Je ne possède aucun des personnages des différents fandom.

A l'occasion de la journée mondiale de l'amitié le 30 juillet et du retour du défi lancé par PetiteDaisy, ensemble de textes doux, heureux, tendre, douloureux ou tragique sur différentes bromances

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


50 NUANCES DE BROMANCE

La souffrance d'un ami (Brisco County Jnr & Lord Bowler)

John Bly n'avait jamais été aussi prêt, Bowler avait envie de l'attraper pour obtenir la récompense et montrer à Brisco qu'il était un meilleur chasseur de primes que lui. Il avait localisé sa planque dans un saloon abandonné et il s'y précipita. Arme au point, Bowler pénétra dans le saloon, d'un coup d'œil, il repéra bien évidemment la silhouette étendue sur le sol, mais braqua les étages pour ne pas tomber dans un piège.

- Brisco !

Un gémissement lui répondit pendant qu'il continuait à chercher Bly et ses hommes du regard.

- Trop tard Bowler… souffla le chasseur de primes.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda Bowler toujours aux aguets.

- J'ai failli coincer Bly, répondit Brisco d'une voix remplie de douleur. Dommage ça t'ai passé sous le nez !

Pour la première fois, Bowler baissa la tête en direction de Brisco étendu sur le sol. Il haletait, le visage blême et en sueur. Sa main gauche était posée sur la droite de son ventre. Ses doigts se tâchaient de son sang. Bowler en avait vu des hommes mourir, des dizaines, et son regard s'attrista. Il était gravement blessé… Il suffisait de percevoir ses tremblements, d'entendre sa respiration haletante et superficielle, de voir combien ses yeux avaient du mal à rester ouverts. Il allait mourir… doucement, il s'agenouilla vers lui.

- Fais quelque chose Brisco, tu as bien dû faire médecine à Howard !

- Harvard, rectifia le blessé en se forçant à rouvrir les yeux, un léger sourire aux lèvres.

- On s'en fiche ! Répliqua Bowler, dont la main venait de presser la sienne sans vraiment y penser.

Il mourait… Et cela lui retournait l'estomac parce qu'il n'avait pas été là en soutien pour l'aider. Bly avait tué son père, il savait que Brisco disait à tout le monde qu'il ne voulait pas se venger, mais juste finir son travail, mais c'était faux… Bien évidement qu'il voulait se venger, bien évidemment qu'il était encore bien plus bouleversé qu'il ne voulait l'admettre par la mort de ce père qu'il aimait tellement… et lui… lui, même s'ils se disputaient, même s'il y avait cette compétition entre eux pour être le premier à arrêter Bly, il y avait de l'amitié entre eux… Il l'avait bien sorti de prison en disant qu'il était de sa famille, non ? Il y avait bien de l'ironie dans ces mots, mais ils étaient amis… Il était même le seul ami qu'il avait depuis des années et il mourrait là… Alors il s'en fichait que l'université où il avait fait ses études soit Howard ou Harvrad, ce qu'il voulait c'était un moyen de le sauver…

- A vrai dire, j'étais plutôt un littéraire, ajouta Brisco en gémissant, les paupières de plus en plus lourdes…

Et Bowler sentait la boule grossir dans son ventre. Il ne pourrait pas le sauver. Lui non plus n'avait pas les connaissances médicales pour le sortir de là. Sans y penser, sa main pressa plus fort la sienne. Les doigts de Brisco s'enroulèrent autour des siens instinctivement en réponse. Il se sentait mourir… Il avait besoin de soutien, de ne pas être seul… Il ne serait pas seul…

- Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?

- Raconte-moi des histoires, lui répondit du tac au tac le blessé pendant que la douleur amplifiait et que la torpeur l'enveloppait.

Il avait mal, réellement mal. La douleur dans son ventre l'aurait bien fait hurler s'il en avait eu la force. Son cœur battait vite, trop vite. Sa vision perdait en netteté. Il savait bien que tout ne durerait pas longtemps. Il sentait la main de Bowler serrer la sienne et la pressa plus fort. Ça pouvait paraître ridicule sa réponse, il n'était plus un enfant, mais il était terrifié… totalement terrifié, même s'il refusait de l'admettre… surtout qu'il n'était pas vraiment croyant et qu'il avait peur de cette abime près à l'engloutir… « Raconte-moi des histoires »… Il était sûr que Bowler allait se moquer de lui, mais ce ne fut pas le cas…

Non, Bowler n'avait pas le cœur à se moquer. Il soupira, et fit basculer son chapeau en arrière tout en le détaillant… Brisco était conscient que rien ne pourrait le sauver, mais il ne voulait pas être seul.

- La vue du sang, je n'ai jamais pu supporter, même quand j'étais petit, marmonna Bowler en lâchant sa main pour compresser sa blessure.

C'était sans doute futile, mais au moins il avait l'impression de faire quelque chose pour lui, de ne pas être planté comme un piquet ridicule

- C'est marrant, je n'arrive pas à t'imaginer petit, souffla Brisco dont les paupières papillonnaient de plus en plus.

- Disons quand j'étais gosse…

- Tu as de la famille ?

C'était vrai, ils se connaissaient depuis plusieurs semaines, mais ils n'avaient jamais vraiment eu le temps de parler, c'était le moment ou jamais.

- Non… Mon père est mort quand j'étais bébé. Ma mère est morte de la scarlatine quand j'avais 11 ans, depuis je me débrouille tout seul.

Brisco hocha la tête doucement en fermant les yeux… les deux amis avaient un point commun douloureux.

- Tu ne vas sans doute pas me croire, mais quand j'étais enfant je devais aller à l'église deux fois tous les dimanches !

Bowler ne savait pas pourquoi il lui parlait de ça, mais il avait l'air de l'écouter et tant qu'il l'écoutait, il était en vie, même si son regard était de plus en plus épuisé et que son cœur battait trop vite… D'ailleurs, même faible comme il était, cette révélation lui arracha un léger rire amusé qui fut suivi d'une crispation de douleur, le ramenant à la réalité. Alors Bowler continua à parler.

- Ma mère chantait dans la chorale. Elle n'avait pas d'endroit où me laisser alors j'allais chanter avec elle.

- Tu sais chanter ? Demanda Brisco avec étonnement.

- Oui, je sais chanter, répondit son ami, terrifié de le sentir faiblir de plus en plus…

- Non, tu me racontes des salades, protesta Brisco en changeant doucement de position pour tenter de soulager sa douleur.

- Non, je chante comme un ange !

Sans rouvrir les yeux, Brisco parvint à lever la main droite et tapota doucement le genou de son ami.

- Attends que je sois au ciel, je te le dirais si c'est vrai.

Brisco finit sa phrase en se laissant aller, la douleur était trop violente pour qu'il la supporte plus longtemps. Il laissa sa tête se tourner sur le côté, les yeux clos, s'apprêtant à laisser filer son dernier souffle et la panique monta en Bowler… Merde, il était vraiment en train de lui dire adieu, il était vraiment en train de mourir. S'il le laissait fermer les yeux, il ne les ouvrirait plus, alors il se mit à chanter… Les premiers mots qui lui vinrent furent ceux d'Amazing Grace… C'était la bonne chanson pour accompagner la mort d'un ami et il chanta, laissant son émotion surgir dans chacun de ses mots. Brisco redressa doucement la tête, entrouvrant les yeux. Il respirait mal, sa peau était de plus en plus blanche. Il déglutissait douloureusement, mais il l'écouta, captant au passage toute la peine de Bowler visible dans le regard qu'il posait sur lui… la peine d'un ami qui ne pouvait rien faire pour l'aider et cela le toucha, à tel point qu'il dut même lutter contre des larmes qui faillirent le surprendre, mais la torpeur, la douleur et l'épuisement l'assaillirent. Ses yeux se fermèrent lentement, tout serai fini dans peu de temps.

Bowler finit sa dernière note, se pencha et comprit que son ami était en train de céder.

- Non… Brisco !

Ce dernier rouvrit une dernière fois les yeux, mais il était confus, désorienté et il murmura.

- C'est toi papa ?

Bowler sentit son cœur se serrer, il délirait… C'était fini, mais un courant d'air balaya la pièce et un homme entra. C'était le professeur âgé que Brisco avait tenté de secourir et il portait un étrange globe orné de tube en métal. Le globe dont Bly parlait ? Il vit l'homme s'agenouiller auprès de son ami et lui dire de toucher le globe s'il voulait survivre. Bowler était trop terre à terre pour croire en ce genre de chose, mais il restait si peu de temps à Brisco. Il le vit user ses dernières forces pour se redresser et tirer un tube du globe. Il était translucide, rempli de sortes d'éclairs bleutés qui en jaillirent et donnèrent l'impression d'électrocuter son ami. Un amas se concentra sur sa blessure et Brisco tomba à la renverse, inerte.

Horrifié par ce qu'il venait de se passer, Bowler sortit son arme et la braqua sur le professeur.

- Vous l'avez tué !

Sans cesser de le menacer, il s'agenouilla aux côtés de son ami, luttant contre ses larmes tout en l'appelant.

- Brisco…. Brisco…

Mais le jeune homme ne bougea pas et une certaine panique s'empara de lui. Il y eu un courant d'air et Bowler se redressa.

- Professeur ? Professeur ?

Personne ne lui répondit, comme si le professeur avait disparu dans le courant d'air. Bowler frissonna. Tout cela était parfaitement incompréhensible et… un râle le fit sursauter. Bowler baissa les yeux et observa Brisco se tourner sur le côté en gémissant.

- Brisco !

Bowler se laissa tomber à genoux et posa une main sur l'épaule de son ami.

- Brisco ?

Lui qui l'avait cru mort, le voir reprendre connaissance était un autre miracle. En sentant sa main sur lui, Brisco sursauta et se redressa brutalement en haletant. Bowler ne se laissa pas surprendre et agrippa son ami qu'il sera doucement contre lui.

- Doucement Brisco, doucement.

Ce dernier gémit et tenta de calmer sa respiration tout aussi affolée que les battements de son cœur, mais la douleur avait disparu. Intrigué, il porta une main à sa blessure tout en restant appuyé contre Bowler et ne sentit rien. Paniqué, il releva sa chemise tâchée de sang et fit glisser ses doigts sur sa peau lisse et intacte. La blessure avait disparu !

- Bon sang Brisco ! Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Je… Je ne sais pas… Le professeur ?

- Il est parti…

- Il faut que je le retrouve et que j'arrête Donovan, marmonna Brisco en tentant de se redresser.

Ses jambes tanguèrent et Bowler l'attrapa par un bras pour l'aider à se lever.

- Vas-y doucement…

- Je vais bien… merci… Je vais bien…

- Tu es sûr, je t'ai vu mourir tu sais…

- Ben, je ne me sens pas trop mal pour un mort, répondit Brisco en souriant sans lui lâcher le bras. Faut arrêter Donovan.

- Et Bly ?

- Chaque chose en son temps… Tu viens avec moi…

Bowler hocha la tête. Bien évidemment qu'il venait avec lui, hors de question qu'il le laisse les affronter seul cette fois.

Et ensembles, sans vraiment savoir ce qui venait vraiment de se passer, les deux amis sortirent du vieux saloon.


Défis Galactiques :

W : Western

Défi de Sarah et Voirloup n°76 : Ecrivez sur un fandom dont vous n'avez pas l'habitude (moins de 10 fics)

Blessure 33 : Percé par une balle

Prompt 229 : "Il est parti."

Défi des adultes 124 - Ecrire une scène d'agonie

4 aspects de Ryuk : Son carnet : Écrire sur un objet qui a un pouvoir particulier

50 nuances de Bromance (8/50)

100 façons de sauver quelqu'un 21/100

Si tu l'oses : 232. Années (28/400)