Disclaimer : Croire qu'Harry et Draco pourraient un jour nous appartenir est juste un doux leurre … ou la conséquence malheureuse d'énormes coups de chaleur.

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Blablamiaou :Pas d'inquiétude ! Malgré ma désertion du site depuis des mois (j'ai réussi à leurrer tout le monde, c'est passé inaperçu non ? ^^), je sais toujours écrire plus ou moins correctement en français. Seul mon indomptable amour des jeux de mots est responsable de l'étrange tournure du titre de cette rikiki ficounette qui devrait être normalement écrit « Chaleur rafraîchissante ». ^^

Petit délire, sans grande conséquence ni ambition, posté toutou spécialement aujourd'hui pour célébrer évidemment la journée internationale du chat, mais surtout l'anniversaire de deux extraordinaires jumeaux (que j'affectionne toujours autant même si je suis trèèèès silencieuse côté mail).

Bonne lecture !

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«Chat-l'heure rat-fraîchissante.»

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La chaleur déjà quelque peu écrasante de cette palpitante matinée d'août, sous le rayonnant soleil de Calabre, n'empêchait nullement l'ensorcelant et bouillonnant propriétaire de l'accueillante péniche «Chat'isfaction » de s'activer vaillamment, au rythme d'une musique tour-à-tour sensuelle et endiablée. Sous les regards indifféremment extatiques ou paresseux de ses hôtes félins, aucunement décidé à lui prêter ne serait-ce qu'un salvateur coup de patte !, et toujours dans le souci d'offrir le maximum de bien-être à ses prochains clients moldus, le divin et outrageusement trop sexy et souriant Apollon, qu'aucun n'aurait jamais songé ténébreux autrefois !, disposait savamment les moelleux fauteuils et autres causeuses vintages de façon à créer différents microcosmes intimistes. De petits univers douillets et paisibles où il faisait bon se prélasser en dégustant une savoureuse douceur pâtissière ou un onctueux nectar corsé, tout en dévorant goulument pour les plus littéraires un exaltant roman sélectionné parmi ceux achalandés sur l'une des étagères joliment sculptées, ou en caressant nonchalamment pour les plus câlins l'un des fauves de compagnie déambulant élégamment parmi les passagers. Aucun détail n'était jamais négligé ou laissé aux fruits du hasard ! Ainsi, la halte mensuelle du « fairy-boat » étant totalement différente de la précédente, aux luxueux accents monégasques, les raffinés menus, spécialement calligraphiés selon chaque escale et exposés sur les guéridons ou tables basses éparpillés avec minutie, furent prestement actualisés et efficacement traduits pour l'occasion dans un italien des plus parfaits.

Les chaotiques débuts, particulièrement ardus et inconfortables pour s'adapter à une vie exempte de magie ni sans aucune assistance ou soutien familial, n'étaient plus que de douloureux souvenirs oubliés. Dans l'adversité, Draco Malfoy avait peu à peu évolué, grandi et appris à surpasser et gérer ses aprioris et réticences. L'ancien Prince de Poudlard avait clairement dû bannir ses préjugés et privilèges de sang-pur ainsi que se retrousser les manches pour gagner dignement son indépendance et son existence ! D'autant qu'à présent, il était également responsable de nombreuses vies, entièrement dépendantes de lui, à bord de son extraordinaire arche de miraculés. Les A.S.P.I.C. étaient indéniablement et sans conteste de la rigolade insignifiante à côté de cette éprouvante épreuve ! Or, après un houleux passé mouvementé et dramatiquement malheureux dans sa sphère d'origine, l'apatride involontaire menait désormais un train de vie plutôt agréable à travers ce nouveau monde, affranchi de vicieux sortilèges et dangereux Maitre des Ténèbres, qu'il prenait plaisir à parcourir et découvrir au fil de l'eau. C'était un défi excitant et un périple rocambolesque qu'il avait à cœur de réussir journalièrement pour enfin vivre pleinement et librement. Et puisque plus rien ne l'enchainait, sur un impromptu coup de tête et sans complexe ni regret aucun, il y a de cela quelques mois, lui et sa petite troupe d'infortunés avaient quitté les abords de la Seine et le temps grisâtre de Paris où il s'était exilé suite à sa miséreuse et sordide évasion du Monde sorcier.

Aujourd'hui, l'imposante péniche restaurée et aménagée en somptueux café à chats voguait au gré de ses envies et prospérait doucettement mais sûrement chaque fois qu'elle accostait sur les rives d'un nouveau site. Après plusieurs journées d'amarrage, la réputation de ce lieu chatoyant attirait immanquablement une foule de curieux, touristes comme autochtones. L'excellence du cafetier se propageait finalement à la vitesse de l'éclair tant son art en matière de décoration, de pâtisserie et de latte-art frôlait la perfection. En vérité, si les enfants étaient friands de ses succulents tiramisus et admiraient la complexité de ses cafés lattés merveilleusement illustrés à l'effigie de chats, les femmes, voir même certains hommes !, étaient davantage séduites par le charmant jeune homme à l'indéniable prestance et aux belles manières. Sa sauveuse Mme Chaya Chance, affectueusement rebaptisée « Chacha », une gentille octogénaire qui l'avait recueilli jadis et lui avait donné en héritage son précieux bâtiment vétuste ainsi que les premiers félins de sa petite famille, serait assurément fière de lui ! Draco était un homme nouveau, aux antipodes du gamin infernal et l'adolescent revêche qu'il fut. Dorénavant, son bonheur ne connaissait nul accroc, si ce n'est peut-être …

- « Si tu pisses encore après ce maudit canapé, Potter … » gronda-t-il subitement, particulièrement fou de rage, choppant sans ménagement par le cou, pour la énième fois de la semaine, le morpion responsable d'auréoles et odeurs tenaces qu'il devait s'éreinter à éliminer durant dix bonnes minutes par la suite.

« je t'émascule ! » vociféra-t-il plus fermement encore, remuant sévèrement son index devant la petite bouille innocente suivant religieusement, de ses magnifiques iris émeraude, le doigt incriminant afin d'oser le saisir pour le mordiller et s'en amuser.

Potter, chaton joueur excessivement turbulent pour ses trois mois, aimait viscéralement être l'exclusif centre d'attention de son maitre Draco. Aussi ne lésinait-il devant aucun sacrifice pour que chaque matin, avant l'ouverture du cosy petit salon-librairie, son blondinet esclave humain lui accorde l'intégralité de son temps. Evidemment, les dizaines de cris, accentués par un ton des plus acerbes et des yeux furibonds, étaient totalement incompréhensibles à son cerveau de petit félin, n'ayant nullement la faculté de lier la cause à la conséquence. Comment aurait-il pu se douter que sa « tricette matinale », généralement effectuée vers les environs de six heures quand il s'éveillait de son reposant sommeil, serait sanctionnée de façon virulente deux heures plus tard ? Tout un monde de découverte et de jeu, avec ses autres compagnons à quatre pattes, s'était offert à lui depuis. Aussi, la répétitivité de cette scène incongrue ne bousculait-elle aucunement ses us et coutumes. Potter se contentait simplement de présenter, comme tous les jours, un museau fripon et remuer innocemment sa petite caboche de gauche à droite en signe de totale incompréhension. Après tout, le premier jour où Draco l'avait rabroué de la sorte, cette malicieuse technique avait admirablement été fructueuse. Son maitre avait littéralement craqué et renoncé à le houspiller, lui accordant à la place des câlins appelant à un ronronnement débridé. Malheureusement son charme semblait s'être quelque peu émoussé, estompé depuis plusieurs semaines maintenant. Draco avait appris à s'en prémunir pour ne pas s'attendrir, Potter cherchait donc de nouvelles sources pour accéder à l'affection tant convoitée.

- « Ne le châtie pas trop rudement, Draco. Il est jeune, il ne sait pas différencier le … » se lova, étroitement contre son dos, le second adulte de l'embarcation de fortune, déposant intelligemment de voluptueux et prometteurs baisers sur le gracile cou de son amant pour toute distraction. Sournoisement, cet opportun défenseur du petit opprimé adressa un bref et malicieux clin d'œil à son homologue félin pour le rassurer. Bientôt, Draco n'aurait plus en tête qu'une envie. Et ce ne serait nullement celle de le rudoyer !

- « Justement ! … C'est maintenant qu'il faut … l'éduquer. » se pâma, sincèrement et lascivement, l'éminent diplômé de la Maison Serpentard, perdant ses repères et son ton venimeux, tandis que les aventureuses mains polissonnes de son lubrique bourreau s'évertuaient à alanguir toute réprimande envers le petit effronté, extrêmement désireux de rejoindre désormais ses compagnons dans leurs paniers.

« Arrête Harry ! Pas … ici. » suppliait pratiquement Draco, d'une voix frôlant l'indécence et la luxure, tant les caresses sensuelles sur son ventre et les morsures délicates appliquées sur la peau sensible de sa nuque par son homme le malmenait savamment jusqu'à l'étourdir. Sous les brillants et incessants assauts, la main vengeresse libéra, inconsciemment et sans violence, le petit prisonnier qui regagna rapidement sa couche après cependant un bref arrêt au stand « croquettes ».

- « Alors ici, peut-être ? » se joua habilement, à l'équivoque réplique, le prestigieux Aurore en vacances, changeant promptement la licencieuse trajectoire de ses mains baladeuses plus vers le sud et croquant plus sauvagement la parcelle d'épaule audacieusement mise à nu par le révélateur débardeur spécialement dédié au ménage.

- « Idiot ! Tu m'as très bien … compris. » couina irrévérencieusement l'assiégé, ne pouvant soutenir davantage le fulgurant émoi montant pleinement en lui et dans son short, outrageusement effilé mais fort bienvenu en période d'intense canicule. Sentir les chaudes et calleuses paumes émérites se saisir, précautionneusement mais non moins avec vivacité et brio, de son membre désœuvré depuis la nuit dernière enflammait son esprit qui était présentement obnubilé par la jouissance libératrice.

- « Qui cela pourrait-il gêner ici que nous soyons en … chaleur ? Hormis nos chats, y a pas un … rat. » susurra érotiquement Harry, réprimant difficilement un râle exquisément débridé et loin de l'innocent enfant gauche d'autrefois, poursuivant ses affriolantes attaques.

Tout à sa dévotion amoureuse, Harry ne se souciait nullement que les immenses baies vitrées à la proue du bateau, ni d'ailleurs les splendides vitraux ornant le plafonnier partiellement en verrière et offrant une luminosité exceptionnelle, composant l'espace détente réservé aux clients pouvaient nettement offrir un spectacle des plus torrides aux passants. Pour peu que ceux-ci soient grivois et voyeurs ! Heureusement pour eux, à cette heure matinale, personne ne prêtaient attention à leurs audacieuses frasques. Hormis, peut-être, le couple de jumeaux logeant dans l'immeuble en face de leur bitte d'amarrage et sacrément amateur de yaoi !

- « Oublierais-tu mon … double ? » s'offusqua faussement Draco, un branlant brin d'humour dans son énième soupir d'extase, tentant de pointer fébrilement du doigt le magnifique rat albinos cavalant gaiement sur le parquet ciré du pont extérieur.

L'incongru dernier cadeau d'anniversaire d'Harry furetait et folâtrait à son aise, flegmatiquement, entre les rares et courageux seigneurs du café ayant opté pour une sieste méritée, accompagnée idéalement d'un revitalisant bain de soleil. Nobles pachas qui, force est de constater, devaient assurément l'apprécier puisqu'étrangement aucun ne tentait jamais de le croquer ! Une étrange magie opérait à bords du « love-boat », où les animosités naturelles semblaient à l'évidence radicalement s'estomper. D'ailleurs, Harry et Draco en étaient la preuve flagrante et indiscutable ! Les incessantes prises de bec des années Poudlard avaient-elle-même jamais existées ?

- « Il n'a pas d'yeux pour nous. Il s'amuse trop à jouer … au chat et à la souris … avec ces gros matous qui le lorgnent aussi … intensément que je le fais avec toi. » ronronna gutturalement l'ancien vénéré sauveur, reconverti en un parfait et taquin pervers, se pressant insidieusement plus proche, s'il fut possible !, contre le corps ardemment convoité.

- « En bref, je suis fais … comme un rat. … Je n'ai nul moyen … d'échapper à tes habiles … griffes de félins. » succomba Draco, insouciant que leurs sulfureux ébats n'échapperaient pas non plus aux pupilles dilatées ni aux oreilles perspicaces des chats, anciennement errants malheureux et faisant désormais brillamment office d'hôtes avenants du luxuriant palais flottant.

D'insignifiants chats, de gouttière ou racés ayant eu le malheur d'être nés bâtards au sang mêlé selon certains, qui s'avéraient pourtant être précieux à plus d'un titre. Les différentes races étaient, à défaut d'incarnations fidèles, les réceptacles et porteurs d'âmes tombées durant la meurtrière guerre du monde sorcier. Une seconde chance que Draco avait imaginé offrir à ces tristes défunts disparus trop tôt, à l'instar des chats et de lui-même comme cela lui avait généreusement été offert par la mystérieuse Chacha. Une bonne étoile, pétrie de magie blanche, qui lui avait révélé ses sombres secrets à la toute fin de sa vie et avait usé de ses ultimes forces pour exaucer le vœu qualifié d'impossible. Certes sa puissance n'égalait en rien celle du Draco d'autrefois, pourtant les miracles étaient là.

- « Ni au ... chat-bite ! » ondula sournoisement Harry contre le ferme fessier rebondi, se frottant excessivement tel un chat désireux d'embaumer intégralement et marquer indélébilement son territoire de part son odeur. D'une poigne impérieuse, il enserra plus étroitement la fiévreuse chair enthousiaste et libidineuse.

« Maintenant, donne ta langue au chat. » exigea-t-il, d'une voix profondément dominatrice, manipulant délicatement de sa main libre le visage, autrefois hautain, pour pouvoir piller à loisir cette bouche savoureux qui le transformait sauvagement et inéluctablement en possédé. Draco avait toujours eu le don inexpliqué de faire ressortir le côté sombre d'Harry, et le sexe n'échappait nullement à cette règle divine !

Acculé, Draco ne put que se soumettre pleinement et avec dévotion à ce délicieux et prometteur ordre. Sans crainte d'un douloureux torticolis, il ajusta de lui-même leurs faciès pour assouvir encore plus goulument l'ordre énoncé. Jamais Harry ne lui faisait plus d'effet que lorsqu'il faisait preuve d'autant de masculinité animale. L'insoupçonnable côté sauvage de son prétendant était l'atout qui avait remporté sans conteste son cœur exigeant. Ca et le fait qu'il adorait sentir combien il pouvait manipuler à sa guise le « Grand Harry Potter » en le menant sans honte encore et encore par le museau. Le sexe était la grosse faiblesse d'Harry et Draco avait justement une requête à formuler et à laquelle un « non » était simplement intolérable.

- « Pour être si intenable en public, serais-tu réellement en chaleur ? » gloussa Draco, relâchant les impétueuses et ardentes lèvres qui le consumaient diaboliquement chaque fois. Un dernier petit coup de langue lui apprit que sa proie était à point.

- « Ouais. Terriblement. » lui souffla-t-il difficilement dans le cou, léchant et mordillant par endroit les zones érogènes mille fois assaillies durant leurs ébats quotidiens. Zone qu'Harry affectionnait particulièrement à mordre, à l'instar des chats copulant, pour tenir en respect l'amant chevauché mais également attester auprès des autres qu'il était déjà en main.

« C'est l'heure du chat ! » conclut-il, excité de l'implication de cette expression.

C'est durant l'après-midi caniculaire du 31 juillet, suite à une torride séance de câlins houleux pour fêter sa naissance, qu'Harry avait décrété de nommer leur envie subite l'un de l'autre « l'heure du chat ». Amusé qu'il était qu'en inversant les mots cela menait approximativement à « chaleur ». Ce jeu de mot codé était désormais le bienvenu quand le désir se faisait sérieusement et brutalement pressant dans les endroits les plus incongrus, bondés de monde où ils ne pouvaient littéralement pas exprimer clairement leurs besoins. Comme ce fameux après-midi, le lendemain de son anniversaire où la présence de leurs amis, venus leur rendre une visite de courtoisie, fêter légèrement en retard l'évènement et profiter également du rythme lancinant de la péniche, avaient mis leur patience à rude épreuve tant ils voulaient se sauter dessus mais ne savaient comment le manifester et s'échapper du cercle amical. Et puisque Draco tenait un bar à chats, l'excuse était très ingénieuse, pouvant sous-entendre qu'il était l'heure pour eux d'aller s'occuper des pensionnaires félins afin qu'ils soient d'excellents hôtes tout disposés à accueillir convenablement et en ronronnant les clients amateurs du lieu le lendemain.

- « Ne veux-tu pas que je te prépare un calorique hot-dog avant ? … Histoire d'acquérir davantage d'énergie … pour éviter que tu ne cale piteusement … en pleine action. » s'amusa effrontément Draco au souvenir impérissable de l'estomac de son amant se manifestant inopinément et rageusement alors qu'ils s'étreignaient passionnément la veille au soir.

- « Non, ma préférence irait vers un hot-cat. … Mais à défaut, je me contenterai de ... chat'rogne de ton espèce. »

Cet ultime jeu de mots ironique rappela à Draco combien, depuis l'instauration de « l'heure du chat », ils aimaient tous deux à rebaptiser humoristiquement leurs positions sexuelles préférées en y mêlant astucieusement le mot « chat ». Ainsi, chaque soir, s'adonnaient-ils follement, sans complexe et avec moult enthousiasme, au dynamique et chaleureux « chat'meau ». Posture banalement connue, dans le reste du monde, sous la fade appellation de « bête à deux dos » ou « position du missionnaire ». Et ce n'était là qu'un bref et minimaliste échantillonnage du marathon enduré au sein du confortable, et au combien résistant !, lit à baldaquin merveilleusement serti de vaporeux voilages d'un profond rouge soyeux, succincte résurgence de leur scolarité. La légion d'acrobaties, auxquelles ils se livraient à la moindre opportunité, s'étoffait rapidement de nouveaux labels au fil des semaines, passées en excellente compagnie.

Dans leur farfelu dictionnaire, la « levrette » s'identifiait dorénavant sous la « divine cha'pelle », tant les deux athlètes ne cessaient de louer les cieux et tous les dieux d'atteindre le Paradis ! Le « cha'piteau » lui prenait simplement l'allure des « jambes en l'air », tandis que la fameuse « cha'rette » conservait miraculeusement, sans grand changement, sa définition originelle. Quant au « cha'louper », il se référait à « l'Amazone » où Draco, au rythme d'une lascive complainte proche de l'appel du loup, prenait plaisir à chevaucher, tout en mimant le roulis erratique d'une chaloupe malmenée. Successivement, en une prodigieuse débauche diabolique, il dandinait sensuellement son affriolant derrière qu'il empalait subitement, avec une frénésie étourdissante, tirant glorieusement et instantanément un insoutenable hurlement de pure satisfaction de son amant agonisant. Autant dire que cette charnelle soumission, transformant un Harry habituellement fort et invincible en un esclave discipliné et dépendant, octroyait à Draco une extrême jouissance !

- « Harry … » pépia avec ferveur Draco, d'une voix délicieusement hésitante entre l'aigu et le rauque, abandonnant d'un geste faussement apathique sa tête sur l'accueillante épaule. Papillonnant angéliquement des paupières, en une éhontée séduction, et ondulant son bassin, en une vague torride et instinctive pareille à une danse outrageusement taboue, il réussit à aligner parfaitement leurs désirs mutuels ainsi que son appétissant cul au corrosif sexe pour achever d'allumer la ravageuse passion sous-jacente.

Comme l'exprime un célèbre proverbe, Harry allait apprendre qu'il ne faut pas impunément réveiller le chat qui dort, sous peine d'être en fâcheuse posture … et avec de piquantes et sanglantes griffes sur l'ensemble de son corps ! Sans omettre de belles et profondes empreintes de crocs, si le bel et indomptable animal venait à se rebiffer. Or, l'intrépide sorcier étant un homme téméraire depuis l'enfance, cette subtilité lui échappait sûrement ou du moins n'en avait-il cure ! Ainsi ne prit-il pas suffisamment garde lorsque, vicieusement, Draco inclina subtilement son visage pour mieux lécher et croquer à son tour la tendre peau à porter de bouche. Satisfait de son méfait, il grommela un énième « Harry » en un murmure proche du ronronnement.

- « Grogner mon prénom ainsi, vas me rendre encore plus fou ! … J'adore te voir soumis et sauvage à la fois. » clama-t-il essoufflé, cherchant à apprivoiser vainement les battements de son cœur tambourinant à vive allure aux prometteuses représailles. Pour reprendre quelque peu le jeu en main, il pompa vigoureusement, en audacieuse et vile réprimande, la vibrante colonne déjà dégoulinante, avec parcimonie, de timide semence. Pourtant, sous peu, le Vésuve ferait pâle figure devant les sulfureuses éruptions volcaniques de ces deux monstres en rut !

- « Putain, Harry ! … Pas le temps … » regretta désespérément Draco plus qu'il ne maugréa foncièrement, zyeutant fébrilement l'imposante horloge murale faisant son malheur en signalant l'imminente ouverture du salon. Tout aussi désireux qu'Harry, de se soulager au travers d'une exacerbée transe extatique, l'étouffante chaleur italienne matinale n'entamait nullement sa rafraichissante et flamboyante passion pour son farouche étalon. Un retourneur de Temps serait tellement profitable et salutaire !

« N'importe qui pourrait … pénétrer … à l'improviste. » tenta-t-il d'alerter péniblement son bouillonnant assaillant dont l'intention ne semblait aucunement faiblir malgré les risques énoncés.

- « En cette seconde, … c'est moi qui vais … pénétrer … ton joli petit cul. » scanda suavement Harry, libérant pleinement son côté sombrement orageux de mâle-alpha, obéissant néanmoins promptement à l'inébranlable volonté de Draco de s'isoler.

Sans mot dire, il les fit habilement transplaner légèrement plus loin, judicieusement cachés à la vue de tous. Au cœur du long couloir agréablement boisé, menant à la sophistiquée cuisine moderne où nul intrus n'était toléré hormis le chef, Draco s'agrippa aussitôt et fermement à l'odorant treillis floral, savamment imbriqué de lierre verdoyant, pour gagner en stabilité face aux assauts répétés de ce corps chargé d'un impétueux désir en son encontre. Sentir aussi nettement les muscles d'acier roulés contre son dos et ses membres tendus, même au travers de leurs habits, laissait merveilleusement deviner combien l'espace entre eux était infime, voir inexistant.

- « Maintenant, je vais expressément nous soulager. … Mais je te promets, ce soir, je prendrai tout mon temps pour nous épancher … et te donner le maximum de plaisir. » certifia le brillant sorcier, œuvrant désormais sans baguette, voulant néanmoins dévêtir complètement son amant avant d'entrer franchement dans le feu de l'action. Histoire de profiter, partiellement et furtivement, des alléchantes rondeurs qui le faisaient, indubitablement et prodigieusement, baver à coup sûr.

Or, contre toute attente, Draco interrompit sa machiavélique progression et prit le relais pour ôter le strict minimum d'une main tremblante. Délibérément et sans précipitation, il se contenta d'abaisser suffisamment son short provocateur pour faciliter l'entreprise d'une fulgurante conquête anale. Quand bien même, il savait pertinemment qu'il devrait se changer pour arborer, à l'ouverture, une tenue moins décontracté que sa tenue estivale, il ne tenait nullement à finir totalement nu. Sa totale nudité, en règle générale, était réservée aux espaces privés de leur appartement, idéalement situé dans la cale réaménagée et aux hublots intelligemment dépolis pour filtrer la lumière sans laisser fuiter une once de leur intimité.

- « Maudis sois-tu ! … Pourquoi vouloir me frustrer davantage ? » râla, péniblement pour la forme, Harry à l'oreille de sa proie acculée maintes fois contre les palissades ornementales. Malgré tout, il capitula prestement lorsqu'il put enfin investir, tout son soûl et à grands coups de boutoir, l'antre de ses rêves.

Souvent, Draco jalousait Harry d'user librement de la sorcellerie, au gré de sa moindre fantaisie. Pourtant, lorsqu'il sentit le majestueux et colossal sexe, magiquement lubrifié, s'engouffrer aussi aisément, énergiquement et profondément en lui, il reconsidéra sa puérile convoitise. Sans trop de tergiversations, il conclut que, finalement, cela n'était pas si mal. Sinon, son frêle et étroit postérieur aurait salement dérouillé, car évidemment le Sauveur se devait d'être grandiosement et généreusement pourvu !

- « Jamais je ne me lasserai de toi ! » éructa Harry, entre deux vigoureux râles rauques, le pilonnant toujours ardemment et de bon cœur jusqu'à lui soutirer une litanie incessante d'halètements indécents et autres gémissements libertins.

Dire que leur passé commun et leurs houleuses retrouvailles n'avaient nullement laissé présager ni augurer une fin aussi torride et explosive charnellement, était un doux euphémisme ! Depuis plusieurs mois et au prix de nombreux obstacles surmontés, un sacré bout de chemin avait été parcouru. Mais ça, c'est une autre histoire … qui pour le moment n'a pas son évocation ici ! Sauf à désirer plomber, royalement, l'ambiance grivoise.

- « Je veux … te voir. … Je veux … te voir. » couina piteusement Draco, toujours désespérément accroché aux treillis d'une main et tentant avec l'autre de saisir maladroitement et à l'aveugle la chevelure rebelle de son homme respirant bien trop fortement dans son gracile cou. Un fidèle compagnon qui s'évertuait, inlassablement et avec son éternelle application, à l'envoyer vers les étoiles.

- « Merlin ! … Tu veux … ma mort ! » bégaya douloureusement l'élu, d'une voix fatiguée de trop hurler son plaisir, exécutant pourtant, sans rechigner le moins du monde, l'ordre psalmodié avec tant de sincérité.

Pour bonne mesure et dans un souci de parfaite équité, Harry s'octroya, sournoisement au passage, son vœu de contempler Draco intégralement nu. Et force fut de constater que cette brève intervention magique requinqua de façon foudroyante sa vigueur malmenée puisqu'il martela de plus belle le corps à l'abandon aux creux de ses bras. A moins que les responsables de ce sursaut d'orgueil soient les longues jambes galbées emprisonnant possessivement sa taille, et empêchant vilement tout retrait indésirable de l'auguste phallus de sa spongieuse et suintante cible ! Draco s'était miraculeusement dépêtré du salvateur portique décoratif, qui le maintenait debout jusqu'à présent, pour mieux s'enrouler hermétiquement autours de ce cou hâlé et ce corps puissant tel un serpent affamé. Enfermés dans une étreinte charnelle si dévorante et sauvage, les deux amants ne furent pas longs à déverser copieusement et abondamment leur sulfureux émoi.

- « Un retourneur de Temps nous accorderait facilement une seconde salve. » sourit béatement l'indécrottable et taquin Harry, se sentant durcir encore tandis qu'il contemplait amoureusement l'improbable élu de son cœur, mollement affaissé contre lui et cherchant péniblement un souffle qui se faisait rare. Un apaisant silence régna confortablement jusqu'au total rétablissement du couple en chaleur.

- « Sérieusement, je dois songer à accueillir ma clientèle. … J'ai besoin de liquidité. » osa interrompre Draco, sans vergogne et avec une judicieuse pointe d'ironie, après le somptueux moment de grâce partagé ensemble. Pour mieux faire avaler la pilule, il incita leurs lèvres à se redécouvrir tendrement.

- « Ne t'ai-je pas suffisamment inondé de ma … liquidité ? … Je suis tout disposé à … » s'amusa le fringuant Auror, à nouveau merveilleusement enclin à mener bataille.

- « Je n'en doute pas. … Cependant, lorsque tu me fais l'amour, tu sais pertinemment que je suis d'autant plus attractif et fatalement désirable aux yeux d'autrui. Veux-tu vraiment ressentir l'éprouvante piqure de la jalousie ? »

- « Je suis en vacances, aussi j'ai tout le loisir de te surveiller. … D'être constamment sur ton dos. … Imagines-toi derrière le bar, à servir et étancher la soif de tes nombreux clients, tandis que j'entrerai lascivement en toi, comme ça. » évoqua l'insoumis héros, mettant immédiatement en pratique son impérieuse idée dévergondée. A la différence que pour varier les plaisirs, il les transplana cette fois dans l'une des intimistes loges. Là, assit paresseusement sur l'un des confortables fauteuils, il incita Draco à pratiquer le « cha'louper » à bride abattue. L'heure du chat était assurément le plus divin des passe-temps !

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********** Fin **********

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Blablamiaou : Bien que je n'ai pas eu l'opportunité de réviser convenablement cette piètre ficounette (m'étant souvenu trop tard de la date du jour, je m'attèlerai prochainement à réparer cette impardonnable erreur), ce bref retour du chat-pitre vous a-t-il cependant plu un minimum ? Si oui, merci de m'offrir une contribution pour ma survie alimentaire de scribouilleuse (review, favoris, follow ….). J'ai les crocs ! Mais promis, je ne mords pas ! ^^

D'avance, merci aux audacieuses qui me lègueront une savoureuse petite croquette !

Bel été et excellentes vacances.