siffla-t-il en le relâchant brutalement.

Les invités commencèrent à arriver dès qu'Harry eut fini de se changer. L'oncle Vernon était à la porte avec Dudley, saluant chaque invité et les accueillant dans leurs belles maisons. Pendant ce temps, tante Pétunia s'affairait sur chaque aliment préparé dans la cuisine.

« Mon garçon, mets ça sur la table,» ordonna tante Pétunia en pointant les plateaux de nourriture qui attendaient sur le comptoir.

Il fallut à Harry plusieurs aller-retour pour livrer toute la nourriture sur la table tandis qu'il ignorait les grognements bruyant de son estomac face aux délicieuses odeurs qui flottaient dans toute la maison. Il y avait plus qu'assez de nourriture pour le nombre d'invités et, Harry pria que tante Pétunia lui permettra d'avoir les restes après. La dernière fois qu'il avait mangé, c'était hier matin et elle ne lui avait donnée qu'une fine tranche de pain avec un peu de fromage avant de l'ordonner de travailler à l'extérieur.

Une fois que les invités furent tous assis autour de la grande table, Harry se retira dans la cuisine pour jouer le rôle de serveur tout au long du dîner, apportant tout ce qu'ils voulaient quand on lui demandait. Tout se passait bien pendant un moment et Harry pensa qu'il allait vraiment arriver à la fin sans aucun incident. Mais bien sûr, il aurait dû savoir que c'était trop beau pour être vrai.

Quand il fut temps de sortir le gâteau que tante Pétunia avait préparé et décoré pour le dessert, Harry le souleva soigneusement et se dirigea lentement vers la table. Concentré sur ne pas laisser tomber le gâteau perché il ne remarqua pas le pied de Dudley, qui dépassait de sous la table, que jusqu'à qu'il ne soit trop tard. Avant qu'Harry ne sache ce qui se passe, lui et le gâteau tombèrent tous les deux en avant. Pendant un instant, Harry aurait pu jurer avoir vu le gâteau ralentir et planer dans les airs comme si quelqu'un avait appuyé sur un bouton pour arrêter le temps avant qu'il ne poursuive sa trajectoire. Le gâteau couvrit de nombreux invités de morceaux de gâteau et de glaçage colorés. Des glapissements surpris et des hurlements effrayés emplirent la pièce.

Et Harry se tenait là, enraciné, son coeur tombant sur ses pieds alors qu'il regardait la scène se dérouler.

Je suis tellement mort-

«Bien joué, Potter! Tu viens de ruiner un parfait gâteau!» cria Dudley en lançant un regard noir à Harry. Il ramassa un morceau de gâteau, qui atterrit à côté de son assiette, du bout du doigt, et le gouta.

«Je suis vraiment désolé! C'est mon neveu, il est un peu dérangé.»

L'oncle Vernon se leva en s'excusant précipitamment auprès des invités alors que tante Pétunia se précipitait dans la cuisine pour récupérer une serviette pour chacun d'eux.

«Si vous voulez bien m'excuser pour un moment, je vous promets que je vais m'en occuper.»

La grande main charnue de l'oncle Vernon vint alors agripper douloureusement l'oreille d'Harry qui se retrouva trainé de force hors de la pièce et ils montèrent les escalier vers sa chambre. La prise était si serrée qu'Harry pensait que l'oncle Vernon allait surement lui arracher l'oreille.

Quand ils arrivèrent dans sa chambre, Harry fut poussé à l'intérieur et l'oncle Vernon ferma la porte derrière eux d'un claquement retentissant.

«Tu l'as vraiment fait, garçon! Montrez ta monstruosité devant mes invités! Tu as délibérément ruiner mon dîner!» cria l'oncle Vernon en le pointant de son doigt grassouillet.

Harry secoua la tête, les mains levées. «Non! Je-Je te jure que je ne voulais pas, j''ai trébuché sur le pied de Dudley et-»

Smack!

Le visage d'Harry se tourna d'un côté lorsqu'une main charnue entra brusquement en contact avec sa joue. Il haleta, titubant en arrière et leva une main pour palper sa joue lancinante.

«Il n'y a pas d'explications à donner pour tout ça, j'ai vu la monstruosité que tu as faites de mes propres yeux.» L'oncle Vernon prit le devant du t-shirt d'Harry pour le rapprocher, son gros visage terriblement proche de celui d'Harry alors qu'il prenait une teinte rouge désagréable, une veine pulsant vivement sur son front.

«Qu'est c'que j't'ai dis sur le fait de le garder sous contrôle? Tu paieras pour ça, garçon.»

La prise sur son t-shirt se libéra, puis les gros doigts de son oncle commencèrent à déboucler maladroitement sa ceinture autour de sa large taille.

« Non s'il te plait, je-je suis désolé oncle Vernon. Je ne voulais vraiment pas… c'était un a-accident!»

Harry recula le plus loin possible et essaya de s'excuser même s'il savait que cela n'allait pas dissuader la colère de l'oncle Vernon. Ça n'avait jamais réussi.

«Espèce de petit monstre ingrat!» Rugit l'oncle Vernon en balançant brusquement la ceinture. Cela frappa Harry sur l'épaule, et il leva les bras pour tenter de se protéger le visage en se tournant pour que son dos subisse le plus gros des coups.

«Nous t'avons fourni un toit au-dessus de ta tête, de la nourriture, des vêtements appartenant à notre Dudley et voici comment tu nous rembourses? En ruinant mon dîner - ma seule opportunité pour une promotion!»

Chaque coup semblait plus dur que le précédent et Harry essaya de ne pas faire de bruit, sauf une brusque respiration à chaque fois que la boucle de ceinture lui déchirait le dos. Il avait découvert dès son plus jeune âge que les pleurs n'aidaient jamais à réduire les coups, surtout quand il n'y avait personne autour pour les arrêter.

Lorsqu'il avait été battu pour la première fois, à l'âge de sept ans, il avait pathétiquement pleuré pour que tante Pétunia l'aide, croyant bêtement qu'elle ferait quelque chose. Harry venait de recevoir des coups beaucoup plus douloureux et une semaine enfermé dans son placard, trop blessé pour bouger.

«Rien d'autre qu'une nuisance. Un fardeau pour ma famille!» poursuivi l'oncle Vernon:«Tu aurais dû mourir avec tes déplorables parents bizarres. Cela nous aurait tous rendu service!»

C'était comme si des heures s'étaient écoulées, mais c'était sûrement que quelques minutes, alors que les coups continuaient à venir, et Harry se demanda quand l'oncle Vernon se lasserait.

Il ne pu empêcher un halètement douloureux de s'échapper alors qu'il s'effondra sur le sol quand l'oncle Vernon visa quelques bons coups à l'arrière de ses jambes. Des larmes s'accumulèrent dans ses yeux, prêtes à couler sur son visage, mais il les empêcha résolument de tomber.

Quand il sembla que l'oncle Vernon fut fatigué d'utiliser la ceinture, il la laissa tomber avec un bruit sourd et continua, à la place, avec des coups de pied et des coups de poing. Les tentatives d'Harry de rouler et de se tortiller étaient inutiles. Un coup de pied particulièrement bien placé dans les côtes lui coupa le souffle et le fit tousser violemment. Il failli s'évanouir de douleur.

Juste au moment où ça devenait insupportable, l'oncle Vernon s'arrêta brusquement et resta là pendant un moment, fixant silencieusement Harry en haletant lourdement sous l'effort.

«Tu n'es rien que des ennuis. C'est précisément ça que tu mérites!» dit l'oncle Vernon à bout de souffle alors qu'il remettait maladroitement sa ceinture. «Et ne t'attends pas à un repas pour la semaine à venir.»

Il donna quelques coups de pied bien placés sur les côtes d'Harry avant de quitter la pièce, claquant la porte derrière lui. Un instant plus tard, Harry pouvait entendre les bruits des nombreuses serrures de sa porte cliqueter.

Après avoir entendu le dernier bruit de pas corpulent de l'oncle Vernon s'éloigner, Harry tenta de se relever du sol dur et d'aller sur son lit mais décida rapidement de ne pas le faire. À la place, il se recroquevilla, sifflant face à la douleur aiguë dans sa poitrine à cause du bref mouvement. Il avait probablement une ou deux côtes cassées et il savait que son dos n'était pas dans un bel état non plus. Son corps tout entier, et surtout son dos semblaient être en feu et le moindre mouvement qu'il tentait de faire envoya une explosion de douleur dans tout son corps. Sa lèvre inférieure était sanglante et gonflée par ses efforts d'empêcher ses cris de s'échapper.

Il prit une respiration tremblante et peu profonde, les larmes qu'il retenait ruisselaient maintenant sur son visage. Les mots de l'oncle Vernon résonnèrent dans son esprit.

Et quelque part dans un coin de son esprit, il était d'accord avec tout ce qu'il avait dit.

Il était non désiré, mal aimé, ingrat, un monstre, un fardeau.

Peut-être qu'il avait raison… Je méritais d'être puni, j'ai fais tué des gens. Regardez ce qui est arrivé à Sirius…et Cédric, et maman et papa.

Plus que jamais Harry souhaitait être avec eux.

Il souhaitait avoir quelqu'un…n'importe qui, qui voulait de lui et se souciait de lui pour lui…

Pas parce qu'il était le Garçon-Qui-A-Survécu ou le sauveur du monde sorcier mais juste Harry.

Juste Harry.

C'était tout ce qu'il avait toujours voulu. Tout ce que ses amis semblaient tenir pour acquis.

C'était trop demander?

Harry soupira et posa sa joue contre le plancher froid en essayant de repousser ces pensées de son esprit.

Peut-être que je devrais juste me tuer maintenant, je pourrais être avec Sirius, Maman, Papa et tous mes autres proches que je n'ai jamais rencontrés.

Cela le sortirait surement de sa misère.

Il n'y aurait plus de douleur…

Mais alors qui vaincrait Voldemort? Pourrait-il laisser ses amis, ici, avec un fou toujours en liberté s'il avait le pouvoir d'y mettre un terme?

Il n'en était pas sûr.

Voldemort était celui qui avait assassiné ses parents. Il était celui qui avait rendu sa vie comme ça. Il allait finir cette guerre pour ses parents parce qu'ils avaient tellement sacrifiés pour lui.

Ils avaient sacrifiés leurs vies pour lui.

Harry voulait honorer leurs sacrifices et, espérons-le, les rendre fiers.

Mais il ne savait pas combien de choses il pouvait encore supporter avant de se briser en un millions de morceaux impossible à reconstituer. Il en avait marre d'être le Garçon Qui A Survécu. Personne ne semblait vraiment comprendre tout ce qu'il avait vécu ou tout ce qui se passait.

Ses amis signifiaient beaucoup pour lui et il était toujours reconnaissant de les avoir à ses côtés pendant toutes ces périodes difficiles. Mais ils avaient, chacun d'eux, leurs familles donc Harry ne manquerait pas trop, non?

Ces nombreuses pensées continuèrent à tourbillonner dans son esprit jusqu'à ce que ses paupières devinrent lourdes et qu'il les laissa se fermer, la fatigue de la journée commençant à s'installer.

Il ne fallut pas longtemps avant que le sommeil l'enveloppe.