Je ne possède aucun des personnages des différents fandom.
A l'occasion de la journée mondiale de l'amitié le 30 juillet et du retour du défi lancé par PetiteDaisy, ensemble de textes doux, heureux, tendre, douloureux ou tragique sur différentes bromances
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
50 NUANCES DE BROMANCE
Une opération qui tourne mal
L'opération avait été préparée de manière minutieuse. Ice le savait, pourtant il ne parvenait pas à s'empêcher d'être inquiet et il se tourna vers Chris.
- Il n'y a vraiment pas moyen que j'accompagne Charlie ?
- Non Stavros vous a vu avec le FBI et il a une bonne mémoire, pareil pour Alphonse. Avec le rôle qu'il a joué pour placer la balise dans sa voiture, il faut que Charlie y aille seul.
- Ce type est un assassin Chris.
- Ne t'en fais ! Le coupa Charlie en lui donnant une tape sur le bras. On a les images, j'ai mon micro. Je lui refile notre logiciel de guidage des missiles, il part à l'autre bout du hangar faire l'échange avec son acheteur et hop c'est fini !
- Je n'aime pas ça Charlie.
- Moi non plus, mais vous n'êtes pas loin, lui répondit l'irlandais avec un sourire inquiet.
Ice hocha la tête et Alphonse posa sa main sur son épaule.
- Oui. On est là. On ne te lâche pas.
.
Voilà des mots auxquels Alphonse repensa avec horreur quand toute l'opération vira à la catastrophe. Pour une raison inconnue, Stravros décida qu'il voulait bien le logiciel, mais pas payer le technicien. Charlie comprit que ça allait mal se passer et leva les mains tout en faisant son plus beau sourire, avant d'essayer de négocier avec sa tchatche habituelle.
- Attendez, je peux revoir mes prix.
- Non !
Ice bondit de son siège comme un ressort, mais il était trop tard, Stavros avait tiré. La balle avait frappé Charlie au ventre, le projetant au sol. Le jeune homme gémit en s'effondrant sur le côté, haletant de douleur.
Alphonse trembla et se précipita vers la porte du van, mais O'Conner l'empêcha de sortir.
- Qu'est-ce que vous faites ? Lança ce dernier avec un regard hagard.
- Personne ne sort du van.
- Mais vous êtes fou, on vient de tirer sur Charlie et…
- Stavros est dans le hangar et il attend son contact, il nous le faut.
- Quoi ? S'exclama Alphonse, mais…
- Personne ne bouge !
.
Dans le hangar, Charlie n'avait pas comprit non plus ce qui était en train de se passer. Tout allait bien et puis soudain, Stavros avait sorti une arme. Le jeune escroc recula d'un pas en levant les mains.
- Hey attendez ! J'ai le logiciel et…
- Je sais, mais moi je n'ai pas l'argent.
Charlie tenta bien de continuer la conversation, mais avant qu'il n'ait le temps de faire un geste, il tira. La balle frappa le jeune homme avec une force qui le propulsa contre le mur, Charlie s'écroula, haletant de douleur et ses mains se portèrent à sa poitrine. Ses doigts tremblaient, son souffle se fit court et il manqua de peu de perdre connaissance, mais l'adrénaline le fit tenir. Stavros était toujours là, il le surplombait et il se pencha sur lui pour fouiller dans ses poches et récupérer le logiciel tout en souriant.
- Je vous remercie et je vous souhaite une mort longue.
- A mon avis ce ne sera pas si long, murmura Charlie en haletant.
Stavros ricana et traversa la pièce. Il claqua la porte et prit dans un couloir pour se diriger vers l'arrière du hangar. Charlie écouta ses pas s'éloigner et, quand il fut assez loin, il laissa la douleur le submerger. Son cœur battait trop vite, tout son corps tremblait. Il tenta de jeter un coup d'œil aux caméras au-dessus de sa tête et murmura.
- Hey ! Ho ! … Les gars… Je… Je ne sais pas si vous avez vu, mais ce n'est pas une mise en scène… je… J'ai besoin d'aide… Ice… Alphonse… j'ai mal… Les gars… J'ai peur…
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Dans le van, les yeux d'Ice ne pouvaient pas se détacher de son ami, étendu sur le sol, en train de gémir et de souffrir. Il avait plaqué la main droite sur son ventre, sa respiration était difficile, son corps se crispait de douleur, ses yeux avaient du mal à rester ouverts, mais il continuait à parler.
- Hey… Les gars… Je crois qu'en passant par derrière… vous pouvez me rejoindre sans…
Charlie ne termina pas sa phrase, terrassé par la douleur. Il gémit et murmura.
- J'ai mal…
Il avait les larmes aux yeux, il tremblait de plus en plus.
- Alphonse… Ice… Ne me laissez pas… j'ai mal… mais vous avez vu… pour un algophobe je tiens vachement bien hein ? … Je… Je perds mon sang… Murmura-t-il en posant les yeux à ses doigts maculés de ce liquide vital.
Son corps se cambra une fois de plus et il gémit les larmes aux yeux…
- J'ai mal…
Alphonse frissonna de rage et fit mine de repartir en direction de la porte. O'Conner le bloqua et sa colère devint de la rage
- Laissez-moi passer ! Il a raison, je peux l'atteindre par derrière et le sortir de là… Il a mal, il a besoin de moi et…
- Non !
Ice se tourna vers Chris.
- Je vous en prie, Alphonse a raison, on ne fera pas de bruit… Personne ne nous remarquera.
Chris observa son chef pendant que la voix haletante et de plus en plus faible de Charlie emplie l'espace.
- A votre avis… Combien de temps il va me falloir pour me vider de mon sang… Je…
Un autre gémissement le coupa et Alphonse bouscula O'Conner.
- Laissez-moi passer bon sang, mon ami est en train de crever dans ce fichu hangar. Il pleure de douleur, il a besoin de moi. Chris… Il est votre ami à vous aussi non ?
- La mission…
- Vous pouvez boucler Stavros c'est déjà bien, dit Ice.
- Vous savez qu'il y a peu de chances pour que vous le sortiez de là-bas en vie ?
- Mais il sera avec nous ! Répliqua Ice. Il ne sera pas seul et…
La voix de Charlie faiblissait, mais sa peur était palpable.
- Alphonse… Ice… Je vous en prie, venez me chercher… Je ne veux pas mourir seul…
Sa phrase finit dans un sanglot qui eut raison de la patience d'Alphonse. Il bouscula O'Conner et Ice lui emboîta le pas. Ce dernier voulut les rattraper, mais Chris le retint.
- Je vous prie monsieur, laissez-les faire.
- Mais le contact de Stavros n'est pas encore arrivé !
- Mais c'est Charlie, je vous en prie… On ne peut pas lui faire ça.
Le chef du FBI fronça les sourcils et la voix du blessé murmura…
- Je vous prie… Ne m'abandonnez pas…
.
Pour Ice et Alphonse, il était bien évidemment hors de question qu'ils l'abandonnent. Charlie c'était leur ami, leur petit frère, il ne pouvait pas l'abandonner.
Ce fut Alphonse qui ouvrit la porte en premier, il se glissa dans la salle, sentit l'odeur du sang, perçut les plaintes de son ami blessé et courut dans sa direction. Il se jeta à genoux à côté de lui, ignorant de son mieux la marre de sang dans lequel son corps était allongé. En tremblant, il le souleva doucement et l'allongea dans ses bras. Sa main se posa sur sa joue qu'il pressa doucement pour lui faire rouvrir les yeux. Charlie gémit, mais n'y parvint pas, tout son corps tremblait lui aussi et Alphonse tourna la tête vers Ice. Ice qui s'était agenouillé à côté d'eux et dont les mains venaient de se poser sur sa poitrine. Il écarta celles de Charlie, enleva sa veste pour la mettre en boule et compressa la plaie. La douleur fit se cabrer le blessé dont les yeux s'entrouvrirent.
Ce fut à ce moment qu'il remarqua qu'il n'était plus seul, qu'il était étendu dans les bras de quelqu'un, quelqu'un qu'il reconnut malgré sa vision qui devenait floue.
- Alphonse…
Son ami lui sourit et laissa sa main presser un peu la joue.
- Oui, je suis là.
Charlie entrouvrit les lèvres pour tenter de lui répondre, mais il laissa échapper un cri de douleur et posa une main sur celles d'Ice.
- Tu me fais mal.
- Je sais, je suis désolé Charlie, tu perds trop de sang.
- C'est mauvais signe, hein ?
Alphonse et Ice se lancèrent un coup d'œil angoissé que capta parfaitement leur ami gravement blessé, mais ils ne pouvaient pas lui dire la vérité.
- Non, ne t'en fais pas, dit Alphonse, ce n'est pas aussi grave que ça en a l'air.
- Tu mens… Je ne vais m'en sortir, hein ?
- Si, bien sûr que si tu vas t'en sortir, dit Ice pour tenter de la rassurer.
- Tu sais que ce n'est pas à moi qu'il faut mentir… J'ai pris une balle dans le ventre… Tu connais les chances de survie d'une telle blessure… Si je saigne autant c'est qu'elle a touché mon foie et on ne survit pas à une balle dans le foie et…
- Chut… le coupa avec tendresse Alphonse en lui pressant doucement la joue, chut Charlie, ne brûle pas tes forces pour rien.
Le jeune homme hocha doucement la tête, grimaça de douleur et haleta en fermant les yeux. Il se tut quelques instants, prit de longues inspirations et puisa dans ses forces avant de murmurer.
- Alphonse… Ice… Merci…
- De quoi ? Demanda Alphonse, les larmes aux yeux.
Son corps se détendait dans ses bras, son souffle s'éteignait inexorablement…
- D'être mes amis… les seuls vrais que j'ai jamais eus…
Ses yeux se fermaient, son corps cédait pour de bon cette fois. Alphonse lui pressa la joue, maitrisant mal les larmes qui lui montaient aux yeux.
- Non, petit frère, ne fais pas ça…
Ice trembla de rage : sa peau trop pâle, ses lèvres qui devenaient bleues, l'inconscience qui était en train de le happer pour de bon… Il redressa la tête et se mit à crier pendant que Charlie perdait lentement connaissance, ses forces l'abandonnant doucement.
- Bon sang Kowalsky ! Il nous faut les secours maintenant ! On s'en fiche de votre opération ! On a besoin des secours… Charlie… Charlie non ! Reste avec nous… Kovalsky ! On a besoin des secours !
Effondré, Alphonse murmura à son tour.
- Pitié Chris… Il a perdu connaissance… Elle a donc si peu d'importance sa vie ?
OoooO
Alphonse ne pouvait pas dire qu'il aimait les hôpitaux, bien au contraire… surtout dans ces conditions. Chris était passée outre les ordres d'O'Conner, elle leur avait envoyé les secours juste à temps… Enfin presque trop tard… Alphonse et Ice avaient eu le temps de percevoir le cœur de Charlie cessait de battre sous leurs mains, mais les secours l'avaient ranimés, transfusés et il était au bloc maintenant, depuis plus de deux heures. Alphonse faisait les cents pas dans la salle d'attente. Il finit par s'arrêter et revint s'asseoir à côté d'Ice qui était prostré, un gobelet de café depuis longtemps froid à la main.
- Tu ne l'as pas bu ?
- Je ne peux pas, j'ai mis cinq sucres….
Cinq sucres, l'une des manies de Charlie, une habitude qu'ils lui faisaient remarquer surtout quand il devenait surexcité, mais à laquelle ils ne dérogeaient pas, lui apportant systématiquement ses sucres… C'était comme si Ice avait servi ce café pour lui… pour cet ami, ce petit frère qui était en train de lutter dans un de ces blocs… Il repensait aux huit dernières années, à leur rencontre… Ils n'étaient alors que trois garçons perdus, ils étaient devenus une équipe, des amis, une famille… Il n'envisageait pas de continuer tout ça sans Charlie : sans ses tocs, ses phobies, ses tirades à ne plus en finir, ses peurs, ses statistiques…
- Merde Alphonse, il ne peut pas mourir comme ça… Je savais qu'on aurait dû être avec lui, on l'aurait protégé… là on l'a laissé seul et…
La main d'Alphonse pressa doucement son épaule.
- Il va s'en sortir, tu l'as dit, il ne peut pas mourir de cette façon…
Du mouvement leur fit lever la tête et Chris vint s'asseoir à de l'autre côté d'Ice. Elle leur sourit et posa la main sur son genou.
- Je suis tellement désolée.
- C'est sans doute pour ça que vous avez attendu qu'il meure dans mes bras, répliqua Alphonse. Vous avez une idée de ce que ça fait de voir son meilleur ami, son petit frère, agoniser dans vos bras ? De le voir essayer de lutter ? De l'entendre vous murmurer adieu avant de céder ? J'ai senti son cœur arrêter de battre sous mes doigts ! Si vos secours n'avaient pas pu la ranimer, ils n'auraient servis à rien… Je sais qu'on est des pions pour le FBI, qu'on peut nous sacrifier au besoin, mais vous l'avez laissé agoniser…c'était inutile, inhumain et barbare… et il vous a sauvé, lui ! Quand vous avez été enlevé, il vous a sauvé. Je croyais qu'on était amis…mais ça n'agit pas comme ça les amis. Il ne méritait pas ça…
Alphonse se leva et Chris eut le réflexe de tenter de le suivre, mais Ice la retint.
- Laissez-le, il est bouleversé…
- Et vous ?
- Qu'est-ce que vous croyez ? C'est Charlie. Il est plus qu'un ami. J'ai mis une demi-heure à enlever son sang de mes doigts… J'ai des nausées rien que d'y penser. Les gens qui le connaissent mal, le pense faible et pleurnichard, surtout avec toutes ses phobies, mais je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi courageux. Il avait si mal et il luttait de toutes les forces qui lui restaient…
- Il va s'en sortir…
- Ne vous avancez pas s'il vous plaît… Alphonse a raison. Il est mort dans nos bras pendant quelques secondes et je ne me suis jamais senti aussi impuissant et désespéré. Parce qu'il n'a même pas 30 ans, c'est encore un gamin.
OoooO
Charlie reposait dans une chambre blanche, stérile. Il était relié à tout un tas de machines qui le gardaient en vie et surveillaient ses constantes. Alphonse était là, lui aussi vêtu d'une blouse de médecin qu'il avait subtilisé pour pouvoir entrer dans la chambre sans se faire remarquer. Il se tenait debout à côté de lui, sa main tenant doucement la sienne.
- Je suis là Charlie, j'ai vu ton dossier, ton médecin trouve que c'est un miracle que tu sois sorti vivant du bloc, plus personne ne pourra dire que Charles O'Bannon n'est pas solide, tu m'entends ?
Bien évidement, Charlie ne pouvait pas lui répondre et Alphonse sursauta lorsque la porte de la chambre s'ouvrit. Il allait se faire découvrir, mais il savait qu'il lui serait impossible de quitter cette pièce, il devait être là pour lui tenir la main, sauf que ce fut Ice qui entra, habillé en infirmier. Les deux hommes se sourirent et son ami se rapprocha. Avec délicatesse, il prit l'autre main de Charlie dans la sienne et posa la deuxième sur le haut de son crâne, caressant ses boucles brunes.
- Comment il va ?
- Il se bat, répondit Alphonse.
- Comme toujours, dit Ice en tirant la chaise pour s'asseoir à côté de son lit. Tu ne vas pas te battre seul, on est là, Charlie.
- Je sais…
La voix était tenue, presque inaudible, mais les mots étaient bien compréhensibles. Ice et Alphonse sursautèrent. Ice se pencha en avant et Alphonse se laissa tomber assis sur le bord du lit.
- Charlie ? Appela-t-il doucement.
Il perçut un frémissement et deux yeux bleus épuisés s'entrouvrirent.
- Charlie, souffla doucement Ice. Hey ! Bienvenue dans le monde des vivants.
La main d'Alphonse se glissa elle aussi dans ses cheveux.
- Tu nous as fait une sacrée peur…
- Désolé…
- Ne le soit pas, dit Ice, c'est nous qui sommes désolés de ne pas avoir été là…
- Vous l'avez été, souffla Charlie en laissant ses yeux se refermer, sans vous je n'aurais pas tenu…
- Qu'est-ce que tu veux, on est une famille, lui répondit Alphonse.
- Ne force pas, murmura doucement Ice en le regardant lutter contre ses yeux qui se fermaient. Je vais aller prévenir ton médecin, Alphonse va rester avec toi le temps que je revienne.
- Et après ?
- Après ? Eh bien on restera avec toi, hors de question de quitter cette chambre tant que tu n'iras pas mieux petit frère.
Charlie sourit en s'agrippant plus fort à la main d'Alphonse. Il se sentait perdu, mal, désorienté, la douleur lui envoyait des spasmes dans toute la poitrine, mais ils étaient là… Il ne risquait rien… et il se rendormit sous bonne garde.
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