Je ne possède aucun des personnages des différents fandom.

A l'occasion de la journée mondiale de l'amitié le 30 juillet et du retour du défi lancé par PetiteDaisy, ensemble de textes doux, heureux, tendre, douloureux ou tragique sur différentes bromances

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


50 NUANCES DE BROMANCE

Jamais l'un sans l'autre (Sherlock Holmes & John Watson)

John devait bien reconnaître qu'il était par moment totalement insupportable de partager le quotidien de Sherlock. Il était auto destructeur, narcissique, prompt à toutes les folies et ses manies finissaient par retomber sur son entourage. Il suffisait de voir comment avait fini sa lune de miel, tout ça à cause de lui. Moriarty avait envoyé une douzaine d'hommes pour le tuer lui et Mary… pour atteindre Sherlock… parce qu'il était son ami… et c'était épuisant d'être son ami… mais il était vraiment son ami. Il était venu le sauver, pire il était prêt à se faire tuer pour le sauver… et John devait bien admettre qu'il ne pouvait pas l'abandonner ou le laisser seul… justement parce qu'ils étaient amis… et les cris de douleurs qu'il entendait par les haut parleurs de l'usine, lui faisaient comprendre qu'il devait se dépêcher pour l'aider… parce que même si par moment il l'insupportait, il ne pouvait pas le laisser se faire tuer… Il n'était pas sûr de pouvoir vivre avec ça… parce que tout bonnement, malgré ses travers, il tenait à lui… Alors, il utilisa les grands moyens, mais quand la cheminée de l'usine s'abattit, écrasant le bâtiment où il était retenu captif, le cœur de Watson s'emballa… pas ça, surtout pas ça !

- Holmes ! Holmes !

- Prenez votre temps, répondit une voix faible. Prenez votre temps.

John se jeta à genoux et retourna son ami, frémissant malgré lui en découvrant le crochet de boucher qui empalait son épaule et par lequel il avait dû être suspendu. La blessure était grave, mais il ne pouvait pas lui laisser cette horreur dans le corps alors le médecin le retira d'un coup sec tout en le soutenant, sa main libre retenant sa nuque. Il le sentit se cabrer de douleur pendant que sa main agripper son bras, le vit ouvrir les yeux plus grands, mais au moins, il ne perdit pas connaissance… Ce n'était pas le moment s'ils voulaient sortir en vie de cet endroit.

- Toujours un plaisir Watson.

John lui sourit et le redressa sur ses jambes avant de l'aider à immobiliser son bras droit pour que limiter son hémorragie. Il dut le soutenir pour descendre les escaliers, mais eut la surprise de le voir plutôt bien tenir sur ses jambes. Ils avaient encore des chances de s'en sortir pas trop mal…

John saurait plus tard qu'il avait été un peu trop présomptueux, parce que dehors, ce fut l'enfer qui se déchaîna. Les balles fusèrent, les tirs de mortiers les visèrent, les hommes de Moriarty semblaient si nombreux et même leur fuite en sautant dans ce train n'était pas une vraie victoire. De ceux qui étaient avec eux, il ne restait plus que Simza et Tamas. Les autres gitans avaient été tués et la peine se voyait sur leur visage. Il ne savait même pas comment ils avaient fait pour ne pas être blessé !

Enfin, ce n'était pas tout à fait vrai. Sherlock était blessé. En plus de sa profonde plaie à l'épaule, un éclat de bois avait empalé sa cheville et il avait une méchante coupure sur le mollet. John commença par la coupure qu'il nettoya avant de la recoudre. Il n'y avait bien que lui qui pouvait l'obliger à redevenir le médecin de guerre qu'il avait été… Il s'occuperait ensuite de sa cheville et de son épaule.

Il finissait de prendre soin de sa jambe lorsqu'il sentit Simza se mettre à paniquer… A bout de forces, Sherlock avait fermé les yeux et il ne respirait plus… Ses dernières forces l'avaient abandonné et le cœur de John s'emballa pendant que l'incrédulité et la peur montaient en lui. Non, ça ce n'était pas possible. D'un bond, il se rapprocha de son ami. Il posa ses mains sur son torse, puis ses doigts glissèrent dans son cou. Ils tâtonnèrent, mais il comprit qu'elle avait raison. Il ne respirait plus et son cœur ne battait plus. A bout de force, il était mort sans qu'il ne s'en rende compte et la peur devint de la colère. Non, il ne pouvait pas mourir !

- Pas question que vous me creviez entre les bras !

John se positionna au dessus de Sherlock et tenta de lui faire un massage cardiaque, mais son cœur ne se relança pas et sa colère devint plus forte.

- Je n'ai aucune envie de vous faciliter la tâche ! Allez revenez ! Lança John en frappant son cœur de son poing avant de continuer à lui faire un massage cardiaque. Allez !

Mais son sœur ne repartait toujours pas et John devint plus brutal. Il était prêt à tout pour le ranimer, à tout pour que son cœur reparte parce qu'il ne pouvait pas mourir. Il était son ami, malgré toutes leurs disputes, leurs chamailleries, il était son ami, son meilleur ami… Il refuserait de l'admettre devant lui, mais Sherlock avait raison, ils étaient un « couple », une équipe… Il était médecin. Il avait sauvé des dizaines de vie à la guerre, il ne pouvait pas ne pas réussir à sauver quelqu'un à qui il tenait autant ! Alors il continua, refusant d'abandonner le massage cardiaque, luttant contre l'évidence qui était à deux doigts de le terrasser.

- Allez ! Je sais que vous m'entendez espèce de fripouilles sans cœur ! Je sais que vous m'entendez !

La colère avait laissé la place au désespoir. Les larmes piquaient le coin de ses yeux et quand Simza l'agrippa, il se débattit, refusant la mort de son ami. Il la laissa le bercer dans ses bras, s'apprêtant à accepter l'inacceptable avant d'avoir une idée… Son cadeau de mariage, son saugrenu cadeau de mariage, cette drogue qu'il avait testé sur leur chien et qui l'avait ramené à la vie alors qu'il semblait mort. John ne savait pas si c'était une bonne idée, mais c'était la seule qu'il avait et il lui restait si peu de temps pour tenter une dernière chose. Il déballa la seringue, l'observa, la décapsula et sans prendre le temps de réfléchir lui planta dans le cœur. Les secondes lui donnèrent l'impression de durer des heures, mais lorsqu'il ouvrit les yeux avant de bondir sur ses pieds, surexcité, John n'avait jamais été aussi heureux. Il était en vie, paniqué, affolé, mais en vie. Il l'écouta déblatérer sur son cauchemar et sourit quand il demanda.

- Qui a dansé la polka sur mon torse.

- Moi !

Il était vrai que ses massages cardiaques avaient été un peu violents.

- Pourquoi j'ai la cheville qui picote ?

- Parce que vous avez un énorme morceau de bois fiché dedans, répliqua John en l'agrippant pour l'aider à s'asseoir.

Sherlock le fit docilement pour une fois et accepta même de boire la fiole qu'il lui tendit pendant qu'il se pencha sur sa cheville pour retirer l'écharde.

- Vous ai-je entendu me traiter de fripouille sans cœur ? Lui demanda Sherlock après avoir fini sa fiole.

- C'est possible, répondit John sans relever la tête.

Il ne voulait pas qu'il voie à quel point il était heureux de le voir en vie, à quel point, il était heureux de l'entendre parler. Il le savait déjà bien assez qu'il tenait à lui… suffisamment pour le suivre dans cette aventure infernale, mais il était heureux… Il l'agaçait toujours autant, mais il était en vie. Il l'aurait même prit dans ses bras s'il avait été sûr de sa réaction. Bon sang… Il devait être dingue pour tenir autant à lui… parce qu'il tenait à lui… comme on tient à un frère, même s'il est insupportable par moment parce qu'il est votre frère et que vous ne pouvez qu'être attaché à lui… C'était ça en fait… Il s'en défendait pour la forme, mais ils étaient amis et presque frère… toujours là l'un pour l'autre et il ne protesta même pas quand il lui parla de la Suisse… Il était décidé à aller jusqu'au bout et John le suivrait, parce qu'il ne pouvait pas faire autrement et qu'il fallait bien que quelqu'un ait un œil sur lui.


Défis Galactiques :

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Blessure 38 : Empalement

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