Je ne possède aucun des personnages des différents fandom.
A l'occasion de la journée mondiale de l'amitié le 30 juillet et du retour du défi lancé par PetiteDaisy, ensemble de textes doux, heureux, tendre, douloureux ou tragique sur différentes bromances
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
50 NUANCES DE BROMANCE
Le poids des préjugés (Tommy et Marcos)
Marcos avait comprit le message qu'Arthur avait tenté de lui faire passer. Tommy était son ami et il avait été désagréable et violent avec lui. D'accord, Carmen était sa petite sœur, mais Tommy c'était son ami, non ? Il savait bien que c'était quelqu'un de bien, de gentil et qu'il n'était pas un coureur de jupons. En fait, sa sœur, c'était bien la première femme qu'il regardait avec cet air là depuis qu'il le connaissait. Cat le taquinait souvent sur le fait qu'il finirait seul s'il ne tentait rien. Il se rappelait l'avoir entendu répondre que la quantité et les histoires sans lendemain ne l'intéressaient pas... et qu'il n'avait pas le temps de tomber amoureux. Marcos l'avait taquiné ce jour-là. C'était vrai, avec ses yeux bleus, sa musculature, son côté zen et sa pratique des arts martiaux, il correspondait aux fantasmes de pas mal de jeunes filles. Il avait éludé la conversation, quittant le transat pour aller se baigner. Marcos n'avait pas compris, mais le soupir de Cat l'avait intrigué :
- Tu ne vois pas qu'il a peur de tomber amoureux ?
- Peur ? Mais pourquoi ?
- Ça, il n'y a que lui qui pourrait nous le dire...
Marcos n'avait pas cherché plus loin, il avait enterré cette conversation dans un coin de son esprit et il venait juste d'y repenser.
Tommy ne voulait pas jouer avec sa sœur, il était vraiment touché par elle, par sa douceur. Il était un peu plus âgé, mais six ans, ce n'était pas si terrible, surtout qu'il était doux, attentionné et respectueux. Oui, Marcos avait bien failli en venir aux mains avec lui, mais c'était injuste. Il ne méritait pas ça... Il avait vu la colère et la douleur dans le regard de son ami quand Marcos lui avait hurlé de le frapper pour qu'il puisse répondre et déclencher une bagarre. Il avait vu sa tristesse quand Carmen n'avait pas osé le suivre pour changer d'air...
Comment il avait pu être aussi violent avec son ami ? D'accord, ses parents voulaient que sa sœur ne sorte qu'avec des gens du pays, mais Tommy ce n'était pas un salaud...
Marcos soupira, il se détestait lui-même d'avoir agi avec autant de violence, surtout qu'il lui devait la vie. Il l'avait sauvé plusieurs fois en mission, ce n'était pas rien. Dans leur boulot, on se devait d'avoir confiance l'un dans l'autre...
La mission avait prit fin, elle avait fini dans une fusillade où Tommy avait bien failli prendre une balle. Marcos avait frémi à cette simple idée, c'était atroce de se dire que son ami aurait pu se faire tuer sans qu'il n'ait le temps de lui demander pardon. Le hasard du débriefing fit qu'ils se retrouvèrent côte à côte, mais Tommy ne lui décrocha pas un mot. Marcos soupira et attendit la fin de la transmission pour lui murmurer.
- J'espère que tu n'as rien de prévu pour midi, je t'emmène.
Tommy lui adressa un regard sombre et intrigué.
- Je ne vais nulle part, j'ai besoin de repos et de me recentrer sur moi.
- Allez, tu méditeras plus tard, je t'emmène manger chez mes parents.
La surprise de Tommy se fit plus grande.
- Je veux que tu leur parles et peut-être qu'ils t'autoriseront à voir ma sœur.
- Hein ? C'est vrai ? Mais...
Marcos fut frappé par la surprise et le sourire de son ami.
- J'ai dis "peut-être" alors ne commence pas à t'imaginer des choses, mais je pense que c'est bien qu'ils apprennent à te connaître !
Tommy ne dit rien, se contentant d'hocher la tête et de suivre son ami. Pourtant, au moment de monter dans la voiture, le jeune homme s'immobilisa.
- Qu'est ce que tu fais ?
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée.
- Oh Tommy, assis-toi, on va parler.
Marcos s'assit au volant de son taxi et son ami accepta de se laisser tomber sur le siège passager.
- Alors pourquoi ce ne serait pas une bonne idée ?
- Parce que je ne veux pas revivre face à tes parents, ce que j'ai vécu avec toi. Je suis fatigué, j'ai compris que je n'étais pas un mec bien pour elle, je n'ai pas envie de...
- Hey ! Je suis désolé Tom.
Son ami redressa la tête, mais prit soin de ne pas croiser son regard.
- Et je te promets que c'est sincère. J'ai été totalement idiot de te parler comme ça, Arthur a raison, c'est du racisme de croire que tous les américains sont mauvais et que seul un mexicain pourrait sortir avec ma sœur.
- On s'habitue au racisme, c'est juste que... je ne pensais pas le revivre ici...
- Ici ? Pourquoi ici ? Pourquoi tu en parles comme d'une fatalité ?
Tommy soupira et se tourna vers son ami, sa voix était plus sourde que d'habitude.
- Regarde-moi Marcos... Tu les vois mes pommettes, la forme de mon nez, l'épaisseur de mes lèvres, tu le vois que ma peau n'est pas tout à fait blanche ? ... pas assez pour certains en tous cas... Tu sais ce que pensent certains "blancs" des amérindiens aux Etats-Unis ? ... Si tu savais comme j'ai détesté mon père, comme j'ai détesté ma mère pour l'avoir choisi...
Marcos frémit, pour lui il était américain, un américain comme tous les autres. Il avait bien lâché quelques mots sur son grand-père indien, mais il ne s'attendait pas à ça, à ce poids, à cette douleur et ses mots lui parurent bien pires encore. Il baissa la tête, honteux de ce qu'il avait pu dire ou faire et murmura.
- Je suis désolé Tommy. J'ai agi comme le plus parfait des imbéciles.
- Non, c'est moi aussi, je sais qu'une sœur c'est sacrée, j'aurais agi pareil avec la mienne... mais tu vois, si tes parents...
- Je te promets que non, elle n'est pas comme ça ma famille...
Tommy hocha doucement la tête.
- Alors démarre...
OoooO
Le repas s'était passé de la plus agréable des manières. Le père de Marcos avait bien fait les yeux noirs à cet invité, mais la gentillesse de Tommy, son naturel et ses légers sourires avaient fini par l'attendrir. Marcos n'en était pas étonné et il était toujours aussi furieux après lui pour sa réaction, son père voyait que Tommy était un homme bien... D'ailleurs c'est bien pour cela qu'il continuait à parler avec lui.
- Et donc, vous êtes de quel coin des Etats-Unis Mr Chase, New York ? Los Angeles ? Washington ?
- Rien de tout ça, répondit le jeune homme en souriant, j'ai grandi dans une réserve du Nevada.
- Une réserve naturelle ? Demanda la mère de Marcos.
- Une réserve pour amérindiens, le territoire qu'on leur a donné quand les colons se sont installés.
Marcos ne dit rien, mais comprit parfaitement le sous-entendu.
- Vous avez grandi dans la nature donc ? Demanda le père.
- Oui et ça c'était chouette. J'aime les grands espaces, la forêt, le calme de ces endroits.
- Mais vous en êtes partis.
- Oh vous savez, je pense qu'à un moment on a tous besoin de prendre l'air et de voir autre chose. Mon père était le shérif de la réserve, ma mère était journaliste. Je dois avoir hérité l'envie de voyager d'elle.
- Mais vous ne devez pas voir vos parents souvent, pourtant la famille… commença la mère.
- Ils sont morts, répondit Tommy sur un toi neutre.
- Oh, je suis désolé...
- Ce n'est rien, vous ne pouviez pas savoir, répondit le jeune homme avec un sourire.
- Et vous avez de la famille ? Un frère ? Une sœur ?
- Elle est morte, elle aussi... Non. Je suis seul...
La voix de Tommy s'était assombrie et le cœur de Marcos se serra... Merde... le voilà le traumatisme, l'élément qui l'empêchait d'aller facilement vers les autres...
- Je suis désolée, répondit la mère de Marcos en posant une main sur son bras. Personne ne devrait être seul.
- Oh vous savez, au final, on finit par s'y habituer... Vous permettez que...
- Bien sûr, dit la femme en retirant sa main, il faut que j'aille préparer le dessert de toute façon.
Tommy sourit et se leva, Marcos en profita pour le rattraper.
- Hey !
Le jeune homme se retourna vers son ami et lui fit un sourire.
- Je suis désolé Marcos, je ne voulais pas plomber l'ambiance.
- Non, non, ce n'est pas ça, c'est... C'est que tu ne me l'avais jamais dit...
- Je n'aime pas parler de moi, tes parents sont très forts à ce jeu.
- Oui, mais... Je suis désolé pour tes parents, pour ta sœur, je n'imagine même pas comment je serai si...
- Tu continues à respirer, alors il faut survivre c'est tout et les Rangers m'ont bien aidé pour ça. Les missions te vident la tête et tu n'as pas peur de ne pas rentrer...
La boule au creux de l'estomac de Marcos se fit plus douloureuse. Il détestait entendre ces mots dans la bouche de son ami.
- Mais tu es vraiment seul ?
- Je dois avoir un oncle... mais il n'a jamais accepté que ma mère épouse un peau-rouge... Il n'est pas venu à leur enterrement et encore moins à celui de Nora...
- Tu as le droit de ne pas me répondre, mais... ta sœur, comment elle est morte ?
Tommy frémit et un voile noir passa l'espace d'un instant dans son regard bleu. Il se laissa tomber assis sur le muret, prit plusieurs inspirations profondes et frissonna avant de murmurer.
- C'est de ma faute...
Marcos fronça les sourcils;
- Pourquoi tu dis ça ?
- Parce que c'est vrai... Quand nos parents sont morts dans ce prétendu accident de la route, j'avais 19 ans et elle seulement 15. Je venais de m'engager dans les Rangers. Une amie de maman l'a prit sous son aile, mais elle n'a pas vu que Nora allait mal, que ses fréquentations devenaient malsaines. Je l'appelais régulièrement, mais je ne pouvais pas rentrer et je n'étais pas là pour elle... C'était égoïste de ma part, mais j'avais envie de m'éloigner... Je l'ai abandonné... Ils l'ont retrouvé dans son lit un matin. Son nouveau copain avait trouvé une nouvelle drogue sympa... Elle a fait une overdose.
Marcos frémit, bouleversé et glissa une main sur l'épaule de son ami avant de s'asseoir à côté de lui et de le tirer dans ses bras.
- Je l'ai abandonné.
- Non, ne dis pas ça...
- C'est pourtant la vérité, si j'avais quitté les Rangers, elle serait encore là...
Instinctivement, il porta la main au collier qu'il portait toujours et fit rouler la pierre sombre qui l'ornait entre ses doigts. Marcos suivit ton geste.
- Il vient d'elle ?
- C'est son dernier cadeau, elle l'avait acheté avec son argent de poche. C'est une pierre de chez nous, pour que je n'oublie pas d'y revenir.
- Tu l'as fait ?
- Oui, pour aller voir trois tombes...
- Je suis vraiment désolé Tommy.
- Qu'est-ce que tu veux, c'est la vie...
- Mais... dis-moi... pourquoi tu as parlés de "supposé" accident de voiture pour tes parents.
- Parce que mon père menait une enquête sur une exploitant pétrolier qui tentait de s'accaparer une partie de la réserve sous prétexte qu'il y avait une erreur dans un texte recopié en 1907... ça avait réveillé les instincts de journalistes de ma mère. Ils descendaient à Reno pour voir le procureur... Ils ne sont jamais arrivés... et l'exploitant a eu son puits de pétrole...
- Oh mais c'est affreux... Et tu ne peux rien faire ?
- Pour moi non, mais tu comprends pourquoi ce boulot est important... Je ne veux pas que d'autres personnes vivent ça, je...
Tommy n'eut pas le temps de finir sa phrase. Les bras de Marcos venaient de s'enrouler autour de lui pour l'entraîner dans une étreinte fraternelle. Tommy se laissa faire et répondit à l'étreinte avec douceur, appréciant la spontanéité de son ami qui murmura.
- Je sais que ça peut paraître idiot, mais moi j'ai une grande famille, beaucoup trop grande à mon avis, huit frères et sœurs, dis fois plus de cousins et de cousines, mais…si tu veux, elle peut devenir la tienne Tommy. Tu ne seras plus jamais seul mon frère... je te le promets.
Tommy frémit.
- Ce n'est pas idiot. Merci.
- Alors on est toujours amis ? Demanda Marcos en pensant à leur dispute.
- On l'a toujours été, répondit Tommy.
Marcos répondit en lui donnant une petite tape dans le dos.
- On passe au dessert ?
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Titre du 25/11/2020 : Le poids des préjugés
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