Lundi 21 Octobre
« Tu te souviens quand ma mère avait décidé de me punir en enfermant mon balai dans la cave pour l'été entier parce que j'étais sortie pendant la nuit pour voler jusque chez Evan ?
– Oui, je m'en souviens, soupiré-je. Pourquoi tu me parles de ça ?
– Figure-toi que j'étais persuadée que tu serais du côté de ma mère, parce que tu es du côté des gens raisonnables d'habitude. Mais cette fois-ci, tu m'avais défendu. Tu étais allée voir Angelina pour lui dire qu'elle n'avait pas le droit de m'empêcher de réaliser mes rêves, que je ne pouvais pas vivre sans mon balai et que je savais que c'était idiot alors que je ne le referai plus.
– Et tu l'as quand même refait, dis-je en esquissant un sourire.
– Mais Maman ne l'a jamais su, c'est le principal. Tu te demandes peut-être où je veux en venir ... »
Je regarde ma cousine avec lassitude. Oui. J'aurais presque préféré qu'elle s'énerve directement, qu'elle me crie dessus, qu'elle me dise à quel point c'était méchant de faire ça à Percy et que je devrais me sentir mal. Je me sens déjà suffisamment mal comme ça. J'ai mal dormi. Je me sens vidée de toute énergie. Et Roxanne qui se précipite sur moi dès le matin, avant même que je ne sois levée pour me parler de quelque chose qui date d'au moins trois ans, ça m'épuise encore plus. Qu'elle m'achève ou qu'elle me laisse tranquille.
« Je veux te dire que, même si ça m'agace bien que tu te disputes autant avec Percy pour Scott, je resterai de ton côté, quoi qu'il arrive. Parce qu'on est des quasi-sœurs et on se soutient. »
Surprise, j'ouvre de grands yeux que je plonge dans ceux de Roxanne. Roxanne, qui a l'habitude de s'énerver rapidement, de rarement donner de secondes chances aux gens, qui crie fort, qui aime bouder dans son coin, qui fait ses sourires méprisants à tout va. Roxanne, que j'aime si fort. Je me relève vivement pour sauter dans ses bras. Je ne sais pas ce que je ferais sans elle. Elle rit en me tapotant le dos. Je lui dis, avec un grand sourire :
« Merlin, Roxanne, tu es exceptionnelle. J'ai eu tellement peur que … Que tout recommence et que tu sois en colère contre moi. Je suis désolée pour ce week-end, j'imagine que Lucy ne va plus vouloir me parler, que la moitié des gens seront du côté de Percy.
– En même temps, tu l'aurais bien cherché, non ? demande-t-elle avec une petite grimace.
– C'est Percy qui l'a cherché le premier. »
Elle hoche la tête, doucement. Mais elle a raison, j'ai cherché à provoquer, c'est normal qu'il y ait des conséquences. Mais hier, c'était tellement insupportable. Percy a été odieux. Il a mérité cette confrontation. Si j'avais pu faire pire, je l'aurais sans doute fait. La colère, ce matin, est un peu redescendue, elle n'emplit plus toute ma tête, mais elle reste présente. Une petite douleur qui me pique de son aiguillon pour continuer à me faire avancer. Roxanne fronce les sourcils et dit, embêtée :
« Lysander m'a parlé de votre dispute. J'aurais fait comme toi. »
Je la remercie d'un sourire. Je sens qu'elle a des mots aux bords des lèvres qui ne sortent pas, qu'elle retient avec hésitation. Je l'encourage d'un signe de tête à dire le fond de sa pensée.
« Il m'a parlé aussi de ce que tu avais dit sur ta mère. »
Rien qu'en entendant le mot mère, je me crispe. Bien sûr, Lysander a tout entendu. Mon poing se serre autour du drap. Roxanne fixe ma main quelques instants avant de dire, à voix basse :
« Tu penses avoir trouvé quelque chose ?
– Je ne sais pas, dis-je d'un ton sourd.
– Et ça aurait quelque chose à voir avec Scott ? »
Elle cherche à me regarder dans les yeux mais j'évite son regard. Je ne sais pas. J'aimerai tellement que Scott puisse m'emmener sur une réelle piste mais j'ai peur qu'il ne soit vraiment inutile. J'ai peur d'avoir trop misé sur lui. Cette histoire de Salvateurs que j'ai découverte, je ne sais pas à quel point ça peut être lié à ma mère. J'ai l'impression qu'ils ont fait exprès de me faire miroiter ça pour que je m'intéresse à Scott. Et il m'a bien manipulé.
J'ai le menton qui tremble légèrement. Je ne crois pas que je peux en parler avec Roxanne. Ça doit être secret. Je ne peux pas prendre ce risque maintenant que Scott est protégé par McGonagall. Personne ne doit être au courant. Roxanne pose une main douce sur mon avant-bras, comme pour me montrer que je n'étais pas obligée de répondre. Je hausse juste les épaules. De toute façon, je n'en sais rien moi-même.
Toute la journée, j'ai eu le droit un panel de réactions différentes. Lucy a refusé de m'adresser la parole, elle ne supporte pas que je me dispute avec Papa. Je n'ai pas insisté, ça lui passera. James a voulu m'expliquer pourquoi il trouvait mon comportement inapproprié, je l'ai envoyé balader, c'est le dernier à pouvoir me donner des conseils sur le comportement. Fred s'est contenté d'un haussement d'épaule et d'un soupir, l'air de dire que son avis m'importerait peu de toute manière et qu'il ne voulait pas s'en mêler. Rose m'a fait la morale, me disant d'un air grave que la famille était ce qu'il y avait de plus important. Je ne parle même pas de la réaction du reste de la famille et du reste du château. Tout le monde est au courant et tout le monde adore me le faire savoir. A mon plus grand désespoir.
« Bah alors, Molly, moi qui croyait que dans la famille Weasley, tout allait toujours pour le mieux, tu viens de détruire le mythe ! a dit de sa voix insupportable le mini-crétin de service.
– Mike Douglas, sois gentil, dégage.
– Sinon quoi ? Tu vas aller embrasser quelqu'un pour me mettre en rogne ? »
Je ne prends pas la peine de répondre, je dégaine ma baguette et lui envoie un Silencio en pleine tête. Il a beau tenter de crier, aucun son ne sort de sa voix. Avec un sourire quelque peu satisfait, je le regarde s'égosiller en silence. C'est une image rare, dont il faut savoir apprécier la saveur.
Autre Serpentard, autre saveur. Je me rendais en Défense contre les forces du mal quand quelqu'un m'a bousculé au détour d'un virage. C'est Léon. J'ai tout de suite le sentiment que ça va mal se finir. On échange un regard noir. Et il s'énerve rapidement :
« Weasley, Merlin ! T'en as pas marre de foutre toujours la merde ? »
Il secoue la tête en me regardant de travers. Pardon ? Qu'est-ce que j'ai fait encore pour qu'il m'agresse comme ça ? C'est lui m'est rentré dedans et c'est lui qui s'énerve. Je hausse les sourcils, stupéfaite et lève les mains en l'air comme pour prouver mon innocence. Je n'ai pas spécialement envie de m'énerver contre lui, j'ai dépassé mon quota de colère pour tout le mois, hier.
« Mais il faut que tu te calmes, toi, soupiré-je en secouant la tête. Qu'est-ce que tu me reproches exactement ?
– Tu sais très bien de quoi je veux parler, ne fais pas l'innocente, Weasley, c'est un rôle qui te va mal ! »
Je me masse légèrement les tempes, déjà fatiguée par ses cris de colère que je ne comprends pas. S'il veut jouer aux devinettes, qu'il le fasse tout seul, je m'avoue vaincue. C'est pas la première fois qu'on me fait le coup et honnêtement, ça commence à bien faire. Il m'en veut pour quelque chose, bien, pour quoi ? Qu'est-ce qu'il en aurait à faire de ma dispute avec mon père et Scott ? Ce ne sont pas ses affaires ! A moins que …
« Si c'est à cause des petits pois, ta réaction est un peu exagérée, m'exclamé-je. Déjà, c'était l'idée de Scott, j'ai rien fait, et avoue que toi-même tu as trouvé ça drôle de voir Emeline galérer avec des petits pois dans les cheveux …
– Mais ça n'a rien à voir avec ça ! Même si maintenant que tu le dis, c'était vraiment débile et ça ne m'étonne pas le moins du monde que ce soit l'idée de ton pote le Blaireau. Est-ce que c'était son idée aussi de me pourrir la vie encore plus ? Dans ce cas, il a une terrible influence sur toi, ton père a eu raison de te séparer de lui ... »
Je ne comprends pas tout ce qu'il me raconte. Je le regarde s'énerver tout seul, stupéfaite. Il ose me parler de mon père pour dire qu'il avait raison. Mais est-ce qu'il est seulement conscient que ça me donne une raison légitime pour prendre ma baguette et le dégager de mon chemin sans avertissement. Je ne suis pas d'humeur à me battre à main nue, je suis trop fatiguée pour cela mais un petit Stupéfix ne demande pas tant d'énergie que ça et me permettrait d'arriver à l'heure en Défense contre les forces du mal. Mais je n'ai pas le temps de dégainer ma baguette qu'il sort la sienne et la pointe vers ma gorge. Je m'écrie, scandalisée :
« Nom d'un Scroutt-à-pétard, Wilkes ! Pourquoi t'es toujours si violent ? J'ai Merlin rien fait de mal ! Si tu continues à pointer ta baguette sur moi, je te jure que tu auras des problèmes, par contre.
– Ne mens pas, dit-il en gardant sa baguette levée. Je sais que tu as dit à Emeline que je l'avais trompée tout l'été avec Brittany. »
Il a la mâchoire plus serrée, le regard plus noir, les sourcils plus froncés que jamais. J'ouvre de grands yeux étonnés. Qu'est-ce qu'il me raconte ? D'accord, je l'ai déjà menacé avec cette histoire mais je n'ai jamais rien dit pour autant. Et je n'avais plus aucune raison pour le faire. Et puis il me semble que je n'étais pas la seule à être au courant. Il pense vraiment que je n'ai que ça à faire en ce moment ? Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un petit ricanement fatigué. Merlin, c'est la meilleure. Mais mon rire ne fait que l'énerver davantage. Je soupire :
« Lâche-moi, Wilkes. Tu crois vraiment que ça m'intéresse, tes histoires avec Lovener ? Ce n'est pas ma faute si tu as trouvé que c'était de bon goût de fréquenter d'un peu trop près sa meilleure amie.
– Je sais que c'est toi, ça t'amuse bien de me voir souffrir ?
– Bah oui, c'est vraiment ma passion dans la vie, répliqué-je d'un ton las. Sérieusement, Léon Wilkes, qu'est-ce qui te fait penser que j'ai fait ça ?
– Tu me détestes, tu détestes Emeline, si tu peux faire une pierre deux coups, ça t'arrange bien ! Elle m'a dit que c'était toi qui lui avait avoué, pourquoi elle me mentirait là-dessus ? »
Je laisse sortir un grognement agacé. Merlin, qu'il aille régler ses affaires sentimentales sans moi, les miennes sont déjà suffisamment compliquées comme ça. Je n'ai aucune idée de pourquoi Emeline est allée raconter que je lui avais dit que Léon l'avait trompée avec Brittany. Et au fond, je m'en fous pas mal. Léon hésite alors que je secoue la tête, irritée.
« Emeline est une peste, Wilkes, tu la connais bien, il me semble. Alors elle a certainement voulu me faire porter le chapeau parce que tous les problèmes dans sa vie sont créés par moi. Tu es tombé dans le panneau. C'est tout. Laisse-moi partir, je suis censée avoir cours dans trois minutes. »
Il baisse sa baguette dans un geste lent. Il doute, rouge de rage. Soudain, il se recule d'un pas pour mieux donner un violent coup de pied dans le mur. Je ferme les yeux, un peu effrayée. J'ai bien cru que ça allait être pour moi. Il passe une main dans ses cheveux. Je sens qu'il s'en arracherait bien quelques poignées. La colère. Je connais ça. Ce sentiment d'impuissance, d'être dominé, aveuglé par la rage. Perdre la raison. Je connais bien, oui. Il reprend ses vociférations :
« Mais si c'est pas toi, c'est qui alors ? Merlin, Emeline va être infecte maintenant.
– Elle l'était déjà avant, lâché-je avant de me dire que ce n'était peut-être pas la meilleure idée du siècle. J'étais loin d'être la seule au courant, à ce que je sache. Cherche peut-être du côté de tes potes, ils veulent peut-être juste récupérer les faveurs de la fille du Ministre.
– Va en cours, bordel ! »
Je hausse un sourcil perplexe avant d'éclater de rire. Je ne sais pas ce qu'il lui prend, il devrait arrêter de changer d'avis toutes les trois secondes. Consciente d'être un peu pénible, je lui tapote l'épaule avec compassion alors qu'il mord presque son poing de rage. Je lui dis d'un ton calme :
« Je suis désolée pour toi, mais ce n'est vraiment pas moi. De toute façon, tu ne peux t'en vouloir qu'à toi-même, et je sais que ce sentiment est douloureux. »
Je n'attends pas une réponse, j'ai pas envie que son coup de pied atteigne une partie de mon corps comme il en a certainement très envie. Je file vers la salle de Défense contre les forces du mal. J'ai un peu d'appréhension. Madame Ross était là, hier, elle a dû voir toute la dispute avec Percy et je n'ai pas envie de croiser son regard un peu hautain. Elle a peut-être sauvé Scott des griffes de mon père mais ça ne me la rend pas sympathique pour autant. Et si elle demande à me parler à la fin du cours, je risque de l'aimer encore moins.
« Miss Weasley, vous êtes en retard. »
De deux minutes, Merlin. Là, je commence à la détester. Elle hausse un sourcil étonné en me voyant lever les yeux au ciel en entrant dans la salle dont la porte était encore ouverte. Les autres sont à peine installés, elle ne va pas me faire croire que c'est un drame si j'arrive à quinze heures deux au lieu de quinze heures pile. Elle me foudroie du regard alors que, ne prenant même pas la peine de m'excuser, je me glisse sur la chaise à côté de Léna. Celle-ci fronce les sourcils et chuchote :
« Ne commence pas à énerver Ross dès le début, elle risquerait de nous mettre une interro surprise.
– Pitié, tout sauf ça, maugréé-je en sortant mes affaires.
– Installez-vous en silence s'il vous plaît ! Puisque certains ont envie de se faire remarquer, peut-être que Miss Weasley peut nous parler des Quintapeds, que vous étiez censés étudier pour ce cours ? »
Merlin, je pose ma tête au creux de ma main. Hier, j'ai vécu le pire jour de ma vie, elle le sait très bien, je n'ai pas pris le temps de me pencher sur le sort de ces créatures absurdes à cinq pattes. J'ai une forte envie de sortir de la salle plus vite que je n'y suis entrée. Elle me fixe avec ses petits yeux satisfaits. Je ne sais rien sur les Quintapeds, hormis qu'ils ont cinq pattes. Et je m'en fiche, je n'ai que la scène d'hier où elle éloignait Scott de mon père qui me revient en tête. Merlin, j'avais l'impression de ne pas avoir ressassé beaucoup la journée d'hier, que le fait que Roxanne soit de mon côté avait tout balayé d'un revers de main et voilà que cette saleté de prof me la rappelle à la raison.
« Vous ne pouvez pas en parler ? demande-t-elle d'un ton insupportable.
– Ce sont des créatures qui ont cinq pattes et qui sont très dangereuses, tenté-je pour sauver l'honneur.
– Si c'est tout ce que vous pouvez me dire, c'est très décevant. Ce n'est pas comme cela que vous aurez vos ASPIC à la fin de l'année. Cinq points en moins pour Gryffondor. »
Qu'est-ce que j'ai envie de lever ma baguette vers elle pour la faire taire, Merlin ! Je ne fais que soupirer avec fatalisme en faisant un geste dédaigneux de la main. Qu'elle fasse ce qu'elle veut tant qu'elle finit par me laisser tranquille. Léna fronce les sourcils, certainement vexée de voir des points enlevés si facilement. Mais les points, la coupe, les ASPIC, quelle importance ça a ? J'ai une terrible envie de pleurer. Tout devient n'importe quoi, je fous tout en l'air, sans plus aucun remord. Avant, j'étais dévastée de faire perdre des points à la maison, je voulais être un modèle parfait. Et maintenant, j'ai l'esprit embrouillé, je suis aveuglée par la moindre émotion.
Mon regard croise par inadvertance celui de Scott Reeve. J'avais fait de mon mieux pour que ça n'arrive pas aujourd'hui, pour me laisser le temps de me ressaisir avant de le questionner plus en profondeur. Et voilà qu'il m'observe de l'autre bout de la salle, comme inquiet. Il a sûrement raison de s'inquiéter pour moi. Je voudrais tellement demander à Léna de me surveiller, de m'écraser les orteils le plus fort possible si je dis un mot de travers, si je foudroie du regard une nouvelle fois la professeur qui s'est désintéressée de moi quelques instants pour écrire quelque chose sur le tableau. Mais je ne dis rien, mon amie le fera certainement de sa propre initiative.
A la fin du cours, où j'ai évité le plus possible de me faire remarquer, j'ai tenté une sortie rapide en toute discrétion mais c'était sans compter la réactivité de Madame Ross quand il s'agit de me pousser à bout.
« Miss Weasley, venez me voir. »
Dans son regard, je vois qu'elle me reproche de fuir. Comment pourrait-elle me reprocher ça ? N'est-ce pas légitime de ma part ? Elle attend que les autres personnes soient sorties, Scott s'en va sans un regard pour moi, prenant soin de respecter les consignes de mon père. Je soupire. Elle pose ses mains fermement sur son bureau en me regardant avec son air sévère.
« J'ai bien conscience que vous êtes dans une période difficile, Molly, mais il ne faut pas que ce soit au détriment de vos études.
– Pardon ? Vous pensez que je le fais exprès peut-être ? demandé-je avec un regard dégoûté.
– Je pense que vous êtes une excellente élève et je ne voudrais pas que vous vous laissiez déconcentrer. Gardez bien en tête que l'objectif de cette année est d'obtenir vos ASPIC, c'est pour ça que vous êtes là. Ne croyez pas que je m'acharne sur vous pour des raisons personnelles, je veux simplement vous faire réagir. Vous ne pouvez pas vous laisser distraire de cette manière cette année. C'est un tournant pour votre avenir.
– Excusez-moi, dis-je en haussant légèrement le ton, ça ne se reproduira pas. Il est évident que ma carrière est la première chose à laquelle je dois penser. Je suis vraiment désolée de l'avoir oublié ne serait-ce qu'une seconde. »
Elle sent l'arrière-goût sarcastique dans ma phrase mais ne relève pas. Elle parle comme mon père. C'est insupportable. Je lui jette un regard sombre, elle soupire et me laisse enfin partir. Je ferme la porte derrière moi en la claquant plus que je n'aurais voulu mais elle a provoqué en moi le même rejet que j'ai ressenti pour Percy. Rejeter tous ceux qui se mettront sur mon chemin pour retrouver Maman. Cette idée tourne et retourne dans tous les sens dans ma tête. Ça va me rendre folle.
