Une nouvelle journée venait de s'achever à Ikebukuro. Les derniers rayons du soleil répandaient leurs lueurs vermeilles sur la ligne continue des grattes-ciel de la métropole japonaise. La douce température de cette fin de soirée avait poussé les gens à sortir de chez eux pour envahir les terrasses des restaurants et les bars du quartier. Affairé derrière le comptoir de l'un d'eux, Shizuo ne voyait pas le temps passer. Il aurait aimé, lui aussi, s'accorder du bon temps avec ses amis en partageant un repas copieux mais son métier de barman le rappelait à ses obligations, lui infligeant des horaires à dormir debout. A la pelle, des clients venaient lui demander des cocktails, des bières ou des snacks. Mais il commençait à se sentir las et cette agitation lui causait un sacré mal de tête. Il faut dire que sa journée n'avait pas été de tout repos et le flot incessant de clients en cette dernière nuit de juin n'arrangeait rien. Il jeta un coup d'œil au cadran de sa montre et constata qu'elle avait dépassé vingt-trois heures depuis peu. Plus que 120 minutes à tenir... Courage !
Pendant un court instant, le comptoir redevint désert. D'un geste machinal, le blond passa un coup de chiffon sur le bar puis balaya son établissement des yeux. Il y avait ici une diversité impressionnante de personnes.
Des employés qui voulaient se détendre et évacuer le stress après une journée de travail dans un bureau étriqué, des lycéens qui fêtaient le terme de leur scolarité ou l'obtention de leur diplôme, des touristes de tous âge, de tous horizons... La trêve estivale n'allait pas tarder à débuter et la cohue de clients ne faisait, hélas, que commencer. Shizuo le savait bien et s'y préparait mentalement.
« Excusez-moi, Monsieur ? L'interpella une voix féminine. »
Le blond sortit de sa rêverie et aperçut une jolie rousse qui attendait quelques mètres plus loin, devant le comptoir. Il se hâta de venir à sa rencontre dans une démarche rapide.
« Mademoiselle ? Demanda-t-il. Qu'est-ce que je peux vous servir ?
- Une bière, s'il vous plait. »
Lui offrant le même sourire de convenance qu'il partageait avec tout le monde, Shizuo acquiesça et s'empara d'une chope dans le meuble derrière lui pour aller la remplir à la tireuse. Il revint quelques seconde plus tard et déposa la pinte pleine devant la femme. Elle glissa un billet sur le bar puis s'installa sur l'un des tabourets molletonnés face à lui.
« Vous êtes courageux de faire ce métier là. Avoua-t-elle pour initier une conversation alors qu'elle lapait une première gorgée mousseuse.
- Oh vous savez... j'ai l'habitude. Souffla le blond en encaissant l'appoint.
- Oui. Enfin... voir tous ces gens s'amuser et se prélasser... ça doit être déprimant à la longue. »
Shizuo lui accorda un sourire forcé. Le ton de cette femme se voulait avenant et compatissant mais elle ne faisait qu'enfoncer le couteau dans la plaie en lui disant ça. Il chercha une réponse anodine à lui balancer.
« Ouais... On finit par avoir l'habitude.
- ça fait longtemps que vous travaillez ici ?
- Bientôt quatre ans. »
La jolie rousse humidifia ses lèvres et le regarda avec plus d'intensité, se rapprochant de lui d'une manière aguichante.
« Et sinon ? Vous avez une femme dans votre vie ? »
Shizuo faillit s'étrangler avec sa salive tant cette question lui parut sortie du contexte. Certes, avec le temps, il s'était accoutumé de l'audace de la clientèle qui fréquentait cet endroit mais il restait toujours aussi dérangé par l'impudeur avec laquelle certains l'abordaient.
« Hum.. Non. »
Elle haussa un sourcil, curieuse.
« Un homme alors ?
- Non plus.
- ça c'est dommage... dit-elle avec un sourire sautillant au bord des lèvres. »
Le blond se retint de rouler des yeux. Encore une de ces gonzesses qui venaient se pavaner devant lui pour lui faire des avances. Cette fille n'était pas la première à le draguer de la sorte et ne serait sûrement pas la dernière. Avec son physique d'Apollon, il était habitué à ce type de situations et les subissait plus souvent qu'à son tour. Si bien qu'avec les années, il avait appris à ne plus douter de sa beauté masculine. Oui. Il était séduisant et cela relevait plus d'un calvaire que d'autre chose pour quelqu'un possédant son tempérament. Seulement, aujourd'hui, il était 23h et Shizuo n'avait pas l'humeur ni la motivation nécessaire pour rentrer dans le jeu de la jeune femme. Il décida donc poser les choses au clair, quitte à passer pour un salaud.
« Ecoutez, je ne suis pas intéressé. Je suis sur quelqu'un d'autre, si vous voulez tout savoir. »
Mensonge simple et efficace qui clôturait aussitôt n'importe quelle tentative de flirt.
Les joues de la rousse prirent une teinte écarlate. Elle sembla honteuse.
« J-je ne sous-entendais pas ça ! Rétorqua-t-elle, vexée.
- Je préférais m'en assurer. ça m'arrive régulièrement. »
Elle regagna son assurance et un nouveau sourire courba ses lèvres.
« Je peux le comprendre. Il est évident que votre physique est très avantageux. Ce n'est pas souvent que j'ai l'occasion de poser mes yeux sur un homme aussi beau. »
Il baragouina un merci avant de s'éloigner dans l'arrière-fond du bar, prétextant qu'il allait chercher une nouvelle batterie de verres propres, souhaitant, en réalité, fuir cette discussion. La femme soupira mais ne le retint pas. Le subterfuge de Shizuo parut marcher puisqu'elle délaissa son tabouret quelques secondes plus tard pour rejoindre ses amies stationnées vers l'entrée du bar. Soulagé, Shizuo se permit un long soupir et remplit un verre d'eau froide dans l'évier qu'il bu d'une traite, histoire de se remettre les idées en place.
Il se dégoûtait cependant d'avoir agit avec si peu de distinction. Ce n'était pas son genre d'être aussi cru avec une femme. Mais aujourd'hui, il saturait, il en avait marre. Aujourd'hui, il était fatigué et voulait juste rentrer chez lui pour dormir. Il avait perdu la patience pour les jeux romantiques. Il n'était pas payé pour ramener les femmes chez elles et leur offrir des nuits érotiques, après tout. Il devait seulement faire en sorte que la réputation de ce bar reste la plus propre possible. De toute manière, l'amour était un sujet qu'il avait bien souvent tenu écarté de sa vie, se disant que ça ne le concernait pas, que ce genre d'histoires n'était pas écrites pour lui. Malheureusement, il s'y confrontait régulièrement, à son détriment. Les femmes venaient le séduire, tentaient d'obtenir des réactions de sa part, de stimuler le désir en lui. Des fois, il se laissait aller et répondait à leurs séductions. Mais les matins, il regrettait et s'enfuyait comme un lâche, sans même laisser un numéro. A quoi cela aurait-il servi ? Puisqu'il était certain qu'amorcer une relation avec n'importe qui se scellerait par un échec. L'amour. Le vrai amour. Celui qui fait que votre existence entière ne tourne plus qu'autour d'une seule personne, que chacune de vos décisions est prise en fonction de cette dernière. Cet amour là, Shizuo ne le connaissait pas. Et il se désolait de ne jamais le connaitre. Car il fallait de la douceur dans une relation, de la tendresse. Or ces biens inestimables, Shizuo n'était pas en mesure de les offrir à quelqu'un. Il avait tellement détruit et blessé par le passé que la simple pensée qu'il puisse être affectueux avec sa future âme sœur le dépassait complètement. Sa fierté et sa pudeur l'avaient d'abord empêché de parler de son complexe à quelqu'un. Il n'était pas vraiment du genre à étaler ses problèmes sentimentaux. Mais, malheureux de voir tant de couple et de bonheur se former autour de lui, il s'était décidé à aller consulter un psychologue dans l'espoir que ce dernier puisse l'aider à relativiser sa situation. Ces séances lui avaient fait un bien fou. Elles avaient été libératrices et bénéfiques pour lui. La vision des choses du spécialiste l'avait aidé à aller de l'avant. On lui avait proposé des alternatives. On lui avait bêtement répondu qu'il lui fallait quelqu'un qui ne se casserait pas entre ses bras. Une personne suffisamment résistante qui ne pourrait être blessée par sa maladresse ou ses accès de colère. Du moins, quelqu'un qui puisse les supporter, passer outre, par amour pour lui. Mais quelle femme accepterait de vivre au bras d'un homme violent malgré lui ? Il ne voulait pas être un monstre. Il ne voulait pas faire de mal à la personne qu'il allait aimer.
Shizuo était tellement désespéré qu'il avait même fini par croire que seul un véritable masochiste consentirait à partager sa vie. Seulement trouver un masochiste qui soit suffisamment sain d'esprit lui paraissait être une tâche relativement ardue. S'inscrire sur un site de rencontre ? Il l'avait déjà expérimenté, bien sûr. Mais ses quelques tentatives n'avaient pas été très fructueuses. Les masochistes, ça ne courait pas les rues !
« Tu peux t'arrêter de travailler si tu veux. »
Tiré de ses pensées, Shizuo se tourna vers Tom qui était accoudé contre le bar, un whisky dans la main droite.
« T'es sérieux ? Je finis dans une heure normalement ! S'exclama-t-il.
- Allez. Céda son collègue. T'as fait la fermeture à trois heures hier soir et mardi, non ? J'peux bien te libérer maintenant. Et puis, t'as l'air complètement crevé. »
Adressant un regard de gratitude à son supérieur, Shizuo le remercia chaleureusement et rejoignit l'arrière du bar pour récupérer ses affaires. Il enleva sa chemise à l'effigie de l'établissement et enfila un tee-shirt uni et une veste puis chaussa ses converses. Lorsqu'il quitta son lieu de travail, la fraîcheur de la nuit lui enveloppa le visage. C'était agréable. Dans le ciel épuré, une magnifique pleine lune luisait, bordée d'étoiles scintillantes.
Qu'est-ce qu'il faisait bon de flâner à l'extérieur en cette période de l'année. Après s'être allumé une clope qu'il coinça entre ses lèvres, le jeune adulte ferma sa veste et regagna son domicile situé à trois ruelles de son travail. Il déverrouilla le portillon de son immeuble et grimpa jusqu'à son appart au quatrième étage. Celui-ci était dans un bordel monstre, la faute à sa désinvolture qui ne s'améliorait pas avec les années. En écrasant son mégot dans le cendrier, il se déchargea de son sac et quitta sa veste qu'il jeta sur le divan. Puis, il prit la direction de sa salle de bain. Une douche bien chaude n'était jamais aussi agréable qu'après une journée de travail particulièrement éreintante. Ses muscles endoloris se décontractèrent sous les jets brûlants du pommeau, son esprit se vida de tous tracas et il poussa un long soupir d'aise.
Les petits bonheurs les plus simples était vraiment les meilleurs. Se dit-il en quittant la cabine, une serviette enroulée autour de la taille.
Il revint dans le salon et alluma la télé avec l'espoir d'y trouver quelque chose de correct à regarder. Hélas, les mêmes programmes quotidiens idiots s'enchaînaient. Et aux infos que des horreurs, comme d'habitude.
" Un homme de 35 ans a été retrouvé éventré dans un caniveau sur Main Street. Annonçait la voix criarde de la présentatrice. La police locale a ouvert une enquête mais les recherches n'ont abouti à rien. Le commissaire Ishikawa a toutefois retrouvé une discussion assez intrigante dans le cellulaire de la victime, qui semble indiquer que celle-ci se rendait à un tête-à-tête avec l'une de ses connaissances virtuelles. Nous en profitons pour rappeler qu'un documentaire préventif sur les dangers d'internet sera diffusé après ce bulletin. Nous espérons en découvrir rapidement plus dans les prochains jours."
Shizuo serra les dents en se retenant de jurer à voix haute. Les informateurs. Ces satanés malfrats de l'ombre qui répandaient leurs mauvaises ondes sur son quartier. En réalité, la moitié des informateurs de la ville n'étaient que des personnes factices, des pseudos sous lesquels agissait une seule et même personne, cette crapule d'Izaya Orihara, son ennemi de longue date. Le blond n'aurait même pas sourciller si l'on lui avait dit qu'Izaya était à l'origine de ce nouveau drame. Comme il en avait provoqué tant d'autres, par le passé. Cette vermine était ce qu'on appelait dans le jargon : un fouteur de merde. Un agitateur qui s'amusait à créer des conflits entre plusieurs individus avant de disparaître dans sa tour d'ivoire pour se délecter du spectacle. Cette façon d'agir était tellement ignoble qu'elle suffisait à faire sortir le barman de ses gonds sitôt qu'il y pensait trop. Oui, Izaya le répugnait. Izaya le révulsait. Mais surtout, Izaya l'obsédait. Continuellement. Inlassablement. Ce stupide insecte nourrissait un intérêt et une curiosité sans fin dans l'esprit du blond, et ce depuis leur première rencontre. La complexité des agissements d'Izaya le mettait hors de lui, le dépassait et lui faisait même peur.
N'ayant vraiment pas l'envie de songer à sa Némésis en cet instant, Shizuo secoua la tête et éteignit la télé. Il s'installa sur son lit sur lequel reposait son ordinateur portable. Sa boîte mail était pleine à craquer, voilà plus de deux semaines qu'il n'y avait pas fait le tri. Décidant qu'il s'en occuperait plus tard, il lança Netflix et chercha, sans grande motivation, une nouvelle série à commencer. Rien de très attrayant. Et puis ça non plus, il n'avait pas la force. Il n'avait vraiment aucune motivation ce soir. Il aurait bien tenté de dormir tout de suite, mais, pour une certaine raison, il sentait qu'il n'y parviendrait pas. Sa conversation avec la rousse du bar lui revint à l'esprit. Il n'avait clairement pas été tendre. Son élégance laissait à désirer. Pourquoi n'avait-il pas pu agir normalement ? Comme une personne sensée ? Handicapé par ses complexes, il répondait parfois par l'agressivité et faisait peur aux autres. Il dormait sur ses deux oreilles après avoir envoyé la moitié d'un gang de quartier à l'hôpital mais se rongeait jusqu'aux sangs quand il refusait les avances d'une femme. Ce n'était vraiment pas une réaction humaine.
Tout de suite, il aurait voulu vider son cœur, parler pendant des heures à une oreille attentive qui aurait accepté de recueillir ses lamentables déboires d'homme solitaire. Inutile d'appeler son psy au beau milieu de la nuit, il le savait. L'un de ses proches alors ? Non. C'était ridicule et il n'avait jamais fait ça. Si seulement il avait pu avoir un chien ou même un canari. Rien de tel qu'une présence animalière pour apaiser les coups de blues.
L'idée s'imposa alors d'elle-même dans son esprit. Il ouvrit internet et chercha un site de chat en ligne, n'importe lequel ferait l'affaire. Oui, parler. Videz son sac à un inconnu conviendrait parfaitement. Un inconnu n'avait aucune prise sur sa vie, aucun jugement sur lui.
Il ouvrit le premier lien qu'il vit et tomba sur un interface qui lui demandait d'entrer un pseudo. Méditant quelques secondes, Shizuo tapa "Lobe d'oreille" ne sachant exactement pour quelle raison. Il reçut instantanément un premier message qui s'afficha sur son écran :
Hillary-067 : "Salut beau mâle ~ Je cherche une présence hot pour passer la soirée."
Il skipa cette personne et poursuivit son tri.
La plupart des pseudos étaient accompagnés de messages à caractère romantiques ou pornographiques. Il commença à désespérer. Il voulait simplement parler. Se vider la tête. Est-ce que c'était trop demandé ? Bien sur que oui. Internet était un lieu anonyme ou la plupart assouvissaient leurs désirs et dévoilaient les parties non assumées d'eux-même.
Un nouveau message, un peu différent, apparut.
De Neko-chan :Bonjour :3 Mwa je ne suis pas là pour du sexe. Je veux juste entretenir une conversation palpitante et joyeuse avec un être humain UwU
Intrigué, Shizuo fronça les sourcils. Celui-ci paraissait normal, pour une fois. Il s'empressa de répondre avant que la personne ne décide de le skipper.
De Lobe d'oreille : Moi aussi je suis là pour discuter.
De Neko-chan : Nous nous sommes bien trouvés alors :3
De Lobe d'oreille : Effectivement. Êtes-vous une femme ou un homme ?
De Neko-chan : Je suis une femme :3 ça se voit à mon pseudo je crois :3
De Lobe d'oreille : D'accord. Moi je suis un homme, j'ai 23 ans.
De Neko-chan : Oh moi aussi ^^
De Lobe d'oreille : Le hasard fait bien les choses. Vous habitez au Japon ?
De Neko-chan : Oui j'habite à Yokohama ^^ et vous ?
De Lobe d'oreille : Ikebukuro, un quartier de Tokyo. Peut-être que vous connaissez...
De Neko-chan : Ah oui effectivement, c'est un quartier où la criminalité y est très forte, il me semble.
De Lobe d'oreille : Entre autres, oui. Mais il n'y a pas que ça. Il y a beaucoup d'endroits ou l'on peut déguster de très bon sushis et des rues commerçantes sympas.
De Neko-chan : Vous m'en direz tant :3
De Lobe d'oreille : Vous vous en fichez ? Ce n'est pas très poli.
De Neko chan : ^_^
De Lobe d'oreille : Bref, je suis un peu venu pour parler d'une chose qui me serrait le cœur.
Il se répugnait de faire ce genre de trucs. Ce serait l'unique et dernière fois, il s'en fit le serment.
De Neko-chan : Oh ! Allez-y alors ! Si je peux vous aider à décharger votre sac !
De Lobe d'oreille : J'ai repoussé les avances d'une femme pour la énième fois ce soir. Je n'y suis pas allé avec le dos de la main morte, d'ailleurs.
De Neko-chan : Allons je suis sûre qu'elle s'en remettra ~
De Lobe d'oreille : Je sais... ce n'est pas elle le problème. C'est moi. J'agis comme ça parce que je suis incapable de m'investir franchement dans une relation avec une personne sans provoquer les larmes ou la peur.
De Neko-chan : Pourquoi ça ? Vous semblez gentil :3
De Lobe d'oreille : Je n'en ai pas l'air mais je suis extrêmement impulsif. Et lorsqu'une personne me fait tourner en bourrique, je peux rapidement devenir violent. Voilà pourquoi je n'ai pas le courage d'amorcer une relation. Mais dans le même temps, j'en souffre.
De Neko-chan : Je vous conseille de faire du sport alors ^^ De la boxe par exemple ! C'est un très bon exutoire !
De Lobe d'oreille : Oui... Ce n'est pas bête mais je n'ai pas vraiment de temps pour moi. Mon travail sollicite beaucoup ma présence.
De Neko-chan : Aaaah je vois. Vous n'avez vraiment pas de chance...
De Lobe d'oreille : Merci de le souligner, vraiment.
De Neko-chan : Vous avez déjà eu quelqu'un dans votre vie ?
De Lobe d'oreille : Eh bien... Disons que mes liaisons précédentes ne se sont pas toutes bien terminées et n'ont pas duré très longtemps non plus.
De Neko-chan : C'est regrettable :( Mais je vous comprends, d'une certaine manière...
De Lobe d'oreille : Comment ça ?
De Neko-chan : Mwa aussi j'ai eu des problèmes avec mes ex.
De Lobe d'oreille : Et pourquoi ?
De Neko-chan : Ma situation est assez compliquée.
De Lobe d'oreille : Pourquoi donc ?
De Neko-chan : Eh bien... Il y a William. Il n'a que deux ans.
De Lobe d'oreille : Qui est William ?
De Neko-chan : Mon bébé :3
De Lobe d'oreille :Oh. Vous avez un enfant ? Effectivement, ce n'est pas pratique pour trouver quelqu'un.
De Neko-chan : C'est la vie :')
De Lobe d'oreille : J'imagine.
De Neko-chan : Eh oui :') Un coup d'un soir comme ça... On se laisse aller et on regrette à jamais.
De Lobe d'oreille : ça va, n'abusez pas non plus. Il reste votre enfant...
De Neko-chan : Mais je n'abuse en rien ! Il me pourrit la vie ce gosse. Toujours à brailler et chier 24 heures sur 24. J'ai essayé de le donner à la fourrière mais il en ont pas voulu !
Shizuo ouvrit une bouche béante devant son écran. Cette personne était complètement cinglée !
De Neko-chan : ça va je rigole ahahahahaha !
De Lobe d'oreille : votre humour est douteux.
De Neko-chan : Mouai ch'uis sur t'as rigolé :3
De Lobe d'oreille : Absolument pas.
De Neko-chan : Rhoo t'es pas marrant Lobe' :3
De Lobe d'oreille : Bon puisque tu me tutoies, je te tutoie aussi.
De Neko-chan : Aucun problème :)
De Lobe d'oreille : Tu arrives à combiner ton travail et le fait d'élever ton petit garçon de deux ans ?
De Neko-chan : Je travaille à mon domicile donc c'est plus simple :3
De Lobe d'oreille : Je vois.
De Neko-chan : Et toi ? Quel genre de job tu fais ?
De Lobe d'oreille : je travaille dans un restaurant.
Ce n'était qu'une moitié de mensonge mais le blond n'aimait pas particulièrement révéler le fait qu'il était barman. Toute une flopée de clichés circulait sur ce métier sans qu'il en comprenne la raison. Il préféra donc la jouer sécuritaire.
De Neko-chan : Oooh un cuisinier ! Tu fais de la cuisine étrangère ?
De Lobe d'oreille : Je touche un peu à tout. Oui ça m'arrive de m'essayer aux spécialités Italiennes et Françaises.
De Neko-chan : Alors que moi je mange des plats préparés :') Vraiment on a pas la même hygiène de vie.
La discussion alla bon train. Elle dériva sur les voyages qu'ils comptaient entreprendre dans l'avenir, de leurs loisirs respectifs et mêmes des nouvelles mesures écologiques mises en place par le gouvernement, ces derniers mois. Neko-chan s'avérait être une personne cultivée qui lui témoignait de l'intérêt, gentille, quoique un peu étrange parfois. Ils s'échangèrent leur numéro vers trois heures du matin car Shizuo n'était plus en mesure de garder les yeux ouverts. Son corps devenait lourd et engourdi de sommeil. Il ne tarda pas à rejoindre le pays des songes.
Cette préface mon dieu. Je sais même pas si j'en suis fière ou complètement déçue. J'aime bien le début, beaucoup moins la fin !
Je me suis tellement éclatée à imaginer ce que pouvait bien être le quotidien de notre petit Shizu-chan (je l'aime d'amour ce perso, je pourrais écrire des heures sur lui limite XD)
Il me reste plus qu'à intégrer Izaya our toxic boy et Shinra-Celty qui seront également de la partie (car je les aime d'amour aussi :3)
N'hésitez-pas à me dire ce que vous en pensez et à poster une review. Toutes les critiques sont les bienvenues !
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