Hermione avait mit du temps avant de remonter à la Salle Commune de Gryffondor, où elle était heureuse de retrouver Ron, endormi sur le canapé ce qui lui avait permis de monter tranquillement dans sa chambre, là où tout le monde dormait aussi.
Elle était d'abord resté longtemps incrédule, assise là, ridicule, dans la salle de potion du professeur Rogue. Elle avait réfléchi longtemps ce soir là, aux derniers mots qu'avaient prononcés Drago Malefoy. « Très bien ». C'était extrêmement vague, tout en étant très concis. Allait-il suivre les demandes qu'elle avait faites, pitoyablement venu du fond de son cœur après avoir passé une journée aux combles du stress. Mais il semblait l'avoir remerciée, non ? Maintenant qu'elle se retrouvait seule elle n'était plus sûre de rien. Elle se tortillait dans son lit de honte, comment avait-elle put s'abaisser autant devant son pire ennemi ? Comment allait-il réagir le lendemain ? Elle ne pouvait pas espérer ne plus jamais le revoir, car cette année, les Gryffondors et les Serpentards partageaient énormément de classes en commun.
Elle allait mourir de honte si jamais le Serpentard avait eut le malheur de raconter à quel point Hermione Granger, la Miss-Je-Sais-Tout, l'avait supplié de s'énerver contre elle sans aucune raison. Bien sûr elle le voyait déjà, racontant son exploit le lendemain matin à la table des Serpentards au petit déjeuner. Le pire c'était presque qu'elle savait que la rumeur se propagerait vite, très vite et que tous ses amis l'apprendraient bientôt. Et elle ne pourra rien y faire. Elle allait se mettre ses amis à dos. Ce soir là, elle mit un temps fou pour s'endormir, et elle passa sa nuit à rêver qu'elle se faisait étrangler par un serpent blanc devant toute l'école, et tout le monde se moquait d'elle en criant « Tu l'as demandé, il l'a fait. »
Alors le lendemain matin, elle mit plus de temps que prévu pour arriver à la Grande Salle et prendre son petit déjeuner. La peur au ventre, elle passait entre les grandes tables, le visage baissé. Prévoyant déjà de s'asseoir seule, comme la reclus qu'elle était.
- Hermione ! Par ici ! S'éleva une voix qu'elle connaissait trop bien.
Ron s'était levé, un bras en l'air et dans l'autre main un toast, avec un grand sourire. Elle se dirigea alors vers lui, il était attablé avec Harry Dean et Neville qui mangeaient tous joyeusement. Personne ne semblait vouloir qu'elle se fasse étrangler par un serpent. Elle était alors un peu rassurée.
- Je t'ai attendu toute la nuit hier soir, après que McGonagall ait ramené Matthew ! Reprit le rouquin. Mais je crois bien que je me suis endormi avant que tu sois rentrée, parce que je ne me suis réveillé qu'au petit matin à cause de la lumière. C'est là que j'ai vu ton petit mot... Kech qui chez paché ? Demanda-t-il après avoir prit un gros morceau de toast.
Dean et Neville semblaient très intéressés par sa réponse, elle ne savait pas vraiment quoi dire pour sa défense. Après quelques secondes de réflexions avec tous les yeux braqués sur elle, elle se dit qu'il valait mieux dire la vérité avant que Malefoy ne s'en charge, au plus grand nombre de gens possible. En tout cas, une grande partie de la vérité... Oui, bon. Les grandes lignes d'une vérité choisie avec des pincettes.
- Et bien... Comme vous le savez, il manquait un élève, alors je l'ai cherché en commençant par les cachots. Et là... Euh... J'ai croisé Malefoy... Les quatre garçons semblaient pendus à ses lèvres. Et euh, comment dire... Bien je me suis peut-être battu avec Pansy Parkinson, dans la salle des potions de Rogue... Personne n'a rien eut hein ! Mais, voilà on s'est fait prendre par McGonagall et Rusard, et j'ai été punie avec Malefoy à devoir nettoyer cette salle... Toute l'année. Les exclamations fusèrent. Et hum... Voilà, à peu près quoi...
Les commentaires de chacun semblaient ricocher sur Hermione, elle n'entendait plus personne s'offusquer du temps de la retenue, de la personne avec qui elle était ou même simplement que c'était Hermione qui était punie. Drago était rentré dans la pièce, elle remarqua tout de suite que le bandage à sa main avait été changé, il était accompagné de Crabbe, Goyle et Pansy Parkinson, avec qui il riait. Comment se fait-il qu'il parle encore à Parkinson, cette espèce de...
- Hermione ! Dit brusquement Harry. Ça va aller tu sais, on sera là pour toi si jamais ce vieux serpent t'embête.
Ces mots réchauffèrent le cœur de Hermione son rêve ne se réalisera pas. Elle eut un grand sourire.
- Oh merci Harry, c'est trop gentil ! Heureusement que je vous ais les amis...
- Oui enfin, moi aussi je l'avais dis avant Harry tu sais... Marmonna Ron.
Et ils passèrent un petit déjeuner tranquille, pendant lequel elle reçut les encouragements de tous le monde rejoignants la table un peu plus tard. Même les jumeaux lui confirmaient que si Malefoy lui faisait du mal, ils se débrouilleraient pour lui faire tester leurs nouvelles inventions de farces les plus dangereuses. Comme réponse, Hermione leurs fit un long discours leurs expliquant pourquoi ils n'avaient pas le droit de tester leurs inventions sur les élèves, peu importe qui c'était. Mais au fond d'elle, leurs proposition lui avait fait plaisir. Angelina était même venue annoncer la nouvelle de son nouveau poste de capitaine de l'équipe de Quidditch et qu'il manquait un nouveau gardien.
Lorsque tous leurs amis avaient quitté la table, Harry Ron et Hermione se retrouvaient seuls, et Harry regardait Seamus assit plus loin d'un œil meurtrier.
- Qu'est-ce que tu as Harry ? S'enquit Hermione
- Il s'est prit la tête avec Seamus hier soir, il lui a dit que sa mère n'avait pas voulu le faire venir à Poudlard cette année, expliqua Ron. A cause de ce qu'on lit dans la Gazette sur Harry et Dumbledor...
- Ah oui... Lavande m'a dit la même chose ce matin.
- Et je suppose que vous avez eu une superbe conversation entre copines pour choisir qui était le plus fou entre moi et Dumbledor, répliqua Harry d'une voix sonore. Je suppose que vous vous êtes bien amusées.
- Pas du tout. Je lui ai dit que ça ferait du bien à tout le monde si elle la fermait, de temps à autres. Répondit calment Hermione. Et ce serait bien Harry, si tu arrêtais de sauter à la gorge des seules personnes qui te croient, au cas ou tu ne l'aurais pas remarqué, Ron et moi sommes de ton côté.
Il y eut un court silence.
- Désolée, dit Harry à voix basse.
- C'est pas très grave. Répliqua Hermione dignement. Vous vous souvenez, l'année dernière, au dernier discours de Dumbledor, il nous a dit que nous ne pourrions combattre Voldemort qu'avec un détermination puissante, basée sur l'amitié et la confiance. Il a aussi dit que Vous-Savez-Qui semait la discorde et la haine chez ses ennemis. Et bien, cela fait à peine deux mois qu'il est de retour et je crois bien que nous commençons déjà à nous diviser.
- Mais... Comment tu te souviens de tout ça ? S'étonna Ron.
- C'est comme ça Ron. Et rappelez vous, le Choixpeau nous a dit qu'il était primordial d'être soudés cette année. Tous. Reprit-elle.
- Enfin, si tu crois qu'on va se serrer les coudes avec les Serpentards... Ce stupide chapeau croit vraiment qu'on va courir dans les champs, main dans la main en sautillant dans les prés, avec ces idiots là ?
Il eut un mouvement de tête vers Drago Mallefoy accompagné de ses deux Bulldogs et de la cruche de service à la table des Serpentards. Drago était entrain de mimer quelqu'un lançant un sort puis une grosse explosion, en riant très fort. Ils semblaient se moquer de quelqu'un, hilares.
Hermione se retourna à une vitesse folle, son cœur s'emportait. Ils se moquaient forcément d'elle.
- Peut-être pas avec ces quatre là, acquiesça-t-elle les yeux presque hors de leurs orbites. Euh... Bon c'est l'heure de notre premier cours ! On y va les garçons !
- Qu'est-ce qu'il a à la main Malefoy ? Demanda Ron. Ouah Hermione tu l'as blessé ? C'est génial je suis sûr que ça devait être épique ! Remarqua Ron, la mine réjouie.
- Euh, oui oui... Épique... ! Acquiesça rapidement Hermione en poussant Ron et Harry à vite quitter la Grande Salle.
La première journée de la semaine était de loin la pire : Histoire de la magie, double cours de Potions, Divination pour Ron et Harry tandis que pour Hermione c'était Arithmancie, suivi de double cours de Défense contre les Forces du Mal. Tout le long de la journée, chaque professeur ne leurs parlaient que de leurs BUSES qui les attendaient à la fin de l'année. Hermione, rien que d'y penser avait déjà la boule au ventre. Elle allait tout rater, c'était sûr. La deuxième chose qui lui occupait l'esprit était que, aucun élève de Serpentard ne la regardait plus qu'à l'habitué, elle était pourtant certaine qu'elle avait vu Drago Malefoy l'imiter ce matin. Pourquoi personne ne disait rien de toute la journée ? Si il avait lancé la rumeur au petit déjeuner, en plein milieu d'après midi, tout le monde devrait la fixer avec un sourire moqueur. C'était presque comme si... Personne n'était au courant.
Le tout premier cours de DCFM s'annonçait catastrophique, Dolores Ombrage avait un discours étrange, selon elle, ils devaient « Retourner aux principes de base ». Elle avait inscrit sur le tableau noir les trois objectifs d'apprentissages de l'année. Qui commençaient par :
Comprendre […]
Apprendre […]
Replacer en contexte […]
Puis ils devaient s'empresser de prendre leur exemplaire de Théorie des stratégies de défense magique par Wilbert Eskivdur afin de lire, dans le silence, le premier chapitre. Hermione leva la main, sans ouvrir son livre. Pendant cinq bonnes minutes, Hermione avait fièrement le bras levé et se faisait totalement snober par la professeur. Tous les élèves, maintenant ennuyés par la lecture du chapitre, avaient les yeux rivés sur Hermione qui avait refusé d'ouvrir son livre. Répétons, elle avait refusé d'ouvrir un livre. Au bout de quelques minutes de plus, Dolores Ombrage ne pouvait se permettre d'ignorer l'élève plus longtemps. Les élèves étaient tous pendu aux lèvres d'Hermione.
- Y a-t-il un problème, Miss ... ?
- Granger. Dit-elle. Oui, j'ai une question.
- Vous n'avez pas votre livre, c'est ça Miss Granger ? Demanda Ombrage.
- Si, je l'ai professeur. En fait, j'ai un problème avec vos objectifs d'apprentissage.
Si ils n'étaient pas scotchés par ce qu'Hermione venait de dire, les élèves, toute maison confondue, auraient bruyamment exprimés leurs choque. Mais vu à quel point l'ambiance dans la salle était tendue, personne n'avait osé faire un bruit, ils s'étaient tous regardés avec des gros yeux, l'air de dire « Hermione Granger vient vraiment de dire ça ? »
- Et bien, Miss Granger, je crois que tout est parfaitement clair, si vous lisiez attentivement les-
- Je ne le pense pas, professeur. Coupa abruptement Hermione. En fait, il manque la partie concernant l'utilisation des sortilèges de défense.
Les élèves ne prenaient plus la peine de se taire, ils avaient à peu près tous eut une exclamation de groupe. Le Professeur Ombrage, elle, avait un sourire narquois sur le visage.
- Mais enfin, pour quelle raison auriez vous besoin d'utiliser des sortilèges de défense mes enfants ? Demanda-t-elle en ricanant.
-Alors, professeur. Si je vous comprends bien, nous n'allons pas faire de pratique cette année ?
- Tout à fait ! Miss Granger. Ricana-t-elle. Voyez, vous comprenez vite, quand vous voulez.
Et un autre sursaut de la classe : une sorte de reprise d'air collective des élèves, décrivant un choque, comme si les élèves retenaient leurs souffles depuis le début. Un partout, la cloche du ring de box imaginaire sonnait un point pour Ombrage.
Harry et Hermione levèrent la main d'un geste alors que le professeur Ombrage semblait être satisfaite de la fin de cette conversation. Elle les ignora et reprit fièrement :
- Le ministère a mit au point un nouveau programme, permettant à tous les élèves de comprendre et d'assimiler facilement les sortilèges de Défense, dans des conditions qui garantissent sécurité, et apprentissage. Vous n'aurez pas besoin de savoir utiliser ces sortilèges, il faudra simplement les comprendre.
- Ça ne sert à rien. Fit remarquer Harry, à voix haute.
- Votre main, Mr Potter ! S'écria-t-elle d'une voix chantante.
Harry brandit le poing en l'air. Encore une fois, elle l'ignora, mais plusieurs mains s'étaient levées entre temps. Elle pointa Dean du doigt, l'autorisant à parler.
- Dean Thomas. Commença-t-il. Harry à raison, non ? Comment on fera, si on se fait attaquer ? Ce ne sera pas comme en classe.
- Vous ne vous ferez pas attaquer. Dit-elle d'une voix doucereuse. Comme je le pensais vous avez été éduqués ces dernières années, par des incompétents. Et même, si j'ose dire, ricana-t-elle, par des hybrides particulièrement dangereux...
- Ne parlez pas du professeur Lupin comme ça. Répliqua Hermione, d'un air de défi.
- Votre main, Miss Granger. Siffla Ombrage. Ces dernières années, on vous a fait peur, vous faisant croire qu'un certain « Maître des Ténèbres » était réapparut, elle ricana à nouveau, mais ce sont des sottises.
- Ce ne sont pas des sottises. Coupa férocement Hermione.
- Il n'y a RIEN, qui vous attend dehors, jeunes gens ! Rien du tout, elle souriait de toutes ses dents.
- Voldemort à tué Cédric Diggori. Vous allez nous faire croire, que ce n'est pas ce qui nous attend dehors ? Demanda Harry qui perdait patience.
Ron eut un haut-le-corps, Lavande Brown couvra ses oreilles de ses mains, et le silence régnait à nouveau dans la classe.
- CEDRIC DIGGORI, est mort suite à un terrible accident lors du Tournois des Trois Sorciers, répliqua-t-elle. Ça arrive parfois, et c'est déjà arrivé à d'autres avant lui ! Dix points en moins pour Gryffondor Mr Potter, on ne doit pas mentir !
- Ce n'est pas un mensonge. Articula lentement Harry.
- Ca-suffit-Mr-Potter-Vous-avez-déjà-fait-perdre-dix-points-à-votre-maison-n'aggravez-pas-votre-cas, dit le professeur Ombrage, d'un traite.
- Ce n'est pas un mensonge, je l'ai vu !
- RETENUE ! Mr Potter ! Une semaine ! Demain soir, cinq heure, dans mon bureau. Dit Ombrage, d'un air triomphant. Et maintenant, moi et le Ministère pouvons vous garantir qu'aucun Mage Noir n'est revenu d'entre les morts. Ceux qui diraient ça sont des menteurs. Et si, vous continuez à éprouver des inquiétudes, venez me voir, personne ne doit vous faire peur avec des insinuations aussi horribles. Je suis votre amie. Dit-elle d'un ton qui se voulait compatissant. Bien, maintenant reprenez votre manuel et continuez votre lecture, « Principes de base à l'usage des débutants ».
Mais Harry n'entendait plus rien, il semblait presque trembler de rage. Il se leva de sa chaise.
- C'était un meurtre ! Voldemort l'a tué !
La classe entière retenu son souffle. Tout le monde s'attendait à ce que le Professeur Ombrage se mette hors d'elle. Mais elle répondit le plus gentiment du monde
- Venez par ici, Mr Potter. Je vais vous envoyer chez le Professeur McGonagall.
- Vous ne pouvez pas ! S'écria Hermione, se levant elle aussi de sa chaise.
- Voulez vous le rejoindre Miss Granger ?
Hermione se rassit, le visage rouge de rage. Victoire par K.O pour Dolores Ombrage.
Suite à l'absence de Harry, les deux heures continuaient d'une lenteur extrême, plus personne ne prononça un mot tout le long du cours de Défense Contre les Forces du Mal. Lorsque la fin du cours fut annoncée, tous les élèves se ruèrent vers la sortie, Hermione sentit un main se poser sur son épaule, puis des cheveux lui chatouiller la joue, elle sursauta lorsqu'elle sentit un murmure tiède lui caresser la nuque.
- Alors Granger, je vois que c'est une nouvelle lubie, vouloir se faire crier dessus.
Puis Malefoy pressa le pas, passa devant elle pour se mêler à la foule, écartant toujours plusieurs personnes sur son chemin. Des frissons avaient parcourus tout son corps, et semblèrent éveiller en elle des sensations inconnues, ses oreilles semblaient chauffer anormalement. Pendant ce qui semblait le temps d'un battement de cil, quand Drago Malefoy passa devant elle, Hermione cru qu'une odeur curieusement sucrée lui chatouilla les narines.
- Qu'est ce qu'il voulait ?
Hermione sursauta une nouvelle fois, puis plaqua sa main contre sa poitrine.
- Nom de Dieu, vous allez arrêter de me parler sans prévenir ? S'écria-t-elle.
- C'est qui celui là ? Demanda Ron. Peu importe, il voulait quoi Malefoy du coup ?
- Se moquer, comme d'habitude, Ron, répondit-elle vaguement, le cœur battant, et le souvenir de la main du blond sur son épaule semblait laisser une marque invisible lui picotant chaleureusement la peau.
Harry les avait rejoins plus tard lors du dîner et malheureusement pour lui la nouvelle de ses vociférations contre Ombrage s'était propagée à une vitesse folle. Partout sur son passage des têtes se tournaient vers lui, le pointant du doigt ou chuchotant dans l'oreille de leur voisin. On pouvait entendre « Il est fou... » ou « mais à qui il veut faire croire ça.. » suivit de gloussements.
Hermione voulut protéger Harry et ils montèrent tous trois plus tôt dans leur Salle Commune.
Là encore, Harry s'en prit à elle.
- Mais je dis la vérité ! Dit-il d'une voix forte.
- JE SAIS HARRY. Arrête de me sauter à la gorge à la moindre parole ! Je te dis seulement que pour les élèves ça a put paraître être difficile à croire, car eux, comparé à toi ils n'ont rien vu ! Et qu'ensuite ils ont passés deux mois à lire la Gazette du Sorcier qui se moquait de toi, te traitant de fou !
Les trois amis discutèrent encore un peu de cette affaire, tous trois campaient sur leurs positions et il était difficile pour Hermione de faire revenir Harry à la raison. Plus tard dans la soirée les jumeaux Weasley s'amusaient à faire tester leurs farces sur des élèves d'année inférieures. Hermione était furieuse, deux filles de troisième année s'étaient écroulées au sol après avoir goûté des petits-fours Tournedeloeil.
- Ça suffit maintenant ! Fred et George ! Dit Hermione forcement, ils semblaient légèrement surpris. Je vous ai dit ce matin que vous ne pouvez pas vous servir des élèves pour tester vos cochonneries !
Fred ouvra la bouche prêt à se défendre.
- Peu importe que vous les payez ou non ! Coupa Hermione avant même que Fred ait pu prononcer un mot.
- Mais regardes les, ils vont bien ! Dit George.
En effet, les deux élèves commençaient à reprendre connaissance après que George leur ait administré un bonbon violet dans chacune des bouches. Les élèves semblaient stupéfaits de se réveiller sur le sol ou couché sur le bras de leur fauteuil.
- Ça va ? Demanda gentiment Fred à l'adresse d'une fille brune se relevant doucement.
- Euh... Oui, je crois bien. Répondit-elle
- Parfait ! Dit Lee.
- Non ce n'est pas parfait du tout ! C'est dangereux, je suis préfète je ne vous laisserez pas faire ça !
- Ma petite Hermignonne, commença Fred en la faisant faire face à plusieurs têtes d'élèves qui se relevaient doucement. Tu ne vas rien faire du tout, et je le sais. Tu comptes peut-être nous donner une retenue ?
- Ouh ! Surtout pas, ça fait trop peur Hermione ! S'amusa George.
Hermione était dans une telle rage que ses yeux semblaient lancer des éclairs, et ses cheveux, si ils pouvaient être encore plus touffus s'élèveraient en l'air de rage.
- Non. Mais je peux en parler à votre mère.
- Tu ne ferais pas ça ! S'exclama George, stupéfait.
Les jumeaux semblaient abasourdi. C'était un coup en traitre qu'elle faisait là.
- Si, je n'hésiterais pas si vous recommencer à faire tester vos bêtises sur d'autres personnes que vous ! Dit-elle avec rage.
Et elle s'extirpa du bras de Fred pour retourner vers ses deux amis
- Heureusement qu'on est deux préfets. Merci Ron pour ton aide.
Ron était si rouge qu'il semblait se confondre avec le fauteuil dans lequel il était assit. Et Hermione sortit de son sac deux morceaux de laine informe, les posas soigneusement sur une table devant la cheminée, et les recouvrit de bouts de parchemins usés.
- Mais qu'est-ce que tu fabriques là ? Demanda Ron, inquiet pour son amie.
- Ce sont des chapeaux pour les elfes de maison. Dit-elle d'un ton bourru accompagné d'un regard qui voulait dire « Essaies seulement de dire quelque chose d'idiot ».
- Attends... Pour les libérer ? Par la ruse ! S'exclama Ron qui n'avait visiblement pas lu dans le regard d'Hermione. Mais ça ne t'ai pas passé par la tête que ces elfes n'ont peut-être pas envie d'être libérer ? Et que en cachant ces... chapeaux, tu les forces à quitter Poudlard ?
- Ils en ont envie Ron. Bon, j'en ai marre de vous tous ! Dit-elle à l'adresse des ses amis et des jumeaux Weasley. Ron. Tu n'as pas interêt à toucher à ces chapeaux ! Je vais dormir.
Et elle monta en trombe dans sa chambre, pleine de rage. Donnant un coup de pied dans sa robe de sorcière sur le sol dont il manquait dorénavant un gros bout de tissus. Ne daignant même pas répondre aux questions stupides de Lavande et Parvati sur leurs cours de Défense Contre les Forces du Mal de l'après midi. Comment Harry et Ron pouvaient être si horribles avec elle ? C'était sensé être ses amis, non ? Et ses pensées se dirigèrent vers Malefoy, même son commentaire après leurs cours en commun de l'après midi n'était pas si moqueur et rageant que les commentaires de ses deux amis. Elle avait presque hâte d'être le vendredi pour avoir une pause. Non ! Hermione se reprit, non elle ne pouvait pas penser ça, cette retenue allait être horrible, elle en était sûre.
Enfin... Le comportement de Malefoy n'était pas si horrible la dernière fois, alors pourquoi cette fois il le serait ? Elle s'endormit, une odeur sucrée semblait lui embaumer le nez, et ses joues picotaient doucement là ou des mèches blondes l'avaient effleurée plus tôt dans la journée.
