Quelques réponses à vos reviews: Comme je ne peux pas directement vous répondre, je me suis dis que je pouvais le faire ici, en tout cas clarifier certaines choses et donner mon avis :) Et même si je prends de l'avance dans la traduction, j'ai pris beaucoup plus de temps à traduire ce chapitre, qui est assez long et intense, en tout cas pour moi.
À propos de la relation entre Harry et Severus, je ne vais bien-sûr pas vous spoiler. Mais il faut reconnaître que Severus se retrouve à faire quelque chose qu'il ne veut pas, c'est-à dire recueillir Harry. Et pour Harry, il va certes être logé et nourri mais ça reste un adolescent. Je pense que niveau éducation, un enfant a besoin de plus que ça. Il faut aussi un support émotionnel…Ce que Severus ne veut pas donner.
Mais n'oubliez pas que c'est une fiction tagger hurt/comfort donc malheureusement notre Harry devra passer par des moments extrêmement difficile avant d'avoir le soutien émotionnel et moral qu'il mérite.
Au final, Severus est l'adulte de la situation mais sa frustration et sa haine l'aveuglent totalement. Ce qui est irresponsable et hypocrite, c'est vrai. Son choix d'accepter Kieran, donc lui donner une chance, et de continuer à haïr Harry après avoir apprit la vérité est totalement contradictoire. Donc là je pense que Severus est un peu…identique au canon. Mais des évènements lui feront prendre conscience de son hypocrisie et de l'injustice que vit Harry.
À propos de Kieran …Ça reste aussi un enfant. Qui, au contraire d'Harry, a une mère qui l'a toujours choyé et aimé. Son égoïsme est quand même compréhensible, au vue de son âge, mais je pense que c'est totalement disproportionné et influencé par sa mère et le point de vue qu'à Severus sur Harry. Et sa vision des choses est donc totalement idéalisée et biaisée. Mais si vous n'aimez pas Kieran, attendez de voir sa mère et vous comprendrez tout.
Harry a encore malheureusement beaucoup à subir dans les prochains chapitres.
Pour Dumbledore, pourquoi il a été mis au courant et pourquoi n'a t-il rien fait. Je pense que comme Severus, sa mémoire a été changé. Voilà pourquoi il n'a rien fait après la mort de Lily. Et aussi pourquoi Lily lui a envoyé une lettre. Il y a aussi le fait que c'est lui qui a influencé Lily et Severus à faire ce choix. C'est donc logique qui soit mis au courant.
Bref, merci de prendre le temps de lire ma longue note et j'attends avec impatience vos retours! J'espère que ça ne vous dérange pas que je fasse cette longue note avant que le chapitre commence.
J'espère quand même que vous aimerez cette fiction autant que moi…Et que je réussirai à vous faire transmettre certaines choses et les émotions adéquates que j'ai moi-même ressenties.
PS: Pour le rythme de parution, voulez-vous un jour précis? Ou que je continue à publier comme bon me semble? Sachant que j'ai des jours où je suis totalement déterminée à prendre de l'avance dans la traduction et d'autres jours où je ne veux plus entendre parler de traduction xD
Prenez soin de vous, ayez un peu de patience pour Harry !
~Passez une bonne lecture! À bientôt!~
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La voix froide et aiguë de Tante Pétunia et les coups rapides à sa porte réveillèrent, beaucoup trop tôt, Harry de son sommeil agité, le lendemain matin.
«Lève-toi garçon et commence à préparer le petit-déjeuner!»
Il l'entendit vaguement déverrouiller les serrures de sa porte, puis avec un dernier coup insistant contre sa porte, elle s'éloigna et redescendit les escaliers.
Harry passa une main sur son visage, gémissant face à l'agressivité des rayons du soleil. Il resta, là, allongé pendant un moment, en clignant simplement des yeux vers le plafond, avant que les événements d'hier lui refassent surface. Après avoir attrapé ses lunettes et les posées sur son visage, Harry jeta un coup d'oeil vers son bureau et vit que la lettre qu'il avait reçue la nuit dernière était toujours là où il l'avait laissée.
Une confirmation que tout ça n'avait pas été qu'un simple rêve.
Rogue était son père.
Ils avaient, autrefois, été une famille heureuse comme le montraient les photos et la lettre de sa mère.
Apparemment, Rogue était capable de montrer des émotions autres que l'ennui, l'irritation et la haine.
S'il n'avait pas vu ces photos, Harry n'aurait jamais cru que Rogue pouvait être aussi… humain.
Tout ce qu'il avait apprit tournait dans sa tête et l'avait gardé éveillé presque toute la nuit. Il avait encore dû mal à comprendre la situation.
Même si Harry savait, sans aucun doute, que l'homme qu'il avait vu sur les photos - souriant et affectueux envers sa version plus jeune- n'était plus le même homme qu'il connaissait.
Le Rogue actuel semblait haïr Harry avec une passion brûlante.
Il ne voudra probablement rien avoir à faire avoir moi.
Mais s'il le faisait…
Pendant un bref instant, Harry se permit d'imaginer l'homme faisant irruption dans sa famille, pour l'éloigner de cet endroit- comme les rêves qu'il créait quand il était enfermé dans son placard- avant de se moquer de lui-même et de repousser cette pensée.
Là encore, peut-être que son père approuverait la façon dont les Dursley le traitaient.
Quelle façon appropriée de faire tomber de haut l'envie de recevoir de l'attention.
Harry soupira fortement, repoussant ses draps en arrière, puis leva doucement ses jambes sur le bord du lit et se leva en faisant attention à ne pas trop bousculer son dos. Il regarda son t-shirt taché de sang et décida rapidement qu'il devait se changer. Après avoir fouillé dans sa commode, il se décida pour l'un des vieux t-shirts de Dudley, qui avait un trou dans la zone des aisselles, qui était un peu plus ajusté que ses autres vieux vêtements. Avec ses vêtements à la main, Harry se dirigea rapidement vers la salle de bain, heureux qu'elle ne soit pas occupée.
Aussi prudemment que possible, Harry remonta son t-shirt en ruine au-dessus de sa tête et grimaça alors que quelques-unes des croûtes fraîches se détachèrent. Prenant un moment pour évaluer son corps battu dans le miroir, il remarqua les ecchymoses qui étaient sur le devant de sa poitrine et sur le long de ses côtes. Son dos était pire; des ecchymoses décolorées, des zébrures et des lignes rouges jonchaient sa peau.
Il n'y avait pratiquement aucune partie du haut de son corps qui n'était pas décoloré, de noire ou de bleu. C'était comme s'il avait traversé une jungle et s'en était à peine sortie.
Harry inspira profondément puis leva une main sur ses blessures, se concentrant alors qu'il lançait un puissant glamour pour cacher toutes ses ecchymoses et ses marques. Il regarda sa peau se lisser, semblant de nouveau sans tache.
Il ne fallait pas que quelqu'un découvre à quoi ressemblait vraiment le héros du monde sorcier, pensa amèrement Harry.
Depuis la première fois que l'oncle Vernon avait décidé de le punir, quelques jours avant son retour à Poudlard, Harry avait mit un point d'honneur à chercher un sort dans la bibliothèque pour couvrir les dégâts. Maintenant, il pouvait pratiquement le jeter dans son sommeil, l'ayant fait tellement de fois que c'était devenu une seconde nature. C'était le seul sort qu'Harry pouvait exécuter sans baguette et il pensait que c'était même indétectable pour le Ministère, puisqu'ils semblaient seulement suivre sa baguette.
Après avoir vérifié que toutes ses blessures étaient couvertes, Harry quitta la salle de bain et descendit aussi vite qu'il le pouvait. Il savait qu'il devait commencer à préparer leur petit-déjeuner avant que tante Pétunia ne décide d'étende sa liste déjà longue de corvées pour la journée juste parce qu'Harry les avait fait attendre trop longtemps.
S'il y avait un jour où il souhaitait vraiment que les Dursley oublient complètement sa présence c'était aujourd'hui, surtout après la nuit dernière.
Et bien sûr, c'était encore une journée étouffante.
Après qu'Harry eut fini de préparer le déjeuner, tante Pétunia l'enferma à l'extérieur de la maison en lui ordonnant de tailler les haies et de nettoyer les parterres de fleurs.
Les douleurs dans son corps entravaient ses progrès et Harry avait l'impression de travailler aussi lentement qu'un escargot. Il transpirait et la chaleur du soleil de l'après-midi lui donnait l'impression que son dos brulait. Voulant un peu se soulager des rayons infernaux du soleil, Harry rechercha un abri à l'ombre du grand chêne quand il remarqua que tante Pétunia et Dudley regardaient maintenant la télé, leurs dos tournés vers lui.
Il s'installa sur l'herbe et remonta ses genoux contre sa poitrine, enroulant ses bras autour d'eux. Habituellement les corvées l'aidaient à se distraire mais aujourd'hui son corps semblait fonctionner automatiquement tandis que ses pensées tournaient autour de la lettre de sa mère et des photographies posées sur son bureau.
Harry ne pouvait s'empêcher de se demander s'il y avait peut-être encore une part du père aimant des photos caché derrière tous ces ricanements et regards furieux du Rogue qu'il connaissait aujourd'hui.
Et l'homme devait avoir découvert la vérité en même temps qu'Harry… Sa mère avait mentionné avoir également envoyé une lettre à Rogue…
Peut-être que ce serait différent une fois que Rogue connaitrait la vérité…Peut-être que finalement…
Ou peut-être qu'il le niera et me rira au visage pour croire à une telle stupidité, pensa Harry alors qu'il arracha distraitement un tas plein d'herbes pour les déchirer en lambeaux.
Il tressaillit quand une chouette fauve-brune atterrit soudainement à côté de lui, le tirant efficacement de ses pensées, le vent de ses plumes ébouriffant les cheveux noirs déjà ébouriffé de Harry. La chouette le fixa, poussant un léger hululement en étirant sa jambe pour signaler à Harry de prendre la lettre qui lui était attachée.
«Merci,» dit Harry quand il prit la lettre, et après avoir répondu avec un autre hululement la chouette s'envola au loin.
Harry jeta un coup d'oeil en direction de sa tante et de son cousin, s'assurant que leur attention était toujours sur la télé, avant de commencer à ouvrir la lettre qui lui était adressé.
Harry,
J'arriverai à Privet Drive demain pour te récupérer de chez les Dursley. Au vue des récentes révélations, tu ne vivras plus chez eux.
S'il te plaît soit prêt à partir, demain, avant que je n'arrive. Je t'expliquerai tout à ce moment là.
Cordialement,
Albus Dumbledore
Harry cligna des yeux en relisant la lettre.
Une profusion de questions traversa son esprit.
Dumbledore venait le chercher demain? Il n'aurait plus à vivre avec les Dursley?
Alors où allait-il rester? Et surtout avec qui allait-il vivre?
La lettre semblait incroyablement vague, mais néanmoins Harry était plus qu'heureux de savoir qu'il allait partir.
Puis une autre pensée lui vint à l'esprit…
Dumbledore savait-il que Rogue était son père? Etait-ce pour cela qu'il n'aurait plus besoin de vivre avec ses proches?
Sinon pourquoi Harry pouvait-il quitter les Dursley sachant qu'ils y avaient les protections entourant Privet Drive?
C'était, semble-t-il, l'explication la plus logique qu'il pouvait trouver et étonnamment, il y avait une part de lui qui espérait avoir raison.
Tout ce qu'il avait toujours voulu c'était que quelqu'un se soucie de lui, comme ce que les parents faisaient et que leurs enfants semblaient tenir pour acquis. Quelqu'un en qu'il pouvait avoir confiance et à qu'il pouvait s'adresser quand il avait des problèmes, au lieu de toujours essayer de se débrouiller par lui-même.
Même s'il ne pouvait pas voir Rogue accepter volontiers de l'accueillir…
Est-ce que Dumbledore aller forcer quelqu'un d'autre à avoir Harry sans qu'il ne le veuille?
Et bien je ferai de mon mieux pour ne pas tout gâcher, pensa-t-il, sans réaliser à quel point il sonnait désespéré.
Le lendemain matin ne pouvait pas venir aussi vite.
Harry fixait les quelques maigres possessions qu'il avait posé sur son lit et qu'il allait emmené avec lui, en plus de quelques vêtements qu'il avait rangé et qui étaient décents.
Ce n'était pas beaucoup.
Son album photo qu'il avait reçu d'Hagrid et la lettre de sa mère, plus les photos, faisaient partis des objets précieux qu'il possédait. Tout le reste était rangé dans sa malle en bas, caché dans son placard à balais par l'oncle Vernon immédiatement après qu'Harry ait mit un pied dans la maison.
Il s'assit quelque peu anxieux sur le bord de son lit, regardant occasionnellement sa fenêtre, et attendit n'importe quoi pouvant signaler l'arrivée de Dumbledore.
La courte lettre qu'il avait reçue ne spécifiait aucun horaire- c'était juste écrit demain.
Donc Harry était réveillé depuis l'aube à attendre. De toute façon il n'avait pas pu dormir très longtemps, son esprit remplit de suggestion sur où il allait rester pendant le reste de l'été. Et Harry savait que les barrières protectrices ne marchaient qu'avec des parents vivants.
Y-a-t-il cru? A-t-il restauré sa mémoire comme l'avait mentionnée sa mère?
Harry aurait tout donné pour regarder ces souvenirs et être capable de se rappeler de quelque chose, n'importe quoi, sur sa mère, autre que ses cris et ses supplications.
La sonnette retentit, sortant Harry de ses pensées. Il alla vers la porte de sa chambre et pressa son oreille contre elle. Quelques secondes plus tard, Harry pouvait entendre quelques morceaux venant de tante Pétunia «Que faites-vous ici?» et d'oncle Vernon «Votre espèce n'est pas la bienvenue dans ma maison! Vous ne pouvez pas entrer!»
Harry imaginait l'oncle Vernon bloquer la porte, en voulant sans aucun doute la fermer au nez de Dumbledore. Mais très vite tout devint silencieux, une indication que ses proches avaient perdu la bataille et que Dumbledore était entré dans la maison.
Harry avait décidé, avant cela, de ne pas prévenir que le directeur de son école allait leur rendre visite et l'emmener ailleurs. Cela avait permis d'éviter une crise évidente de la part de sa tante et de son oncle si Harry leur avait dit qu'un sorcier allait venir dans leur parfaite maison, le lendemain. Même s'ils auraient, après, fêté le fait qu'Harry allait partir pour de bon. On le répétait beaucoup trop de fois qu'il n'était pas voulu ici et qu'ils étaient pressés de se débarrasser de leur fardeau.
Quand il entendit des pas rapides monter les escaliers, Harry s'éloigna rapidement de la porte et se rassit sur le bord de son lit. Il eut un bref cliquetis, pour ouvrir les nombreuses serrures puis la porte s'ouvrit et la tante Pétunia apparut avec une expression acerbe sur son visage.
«Quelqu'un est là pour toi» dit-elle
«D'accord.»
Harry la suivit en bas et vers le salon.
La vue qu'il rencontra était assez comique.
Dumbledore portait un long manteau de voyage et un chapeau pointu coloré et il était assit sur une chaise multicolore placée au milieu du salon, observant tout avec léger intérêt. Il avait l'air ridiculement pas à sa place.
L'oncle Vernon était assis sur le canapé de l'autre côté de la pièce, son visage était rouge vif et une veine pulsait dangereusement sur sa tempe. alors que Dudley était entrain d'essayer de se fondre, autant qu'il le pouvait, dans les coussins avec ses mains derrières son trop large postérieur. Ils ne prononcèrent aucun mots lorsque Harry rentra dans la pièce. Cependant, l'oncle Vernon tourna ses yeux brillants vers lui, semblant vouloir dire quelque chose mais décida au final qu'il ne valait mieux ne rien dire, en pinçant les lèvres. La tante Pétunia les rejoignit sur le canapé et entoura d'un bras les épaules tremblantes de Dudley.
La tension dans la pièce aurait pu être coupée au couteau.
«Ah, bonjour Harry» dit agréablement Dumbledore alors qu'il regardait Harry à travers ses lunettes en demi-lunes. «Ou je devrais plutôt dire, bon après-midi.»
Harry lança un regard vers l'horloge et réalisa qu'on était tout juste l'après midi, beaucoup plus tard qu'il ne l'avait réalisé.
«Bon après-midi, Professeur,» répondit-il poliment en prenant place sur la seule chaise restante près du feu.
«Je m'excuse pour mon petit retard,» dit Dumbledore en souriant. «Comment vas-tu Harry?»
«Bien monsieur,» fit Harry automatiquement.
Tante Pétunia s'éclaircit la gorge impatiemment. «Peut-on en finir avec ça?» dit-elle sèchement.
«Bien-sûr, Madame Dursley. Harry n'a plus besoin de rester ici,» annonça Dumbledore, en allant droit au but. «Il va partir avec moi aujourd'hui et ne reviendra plus.»
«Bon débarras!» s'exclama l'oncle Vernon, ses mains croisées contre son large torse. «N'était qu'une perte de place de toute façon.»
Dumbledore s'éclaircit la gorge puis fixa d'un regard désapprobateur la tante Pétunia.
«J'avais espéré que vous traiteriez votre neveu comme votre propre fils quand je l'ai laissé à vos soins. Lily était votre soeur. Malgré les différences entre vous deux, elle aurait voulu que vous traitiez son fils d'une meilleur manière que ça.»
Tante Pétunia haussa les épaules, pas du tout affecté par la désapprobation de Dumbledore. «Nous n'avons jamais voulu de lui, il n'était rien d'autre qu'un fardeau. Rien de plus qu'un monstre anormal. Comme si on aurait pu finir par l'aimer.»
Harry fronça les sourcils, se sentant comme si on l'avait frappé à l'estomac. Bien-sûr qu'il avait toujours su ce que sa famille pensait de lui mais l'entendre dire si facilement…ça faisait mal. Surtout venant de tante Pétunia. Il était lié à elle par le sang, elle était la soeur de sa mère après tout.
Dumbledore se tourna vers Harry. «Va prendre tes affaires Harry. Je serai là dans quelques instants. Nous devons discuter de certaines chose avant que nous partions.»
«Oui, monsieur.»
Harry se leva et lança un dernier regard vers les Dursley avant de sortir de la pièce, sentant leurs yeux le suivre.
De retour dans sa chambre, il s'assit sur son lit en attendant Dumbledore et ses yeux se dirigèrent vers la lettre près de lui.
Pas même une minute après, Dumbledore entra, lançant un rapide coup d'œil à la chambre avant de fermer la porte derrière lui.
«Bien Harry, nous devons discuter des arrangements concernant ton futur domicile,» commença Dumbledore alors qu'il tirait la vieille chaise en face du bureau d'Harry pour s'y asseoir. «J'ai reçu une lettre de ta mère.»
Harry hocha légèrement la tête et Dumbledore continua, «Elle m'a informé de ta filiation avec le Professeur Rogue et il a accepté de te laisser rester avec lui durant le reste de l'été.»
Harry cligna des yeux, se demandant s'il avait bien entendu…Rogue avait accepté de laisser Harry rester avec lui?
Le petit bout d'espoir s'emporta encore une fois.
Peut-être qu'il se souvient, peut-être qu'il ne me déteste plus maintenant…Ou en tout cas moins qu'avant…
«J'ai bien peur de t'avoir fait du tort, Harry.» dit Dumbledore en coupant court aux pensées à ses pensées. «Il semblerait que c'était une terrible idée de te laisser aux soins des Dursley. Mais je pensais que c'était la meilleure solution à ce moment là. Pétunia est la soeur de ta mère, j'avais espéré qu'elle te traiterai comme si tu étais son fils. J'avais cru que c'était pour le mieux que de te laisser chez la seule famille qui te restait. Cependant, les Dursley n'ont jamais été une famille n'est-ce pas?»
«Non monsieur. Ils ne m'ont jamais traité comme un membre de leur famille.» fit doucement Harry.
«Je suis désolé, Harry» dit Dumbledore, ses yeux s'obscurcirent pendant qu'il pressait l'épaule de celui-ci.
Harry baissa ses yeux sur ses mains posées sur ses genoux et hocha la tête, ne sachant pas quoi répondre. Il ne savait pas s'il devait se sentir en colère contre Dumbledore pour l'avoir laissé ici en premier lieu ou pour l'avoir poussé à revenir chaque été, malgré qu'il l'ait supplié de rester à Poudlard. Mais il supposait que les protections étaient plus importantes…
« Avec un peu de chance, ce nouvel arrangement tu permettras de recevoir ce que tu n'as jamais reçu.»
Encore une fois Harry ne fit qu'hocher la tête, à court de mots.
«Je suis content de l'avoir découvert mon garçon,» dit Dumbledore, causant Harry à le regarder avec surprise. Il y avait un sourire sur son visage, le pétillement retournant dans ses yeux bleus. «Je suis conscient que toi et Severus ne vous êtes jamais entendus par le passé mais s'il te plaît Harry, essaie quand même. Il n'y a personne en qui j'ai plus confiance pour te protéger.»
«Est-ce qu'il me veut seulement pour fils?» lâcha Harry sans réussir à se contrôler. Et il voulu désespérément retirer les mots qu'il venait de dire.
Dumbledore hésita comme s'il contemplait sa réponse, «Sois juste optimiste, Harry. Ce sera une route difficile à parcourir mais ça ne le sera pas pour toujours.»
Je prends ça pour un non.
Mais il aurait déjà dû s'y attendre.
«Ne perd jamais espoir» continua Dumbledore comme s'il lisait dans ses pensées.
«Professeur comment va Remus?»
Harry voulait savoir depuis un moment comment allait son ancien professeur, maintenant que son meilleur ami avait disparu. Il devait éviter l'usuelle culpabilité qui commençait à ramper dans son esprit, comme à chaque fois qu'il pensait à ça.
«Tout va bien. Remus est en mission et devrait bientôt revenir,» répliqua Dumbledore, puis il croisa ses doigts ensemble. «Il y a aussi un sujet important que l'on doit discuter avant notre départ.» Quand il vit qu'il avait toute l'attention d'Harry, il continua, «J'ai découvert des informations très précieuses qui seront cruciales pour la victoire de cette guerre.»
«Y a t-il un lien avec Voldemort, monsieur?» demanda Harry, maintenant intrigué sur ce que Dumbledore voulait lui révéler. Après avoir été laissé dans le noir pendant la plupart de sa cinquième année, Harry était heureux que Dumbledore l'incluait maintenant dans les efforts de guerre.
Enfin, surtout si c'est moi qui doit le vaincre.
«Oui ça l'ait. Tu prendras des leçons privées avec moi cette année.» annonça Dumbledore. «Les informations sont très sensible et ne pourront pas être partager avec n'importe qui. Je t'en informerai quand l'école commencera. Pour l'instant, tu devrais profiter du reste de l'été.»
«Bien monsieur,» dit Harry. «Y-a-t-il eu des incidents liés à Voldemort récemment ou à ses mangemorts?»
«Il recrute plus de partisans en ce moment. Ils y avaient aussi eu quelques attaques de mangemorts dans le monde moldu mais rien qui ne soient pas contrôlables.Voldemort n'est pas apparu mais ça ne tardera pas à changer. On m'a informé qu'il prévoyait une attaque. C'est pour ça que tu dois rester en sécurité Harry. Ne sort pas en-dehors des barrières protectrices sans Severus,» dit sérieusement Dumbledore.
Harry hocha la tête pour montrer qu'il avait comprit la sévérité de la situation.
«Et bien, devrions-nous partir?» Dumbledore se leva et remit la chaise à sa place.
Harry prit les maigres affaires qu'il avait laissé sur son lit puis demanda,
«Heu monsieur? Ma malle est enfermée dans le placard sous l'escalier. Pourriez-vous l'ouvrir pour moi?»
«Bien-sûr Harry,» dit Dumbledore alors qu'il se dirigea vers la porte, Harry le suivant derrière.
Une fois en bas, Dumbledore ouvrit le placard et levita la malle. Avec un léger coup de sa baguette, il élimina toutes les chaines autour de celle-ci. Après qu'Harry eut rangé le reste de ses affaires dans la malle, Dumbledore la rétrécit pour qu'Harry puisse la ranger facilement dans la poche de son jean.
«As-tu toutes tes affaires?»
«Oui monsieur, je suis prêt.» répondit Harry.
«Un dernier mot à tes proches avant que nous partions?» fit Dumbledore alors qu'il scruta à travers ses lunettes en demies-lunes les trois Dursley, qui n'avaient toujours pas bougé de leurs places sur le canapé.
Harry secoua la tête. «Non monsieur,»
«Très bien.» Dumbledore dirigea Harry vers la porte. Avant qu'ils ne posent un pied à l'extérieur, Dumbledore agita sa baguette sur eux et Harry sentit un picotement froid le parcourir du haut de sa tête jusqu'au bas de ses pieds.
«Sortilège de désillusion,» informa simplement Dumbledore.
Une fois à l'extérieur, Harry se stoppa pour lancer un dernier regard vers le seul foyer qu'il avait jamais connu avant de lui tourner le dos pour de bon.
«Par là.» Dumbledore commença à marcher à un rythme soutenu avec Harry qui réussit garder le pas derrière lui.
«Où vit-il, professeur?» demanda Harry.
«Je crois que tu le sauras bientôt» répliqua Dumbledore alors qu'ils tournaient le coin sur Magnolia Crescent et arrivèrent bientôt dans une ruelle étroite. Avec un dernier regard aux alentours, il tendit son bras, «Prend mon bras, Harry.»
Harry le fit et la dernière chose qu'il savait c'était que tout devint noir. Il trouva difficile de respirer, se sentant comme s'il était pressé à travers un tube étroit. Puis aussi vite qu'elle était apparue, la sensation disparut et ses pieds touchèrent un sol dur. Si ce n'était pour sa prise sur le bras de Dumbledore, il serait tombé.
«Venons-nous de transplaner?» demanda Harry quand sa tête s'arrêta de tourner.
«Oui et tu l'as bien supporté,» sourit Dumbledore. «La plupart des gens vomissent pour leurs premières fois.»
«Ouais, je pense que je vais juste m'en tenir au vol,» marmonna Harry, se penchant en avant, ses mains posées sur ses genoux.
Une fois qu'il ne fut pas submergé de nausées, Harry se redressa et réalisa que la ruelle sombre avait disparu et qu'ils se tenaient maintenant devant les portes d'entrées d'un énorme et magnifique manoir.
