T/N: Chapitre assez frustrant à traduire...Vous le découvrirez par vous même.
Mais je vous avoue que Severus va être un peu ( beaucoup ) frustrant et hypocrite dans les chapitres qui vont suivre.
Je voulais vous remercier pour tous ces follows, et les commentaires. Ça me fait tellement chaud au coeur.
Je tenais aussi à m'excuser si je ne réponds pas à vos commentaires. Je ne sais pas vraiment comment faire.
~Passez une bonne journée et prenez soin de vous! A bientôt.~
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Severus Rogue était installé dans son bureau, les bruits du grattement d'une plume sur un parchemin remplissaient la pièce, alors qu'il revoyait son programme pour ses futures classes du prochain trimestre scolaire.
Normalement, à cette époque de l'été, il aurait déjà fini ses toutes obligations scolaires. Cependant cet été différait considérablement des étés passés.
Il termina enfin le programme de deuxième année quand un coup à sa porte interrompit son travail. Après un «entrez» clairement prononcé, la porte s'ouvrit juste assez pour qu'un garçon, aux cheveux brun froncé et aux yeux noirs, puisse regarder dans la pièce.
«Ne t'avais-je pas dis de ne pas me déranger ce matin?» demanda Severus en levant les yeux vers le garçon de quatorze ans.
« Ouais mais je m'ennuie et il n'y a rien à faire ici,» répliqua le garçon, alors que le reste de son corps entrait dans la pièce. Il referma la porte derrière lui puis se dirigea vers lui, pour se laisser tomber dans le fauteuil placé devant le large bureau en chêne de Severus.
Severus leva un sourcil vers lui, «Et ça justifie de perturber mon travail?»
Le garçon ne répondit pas, haussant seulement les épaules, tandis que Severus posait sa plume et croisait ses bras sur le bureau.
«Et bien, je n'aurais aucun problème à te donner des devoirs supplémentaires si tu as dû mal à trouver quelque chose de productif pour occuper ton temps, Kieran.»
Kieran grimaça et secoua rapidement sa tête. Il se pencha en avant sur son siège, ses coudes reposant sur ses genoux. «Je suis venu te demander si tu voulais aller voler avec moi.»
«Comme je te l'ai déjà dis, j'ai beaucoup de travail à faire pour le nouveau semestre-»
Un grognement dramatique l'interrompit avant que le garçon ne réponde: «Mais papa, tu es resté ici toute la journée!»
Severus lui lança un regard désapprobateur face à l'interruption, bien que cela n'ait pas le même effet sur Kieran contrairement à ses élèves.
«Allons prendre de l'air frais…et un peu de la lumière du soleil,» dit Kiera, jetant un coup d'oeil par la fenêtre qui filtrait les chauds rayons du soleil. Il se retourna vers Severus et sourit, « De toute façon c'est ce dont tu as besoin maintenant.»
«Gosse insolent,» marmonna Severus. Il jeta un coup d'oeil à l'horloge, s'apercevant qu'il avait passé pas mal d'heures assit à son bureau. Il était peut-être temps pour lui de faire une pause, ne serait-ce que pour étirer ses membres raides.
«Très bien, va chercher ton balai. Je te retrouve là dans un moment.» concéda-t-il, en faisant signe à son fils de partir.
Kieran sourit, renversant presque la chaise dans son excitation lorsqu'il se leva et quitta précipitamment la pièce sans un mot. Serveurs secoua la tête face aux pitreries de son fils, alors qu'il se levait pour étirer ses jambes. Habituellement, Severus n'aurait pas toléré ce genre de comportement. Cependant il semblait que quand il s'agissait de son fils Severus avait développé, par inadvertance, un petit faible depuis qu'il était venu rester avec lui pour l'été.
Severus avait été réticent à y croire quand la mère du garçon était venue le chercher et lui annoncer ça l'année dernière. Mais Clarice avait expliqué ce qui s'était passé tout en fournissant des preuves. Quand Severus avait rencontré Kieran il n'avait pas pu nier la ressemblance certaine entre le garçon et lui. Kieran ressemblait à Severus enfant. Les différences étaient que son fils n'avait, heureusement, pas hérité de son nez crochu et ses cheveux étaient bruns foncés comme sa mère.
Au début il ne voulait rien avoir à faire avec le garçon, étant habitué à vivre seul depuis très longtemps, jusqu'à c'que Clarice réussisse à le convaincre d'apprendre à connaître son fils et de faire partie de sa vie. Par conséquent, Kieran restait maintenant avec lui pendant l'été au Manoir Prince, un manoir que Severus avait hérité de sa mère. Il y avait rarement séjourné auparavant, préférant plutôt rester dans ses quartiers à Poudlard au lieu de cette grande propriété assez grande pour lui seul.
C'était assez étrange de partager une maison avec quelqu'un mais Severus découvrit, assez vite, que cela ne le dérangeait pas de passer du temps avec le garçon et d'apprendre à le connaître. Severus pouvait admettre, ne serait-ce que pour lui-même, qu'il appréciait la compagnie et qu'il aimait avoir quelqu'un à prendre en charge et qui soit à lui. Son fils était certainement plus tolérable que ces stupides élèves qu'il devait enseigner chaque année.
Severus était encore relativement novice dans le monde de la paternité et, considérant sa propre enfance épouvantable, ce n'était pas surprenant qu'il soit inexpérimenté dans le domaine de la parentalité. Il n'avait pas vraiment eu de modèle compétents. Au début cette pensée l'avait d'abord effrayée, en réalisant soudainement qu'il avait un fils quand il n'avait jamais prévu d'avoir une famille. Et la seule personne avec qu'il y avait pensé était morte depuis longtemps.
Lily était la seule personne qui avait vu un autre côté de lui et la seule personne avec qu'il s'était ouvert. Cette partie de lui était maintenant cachée et cadenassée depuis qu'elle s'était mariée avec James Potter et qu'elle avait eu Potter comme progéniture. Depuis lors, Severus avait érigé un mur solidement construit qui ne permettait à personne d'y entrer. Au fond de lui il savait que la seule personne qu'il pouvait aimer était liLy.
«Allez papa!», un cri de Kieran arracha Severus de ses pensées. Il leva les yeux pour voir le garçon attendre impatiemment près de la porte, son balai nouvellement poli serré dans sa main.
Ne voulant pas faire attendre son fils, Severus récupéra son propre balai et le suivit dehors. Ils volèrent ensemble dans le vaste jardin, à l'arrière, jusqu'au coucher du soleil.
Alors que Severus terminait son travail ce soir-là, il pensa à tout ce qui avait changé dans sa vie depuis qu'il avait découvert son fils.
Entre lui et Clarice ce n'était qu'un coup d'un soir, une tentative pour apaiser son chagrin après cette fatidique nuit d'Halloween. Les souvenirs de cette nuit était très brumeux. Il était tellement ivre que c'était arrivé sans son contrôle. Ce n'était que le lendemain matin, quand il se réveilla sur un lit avec Clarice à côté de lui, qu'il réalisa ce qui s'était passé. Clarice avait, apparement, voulu lui offrir du réconfort et donc Kieran avait vu le jour après ça. Même si Severus n'avait aucun sentiment pour Clarice, loin de là en fait, il essayait juste d'être un bon père pour leur fils.
Severus avait été inquiet d'être incapable de fournir tout ce que Kieran voulait. Depuis la naissance le garçon était gâté par sa mère, des cadeaux extravagants et de la meilleur qualité. Par aucun moyen Severus ne s'était considéré comme riche, même s'il était un Maître des Potions très estimé et qu'il avait beaucoup d'argent dans ses coffres pour vivre toute une vie confortablement. Il ne faisait qu'acheter ce dont il avait besoin et rien de plus, préférant ne pas gaspiller l'argent sur des articles frivoles qui n'avaient aucune utilités.
Ses pensées furent brusquement interrompues lorsqu'il sentit un changement dans la magie de la pièce. Severus se figea et sortit instantanément sa baguette, se préparant à toutes les possibilités qui auraient pu provoquer ce changement dans l'air.
Soudainement, une lettre épaisse se matérialisa dans le vide et atterrit doucement sur le sol devant lui. Il s'avança prudemment en lançant toutes sortes de sortilèges de révélations dessus pour s'assurer qu'elle ne contenait aucunes malédictions. Après n'avoir rien trouvé sortant de l'ordinaire, Severus ramassa la lettre et la retourna. Ce qu'il vit lui coupa le souffle. Il dut s'asseoir sur l'accoudoir, les jambes tremblantes.
Au recto de la lettre se trouvait son nom, écrit avec une écriture familière qu'il ne pensait ne plus jamais revoir.
Impossible… Ça ne pouvait pas être…
Ses longs doigts brisèrent soigneusement le sceau de l'enveloppe et sortirent lentement la lettre avec autant de soin que si c'était la chose la plus précieuse au monde.
Un parfum floral emplit l'air autour de lui et il dut éloigner les souvenirs qu'il lui évoquait.
Cher Severus,
Sans tourner autour du pot, Harry est le tien pas celui de James.
Tu avais toujours dit que tu voulais accomplir ton rôle pour garantir un monde plus sûr pour notre fils. Mais j'aurais souhaité que nous n'avions pas à recourir à de telles mesures. J'espère que quand tu auras cette lettre, la guerre est terminée et tu n'as plus à être un espion pour l'Ordre. Sache que je voulais te le dire depuis si longtemps maintenant et te rendre, aussi, tes vraies souvenirs. Mais tu as décidé de les effacer pour nous garder en sécurité quand Voldemort commença à être suspicieux envers toi et ton rôle dans la guerre. Dumbledore a alors suggéré qu'Harry et moi resterions en sécurité avec James et que nous devions laisser les gens croire que nous étions ensemble.
Harry a un glamour qui le fait ressembler à James. C'est une illusion que je souhaite chaque jour enlever pour qu'il soit comme il doit être.
Harry me fait tellement pensé à toi et pourtant, il est le parfait mélange de nous deux. Je pense qu'il a hérité de ton entêtement et de notre tempérament, ce qui peut parfois être un mélange assez pénible.
Je n'oublierais jamais le regard de fierté sur ton visage quand tu avais porté notre fils dans tes bras pour la première fois. Tu peux me mépriser ou te renfrogner tant que tu veux, Severus, mais Harry t'avait enroulé autour de son petit doigt. Ça me manque les jours où tu rentrais à la maison et que tu t'endormais dans le fauteuil à bascule avec Harry blottit contre toi.
Il y a des jours où je m'attends encore à te voir passer la porte…
Même dans les rares occasions où nous avions des invités, Harry trottait aussi vite qu'il pouvait comme s'il espérait être le premier à te saluer et à être pris dans tes bras. Ce qu'il le faisait toujours, à chaque fois que tu revenais d'une longue journée.
Depuis ton départ, Harry est tellement en manque de toi. Récemment, il a eut une crise de colère et a provoqué son premier accident magique, qui a presque brisé tous les verres de la maison. Un exploit assez impressionnant pour un enfant d'un an. Il t'appelait. Harry le fait beaucoup ces derniers temps et mon coeur se brise à chaque fois sachant que je ne peux rien y faire. La biche en peluche que tu lui avais donné est toujours posée sous son menton, chaque soir; il ne semble pas pouvoir dormir sans. Au moins Harry a au moins ça pour lui apporter du réconfort dans ces moments difficiles.
Je n'arrête pas de me répéter que cette situation est temporaire, que tout finira bien. Mais je commence à ressembler à un tourne-disque rayé. Tu me manques Sev.
Tous les jours quand nous recevons la dernière édition du Daily Prophet je me demande où tu es et si tu es en sécurité. Cette fichue guerre a déchiré notre famille et je ne sais pas combien de temps je peux le supporter. Je ne peux qu'espérer qu'un jour nous serons réunis à nouveau en tant que famille.
Mais si ce moment n'arrive jamais, j'ai écrit une lettre pour Harry, toi et Dumbledore pour le seizième anniversaire d'Harry. Cette enveloppe contient vos souvenirs et explique tout. Tes vrais souvenirs remplaceront les faux une fois que tu les auras vus. S'il te plait, regarde-les et souviens-toi, Sev. Souviens-toi de tous ces bons moments passés ensemble en tant que famille et même si c'était pour une courte période de temps, ils sont quand même les meilleurs moments de ma vie.
S'il te plaît trouve notre fils. Je pense qu'Harry a besoin de son père autant que tu as besoin de ton fils.
Tu était un père incroyable et tu l'es toujours.
S'il te plaît prends soin de notre fils.
Je t'aime Severus.
À jamais.
Ta femme,
Lily Snape
Severus resta immobile pendant un certain temps, fixant la lettre et la relisant encore et encore. Son esprit sembla temporairement incapable de comprendre les morts écrits devant lui…
Lily et moi étions mariés… Nous avions un fils ensemble…
Harry est le mien…
Le garçon qui vivait pour tourmenter chaque heure de la journée de Severus, avec son arrogance et son insouciance stupide, pendant les cinq dernières années, n'était pas un Potter.
C'était comme si tout son monde était renversé de son axe…
Comment diable était-ce arrivé ?
Severus savait pertinemment que Lily avait mis fin à leur amitié après qu'il l'avait appelé par ce grossier mot, lors d'un moment humiliant. Ses tentatives d'excuses étaient vaines car elle ne lui pardonna jamais et depuis, il avait regretté ce jour-là. Il n'hésiterais pas à revenir en arrière et à le changer s'il le pouvait. À partir de ce moment ces émotions étaient profondément enfouies derrières des couches de boucliers d'Occlumencie. Mais à chaque fois qu'il voyait Lily avec Potter, toute cette colère, cette amertume, et ce dégout de soi augmentaient pour bouillir juste sous la surface.
Et quand Severus posa, pour la première fois, les yeux sur leur fils de onze ans dans la Grande Salle. Des cheveux noirs en désordres avec des lunettes rondes. Il était le portrait craché de James Potter et toute cette amertume et haine refirent surface et se déversèrent pleinement sur le garçon.
Ces yeux verts foudroyants, les yeux de Lily, rappelaient toujours à Severus ce qu'il aurait pu avoir.
Et bien, d'une manière ou d'une autre, il était totalement le tien Severus…
Cela le sortit de son choc et il se secoua, chassant rapidement cette pensée de son esprit.
Severus bascula soigneusement l'enveloppe et attrapa la fiole de souvenirs d'un blanc argenté, qui tourbillonnant et tombait inlassablement.
Tes vraies souvenirs remplaceront les faux…
Ses yeux se plissèrent face à la fiole scintillante, se demandant ce qu'elles contenaient et lesquels de ses souvenirs étaient vrais et lesquels étaient fabriqués.
Devait-il les regarder? Le voulait-il? Voulait-il être le père de Potter?
Severus se renfrogna. Non, il venait tout juste de découvrir qu'il avait déjà un fils, il n'avait pas besoin d'un autre et encore moins Potter.
Mais il n'était pas vraiment un Potter, n'est-ce pas?
De toute façon, il n'y avait aucun doute. Le garçon ne l'acceptera jamais comme père. Ses proches devaient le chouchouter et le gâter - pourquoi voudrait-il les quitter? De plus, il était toujours un arrogant, briseur de règles, toujours en quête d'attention et impertinent adolescent de l'école. Même si ce n'était pas un Potter, son attitude était en tout point similaire à celui de James Potter.
Mais il était de toi et de Lily. Une petite voix dans sa tête parla. Il était la dernière chose qui restait de Lily.
Severus arrêta fermement cette voix, poussant ces pensées au plus profond de son esprit et y ferma la porte.
Bien-sûr, d'une manière ou d'une autre, Potter semblait toujours trouver un moyen de perturber sa vie.
Il se dirigea vers son bureau et, d'un mouvement sec de sa baguette, ouvrit son tiroir supérieur.
Non, il n'allait pas laisser le gamin gâcher ce parfait été avec Kieran.
Ayant apparemment prit une décision, Severus posa doucement la fiole de souvenirs et la lettre dans le tiroir en se disant qu'il les regarderait plus tard. Puis il les protégea par une barrière, s'assurant qu'il ne pouvait être ouvert que par lui.
Après avoir tout fini, Severus quitta son bureau et se dirigea directement vers sa chambre, ne s'arrêtant que brièvement pour regarder dans la chambre de Kieran. Son fils était profondément endormi sur son ventre, ronflant dans son oreiller, un bras se balançant sur le côté du lit. Avec un mouvement fugace, vers le haut, de ses lèvres, Severus continua son chemin vers sa propre chambre. Il tomba dans un sommeil réparateur sans même penser, pour une seconde, au fait qu'il venait de découvrir qu'il avait un autre fils.
