Je ne possède aucun des personnages des différents fandom.

A l'occasion de la journée mondiale de l'amitié le 30 juillet et du retour du défi lancé par PetiteDaisy, ensemble de textes doux, heureux, tendre, douloureux ou tragique sur différentes bromances

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


50 NUANCES DE BROMANCE

La rage de la vengeance (Ayor et Aldébaran)

Il se tenait toujours à l'écart, évitant le plus possible de se retrouver avec les autres, s'entraînant seul et en dehors du Sanctuaire. Oui, depuis la mort de son frère, Ayor avait toujours eu du mal à s'intégrer et cela ne s'était pas arrangé avec le temps. L'adolescent âgé de 15 ans était taciturne, solitaire et peu ouvert aux autres. Il était même en constante rébellion contre l'autorité et Aldébaran avait peur qu'un jour le Grand Pope ordonne qu'on le chasse voire pire… Le Grand Pope avait bien fait tuer son frère, qu'est-ce qu'il l'empêchait de lui faire subir la même chose ? Il trouverait bien quelque chose pour l'accuser d'un crime parce que le chevalier du taureau savait parfaitement que son meilleur ami n'avait jamais porté la main sur la réincarnation d'Athéna… D'ailleurs il aurait dû lui-même obtenir la place de Grand Pope… Aldébaran soupira. La journée de demain serait cruciale. Il y aurait le combat pour l'attribution de l'armure d'or du lion. Ayor allait devoir faire face à un adversaire redoutable, qui avait salement amoché ses deux derniers partenaires d'entraînement. Il aurait bien aimé le retrouver pour le coacher et passer ces derniers instants avec lui. Sauf qu'avec ses manies de s'exiler dans les recoins les plus éloignés du Sanctuaire, il avait du mal à le retrouver.

En fait, cela faisait presque deux heures qu'il le cherchait. Il commençait à se dire qu'il avait tout envoyé promener pour quitter vraiment le Sanctuaire lorsqu'il le remarqua, debout au bord de la falaise, effectuant des mouvements de combats et des passes. Aldébaran souffla. Il était content de l'avoir retrouvé. Le gamin était devenu comme son petit frère depuis la mort du sien. Il tenait à lui. Il avait peur qu'il lui arrive quelque chose, ce serait comme trahir la mémoire d'Ayoros, lui à qui il avait promis d'être toujours là pour protéger son petit frère.

Il se rapprocha. Ayor le remarqua et son regard s'accrocha aux siens. Il était sombre, déterminé et plein de rage. Aldébaran lui sourit pour tenter de l'apaiser, mais la colère semblait toujours brûler autant au fond de ses yeux… de la colère et de la haine, lui dont la peau était d'une pâleur anormale. Le chevalier du taureau se rapprocha.

- Tu vas bien ?

Ayor s'immobilisa, lui lança un regard de travers et baissa les yeux pour défaire et enrouler mieux ses bandes autour de ses poignets et de ses mains.

- Parfaitement.

- Tu es sûr ?

- Bien sûr ! S'exclama l'adolescent en redressant la tête. Demain je remporte l'armure du lion et après ils peuvent trembler.

Aldébaran frissonna… Il y avait tant de rage et de haine dans ses mots.

- Qui cela ?

- A ton avis… Je croise les assassins de mon frère tous les jours depuis cinq ans. Je supporte leur présence, leur ricanement, mais c'est fini. Demain nous serons à égalité et je vais les massacrer.

- Ayor, tu ne peux pas…

- Bien sûr que si ! Ils m'ont tout pris ! Ils ont salis le nom de mon frère ! Ils ont fait croire à tout le monde qu'il était un traitre ! Je les veux morts !

Sa dernière phrase avait été un cri. Un cri du cœur qui avait absorbé ses forces et maintenant, il tremblait… Aldébaran l'observa et se rapprocha pour le prendre doucement dans ses bras. L'adolescent se laissa faire et se blottit même contre lui. Aldébaran posa une main sur la nuque de son petit frère de cœur et finit de l'envelopper de ses bras.

- Calme-toi petit. Tu ne peux pas combattre avec cet état d'esprit, il va te détruire. C'est un colosse. Tu as besoin d'avoir les idées claires…

- J'y arrive pas…

- Je le vois bien.

- Je supporte plus de les voir se promener librement alors qu'il est mort et… il me manque tellement…

- Chut… Je sais.

- J'ai l'impression que c'est hier… et avec l'approche du combat, je…

Aldébaran ne dit rien et lui frotta doucement le dos pendant que l'adolescent murmura.

- Tu sais, j'ai tellement envie de tout laisser tomber, mais je n'ai nulle part où aller à part ici…

Cette fois ses larmes le submergèrent et son ami lui pressa la nuque.

- Ayor, en partant, tu les laisserais vraiment gagner. Ton frère était sûr que tu remporterais cette armure. Il était fier de toi. Il t'aimait tellement.

- Je l'aime moi aussi.

- Oh, je sais et moi aussi je l'aimais. Il était comme un frère tu sais.

- Je ne sais pas quoi faire.

- Si tu veux faire ce combat, je t'aiderais à te préparer dans de bonnes conditions, mais si tu veux partir, je t'aiderais aussi à disparaître. En fait, quoi que tu choisisses je serais avec toi, mais ne laisse pas la haine te submerger. Obtenir une armure d'or, c'est recevoir une vraie responsabilité, Ayoros ne voudrait pas que tu l'utilises pour le venger, par contre il serait fier que tu l'obtiennes et que tu deviennes le grand chevalier d'or que tu mérites de devenir.

Ayor frissonna, ferma les yeux et souffla dans un murmure.

- Je veux me battre.

Aldébaran sourit et hocha la tête.

- Alors on va la gagner cette armure.


Défis Galactiques :

Ecrire sur quelqu'un qui a un frère

Blessure 1 : Le deuil

Première phrase 19 : "Il se tenait toujours à l'écart." La consolante d'Anna Gavalda

Prompt 343 : "Je les veux morts !"

50 nuances de Bromance (48/50)

Si tu l'oses : 944. Rébellion (73/400)