Je ne possède aucun des personnages des différents fandom.
A l'occasion de la journée mondiale de l'amitié le 30 juillet et du retour du défi lancé par PetiteDaisy, ensemble de textes doux, heureux, tendre, douloureux ou tragique sur différentes bromances
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
50 NUANCES DE BROMANCE
A la vie, à la mort (Largo Winch & Simon Ovrenazz)
C'était sans doute difficile à comprendre pour les gens de l'extérieur, mais l'ancien voleur et l'héritier d'un des hommes les plus riches de la planète étaient devenus les meilleurs amis du monde, plus que des amis même... Ils avaient bourlingué à travers le monde, s'étaient retrouvés pris dans des situations rocambolesques à tel point que Simon disait qu'ils avaient mieux fait que les Voyages de Gulliver. Largo avait ri ce jour-là tout en sachant que Simon était bien plus qu'un ami, il était un frère, celui entre les mains duquel il acceptait de laisser sa vie et c'était réciproque…
Alors lorsque Largo se retrouva dans la tour Winch, apprenant la mort de son père, endossant un héritage qu'il ne voulait pas, ce fut vers Simon qu'il se tourna. Simon qui écarquillait de grands yeux devant tout le luxe qui s'étalait devant lui, mais qui contrairement aux autres ne voulait l'influencer ni dans un sens, ni dans l'autre. Il laissait son ami faire son choix, lui rappelant que dans tous les cas, il serait toujours avec lui.
Largo avait hésité… La fusillade au cimetière lui avait fait comprendre qu'il était en danger. On lui tirait dessus et Simon, naturellement, courut le rejoindre quitte à se mettre dans la ligne de mire. Les deux se connaissaient si bien quand se passant le pistolet de l'un à l'autre et en attirant à tour de rôle le tireur, ils parvinrent à l'abattre. Une tape dans le dos et un sourire, fit comprendre la gratitude de l'un et la logique de l'autre. Ils étaient frères… alors l'un comme l'autre était prêt à prendre une balle s'il le fallait.
L'envie de découvrir le vrai assassin de son père finit par pousser Largo à prendre la tête du groupe W, mais il n'était pas rassuré. Comment faire passer aux actionnaires et aux membres du conseil qu'un type sans diplôme et sans expérience pourrait diriger l'une des multinationales les plus puissantes du monde ? Les doutes l'assaillaient.
- Je crois que je vais m'en mordre les doigts on ne s'improvise pas président d'un groupe et moi je n'ai aucune expérience.
- Et alors ça s'apprend ! Au début tu n'as qu'à leur faire croire que tu en es capable et tu y arriveras ! Répliqua Simon avec assurance.
Largo ne put retenir un léger rire tout en se demandant si Simon savait à quel point il était précieux…
.
Le problème, c'était qu'on avait tué Nério, mais qu'on voulait aussi le tuer et quand ils remontèrent l'une des pistes, tombant sur ce portable laissé un peu trop en évidence, Largo comprit. C'était une autre tentative pour l'éliminer. Il y avait une bombe !
- Il faut sortir d'ici ! Hurla Largo en courant à la porte.
Joy le suivit assez rapidement, mais Simon se prit les pieds dans une chaise, il s'écroula et la déflagration les coucha au sol. Quand les débris retombèrent le cœur de Largo accéléra… Non… Non…
- Simon ! Simon !
La peur au ventre, il se précipita dans la pièce, cherchant son ami dans les décombres, refusant de le perdre de cette manière. C'était lui qu'on voulait tuer, c'était lui que cette bombe ciblait, pas Simon, surtout pas Simon !
Son regard tomba sur un pied sous des débris et son cœur accéléra encore pendant qu'il les retirait.
- Non ! Simon !
Si ses gestes étaient rapides, ils devinrent plus doux quand il s'approcha de son ami. Avec précaution, il repoussa la chaise qui était tombé sur son visage et se figea. Il était inerte, les yeux clos. Son visage était baigné de sang.
- Appelle une ambulance ! Ordonna-t-il à Joy. Vite !
Pendant qu'il l'entendit s'éloigner, les doigts de Largo se glissèrent dans le cou de Simon, il y avait un pouls. Il s'accrochait.
- Allez tiens bon, on va te sortir de là !
Il savait qu'il n'aurait pas de réponses, alors il se pencha sur son ami, prêt à le prendre dans ses bras en attendant les secours lorsque la voix de Joy retentit.
- Non ! Ne faites pas ça, on ne connaît pas l'ampleur de ses lésions.
Largo frémit, c'était vrai… Alors il retira son gant en plastique, fit glisser celui de Simon et lui agrippa la main.
- Je suis là. Tiens bon. Les secours arrivent. Ne meurs pas, je t'en prie Simon, tout est de ma faute, tiens bon.
Debout à côté d'eux, Joy ne dit rien, elle ne connaissait pas Largo depuis bien longtemps, mais elle était touchée par sa détresse et sa peur à l'idée de perdre son ami. A tel point que lorsque les secours arrivèrent, le jeune homme se tourna vers les secouristes.
- Je viens avec vous.
Personne ne lui contesta et Largo fit le trajet jusqu'à l'hôpital dans l'ambulance, agrippant la main de Simon quand il le pouvait, lui murmurant des encouragements, retenant mal ses larmes.
.
L'attente dans le couloir de l'hôpital fut pire et le découvrir inerte dans ce lit, par la fenêtre qui donnait sur le couloir manqua de lui donner la nausée. Il voyait les bandages sur son torse, ses bras, autour de son crâne. Il voyait aussi les machines et les perfusions et son estomac se noua. C'était injuste, ce n'était pas lui qui devait souffrir…
Sa peur et sa douleur ne tardèrent pas à devenir de la rage quand il comprit comment ils avaient pu les piéger. Il y avait une taupe, cette saleté de fille qui tentait de le séduire et qui avait été la dernière maîtresse de son père, celle qui avait sans doute ouvert la porte à l'assassin de Nério. Son regard se posa sur Joy.
- Je vais la…
- Non calme-toi, elle ne sait pas que nous savons.
- Mais Simon a failli mourir !
- Je sais… mais nous allons la faire tomber.
Largo souffla et se calma. Joy avait sans doute les idées plus claires que les siennes. Il hocha donc la tête et rentra dans la chambre de Simon, pour le moment c'était la seule personne qui comptait dans tout ce merdier…
Les heures furent effrayantes, mais peu à peu l'état de Simon s'améliora. Il pouvait reprendre l'enquête, mais quand il apprit qu'il avait reprit connaissance, il se précipita à son chevet. Il savait qu'on se devait d'amener un cadeau à un convalescent, mais il n'eut pas le temps de s'arrêter et puis, ce n'était pas de fleurs qu'avait besoin Simon. Dans le couloir, il vola un gant en latex blanc, le gonfla comme on gonflerait un ballon de baudruche et traça rapidement au marqueur noir « Bon rétablissement » avant de rentrer avec dans la chambre. Le sourire qui illumina son visage quand il croisa le regard de son ami, fut aussi grand que le sien quand il le vit s'approcher de lui avec son ballon improvisé. Content de le voir conscient, il le taquina.
- Alors, ils t'ont encore loupé ?
Simon répondit par un léger rire et Largo se rapprocha de son lit, le couvant d'un regard fraternel et doux tout en se penchant pour s'appuyer sur la rambarde et se mettre à sa hauteur.
- Comment tu te sens ? Lui demanda-t-il avec tendresse tout en le détaillant.
- Je jure de ne plus jamais au foot avec une bombe, marmonna Simon.
Largo sourit et tapota sa main avec son ballon improvisé sans quitter des yeux son ami blessé.
- La dernière fois que je t'ai vu dans cet état, c'est quand tu as eu le mal de mer, tu te rappelles sur ce bateau à Shanghai.
- Oui, mais au moins il y avait la fille du capitaine, marmonna Simon. J'aurais passé ma vie sur ce bateau rien que pour elle.
Largo sourit et échappa le gant qui s'envole en pschittant. Simon laissa échapper un « oh » de surprise et Largo se redressa pour prendre le téléphone que lui tendait l'infirmière. Il allait bien, il pouvait s'occuper du rester.
.
Le reste c'était cette bande de l'ombre qui tentait de l'évincer de l'entreprise de son père par tous les moyens, même avec un kidnapping. Il devait les arrêter et il devait Monique, même si cela impliquait de les traquer jusqu'en Italie. C'était la seule manière de les vaincre. Heureusement, il était Largo Winch. Il avait un jet privé et il se dépêcha de faire embarquer l'équipe. Joy et Georgy l'accompagnerait sur le terrain et…
Du haut de la passerelle, Largo vit subitement un taxi faire irruption, il se gara au frein à main et une silhouette en descendit avant même qu'il ait fini de se garer. Une silhouette brune, plus petit que lui d'une bonne tête, qui portait encore un bandage autour du front et portait ses chaussures à la main.
- Simon !
Son ami siffla comme s'il ne l'avait pas vu, remercia le chauffeur et courut pieds nus pour le rejoindre. Largo écarquilla les yeux en le voyant se précipiter dans le jet.
- Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Tu ne croyais quand même pas que j'allais te laisser partir sans moi ! Répliqua ce dernier sur un ton empli de logique. C'est moi qui dois te sauver la vie ! Ajouta-t-il en arrachant son bandeau autour du front.
Largo ne put s'empêcher de rire et lui donna une tape sur les fesses quand il plongea avant lui dans l'avion. Sacré Simon… Même à demi-mort il ne le quitterait pas, mais il savait qu'il aurait fait la même chose. Elle était précieuse leur amitié, c'était à la vie, à la mort… et il devait bien admettre que cela le soulageait de le savoir avec lui, rien de grave ne pouvait leur arriver tant qu'ils étaient ensembles.
Défis Galactiques :
Ecrire sur un personnage dont le prénom commence par L
Ecrire sur un nouveau fandom (Largo Winch)
Blessure 43 : Contusion/Commotion cérébrale
F : Frère
Prompt 283 - "Ne meurs pas"
4 aspects de Batman : Milliardaire : écrire sur un personnage très riche
100 façons de s'inquiéter pour quelqu'un 3/100
50 nuances de Bromances (7/50)
Si tu l'oses : 936. Les voyages de Gulliver (32/400)
