#BLACKLIVESMATTER
T/N: Vous pouvez lire le chapitre 6 pour plus d'informations. Ne soyons pas silencieux.
T/N: Severus fait face à la réalité.
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Severus tamponna le reste du baume sur les ecchymoses violettes de l'oeil au beurre noir de Potter, tout en envisageant les sanctions appropriées pour le combat destructeur que les garçons ont eu dans la bibliothèque. Il prit mentalement note d'avoir une sérieuse discussion avec Kieran sur son vocabulaire abominable et sa malhonnêteté.
En tant que directeur de la maison Serpentard, Severus savait généralement comment vérifier si ses élèves étaient honnêtes mais, après l'incident d'aujourd'hui, il réalisa qu'il était peut-être devenu un peu trop indulgent avec Kieran.
Kieran avait raconté une version embellie des évènements, omettant plusieurs détails importants lorsqu'il fut interrogé sur les raisons du combat.
Severus avait été méfiant mais il s'était retenu d'en venir à une conclusion jusqu'à ce qu'il ait entendu la version d'Harry.
Le comportement affiché par le garçon pendant l'interrogatoire, était révélateur. Severus avait remarqué l'agitation des mains de Potter et l'hésitation dans sa voix en répondant. Cependant il n'avait détecté aucune trace de malhonnêteté, seulement de la vérité dans ses yeux. Et quand Harry lui avait dit les grossières paroles que Kieran avaient prononcées à l'encontre de Lily, Severus avait dû réprimer sa colère et de l'isoler derrière ses boucliers, pour s'empêcher de réagir. Sachant que ce n'était pas la première fois que Kieran utilisait l'un de ces mots, Severus avait prévu de faire quelque chose à ce sujet.
Apparement il n'avait pas tenu compte de l'avertissement de Severus, la dernière fois.
Severus était tellement perdu dans ses propres pensées qu'il ne remarqua presque pas lorsque Harry commença à se balancer légèrement sur ses pieds mais il posa instinctivement une main sur l'épaule du garçon pour le stabiliser. Potter semblait être sur le point de s'effondrer; son visage était pâle, sa respiration courte et rapide comme s'il ne pouvait pas aspirer suffisamment d'air dans ses poumons. Puis sans prévenir, les yeux paniqués d'Harry se connectèrent à ceux de Severus pendant une fraction de seconde avant de rouler en arrière et son corps devint mou.
«Harry!» cria Severus alarmé, mais en réussissant tout de même à attraper le garçon juste à temps avant que sa tête heurte le bord du bureau. Il déposa doucement Harry au sol et essaya de le secouer, en continuant d'appeler son prénom, mais toute tentative de réveiller le garçon semblait futile.
Décidant de déplacer Harry du sol dur, Severus le souleva aisément, fronçant les sourcils quand il remarqua à quel point le garçon était léger et beaucoup trop mince.
Après avoir posé Harry sur le canapé, Severus s'agenouilla à côté de lui ses longs doigts saisissant le poignet d'Harry à la recherche d'une pulsion lorsqu'il pensa que le garçon semblait beaucoup trop immobile. Il laissa échapper un petit soupir de soulagement quand il en trouva un, un peu faible mais présent. Il plaça une main sur le front d'Harry et le trouva chaud, sa peau était moite au toucher. Peut-être qu'il était plus blessé par le combat que Severus ne l'avait imaginé…
Soudain, juste devant les yeux de Severus, Harry semblait être en train de…changer. Severus regarda avec inquiétude la peau du garçon, qui venait tout juste d'être guérie quelques minutes auparavant, se décolorer et se meurtrir à nouveau. Il y avait également des cicatrices visibles qui se formaient sur les bras d'Harry, dont certaines étaient des fines lignes blanches, indiquant qu'elles n'avaient pas été acquises récemment.
Par Merlin, où le garçon les avaient-ils reçus? Les avaient-ils dissimulés grâce à un glamour, pendant tout ce temps…?
Avec un coup sec de sa baguette, le t-shirt trop grand d'Harry disparut et Severus haleta presque d'horreur devant ce qui avait été caché en dessous…
Par Merlin…
Le garçon était meurtri de partout, un kaléidoscope de décoloration qui ne laissait presque aucune peau intacte et Severus pouvait presque compter chaque côte saillantes de la poitrine beaucoup trop mince d'Harry.
Roulant doucement le garçon sur le côté, l'inquiétude de Severus ne fit que grandir quand il vit que le dos d'Harry n'était pas mieux que le devant. Des lacérations multiples jonchaient le dos du garçon, il y avait de vieilles marques qui s'étaient depuis longtemps transformées en cicatrices et de nouvelles blessures qui étaient très certainement récentes selon Severus.
Il grimaça en étudiant la rougeur autour des blessures, remarquant à quel point elles étaient enflammées et semblaient infectées. Par une boucle de ceinture, pensa Severus sombrement. Il connaissait trop bien les dommages qu'une boucle de ceinture pouvaient causer, étant donné certaines de ses propres cicatrices, mais les siennes n'étaient pas aussi graves.
Il traça légèrement une vieille cicatrice sur le dos d'Harry, juste pour confirmer que c'était réel, pour s'assurer que ce n'était pas seulement le fruit de son imagination.
Réalisant qu'Harry avait besoin de plus de soins médicaux qu'il ne pouvait pas, à lui seul, lui fournir, Severus se précipita vers la cheminée et jeta une pincée de poudre de Cheminette dans la grille pour appeler l'infirmerie de Poudlard. Il y enfonça sa tête, attendant que la rotation s'arrête avant d'ouvrir les yeux sur le sol du bureau de Madame Pomfresh. Poppy était assise à son bureau, parcourant quelques dossiers médicaux.
«Poppy?» dit Severus pour attirer son attention.
Poppy leva les yeux de son travail et se tourna vers la direction de Severus.
«Severus? Que se passe t-il?» demanda-t-elle en retirant ses lunettes de lecture.
«J'ai besoin de ton aide. C'est urgent, s'il te plaît apporte ton matériel,» dit Severus et sans donner plus de détails sur la situation, il recula sa tête.
Pas même une minute plus tard, Poppy arriva avec son sac de fourniture médicales et essuya la suie de ses robes alors qu'elle sortait du feu.
«Qu'est ce qui est si urgent, Sev-» Poppy se coupa et haleta quand elle remarqua Harry sur le canapé. «Que s'est-il passé?»
«Je ne suis pas encore tout à fait certain,» dit Severus en secouant légèrement sa tête. «J'étais entrain de guérir les ecchymoses d'un conflit antérieur quand il s'est évanoui. Il semblerait qu'il portait un glamour.»
Poppy lança rapidement un sort de diagnostic à Harry d'un geste de sa baguette. Un morceau de parchemin apparut à côté de lui, commençant à répertorier toutes les blessures qu'il avait subies jusqu'à présent. Severus le regarda s'allonger, son coeur s'effondrant tandis que la liste continuait de s'allonger de plus en plus à chaque seconde qui passait.
Ça semblait sans fin.
Quand ce fut enfin finit ils fixèrent tous les deux le parchemin, incrédules.
Mais combien de choses ce garçon avait-il subit?
Sévère malnutrition…déshydratation…fractures osseuses…commotions cérébrales…brûlures…
Toutes les pensées que Severus avait résolument repoussées revinrent avec force maintenant, alors que des bribes de ces deux derniers jours traversèrent son esprit…
Comment le garçon n'avait été que poli et obéissant, faisant tout ce qu'on lui disait sans une seule protestation et terminant sans effort les corvées. Il ne s'était jamais plaint et n'avait jamais demandé de faire des pauses. Comme s'il était habitué..
Et puis il y avait le tressaillement indubitable qu'Harry avait eut, ainsi que la peur à peine cachée dans ses yeux quand Severus était venu derrière lui pour lui dire de venir déjeuner…
À quel point Harry avait été docile après son combat avec Kieran dans la bibliothèque… Le garçon pensait-il qu'il allait être sévèrement puni?
Puis il y avait eu le cauchemar hier, où Severus avait dû réveiller Harry. Le garçon semblait se battre et esquiver des coups dans son sommeil comme s'il essayait de s'éloigner de quelqu'un… Et les excuses superflues pour avoir soi-disant réveillé Severus, ainsi que la surprise évidente lorsque Severus lui avait posé des questions sur le cauchemar…L'angoisse dans ces yeux verts…
Tout avait du sens maintenant…
Tous les petits morceaux que Severus avait obtenu en observant Harry se reconstituaient ensemble, formant une image étonnamment claire sur ce que le garçon devait avoir traversé.
Pourquoi personne n'avait-il remarqué cela? Après toutes ces années, ses amis, Albus ou Minerva auraient dû sûrement savoir tout ça? Ou Lupin et Black auraient certainement dû remarquer quelque chose. Ils étaient assez proches du garçon après tout.
Mais s'ils l'avaient remarqué, alors pourquoi personne n'avait rien fait à ce sujet?
Pourquoi je n'avais pas pu le voir?
Severus dut avaler le goût soudain amer dans sa bouche. Parce que tu étais trop aveuglé par ta haine pour remarquer ce qui était en face de toi, Severus.
«Je n'ai jamais vu un enfant avec autant de blessure,» murmura Poppy, posant une main sur sa bouche alors qu'elle regardait tristement Harry.
Severus arracha le parchemin de l'air et continua à le fixer, une vague de colère montant en lui. Il avait du mal à le contenir, ses doigts créaient des plis dans le parchemin à cause de sa poigne serrée. Il était absolument furieux contre les proches du garçon. Ils étaient, sans aucun doute, les auteurs de ces blessures. Il était aussi en colère contre Albus pour avoir, en premier-lieu, décidé de laisser Harry chez eux. Mais surtout, Severus était en colère contre lui-même pour ne pas avoir reconnu les signes pour ce qu'ils étaient.
«Il a une fièvre causée par l'infection qui commence à s'installer. Il a aussi des côtes cassées, qui doivent être réparées avant qu'ils ne percent ses poumons. Pour le moment, ils entravent sa capacité à respirer correctement. Le traumatisme de son combat a du prolonger son temps de guérison.» dit Poppy, en sortant Severus de ses pensées. Elle sortit les potions et les pommades appropriés et nécessaires de son sac. «Il a également quelques os qui ont mal guéris.»
Severus soupira, enfermant ses émotions à l'arrière de son esprit, et se concentra sur la tâche à accomplir maintenant et cette tâche était de guérir les blessures actuelles d'Harry. Comment le garçon avait réussi à ne pas succomber plus tôt à ces blessures le dépassait.
Poppy lança tout d'abord dans l'estomac d'Harry un sort pour réduire la fièvre et une dose de potion de Sommeil Sans Rêve pour s'assurer que le garçon ne se réveillera pas pendant qu'ils le traitaient. Puis elle commença à lancer efficacement des sorts pour nettoyer et guérir les blessures infectées sur le dos du garçon. Severus l'aida à briser de nouveau les os mal guéris, pour qu'ils guérissent correctement, avant d'administrer une dose de Poussos pour commencer à réparer les os cassés. Ils finirent finalement par appliquer un baume cicatrisant sur toutes les ecchymoses couvrant le torse, les bras et le visage d'Harry. Aucun des deux ne prononcèrent un mot tout au long de leur travail, tous deux perdus dans leurs propres pensées.
Après quelques heures passées à s'occuper du garçon, ils s'enfoncèrent tous les deux dans des fauteuils que Severus avait conjurés.
«Il va avoir besoin de potions nutritives à prendre à chaque repas,» lui dit Poppy. «Il est beaucoup trop maigre et mal nourri.»
Compréhensif, Severus hocha la tête, son regard ne quittant jamais Harry. Cela n'avait pas échappé à son attention que le garçon ne mangeait pas autant qu'un adolescent moyen de seize ans, mais il avait simplement considéré cela comme étant insignifiant en supposant que le garçon était juste pointilleux sur ce qu'il mangeait. Severus soupira, résistant à l'envie d'enterrer son visage dans ses mains. Peut-être qu'il devait simplement jeter toutes ses suppositions par la fenêtre et recommencer à nouveau…
Poppy fouilla dans son sac et sortit un petit pot contenant de la crème anti-cicatrice. «Cela n'aura aucun effet sur les vieilles cicatrices mais ça prendra très bien soin des plus récentes.» Elle le tendit à Severus, qui le glissa dans la poche de sa robe pour l'appliquer plus tard sur le garçon.
«Il devrait aller mieux après un repos bien mérité» déclara Poppy en agitant sa baguette, obligeant toutes les fournitures à se replacer dans son sac. « Albus m'a informé de ta relation avec Harry. Personnellement, je pense que c'est merveilleux qu'Harry ait quelqu'un pour le soutenir pleinement maintenant.» Elle jeta un coup d'oeil à Severus avant de tourner son regard vers Harry avec un sourire triste, «Merlin sait qu'il en a besoin après ces dernières années.»
Severus fut un peu surpris par ses mots mais ses traits restèrent impassibles. Il donna simplement un petit signe de tête, reconnaissant.
«C'est incroyable qu'il ait tenu aussi longtemps,» déclara doucement Poppy.
«Oui, ça l'est,» dit Severus, sa voix n'étant rien de plus qu'un murmure.
«Minerva m'a dit qu'ils étaient les pires Moldus » dit Poppy en secouant le tête. Elle poussa alors un soupir exaspéré. «Je n'arrive toujours pas à croire qu'Albus ait laissé Harry là-bas, en premier lieu, et encore moins à le renvoyer là-bas chaque été.»
Severus expira lentement, sentant sa colère se rallumer juste en dessous de la surface.
À quoi servaient les protections si le garçon n'était pas aussi en sécurité à l'intérieur?
Severus savait que Pétunia méprisait tout ce qui était liée à la magie depuis le jour où il l'avait rencontré. Et si elle ressemblait à ce qu'elle était auparavant, il n'était pas étonnant que cette haine se soit jetée sur Harry. Elle avait été méchante et jalouse de Lily mais Severus ne pouvait pas croire que sa haine s'était déversée sur son propre neveu.
«Quelqu'un aurait dû le surveiller,» dit Severus, serrant fermement ses mains dans ses poings.
«Harry avait très bien caché les signes.»
«Oui mais j'aurai dû les reconnaître pour ce qu'ils étaient,» marmonna-t-il, en passant une main agitée sur son visage.
«Tu peux être là pour lui maintenant, Severus.» ajouta Poppy en lui tapotant l'épaule.«J'avais toujours remarqué à quel point il était maigre au début de chaque année scolaire mais il était toujours trop têtu pour aller à l'infirmerie.» Elle fit un léger sourire narquois, «Maintenant je sais d'où ça lui vient.»
Severus hocha la tête avec raideur. Il se demandait ce qu'il aurait pu faire s'il l'avait remarqué. Aurait-il essayé d'aider le garçon ou aurait-il laissé sa haine l'emporter sur toute pensée rationnelle? Il secoua la tête, il n'y avait aucune raison de se demander ça. Tout ce qu'il pouvait faire maintenant c'était d'être là pour Harry.
Poppy poussa un long soupir, puis se leva. «Et bien, je dois retourner à Poudlard. Utilise la cheminette si tu as besoin de quelque chose.»
«Merci, Poppy.»
Elle inclina la tête et jeta un coup d'oeil à Harry avant de disparaître dans les flammes vertes.
Severus murmura un sortilège Poids-plume et porta soigneusement Harry, passant un bras sous les genoux et sous le dos. Puis il se dirigea vers la chambre du garçon. Quand ils arrivèrent enfin, il posa doucement Harry sur le lit en s'assurant à ne pas trop toucher aux blessures. Il partit vers la commode du garçon pour lui prendre un t-shirt mais fut consterné de découvrir que tout ses vêtements étaient de la même qualité. Trop large, déchiré et usé. Severus allait définitivement devoir emmener le garçon faire du shopping, un jour.
Renonçant à trouver une chemise assez décente dans ces chiffons, Severus convoqua une chemise à lui et la rétrécit pour l'adapter à la taille du garçon. Il jeta un sort pour que celui-ci se mette sur Harry et transfigura le jean du garçon en pyjama avant de remonter les couvertures et de les relever jusqu'à son menton.
Puis avec un large mouvement de sa baguette, Severus conjura un fauteuil confortable à côté du lit et s'y enfonça avec lassitude.
Il jeta un coup d'oeil dans la pièce assez clairsemée, notant à quel point tout était rangé et organisé.
Sur le bureau du garçon, Severus remarqua un tas de parchemin enroulé à coté de quelques-uns de ses livres d'école et réalisa qu'ils devaient être les devoirs scolaires d'Harry. Il avait réellement fait ses devoirs? Severus n'avait jamais su que le garçon était studieux, considérant qu'il n'avait été, au mieux, que médiocre en classe. Mais il se souvint ensuite qu'Harry passait la majeure partie de la journée à la bibliothèque, travaillant sur ses devoirs comme Severus le lui avait demandé. Pas comme le garçon qu'il connaissait- en tout cas, le garçon qu'il avait supposé qu'il était…
Severus finit par conclure qu'il ne connaissait pas du tout Harry. Au cours des cinq dernières années, il n'avait pas réussi à voir la véritable personnalité du garçon. Severus regardait à travers une lentille spécifique qui bloquait tout ce qu'était Harry et ne voyait que ce qu'il voulait voir et non pas ce qui était vraiment en face de lui. Et bien plus maintenant. Severus était maintenant déterminé à mieux le connaître.
Et pour la première fois depuis l'arrivée d'Harry, Severus observa vraiment le garçon.
Lily n'avait-elle pas mentionnée l'existence d'un glamour dans sa lettre?
Il ne pouvait plus le nier.
Les traits du visage d'Harry étaient similaires à ceux de Severus mais il y avait aussi des caractéristiques qui étaient indéniablement Lily. La courbe de ses sourcils, son nez, la forme de ses lèvres et son menton venaient de Lily. Heureusement, Harry n'avait pas hérité du nez crochu, bien que la forme du visage et des pommettes du garçon provenaient définitivement de Severus. Il semblait également que ses cheveux avaient perdu la familière coupe indisciplinés, qui était la signature de Potter, et étaient maintenant plus lisse et plus soigneux, semblable à ceux de Severus mais sans le gras.
Le mélange parfait de nous deux…
De Lui et de Lily.
Notre fils.
Se penchant en avant, Severus repoussa doucement quelques mèches errantes, des cheveux foncés, du front du garçon, ses doigts s'attardant un peu plus longtemps que prévu.
Il poussa un soupir las, sentant sa gorge se serrer, alors qu'il enfouissait sa tête dans ses mains.
Que penserait Lily si elle voyait leur fils comme ça?
Aussi battu et meurtri mais, espérons, pas brisé.
Severus resta près du lit d'Harry pendant plusieurs heures à lire un journal de potions jusqu'à ce qu'il doive aller dîner. Il voulait être là quand Harry se réveillera mais il comprit que le garçon ne se réveillerait pas avais au moins quelques heures de plus. Kieran était déjà dans son siège habituel à l'attendre et le dîner apparut sur la table dès que Severus s'assit.
«Où est Potter?» demanda Kieran après avoir avalé une bouchée de pâtes. «Est-ce que c'est sa punition? Etre privé de dîner?»
«Non, il se repose,» répondit simplement Severus, en coupant son poulet. Il n'était certainement pas sur le point de fournir plus de détails et ce n'était pas l'affaire de Kieran.
«Pourquoi? Ce petit combat était-il trop difficile à gérer pour lui?» Kieran avait un regard suspicieux dans ses yeux accompagné d'un sourire narquois sur son visage, que Severus connaissait trop bien maintenant. Cela rappela à Severus la discussion qu'il devait encore avoir avec lui.
Après avoir braqué un regard désapprobateur sur Kieran, Severus mit son assiette de côté et dit, «Kieran, nous devons avoir une discussion sérieuse.»
Kieran fronça les sourcils, son sourire narquois disparaissant. «Sur quoi?»
«Sur le mensonge et sur ta bouche abyssale.»
Severus capta le regard effarouché qui traversa brièvement le visage de Kieran.
«De quoi est-ce que tu parles?» demanda-t-il innocemment, en essayant de paraitre nonchalant. Severus pouvait voir qu'il essayait délibérément de faire prolonger cette conversation.
«Je fais référence à ta version des évènements expliquant et les raisons qui ont provoqué le conflit.»
«Je t'ai déjà dit ce qui s'était passé,» dit Kieran, le visage composé même si Severus remarquait qu'il jouait avec sa fourchette. «Tout ce que Potter t'a dit est un mensonge.»
Severus haussa un sourcil. «Ce qu'il m'a dit ne coïncide pas avec ta version des faits.»
Kieran se renfrogna, puis dit un peu plus fort, «Potter ment alors!»
À la vue du regard de Severus qui s'obscurcissait et de ses lèvres qui s'amincissait en une ligne sévère, Kieran baissa les yeux sur son assiette. Honnêtement, le garçon n'était pas un menteur très convaincant.
«Pourquoi est-ce que je trouve cela difficile à croire?» dit Severus sarcastiquement, l'irritation colorant son ton. Sa patience s'amenuisait.
«Je t'ai dis la vérité!» dit Kieran avec indignation, en levant les yeux vers un point quelque part au-dessus de l'épaule gauche de Severus.
«Si c'est le cas, alors regarde-moi dans les yeux et dis-le,» exigea Severus.
Kieran essaya de maintenir son regard intense mais il échoua à maintenir le contact visuel et évita à nouveau ses yeux.
«Très bien. J'ai pu lui dire certaines choses mais il a quand même lancé le premier coup de poing.» admit Kieran à contrecoeur. Il souffla puis plissa les yeux vers Severus. «Pourquoi prends-tu soudainement son parti?»
«Je prends le parti de la vérité,» lui dit simplement Severus, en croisant les bras sur sa poitrine. Soudain, il se souvint de l'incident entre Harry et Kieran avec ses ingrédients de potion et demanda, «Y a-t-il autre chose que je devrais savoir? Tu as maintenant l'occasion de te confesser car si je le découvre plus tard, je t'assure que les conséquences seront encore plus désagréables.»
Kieran pressa ses lèvres en une fine ligne, gardant avec défiance sa bouche fermée même s'il semblait être en conflit avec lui-même. Severus attendit une réponse et après plusieurs instants de silence entre eux, Kieran parla enfin.
«Très bien,» dit-il, en semblant se dégonfler un peu. «Je l'ai peut-être fait trébucher dans ton placard à potions…»
Quelque chose se remit en place à ce moment-là et Severus ressentit une pointe de culpabilité, alors qu'il se rappelait avoir trainé Harry hors de la pièce sans lui permettre de s'expliquer. Il se souvenait avoir eu des soupçons sur cet incident par la suite mais il les avait ignorés en faveur des affirmations de Kieran et Harry avait donc été celui qui avait été puni à tort.
«Je crois que quelque chose doit être fait à propos de ta petite habitude,» dit Severus d'un ton dangereusement bas, en essayant de ne pas laisser sa colère prendre le dessus sur lui. Kieran, pour une fois, semblait se flétrir un peu sous le regard de Severus.
«Et étant donné que tu as aussi décidé d'ignorer mon avertissement concernant l'utilisation de ce mot, je maintiens ce que j'ai dit sur ta punition.»
Kieran parut effarouché, «Tu étais sérieux?»
Severus hocha brièvement la tête, «Je le suis toujours.»
«Mais c'est le genre de travail pour des putains d'elfes de maison!» cria Kieran avec indignation, sa défiance refaisant surface alors qu'il tentait de lui lancer un regard noir.
«Mère entendra parler de ça!*Et de ce que tu me fais faire!»
«Tu es sous ma responsabilité en ce moment, et par conséquent tu dois respecter mes règles,» dit sévèrement Severus. «Demain, tu feras ta punition.»
Kieran ouvrit la bouche pour protester davantage mais la referma avant de dire quelque chose d'autre. Apparemment, il comprit qu'il était inutile d'essayer de se disputer. Bien que ça n'empêcha pas Kieran de faire la moue, comme un enfant grincheux. Severus l'ignora en continuant son dîner.
Ce fut au milieu de la nuit qu'Harry commença à reprendre conscience. Au début, il pensait être de retour dans sa chambre à Privet Drive, mais ce n'était pas possible…le lit sur lequel il reposait être beaucoup trop chaud et confortable.
Il ouvrit lentement les yeux et regarda autour de la pièce faiblement éclairée, notant qu'il faisait déjà noir dehors. Il y avait un fauteuil à côté de son lit et Harry fut un peu surpris de trouver Rogue assis dedans, lisant un livre.
Depuis combien de temps j'ai été inconscient? Se demanda Harry. Et pourquoi Rogue était assis là?
Harry poussa un gémissement imperceptible alors qu'il tentait de se mettre en position assise en utilisant ses coudes. Tout son corps était endolori et protestait contre le mouvement. Il fut arrêté quand Rogue se pencha vers lui et plaça une main chaude sur sa poitrine pour le pousser gentiment vers le bas.
«Attention, tes blessures guérissent toujours,» dit Rogue d'une voix calme.
Il invoqua des oreillers et les plaça contre la tête du lit puis il aida soigneusement Harry à s'asseoir pour se reposer contre eux.
Harry cligna des yeux, fixant avec confusion Rogue pendant un moment. Puis, tout commença à lui revenir…
Le combat dans la bibliothèque, son entrée dans le bureau de Rogue, sa poitrine douloureuse et les vertiges pendant qu'on guérissait ses petites blessures et puis le noir complet… Oh non.
Il se souvenait avoir désespérément essayé de faire tenir son glamour avant de s'évanouir. Alarmé, Harry baissa les yeux sur ses bras et vit les stries rouges familières couvrant sa peau pâle.
Son coeur se serra; Severus devait également avoir vu les cicatrices sur son dos et les blessures du dernier passage à tabac.
Harry baissa les yeux, concentrant toute son attention sur un fil lâche sur la couverture. Il ne pouvait pas regarder Rogue maintenant, s'attendant déjà à voir le regard de dégoût sur le visage de l'homme.
Il pense probablement que je suis un monstre maintenant.
«Harry, regarde-moi.»
Elle fut prononcée sur un ton d'une douceur inconnue et Harry ne put s'empêcher de relever la tête pour regarder dans la direction de Rogue. La voix de son père n'était pas remplie de colère ou de dégoût comme il s'y attendait.
Et il venait juste de l'appeler Harry…
«Il n'y a pas à avoir honte,» dit Rogue avant de sortir un pot de pommade de la poche de sa robe. «C'est une crème cicatrisante. Ça n'aura aucun effet sur les vieilles cicatrices mas ça fonctionnera très bien sur les plus récentes. Si tu me le permets, j'aimerais l'appliquer sur ceux dans ton dos.»
Harry regarda le pot puis revint sur son père. Il acquiesça simplement de la tête, toujours stupéfait par cette étrange situation. Peut-être qu'il dormait toujours et ce n'était qu'un rêve.
Son père l'aida doucement à se tourner sur le côté puis leva lentement sa chemise et commença à appliquer le baume frais, avec des mouvements doux et apaisant.
«Comment as-tu jeté ce glamour?» demanda Rogue, derrière lui.
«Magie sans baguette, monsieur,» dit Harry doucement. Il fut surpris que Rogue l'ait entendu lorsqu'il sentit que la main sur son dos s'était immobilisée pendant un moment avant de reprendre.
«Tu ne dois plus cacher les blessures; ça utilise beaucoup trop de pouvoir dont tu as besoin pour guérir,» déclara son père, en gardant toujours ce ton doux et déconcertant.
Harry resta silencieux, ne sachant pas quoi répondre à ça. Pourquoi Rogue ne se moquait-il pas de lui? Pourquoi l'homme ne le lançait-il pas le même regard de mépris qu'Harry avait toujours reçu chez les Dursley?
Au contraire, Rogue lui parlait doucement, d'une manière presque réconfortante- quelque chose qu'Harry ne pensait pas que l'homme était capable de faire, avant qu'il le découvre hier- et il guérissait même ses blessures.
Personne n'avait jamais prit soin de lui comme ça. Harry devait toujours trouver comment s'occuper de ses blessures, seul.
C'était sûrement trop beau pour être vrai…
Une fois que son père eut fini d'appliquer le baume, il aida Harry à s'asseoir et à s'appuyer confortablement sur les oreillers.
«Pourquoi n'en as-tu parlé à personne?»
L'expression de Roque était insondable, comme d'habitude, mais sa voix avait maintenant une étrange intonation et il y avait quelque chose dans ces yeux sombres qu'Harry ne pouvait pas identifier.
Harry haussa les épaules, en détournant son regard, et recommença à triturer le fil lâche sur le bord de sa couverture.
De nombreuses pensées traversèrent l'esprit d'Harry, culbutant l'une sur l'autre alors qu'elles se disputaient pour son attention.
Devait-il simplement lui dire et espérer le meilleur? L'homme avait déjà vu les ecchymoses et les cicatrices, il n'y avait plus rien à cacher….
N'était-ce pas ce qu'il avait voulu hier quand Rogue l'avait réveillé de son cauchemar? De pouvoir se confier à quelqu'un à propos de tous ses vieux et longs secrets?
Mais là encore, c'était toujours Rogue… L'homme qui l'avait complètement rabaissé et raillé pendant les cinq dernières années…
Et soudain, une vague de colère et de ressentiment le traversa lorsque tous les souvenirs de toutes les fois où il avait été visé en classe et tout le traitement injuste qu'il avait reçu, refirent surface.
Non, il s'en fichait-
«Je ne peux pas t'aider si tu ne me parles pas, Harry,» dit doucement Rogue, tirant Harry de ses pensées agitées.
Il entendit l'inquiétude dans la voix de l'homme, et le remarqua sur son visage habituellement illisible. Et il y avait quelque chose en Harry qui se frayait un chemin, sa colère l'ayant quitté aussi vite qu'elle était apparue.
Harry le voulait- le voulait désespérément- mais il n'arrivait pas à former les mots. Il avait passé tellement d'années à enterrer le problème, à le repousser, et à faire comme si tout allait bien…
Une boule irritante commença à se former dans la gorge d'Harry et il laissa échapper une petite toux, espérant l'éclaircir, mais les picotements dans ses yeux avaient déjà commencé.
«Vous me détestez! P-Pourquoi vous vous inquiétez?» Il détestait le tremblement dans sa voix et il dut se détourner, déglutissant difficilement, avant de continuer plus doucement, «Personne ne s'en est jamais soucié auparavant.»
Un long moment s'écoula sans une réponse de la part de Rogue puis Harry entendit un petit soupir et sentit le lit s'affaisser légèrement alors que son père s'asseyait lentement près de ses pieds.
«Je ne te déteste pas… Je réalise que ma haine était déplacée,» dit doucement Rogue et il eut une brève pause, alors qu'il éclaircissait la gorge, avant de continuer. «Et je me soucie de toi, parce que tu es mon fils.»
Harry pensa ne pas avoir bien entendu au début et il ne put s'empêcher de regarder l'homme. Il état incapable de faire autre chose que de le regarder avec incrédulité alors que ces mots résonnaient dans son esprit, se rejouant comme un disque rayé. C'était une simple phrase qu'Harry avait toujours entendu pour quelqu'un d'autre mais elle ne lui avait jamais été adressée.
Il ne savait pas pourquoi cela comptait autant pour lui, mais ça l'était.
Et c'était comme si les murs d'un barrage s'étaient ouverts, une vague d'émotion incompréhensible se répandait avant qu'Harry ne puisse l'arrêter.
Le souffle d'Harry se bloqua alors qu'il levait lentement les yeux, ses yeux verts rencontrant ceux sombres de son père.
Sans s'en apercevoir, une larme glissa sur sa joue.
«Vraiment?»
La voix du garçon n'était plus qu'un murmure, la courte question remplie d'une telle vulnérabilité et d'incertitude qu'elle fit serrer la poitrine de Severus.
Severus ne put qu'hocher la tête alors qu'il tendait prudemment la main et essuya doucement la larme solitaire avec son pouce, qui glissait le long de la joue du garçon. Harry ferma les yeux un instant et se pencha vers le toucher.
Cette petite et simple action envoya une indescriptible vague protectrice à travers Severus et il dut avaler la soudaine oppression de sa gorge. Désormais, Severus était déterminé à s'assurer qu'Harry ne serait plus jamais blessé car il semblait que toutes les personnes importantes dans la vie du garçon l'avaient laissé tombé d'une manière ou d'une autre.
C'était difficile à croire qu'il y a quelques jours à peine, Severus était autant contre l'idée que le garçon vienne rester avec lui. Mais maintenant, il n'allait certainement plus jamais laisser ces moldus s'approcher d'Harry.
«Pourrais-tu me dire d'où viennent les cicatrices?» Severus garda sa voix douce, espérant qu'elle soit quelque peu encourageante. Il y avait tellement de questions qu'il voulait poser, tellement de détails qu'il ignorait sur la vie familiale du garçon…
Harry renifla, hésitant pendant un long moment et Severus pensa qu'il n'allait pas répondre jusqu'à ce que le garçon prenne une profonde inspiration.
«La ceinture de l'on-oncle Vernon… parfois le fouet.» dit-il avec un léger tremblement dans sa voix. «Surtout parce que je n'avais pas fait mes corvées assez rapidement ou…» Il s'interrompit et frissonna, ses yeux étaient légèrement vitreux comme s'il se remémorait des souvenirs désagréables.
«Quelles étaient les corvées?» demanda Severus après un moment, où il essayait de garder un ton doux malgré la fureur qui brûlait en lui.
«Cuisiner les repas, désherber le jardin, peindre le hangar, principalement des travaux ménagers ou du jardinage,» dit platement Harry, agitant l'ourlet de sa chemise de nuit.
Severus déglutit, ressentant une pointe de culpabilité alors qu'il réalisait qu'il avait assigné à Harry le même genre de tâche. Cette éthique de travail qu'il avait observé devait avoir été intégré violemment dans le garçon. «Que faisaient-ils lorsque tu ne les avais pas terminés?»
Harry garda la tête baissée et il répondit d'une voix douce: «Aucune nourriture pour ce jour et enfermé dans ma chambre…et s'il était vraiment en colère, il utilisait la ceinture et le fouet.»
«Depuis quand ça dure?» interrogea plus en profondeur Severus, tout en réprimant l'envie d'aller tout de suite trouver ces méprisables moldus et leur faire ressentir tout ce qu'ils avaient fait enduré à son fils. Mais ce n'était pas le moment d'agir sur ces émotions, bien que Severus prévoyait de passer faire une visite et il attendait de leur fournir au moins une après-midi pleine de terreur dans un futur proche.
C'était ce que ces moldus méritaient, en privant son fils de ses besoins fondamentaux et en le traitant comme un foutu elfe de maison…
«Aussi loin que je m'en souvienne…» murmura Harry et il soupira tristement avant de continuer, d'une voix tellement petite que Severus dut se pencher plus près pour entendre, «C'était seulement parce que je le méritais. Pour la dernière correction c'était parce que j'avais ruiné le dîner pour sa promotion.»
Severus fronça les sourcils, son coeur se serrant inconfortablement dans sa poitrine. On aurait dit que son fils le croyait vraiment. Sa colère brûlait maintenant comme de l'acide en lui et Severus dut contrôler sa voix, luttant pour ne pas la laisser apparaître. «Tu ne le méritais pas, Harry. Personne ne mérite tout ça.»
Harry releva la tête et le regarda avec surprise, ses yeux verts brillaient mais toujours méfiants et douteux, pas tout à fait capable de croire les mots de Severus.
Eh bien, Severus était déterminé à faire tout ce qu'il fallait pour éliminer cette idée ridicule de la tête du garçon. Peu importe ce qu'Harry avait fait, absolument rien ne justifiait ce genre de punition.
Severus tendit lentement la main et plaça une main sur l'épaule fine d'Harry, soulignant encore sa déclaration et plus fermement cette fois, «Tu ne le mérites pas. Il n'y a absolument aucune raison de battre un enfant. C'était de la maltraitance.»
Harry hocha la tête et Severus put voir le garçon réfléchir à ses mots. Il espéra que cela rentrera dans sa tête mais Severus savait qu'il faudra un certain temps pour que les mots s'enfoncent complètement, après tout ce qu'Harry avait traversé.
Ils restèrent assis en silence pendant quelques instants jusqu'à ce que Severus remarqua qu'Harry avait du mal à garder les yeux ouverts et il réalisa que le garçon devait toujours être épuisé. Après la discussion difficile qu'ils venaient d'avoir, Harry devait être émotionnellement éreinté. Ce n'était pas étonnant, étant donné qu'il guérissait également de ses blessures.
«Tu as besoin de plus de repos,» dit Severus, retirant les oreillers derrière Harry et le baissant doucement vers le bas. Le garçon était déjà profondément endormi lorsque que Severus remettait les couvertures autour de lui.
«Dors bien, Harry,» chuchota Severus, et après avoir hésité un instant, il se pencha et passa légèrement ses doigts dans les cheveux noirs d'Harry.
S'attardant à côté du lit, Severus regarda la respiration régulière de son fils pendant quelques cycles, avant d'éteindre la lampe du bureau d'un sort et de se retirer de la pièce en fermant doucement la porte derrière lui. Il décida de mettre en place une alarme qu'il l'alerterait en cas de problème, puis se retira dans sa propre chambre pour se préparer à dormir.
Malgré les révélations qu'il avait découvert aujourd'hui et qui pesait lourdement dans son esprit, Severus parvint à s'endormir rapidement. Cette longue journée poussait son épuisement à l'endormir facilement.
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* T/N: Je me suis dis que c'était une bonne opportunité de faire référence à la fameuse réplique de Draco; "Mon père entendra parler de ça!" Kieran me fait beaucoup trop penser à Draco...mais en moins intéressant.
