Je ne possède aucun des personnages des différents fandom.
A l'occasion de la journée mondiale de l'amitié le 30 juillet et du retour du défi lancé par PetiteDaisy, ensemble de textes doux, heureux, tendre, douloureux ou tragique sur différentes bromances
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
50 NUANCES DE BROMANCE
Discussion entre amis (Eliot Spencer, Alec Hardison)
Toute l'équipe venait de rentrer de leur opération à l'hôpital dans laquelle ils avaient fait tomber Eddie Malkasian, cet escroc arménien qui avait dépouillé les économies de plusieurs personnes de sa communauté. Eliot était content d'avoir réussi à retrouver l'argent, mais il était de mauvaise humeur à cause du petit Randy, croisé accidentellement dans les couloirs de l'hôpital et pour lequel il avait comprit d'un regard qu'il était un enfant battu par son père. Pour sauver ce gamin, il avait un peu délaissé leur mission d'origine, il s'était mis en danger, même si tout c'était bien terminé, mais il ne pouvait rien faire directement pour le sauver, ce salopard étant flic et le seul tuteur légal du gosse. En revanche, il avait fait en sorte de Bob, le marshall de Boston, chargeait normalement d'encadrer Malkasian, puisse lui venir en aide. Toutefois, cela ne suffisait pas à lui faire perdre son humeur sombre et Hardison l'avait bien remarqué sans oser lui en parler.
OoooO
La nuit était bien avancée, Nathan, Sophie et Parker étaient partis se coucher pendant qu'Hardison testait la nouvelle extension de World of Warcraft. Sans en parler à ses amis, Eliot était parti surveiller que le marshall s'occupe bien du petit Randy. Il l'avait vu l'emmener pour lui parler, ce qui l'avait un peu rassuré et il entra dans l'appartement sans faire de bruit. Il aurait pu aller chez lui, mais il n'avait pas forcément envie de se retrouver totalement seul cette nuit. En entrant, il remarqua Hardison en train de jouer sur les écrans de contrôle et lui jeta un rapide regard avant de se laisser tomber sur un fauteuil à côté de lui.
- Alors la soirée a été bonne ?
Eliot ne lui répondit pas et le jeune geek continua de jouer quelques secondes en encourageant son personnage. Puis, ses yeux se portèrent sur son ami et il fut touché par le regard sombre et triste de ce dernier. Il se redressa et mit le jeu sur pause avant de se lever. Il se dirigea vers la cuisine et ouvrit le frigo dans lequel il prit un soda et une bière. Retournant vers Eliot, il lui tendit la bière en souriant. Eliot la prit en lui rendant son sourire et Hardison décapsula son soda en lui demandant.
- Finalement tu as pu l'aider ?
- Qui ça ? Demanda Eliot surprit.
- Le petit garçon de l'hôpital.
- Comment tu as…
- J'ai parlé dans le vide 15 minutes et tu as failli te faire descendre parce que tu avais décidé de lui venir en aide, je te rappelle…
Eliot fit la moue, étonné qu'Hardison ait eu le temps de comprendre pourquoi il avait été distrait pendant cette opération.
- Je ne comprendrais jamais comment un père peut prendre son fils pour un punching-ball, souffla Eliot en pressant sa bouteille de bière.
- Comment tu as su ?
- Ses bleus n'étaient pas tous dus à sa supposée chute en skate. Ils avaient des jours de décalage et puis… Je connais bien la violence.
Sans s'en rendre compte, Eliot passa le pouce sur la cicatrice de sa lèvre du haut à gauche et Hardison comprit quelque chose qui lui glaça le sang et lui frappa le cœur comme un coup de poignard.
- Je suis désolé Eliot.
- De quoi ?
Hardison se leva pour venir s'asseoir à côté de son ami, faisant reposer son épaule contre la sienne.
- J'ai toujours cru que cette cicatrice venait de ton passé militaire, je n'avais pas compris.
Eliot se tourna vers lui et regarda son ami droit dans les yeux pendant quelques secondes puis il détourna le regard en murmurant.
- Moi c'était différent…
Hardison posa une main sur son genou et lui répondit.
- Tu viens de le dire… Rien ne peut justifier de cogner sur un gamin. Il ne faut pas en faire un sujet tabou ou dire que c'est ta faute !
- Tout dépend si le gosse est difficile… Je n'ai jamais pardonné à mon père de… De ne pas avoir quitté le magasin pour aller chercher ma mère et mon frère aîné au stade comme il l'avait promis la veille. Ça peut se mettre en pause un inventaire et ma mère n'aimait pas conduire la nuit. Le camion a grillé le stop juste au bout de notre rue… Ils…
A l'évocation de ses souvenirs la voix d'Eliot se mit à trembler et Hardison comprit qu'il était bouleversé, comme il comprit aussi qu'il avait envie de parler, alors il le laissa continuer sans l'interrompre.
- Le camion a coupé la voiture en deux… Ils… Ils sont morts sur le coup… Tous les deux.
- Je suis désolé Eliot… Tu avais quel âge ?
- 7 ans…
Le geek était touché par l'histoire de son ami qui, dés l'enfance avait du apprendre à vivre avec la souffrance et la mort.
- Et ton frère ?
- 12… Ma sœur 11…
- C'est toi le plus jeune ?
- Ben oui, tu vois…
- Ta lèvre ?
- Je ne sais plus trop ce que je lui avais reproché ce jour là, je me rappelle de la gifle et de sa bague qui m'a ouvert la lèvre c'est tout.
- Pour en arriver là, ce n'était pas une simple claque.
- Je l'avais vraiment énervé, répondit simplement Eliot. Alors qu'il était seul, bouleversé avec un magasin et deux gamins sur les bras.
- Il n'est pas le seul et heureusement tout le monde ne frappe pas.
- Sans doute, marmonna Eliot.
Le jeune homme réussit à reprendre le contrôle de ses émotions et décapsula sa bière avant d'en boire une gorgée. Hardison se tut et le regarda en silence avant de lui demander.
- Et le petit alors ?
- Bob est venu le chercher chez lui… Il n'appartient pas à la police locale. Maintenant je suis sûr que tout ira bien !
- Tant mieux pour lui, répondit Hardison. Mais si je comprends bien, lui méritait d'être sauvé et toi non ?
- Je te l'ai dit Hardison, j'étais un sale con...
- Et ton père ?
- Un type qui a perdu sa femme et son fils et qui ne s'en pas remit. J'aurais du le comprendre et ne pas en rajouter.
Eliot but une nouvelle gorgée de bière sans regarder Hardison. Les souvenirs se bousculaient dans sa tête, mais pour la première fois depuis longtemps, il avait envie de parler.
- Qu'il ait perdu sa femme et son fils tragiquement ne justifie en rien de se défouler sur toi.
- Peut-être… j'en sais rien, mais finalement ça m'a plutôt rendu service dans un sens.
- Rendu service ?
- Un os qui se casse devient plus solide en cicatrisant et les miens ne se cassent plus facilement, répondit Eliot dans un souffle.
Hardison mit quelques secondes à assimiler la réponse de son ami et son souffle se fit court. Il imaginait ce qu'il avait subit gamin et ça le mettait hors de lui. C'était injuste.
- Et puis comme ça j'ai eu une bonne raison de me mettre aux arts martiaux ce qui me permet en partie de te sauver les fesses aujourd'hui, ajouta Eliot avec un sourire en coin.
Hardison lui rendit son sourire.
- Ça ne devait pas être facile tous les jours.
- Je ne sais pas Hardison, avec ma sœur on a grandi comme ça et quand on a eu l'âge, on est parti c'est tout.
- Tu avais quel âge quand tu es partie de chez toi ?
- 17 ans ½ par là… Il était totalement bourré. On s'est engueulé encore une fois. Il a voulu me flanquer une gifle, je lui ai rendu et je l'ai plus jamais revu.
- Tu n'as pas envie d'y retourner parfois.
- Je ne sais pas, paradoxalement oui… parce que c'est mon père, ma famille, que je l'aime quand même et que bizarrement quand je l'appelais au téléphone tout ça semblait loin, mais d'un autre côté… qu'est-ce que j'irais faire là-bas ? Quel genre de père aurait envie d'avoir un fils qui a passé sa vie à tuer des gens ?
- C'est comme ça que tu vois ton passé dans l'armée ?
- Si je n'avais fait que l'armée, ce serait plus simple… Non, je crois qu'il y a des choses dans la vie qu'on ne peut pas réparer, même si on en envie.
- C'est ton père Eliot et…
- J'ai plus de famille depuis longtemps Hardison, répondit Eliot sur un ton où le jeune hacker ressentit sa souffrance.
- Et ta sœur ?
- Ça fait plus de 12 ans que je ne l'ai pas vu.
- Pourquoi ?
Eliot ferma les yeux quelques secondes pour se concentrer et murmura dans un souffle.
- Pour les protéger elle et sa famille et puis… Qu'est-ce que tu veux qu'un type comme moi leur apporte ?
- Toujours cette question idiote. C'est ta famille et…
- Hardison, quand je suis arrivé à l'armée je n'ai pas fini chez les Rangers ou les Marines, j'ai fais des choses non officielles qui ont laissés des traces durables derrière moi et j'ai tout un tas de salopards qui aimeraient bien me mettre la main dessus quitte à utiliser ce qui me reste de famille comme appât. Au moins là je sais qu'ils ne sont pas en danger… Tout le monde est gagnant… Point barre.
Il se tut et un long silence s'installa entre les deux amis. Hardison lui aurait bien dit que son ami ne semblait pas gagnant, mais se tut et le silence s'éternise. Aucun des deux ne savait que dire jusqu'au moment où Hardison sourit et empoigna la télécommande de l'écran géant.
- En tous cas dans toute cette affaire, j'ai appris une chose ! Il est temps pour moi de faire ton éducation télévisuelle.
- Ma quoi ? Lui demanda Eliot avec un air déjà agacé.
- Ton éducation télévisuelle ! J'ai donc téléchargé toutes les saisons de Star Trek !
- Quoi ? Attends ! Tu ne vas pas…
Mais Hardison le coupa et afficha sa sélection sur les écrans.
- Non, mais… Tenta de protester Eliot.
- T'en fais pas, je t'ai pris deux pack de bière ! On va passer une super nuit frère !
Eliot râla quelques secondes de plus mais c'était plus pour la forme qu'un vrai agacement… Finalement, c'est de ça dont il avait besoin aujourd'hui : passer une nuit à discuter avec un ami, qui était un peu plus qu'un ami… Un petit frère qui savait parfaitement ce dont qu'il avait besoin… De son côté Hardison sourit. Il avait bien vu pendant toute cette histoire qu'Eliot était mal et il savait qu'il aurait besoin de ne pas être seul… Et en plus, il allait pouvoir lui expliquer Star Trek, ce qui l'amusait beaucoup…
Défis Galactiques :
Ecrire sur un personnage toujours vivant
U – USA
Blessure 1 : Le deuil
50 nuances de bromance (12/50)
100 façons de s'inquiéter pour quelqu'un (5/100)
Si tu l'oses : 769. Tabou (34/400)
