« Il serait peut-être temps de remédier à ça, Malefoy ? »

Parmi toutes les réponses possibles, jamais elle n'aurait imaginé la réaction du blond. Il aurait pu se renfermer et lui dire de se taire, ou alors il aurait pu s'énerver et lui dire que c'était indigne des Malefoy, mais non. Il avait répondu, juste après que la porte de la salle se soit ouverte dans un petit grincement :

« Si tu arrives à trouver un sujet moldu qui ne risque pas de m'ennuyer jusqu'au plus profond de mon âme, j'accepte le paris Granger. »

Mais existe-t-il un sujet moldu que Malfoy ne méprise pas ? Encore une fois, Hermione se dit que ces derniers temps, Drago Malefoy semble faire tout pour s'insinuer dans sa tête, elle n'arrêtait pas d'y penser, qu'est ce que les moldus auraient d'interessant du point de vu d'un Malefoy ? Rien, était la réponse qui lui venait à l'esprit.

Malefoy a été éduqué dans une des plus grandes familles de sorciers, une des plus renommée pour leurs sang pur. Il avait grandit avec l'idée que les moldus sont leurs inférieurs, ainsi que presque tous les autres sorciers d'ailleurs. Et maintenant que Hermione réfléchissait du point de vu de Drago, il était vrai qu'elle avait beaucoup de mal à trouver un sujet qui pourrait l'intéresser.

Qu'est ce qui semblerait intéressant quand on a grandit dans la richesse, le pouvoir et le rejet des classes sociales inférieures ? Qu'est ce qui pourrait l'intéresser, lui qui est si digne, imbu de lui même et qui se sent supérieur en tout point ? Comment le monde non magique pourrait lui sembler intéressant, alors que son père est un mangemort ?

Elle décida qu'elle se prenait trop la tête pour quelqu'un qui la méprisait. Enfin, elle n'avait pas à se plier à ses ordres ! Elle n'avait pas à chercher une activité à monsieur lorsqu'il lui demanderait. C'était idiot, « qu'il aille se faire voir », pensa-t-elle lors du petit déjeuner le lendemain matin, le voyant rire avec ses idiots d'amis.

Hermione avait déjà assez à faire avec ses devoirs pour la semaine prochaine, les professeurs les avaient noyés sous les exercices, comptes à rendre, schéma à faire, sortilèges à exercer. Tout ça la première semaine d'école. Elle avait mieux à faire que de penser à cet idiot et manipulateur.

Enfin ! Il s'était bien moqué d'elle, il avait prit un malin plaisir à lui faire peur sur le quai du train le premier jour, puis à se moquer d'elle lors de leurs toute première retenue, il avait prit un malin plaisir à lui expliquer qu'elle lui en devait une, simplement parce qu'il a effacé la mémoire de cette idiote de Pansy Parkinson. Et maintenant il voulait qu'Hermione se démène pour lui trouver quelque chose de divertissant à faire lors de leurs retenue ? Non ! Jamais elle ne ferait ça. Puis même si elle cherchait, elle ne trouverait pas quelque chose aux goûts de-

- Hermione ! Lâche ce couteau ou tu vas finir par tuer quelqu'un, dit Fred en s'asseyant à côté d'elle, l'extirpant de ses pensées.

- Il ne t'a rien fait ce pauvre toast ! Ricana George qui les avait aussi rejoint à la table.

- Laisse la ! ria Ron. Elle est comme ça depuis ce matin, elle doit sûrement penser aux devoirs qu'elle a pas réussit à finir hier soir, comme d'habitude. Puis il l'imita, utilisant sa fourchette comme une plume et son toast comme un parchemin, le bout de la langue sortie dans une sorte de concentration énervée, « Je dois finir mes devoirs de l'année ! » mima-t-il avec une voix suraiguë.

Hermione lui lança un regard meurtrier. Comment osait-il ? Il s'était abaissé au niveau de Malefoy, il se moquait ouvertement d'elle ! Et pourquoi personne ne lui demandait comment s'était passé sa retenue ? Bien sûr, Ron et Harry parlaient de sa dernière retenue avec Ombrage, qui s'était très mal passée Harry avait eu une très grande douleur à sa cicatrice au contact du professeur Ombrage. Elle comprenait bien que c'était important, mais enfin, c'était si difficile de lui poser ne serait-ce que la question ? Au moins pour faire semblant de s'intéresser à sa vie à elle ?

- Alors, hier soir avec Malefoy ? Demanda doucement Fred avec un petit coup de coude, pendant que tout le monde autour parlait déjà d'autre chose.

Hermione s'empourpra, elle n'aurait pas pensé que Fred se serait souvenu de quel jour c'était.

- Euh... Et bien rien de spécial, rien du tout... balbutia-t-elle, remuant inlassablement son omelette avec sa fourchette, ses joues devenaient rouges. Il ne s'est absolument rien passé avec Malefoy...

Fred eut un petit rire qui semblait venir du cœur, puis il se pencha vers elle, pour que personne autour ne puisse entendre.

- Fais attention Hermignonne, dit comme ça, on pourrait se méprendre.

Hermione ne savait plus où se mettre, enfin jamais elle n'aurait eut cette idée ! Ce n'était pas ce qu'elle voulait dire du tout, il ne se passait rien entre elle et Malefoy ! Fred semblait bien s'amuser, et Ron les fixait les oreilles rouges.

- De quoi vous parlez vous deux ? Demanda-t-il, plus sec que d'habitude.

- Ça ne te regarde pas Ron ! Répondit-elle à la seconde, il ne devait surtout pas savoir ça. Et le regard du roux s'assombrit encore.

- Oh mon cher préfet ! Se moqua Fred, encerclant les épaules d'Hermione de son bras. On parlait seulement de la délicieuse retenue qu'Hermione à passé avec Malefoy hier soir!

Le teint de Ron prit la couleur de ses cheveux, et tous les regards s'étaient retournés vers elle. Avaient-ils tous totalement oublié qu'Hermione n'avait pas passé sa soirée à réviser mais l'avait bien passé avec son pire ennemi ?

- Toujours un connard ? Demanda Ron, coupant férocement un bout de saucisse.

Hermione, aux mots de Ron avait d'abord été choquée, puis comme tout le monde avait le regard posé sur elle, elle se retourna vers la table des Serpentards. Regardant par dessus le bras de Fred qui l'encerclait toujours. Son regard croisa celui de Drago, il lâcha à Hermione un regard plein de dédain tandis-que Pansy Parkinson tentait de lui donner un bout de son propre toast, puis il se tourna vers la pimbêche et lui prit le toast des mains avant d'en prendre un bout, elle avait l'air heureuse.

- Oui, répondit-elle avec force, se retournant vers son assiette. Toujours un connard.

Plus personne ne parla de Drago Malefoy pour le reste du petit déjeuner, ne voulant pas attiser les flammes qui jaillissaient déjà des yeux d'Hermione Granger. En fait, les conversations étaient animées par rapport au Quidditch : le premier entraînement de l'équipe Gryffondor aurait lieu aujourd'hui, dans l'après midi. Angelina les avaient rejoint à la table, pour rassurer Ron.

Fred, George, Harry, Ron et Angelina parlaient dynamiquement de leurs idées pour l'entraînement, tandis que Ginny suivait la conversation pendue à leurs lèvres, n'hésitant pas à leur dire quand leurs idées d'exercice paraissaient « débiles ». Hermione à côté bouillonnait. Elle crut longtemps qu'elle était hors d'elle à cause de Malefoy, mais c'était plutôt Ron qui l'avait mise dans cet état, et Fred n'avait pas fait grand chose pour améliorer son humeur.

Une fois que tous leurs amis étaient partis, Ron et Harry voulaient aller s'entraîner entre eux le matin. Pour s'entraîner à … l'entraînement de l'après-midi. Hermione déjà de mauvaise humeur ne s'empêcha pas de leurs expliquer à quel point c'était idiot, étant donné la tonne de devoirs qui leurs étaient demandés de faire.

Ils n'en tiendront pas rigueur et partirent directement sur le terrain après le petit déjeuner.

Hermione se dirigeait déjà vers la bibliothèque, et ne put s'empêcher de penser que Ron se serait moqué d'elle. Au souvenir de ce qu'avait dit Ron ce matin, Hermione eut les larmes aux yeux, des larmes de tristesse mêlées avec de la rage.

Elle qui avait sentit un rapprochement entre eux, malgré leurs petites querelles. Elle ne le pensait pas capable de dire une chose pareil, même si Ron était parfois sans cœur sans le vouloir, même s'il était jaloux, boudeur, à fleur de peau et pas très sensible, il restait néanmoins Ron Weasley, le garçon enjoué et drôle, incrédule et attachant. Elle savait que Ron pouvait être parfois blessant sans vraiment le vouloir.

Mais qu'est ce qui était pire ? Être ouvertement blessant arrogant et mesquin, à tel point que les gens savent à quoi s'attendre avec toi, ou alors l'être envers ses propres amis, sans s'en rendre compte, et être excusé simplement parce que « c'est Ron, il est comme ça ».

Qu'est ce qui était pire ? Se comporter comme Drago Malefoy, ou alors comme Ron Weasley ?

Hermione perdue dans ses pensées ne s'était pas rendu compte qu'elle avait oublié ses livres, elle se redirigea alors vers les dortoirs. Une fois arrivée devant le tableau de la grosse dame, les larmes avaient quittés ses yeux pour embrasser ses joues. Elle monta rapidement dans son dortoir, sans aucun commentaire de la dame dans le portrait. Hermione le lui était reconnaissante.

Une fois arrivée près de ses affaires, elle s'assit par terre, le dos contre le lit. Le visage dans les mains et le cœur au bord des yeux. Elle se rendit compte à cet instant que le jugement de Ron comptait plus à ses yeux qu'elle ne le pensait.

Oui, le jugement de son meilleur ami, pour qui elle avait des sentiments conflictuels depuis déjà un certain temps comptait énormément. Oui, les moqueries de Ron lui brisaient les cœur plus que n'importe quel jugement de la part de Drago Malefoy.

Après plusieurs minutes à être assise par terre, s'apitoyant sur son sort, Hermione releva la tête de ses mains, reniflant abondamment. Regardant son dortoir vide elle pensa qu'elle eut beaucoup de chance que Lavande et Parvati ne soient pas là. Lorsqu'elle voulut se relever, sa main toucha un tissus doux, sous son lit.

Elle tira dessus, il était coincé sous sa valise, elle ne se souvenait pas avoir un vêtement qui traînait sous son lit. Lorsqu'elle réussit à l'extirper, elle se rendit compte, un peu honteuse que c'était une robe de sorcier. Teinté de vert et d'argent.

Sa mémoire lui revient brusquement : lorsque Drago Malefoy s'était blessé à la main lors de leurs toute première retenue, il était reparti sans reprendre sa robe de sorcier. Hermione, lorsqu'elle eut le courage nécessaire de quitter la pièce, avait récupéré sa propre robe de sorcière, dont il manquait un morceau qu'elle avait arraché pour faire le bandage du blond. Et avait remarqué que le Serpentard avait oublié la sienne. Elle l'avait prise avec elle, et en arrivant dans son dortoir les avaient toutes les deux enfouies sous son lit, un peu honteuse de ces deux reliques qui témoignaient de la faiblesse dont elle avait fait preuve ce soir là. Maintenant Hermione, assise pitoyablement sur le sol, se rendait compte qu'elle avait volé un vêtement à son pire ennemi. Elle se sentait honteuse, son visage et ses yeux devaient être rougit par les pleurs, assise à même le sol, tenant la cape d'un garçon. Lavande et Parvati seraient fières d'elle, mais Hermione avait honte.

Lorsqu'elle imaginait la scène, un rire nerveux sortit incontrôlablement et elle enfouit son visage dans la robe. Presque instantanément, cette odeur familière parvint à ses odeur douce et sucrée, mais maintenant qu'elle la sentait de plus près, elle était aussi musquée, un peu plus forte. Elle était resté quelques instants, la grande et longue robe noire à touches verte et argentée dans les bras, tout près d'elle. Bercée par les odeurs différentes qui lui chatouillaient les narines et le tissus doux contre ses joues. Ce petit moment hors du temps permit à Hermione de se calmer, lorsqu'elle rouvrit les yeux, tout autour d'elle semblait paisible. Le sol, la cape, l'odeur, les rayons du soleils qui entraient doucement par les fenêtres : tout était étonnamment apaisant.

Plantée là, la cape de Drago Malefoy dans les bras, elle revint à la réalité. Il devait forcément avoir remarqué qu'il lui manquait une de ses robes de sorciers, non ? Ça faisait une semaine, et il n'avait rien dit. Peut-être ne se doutait-il pas que c'était Hermione qui l'avait prise, oui, c'était sûrement ça ! Comment pouvait-il penser que Hermione Granger, la Miss-Je-Sais-Tout, lui avait volé un vêtement et que actuellement elle le serrait fort contre elle.

À cette pensée, elle rejeta le vêtement loin d'elle, ses joues étaient toutes rouges, qu'allait-il penser ? Comment réagirait-il s'il l'apprenait ? Et si Parvati ou Lavande la retrouvait malencontreusement ? Elles en feraient un scandale et toute l'école serait au courant que Hermione Granger tenait secrètement une robe de sorcier appartenant à un élève de Serpentard.

Après une longue heure de réflexion intense, Hermione Granger avait décidé qu'elle rendrait à Drago Malefoy son dû, elle le devait. C'était trop dangereux de le garder plus longtemps dans le dortoir, pour l'instant elle l'avait caché sans sa valise.

Elle dirait simplement qu'elle le lui avait prit lorsqu'il l'avait oublié et elle avait oublié de la lui rendre. C'était simple.

Elle s'était ensuite rendue dans la bibliothèque où elle eut rapidement finit l'entièreté ou presque de ses devoirs de la semaine, avant de se rendre au repas de midi. Ses deux amis étaient rentrés de leurs pré-entraînement, plutôt fiers d'eux. Et proposèrent à Hermione d'assister à celui de l'après-midi, le vrai avec toute l'équipe. Elle n'en avait pas vraiment envie mais fit un effort après que Harry eut un air triste. Elle prendrait un livre comme d'habitude.

L'heure de l'entraînement de Quidditch arriva rapidement, la mine de Ron s'affaissait à mesure qu'il approchait du terrain. Hermione prononça quelques mots qui se voulaient rassurants à Ron, mais ils n'avaient pas eut l'effet escompté car après ces quelques mots Ron semblait déconfit. Au fond, Hermione y trouvait un plaisir coupable, certainement une houle de vengeance par rapport à ce qu'il lui avait dit dans la matinée.

Elle avait tout prévu et était allé s'installer dans les gradins pendant que les joueurs se préparaient dans les vestiaires. Hermione était prête à assister à l'entrainement : un livre sur les créatures magiques et son carnet, maintenant un peu gondolé par la pluie de la semaine passée. À ce souvenir, Hermione s'empourpra un peu, et elle ouvrit son carnet à la page concernée, bien décidée à enfin finir ce schéma de Botruc, lorsque de lourdes voix s'élevèrent peu à peu dans les gradins. À sa pire surprise, les Serpentards étaient venus assister eux aussi, au premier entraînement de Ron Weasley. Le quatuor argenté s'était assit un peu plus bas dans les gradins. Ils ne l'avaient même pas vu tellement ils était occupés à se moquer à l'avance de Ron. Le sang d'Hermione commençait déjà à bouillir.

Le comportement de Drago Malefoy et ses trois chewing-gum fut exécrable durant tout l'entrainement, il prit un grand plaisir à lancer d'horribles insultes à voix hautes pour être sûrs d'être entendu par les joueurs. Et le jeu de Ron en fut beaucoup impacté. L'entraînement était un fiasco total. Ron tentait d'attraper le Souafle sans grande réussite dès les premières minutes de jeu, bien sûr la bande de Serpentard ne retint pas leurs rires qui fusaient dans tout le terrain.

- Alors Potter elle va bien ta cicatrice, ou elle te fait trop mal pour pouvoir jouer ? Tu devrais aller à l'infirmerie, ça fait bien une semaine que tu n'y a plus été non ? C'est un record !

Ron arriva enfin à attraper le Souafle et le relança directement en plein sur le nez de Katie. Ce qui ne fit que relancer les rires de toutes parts, Drago Malefoy se tenait le ventre tellement il riait et était presque couché sur le banc, hors d'haleine. Pansy riait et se penchait théâtralement sur Drago à chaque fois.

- Je savais pas que c'était une spectacle humoristique qu'on était venu voir, clama fortement Drago pour se faire entendre. En tout cas Weasley, le nouveau rôle de bouffon te vas comme un gant !

Un mélange de rires gras et suraigu s'élevèrent dans les airs après chaque commentaire de Malefoy. Pansy Parkinson riait tellement fort à n'importe quel mot que Malefoy prononçait qu'Hermione voyait rouge. Pansy ressemblait à une horrible hyène en manque de chair fraîche, la chair fraîche étant celle de Drago Malefoy, et Hermione semblait fuser derrière eux, Drago ne l'avait même pas remarqué. Elle voulut lui lancer un sort pour lui épingler sa petite bouche de vipère, mais malheureusement, le professeur Flitwick n'avait pas encore amené le sujet du sortilège de silence.

Elle pesta contre eux durant toute la durée de l'entraînement sans qu'ils ne la voient, l'entraînement ne fut pas si long car Katie saignait du nez si abondamment qu'il lui était impossible de jouer.

Ils scandaient joyeusement « Les Gryffondor vont perdre ! », tandis que Hermione derrière eux avait abandonnée l'idée de remplir son schéma de Botruc, une nouvelle fois Drago Malefoy lui empêchait de faire ses devoirs, une nouvelle fois le carnet se referma sans qu'aucune note ne soit inscrite.

Lorsque les Serpentards s'étaient levés pour quitter les gradins juste après l'équipe de Gryffondor, Hermione attrapa par le col de sa chemise Drago Malefoy qui tentait de partir un peu derrière ses amis. Le Serpentard fit volte face un peu apeuré par la surprise qu'il y ait quelqu'un d'autre avec eux, lorsqu'il aperçut Hermione son expression de stupeur se changea directement en un visage marqué par la haine, et presque, par le dégoût.

- Me touche pas Granger ! Pesta-t-il. C'est dégoûtant !

Hermione fut si choqué qu'elle le lâcha et fit quelque pas en arrière, avant de retrouver contenance.

- Ça na t'as pas dégoûté tant que ça quand j'ai dû soigner ta main, sale fouine !

- C'était dans mon intérêt, dit-il. Sinon, je ne me laisserais jamais toucher par une sale Sang-de-Bourbe comme toi.

Elle le regarda avec choque, presque apeuré par la personne qui se tenait devant elle.

- Mais qui es-tu ? Demanda-t-elle dans un souffle.

- Ne fais pas l'étonnée Granger ! Rien n'a changé depuis la première année, clama-t-il, la regardant avec aversion.

- … Espèce de sale petite fouine... ! J'y crois pas, j'étais presque prête à croire que tu avais un minimum changé ! Espèce de..

- Petit cancrelat répugnant ? Demanda-t-il avec dédain. C'est bon Granger remballe tes insultes vides de sens, j'en ai eu assez.

Il la regarde de haut en bas avant d'arquer ses sourcils et de s'en aller. Elle refusait qu'il ait le dernier mot une nouvelle fois, elle alors courut après lui dans les escaliers des gradins, lorsqu'elle se retrouva quelques marches au dessus de lui, elle scanda :

- Être un connard n'est pas une marque de supériorité. Et être un Malefoy ne te donne pas le droit d'être un connard sans que personne ne te dise rien, dit-elle d'un ton étonnamment calme. Tu n'as que ton nom pour te donner bonne figure, sans ça tu ne serais rien. Sans ton père et ce qu'il a battit, tu ne serais qu'une personne pourrie jusqu'à la moelle, et ça n'a rien d'enviable. Et tu peux être sûr que si ton nom n'était pas Malefoy, tes petits amis seraient probablement entrain de te faire vivre ce que tu fais vivre à Ron, et ta pimbêche qui te tourne autour ne te regarderait même pas !

Sur ces mots, Hermione passa devant Malefoy et descendit attendre ses amis à la sortie des vestiaires. Il n'avait pas prononcé un mot et n'avait pas scié devant les propos d'Hermione, mais pourtant, Hermione ne l'avait pas vu descendre de la tour des gradins tout le temps qu'elle attendait Ron et Harry. Elle n'en tint pas compte et passa sa soirée à combattre la mauvaise humeur de Ron suite à cet entraînement désastreux. Une chouette appartenant à Percy avait fait irruption dans la salle commune et les coupa dans leurs dispute, dans sa lettre à Ron, Percy lui conseilla de ne pas s'approcher de Harry Potter et ne pas faire confiance à Dumbledore, et qu'ils devaient s'attendre à une bonne nouvelle dès le lendemain dans la Gazette du Sorcier.

Plus tard dans la soirée Sirius les appela par la cheminée et ils purent parler de leurs doutes par rapport à Ombrage. Sirius leurs expliqua que le Ministère pensait que Dumbledore fondait sa propre armée pour s'emparer du ministère de la magie.

Hermione n'eut plus de place dans ses pensées lorsqu'elle se coucha ce soir là pour y entrevoir Malefoy.