Le lendemain fut la journée la plus froide de la semaine, le vent tambourinait inlassablement les vitres des salles de classe toute la journée. Et Hermione redoutait déjà sa petite sortie nocturne du soir même. En effet, sous les instructions du professeur McGonagall, Hermione Granger et Drago Malefoy devront accompagner le professeur Gobe-Planche pour récupérer les colis commandés pour le dîner d'Halloween au village de Pré-Au-Lard. Ce qui leurs permettra au passage de remplir leurs obligation de retenue tout en remplissant leurs rôle de préfets modèles.
Toute la journée Hermione avait vu ses amis tenter de prévenir chaque membre de l'AD que la première séance se passerait ce samedi. Hermione les regardait de loin et ne pouvait s'empêcher de remarquer à quel point cela paraissait bizarre d'un point de vue extérieur. Plusieurs groupes d'élèves de maisons différentes chuchotant dans des coins éveillait forcément les soupçons. Surtout depuis le dernier décret qu'avait mit en place Dolores Ombrage interdisant tout regroupement d'élèves. Hermione devait absolument trouver un moyen de prévenir les membres d'une façon plus discrète s'ils ne voulaient pas tous passer le restant de leurs jours punis dans le bureau de la Grande Inquisitrice. Malheureusement ce vendredi soir ne lui permettra pas de se documenter sur les moyens de messageries discrètes entre sorciers, non car ce soir Hermione se préparait à vaincre le froid glacial de fin octobre pour retrouver le si froid, si rigide et sarcastique Drago Malefoy. Qui, depuis quelques temps, ne semblait plus si froid que ça, Hermione avait trouvé la chaleur de sa main comme étant le plus réconfortant des touché. Depuis quelque temps, le fils Malefoy n'était plus si rigide, Hermione avait pu le voir rire, voir son sourire embellir son visage alors qu'il courrait dans les couloirs avec elle, elle avait même pu le voir faire la moue, être intéressé, captivé, inquiet, joueur, rieur, sérieux, blagueur, moqueur, le voir rougir et même gêné. Toutes ces petites facettes qui se révélaient à elle l'espace d'un instant, quelques fois l'espace d'une seconde avant qu'il ne reprenne son air impénétrable.
La jeune femme ne tarda pas à descendre de son dortoir, il était bientôt l'heure de rejoindre le professeur devant la hutte de Hagrid à 20h tapante comme elle l'avait ordonné pour récupérer quelque chose avant de l'accompagner au village de Pré-Au-Lard. À cette heure si tardive de l'automne Hermione s'attendait à n'importe quel temps, et elle ne comptait pas tomber malade. Elle ne pouvait se le permettre car le lendemain elle devrait être au meilleur de ses capacités pour la première séance de l'AD.
Alors qu'elle descendait les grands escaliers du rez de chaussé en s'emmitouflant dans sa grande écharpe aux couleurs de sa maison, Hermione remarqua qu'à l'embrasure de la grande porte de sortie du château se trouvait Drago Malefoy. Appuyé contre le mur de pierres tout en croisant les bras d'un air inintéressé, elle remarqua qu'il ne semblait pas s'être habillé en circonstance en dehors de sa grande cape noir de sorcier. La jeune fille passa à côté de lui le plus naturellement du monde, et comme d'un accord Drago se repoussa d'un geste nonchalant du mur pour s'élancer tranquillement à ses côtés.
- Malefoy.
- Granger.
Hermione pinçait ses lèvres pour empêcher un sourire de les gagner, presque fière du simple fait que Drago Malefoy ne s'était pas rendu directement devant la hutte de Hagrid et l'avait attendu, elle, dans le hall. Signe qu'elle devait forcément habiter ses pensées un minimum pour qu'il daigne l'attendre. Mais bien sûr, la Gryffondor considérait plus sûr de ne faire aucun commentaire, même si ça lui brûlait presque les lèvres.
- Tu n'auras pas froid comme ça ? Demanda Hermione en jetant un regard à la tenue très fine du blond alors qu'ils sortaient du château.
- Et toi tu comptes aller voir Krum en Russie ou je ne sais où avec cet attirail ? Demanda Drago d'un ton de reproche en jetant un coup d'oeil à l'écharpe et le gros pull que portait Hermione.
- C'était une simple question Malefoy pas besoin de le prendre comme ça tu sais.
Le blond souffla un grand coup comme pour reprendre ses esprits, et lorsqu'il rouvrit les yeux son visage sembla plus paisible et un petit rictus avait rejoint ses lèvres alors qu'ils marchaient dans l'herbe en direction de la hutte du Garde Chasse de l'école.
- C'est vrai. Mais non je n'aurais pas froid comme ça, tu as déjà oublié que je faisais partie de la maison de la bête au sang froid ?
- Et bien tu sais Malefoy, les serpent n'ont pas réellement le « sang-froid » comme on pourrait le penser. Leurs sang se régule en fonction de la température extérieure. Alors si on suit ton raisonnement maintenant il fait froid, alors tu vas avoir froid aussi.
La Gryffondor avait donné cette explication calmement sans même détourner le regard de devant elle, ratant au passage le sourire qui s'agrandissait sur le visage de son ennemi à mesure qu'elle parlait.
- Tu es vraiment incorrigible tu sais ça Granger ? Dit Drago tout en arborant un air faussement exaspéré.
- Je sais, répondit-elle en jetant un œil amusé à son ennemi se tenant à ses côtés.
La nuit était déjà tombée et le vent froid se levait alors qu'ils arrivèrent devant la petite maisonnette de Hagrid. La chaleureuse lumière à l'intérieur inondait le tour de sa maison, et laissait apparaître les gigantesques citrouilles qui poussaient dans son jardin. Là où un jour Buck le magnifique Hippogriffe de Hagrid reposait fièrement alors qu'il allait se faire exécuter par la faute de Malefoy.
- Pourquoi tu avais tout fait pour faire tuer Buck, Malefoy ?
- Buck ?
Hermione s'était arrêté devant le jardin de Hagrid sans que Malefoy ne le remarque, il se retourna alors vers la jeune fille qui regardait froidement droit dans le grand jardin.
- L'hippogriffe qui t'avais blessé, en troisième année. Pourquoi cet acharnement ?
Il y eut un silence plutôt long, où Malefoy était revenu sur ses pas pour se tenir juste à côté d'elle, regardant tous deux dans la même direction. Le vent faisait voleter leurs cheveux tandis qu'il produisait un bruit reposant mais fort entre les arbres de la forêt interdite.
- Je…
- Bon et bien vous alliez m'attendre toute la soirée ici en espérant que je vous vois ? Coupa la grande femme qui venait de sortir de la hutte tout en bloquant le gros chien d'une jambe et portant des dizaines de paquets dans les bras. Donnez moi vos baguettes et suivez-moi on y va tout de suite !
Le professeur Gobe-Planche referma la porte derrière elle en empêchant Crockdur de sortir avant de récupérer les deux baguettes puis se dirigea d'un pas rapide sur le chemin qui menait à la sortie du château. Hermione suivit le professeur sans même un regard pour Malefoy.
- Granger, appela-t-il.
- Laisses tomber Malefoy, répondit la brune avant de se diriger rapidement aux côtés de la remplaçante de Hagrid. Professeur, je peux vous aider ?
- Ah oui, merci bien Miss Granger, dit-elle tout en lui donnant une grande pile de sachets dans les bras d'Hermione. Suivez moi on va devoir déposer ça aux magasins avant de récupérer les fournitures pour le dîner !
La grande femme partit précipitamment d'un pas assuré entre les sapins vers la grille de Poudlard tandis que les deux jeunes gens tentaient de la suivre. Hermione qui avait du mal à tenir les sachets plats qui glissaient dans ses mains se sentait frustrée par la situation. Malefoy se posta devant elle sans même la regarder dans les yeux.
- Pourquoi tu me demandes quelque chose si tu ne veux pas savoir la réponse Granger ? Demanda-t-il tout en lui prenant les paquets qu'elle tenait en main avant de reprendre sa marche comme si de rien était.
Il ne lui avait laissé qu'un petit sachet presque plat de papier cartonné entouré d'une fine corde scellé par un sceau de l'école, tandis qu'il avait placé les paquets plus gros sur sa hanche tout en les tenant d'une facilité déconcertante avec son bras. Hermione avait du mal à savoir pourquoi elle posait cs questions à Drago Malefoy, alors qu'au fond elle savait qu'elle n'avait pas envie d'entendre ses réponses, de peur que sa réputation s'avérait vraie, et qu'elle se retrouve face à des raisons qui lui empêcherait de continuer ce à quoi ils semblaient jouer depuis la rentrée.
- Tu es bien la seule personne avec qui je ne sais pas si j'ai envie d'avoir les réponses à mes questions, dit-elle tout en réfléchissant.
Elle ne s'attendait pas à un rire de la part de son ennemi, mais elle le suivit de peu.
- Et c'est une bonne chose ? Demanda-t-il tout en souriant.
- J'en ai vraiment aucune idée, avoua Hermione en pouffant de rire.
- Je suis ravi d'être un si grand mystère pour la fameuse Miss-Je-Sais-Tout. Tout le monde sait à quel point il est difficile de la perturber.
Hermione ria de bon cœur, le regard brillant tandis qu'ils s'approchaient du village.
- Et moi dois-je être ravie que le si mystérieux et renommé Prince des Serpentards veuille que j'en sache plus sur lui ?
- Bien jeunes gens accélérez le pas ! Aboya le professeur qui s'était retourné devant eux.
Les deux ennemis acquiescèrent avec chacun un petit sourire qu'ils tentaient de cacher. Lorsque le professeur Gobe-Planche avait reprit sa marche, Drago se pencha à l'oreille de la brune avec un air malicieux avant de lui confier discrètement :
- Tu devrais te sentir privilégiée.
Hermione se retourna vers lui d'un air amusement surpris. La jeune fille prit la réponse du blond pour un oui, et elle ne put empêcher un petit courant électrique de parcourir son cœur, son écharpe lui tenait tout à coup beaucoup trop chaud.
- Privilégiée ? C'est une compétition c'est ça ? La fille qui cernera l'illustre Malefoy la première ?
- Une compétition... réfléchit-il d'un air malicieux. Ça me plait. Tu ne vas pas me dire que tu ne veux pas la gagner ? Avec tant de concurrentes ?
- Je dois m'inquiéter de la concurrence d'une compétition à laquelle je ne participe pas ?
- Tu sais bien qu'au fond tu y participes déjà, ironisa-t-il avec un regard amusé.
Il y eut un petit silence.
- Et suis-je en bonne voie ? Demanda-t-elle.
- Ce serait du favoritisme si le jury donnait des indices.
Hermione fit semblant de faire une moue choquée, ce qui décrocha un grand sourire en coin au Serpentard. Ils apercevaient maintenant le village clairement et le professeur Gobe-Planche ralentissait le pas pour se retrouver à leurs hauteur. Hermione ne pouvait retenir cette pensée qui lui arrachait une si grande satisfaction, elle défit son écharpe qu'elle avait préalablement enroulé plusieurs fois autour de son cou.
La jeune fille se pencha un peu vers le blond tout en se tenant bien droite et fixant le professeur de la façon la plus polie qu'il soit, elle chuchota alors juste à temps pour que le blond puisse l'entendre.
- Je retiens que je suis ta favorite Malefoy.
Hermione n'osa pas observer la réaction du blond, par peur de se faire engueuler par madame Gobe-Planche, se disait-elle, mais au fond, elle avait peur qu'il ne lui fasse comprendre qu'elle avait tord. Hermione ne vit alors pas le Serpentard se mordre la lèvre pour empêcher son sourire si révélateur.
Madame Gobe-Planche était arrivé à leurs hauteur en étant plutôt essoufflée. Elle prit brusquement les sachets des mains des deux élèves et les examinas les uns après les autres d'un air perplexe.
- Ah voilà. Tenez jeune-homme prenez ceux-ci vous allez m'aider.
Elle donna plusieurs paquets dans les bras de Malefoy qui avait reprit ses habitudes et avait un regard inexpressif.
- Allez tous les deux donner ça à Madame Pieddodu dans son salon de thé. Elle attend ces paquets donc la boutique est ouverte. Je suis sûre qu'elle vous proposera même un thé, elle ne peut pas s'en empêcher quand elle voit de si « jeunes et beaux tourtereaux »... Refusez bien entendu, et rejoignez moi devant chez Honeydukes quand vous aurez finit, je dois passer donner ça aux Trois Balais.
Devant la mine déconfite des deux élèves le professeur Gobe-Planche leva les yeux au ciel d'impatience.
- Et bien allez-y ! Hop-hop-hop ! S'exclama-t-elle en faisant se retourner les deux élèves vers la grande-rue où se trouvait ladite boutique dans de grands gestes.
Il y eut un petit silence gêné alors que les deux élèves se dirigeaient vers le salon de thé, Hermione sentait ses joues de réchauffer dangereusement et cacha son visage de son écharpe.
- Le géant n'était pas si mal, au final... ironisa Drago alors qu'il se retournait pour apercevoir la remplaçante qui partait dans le sens inverse d'un pas rapide.
Hermione ne put empêcher un rire avant de se reprendre en imaginant la réaction de Harry à l'insulte cachée que venait de faire le Serpentard envers Hagrid.
- Il s'appelle Hagrid, Malefoy !
Drago planta son regard narquois dans le sien, il brillait avec tant de malice qu'Hermione ne put s'empêcher de pincer ses lèvres en un sourire.
- Pas besoin de défendre quelqu'un Granger, on est entre nous.
La jeune fille ne dit plus rien alors qu'ils arrivaient devant le salon de thé, Drago ouvrit la porte et y entra suivit de Hermione. La soudaine lumière chaleureuse et les couleurs roses vifs éblouirent Hermione un instant. Au son de la petite clochette actionnée par la porte, des angelots se ruèrent sur eux et Drago les chassa dramatiquement de grands gestes de mains. Hermione se retint de rire et posa une main sur l'avant bras du Serpentard qui était à deux doigts de toucher un angelot de plein fouet.
- Arrêtes Malefoy c'est pas des mouches, tu les excites encore plus, ria-t-elle en enlevant son écharpe.
Le blond s'était totalement stoppé à son touché. Il avait étrangement écouté Hermione sans rien ajouter, bien sûr il n'avait pas l'air ravit, mais il n'avait fait aucune remarque, baissant simplement son bras suite à la petite poigne douce de la jeune fille. Madame Piedoddu arriva en trombe dans la salle, essuyant ses mains sur son tablier aux couleurs roses et bleu vifs en forme de gros cœur. Lorsqu'elle aperçut les deux ennemis, elle eut d'abord un air choqué, puis un grand sourire mielleux s'étala sur son visage et ses yeux brillants s'attardèrent sur le bras du blond toujours encerclé par la poigne jeune fille. Les deux élèves se rendirent bien compte de l'idée que la dame dut se faire et Hermione retira vivement sa main, et se tint droite comme un piquet sur le pas de la porte tandis que Malefoy lui semblait détendu quoique agacé que deux anges tournaient inlassablement au dessus de leurs têtes.
Madame Pieddodu s'était arrêté un instant avec un air ravi avant de reprendre contenance.
- Et bien jeunes gens ne restez pas là entrez donc ! Vous avez mes paquets ? Demanda-t-elle joyeusement tout en se dirigeant derrière sa caisse.
- Euh oui bien sûr madame les voici ! Répondit Hermione.
Hermione donna un petit coup de coude à Drago qui ne semblait pas avoir comprit que c'était lui qui les tenaient. Drago lança un petit regard furieux à Hermione avant de se diriger vers le comptoir où Mrs Pieddodu semblait chercher vivement quelque chose derrière.
- Voilà Mrs, tous vos paquets. Voulez-vous que je vous les dépose quelque part ? Demanda Drago sa voix soudainement bien plus charmeuse et calme, un sourire parfait aux lèvres.
- Oh comme vous êtes gentil mon garçon, posez les simplement ici sur le comptoir.
- Bien, madame. C'est vraiment beau ici, je paris que vous vous êtes démenée pour faire de cet endroit un havre de paix pour tous les amoureux.
Hermione était bouche bée devant le comportement si mielleux et poli du Serpentard. À l'antipode total de son habituel sournoiserie et sarcasme, et surtout son dégoût profond pour tout ce que ce salon de thé représentait. Sa seule présence dans un endroit pareil, entièrement rose, fleurit et cul-cul était exceptionnel et extrêmement bizarre. Cet homme si pâle, tout habillé de noir jurant parfaitement avec ces cheveux et sa peau d'un blanc nacré. Cet homme avec une prestance qui force le respect, et presque la peur, dans ce décors digne des comptes de fées, rose et blanc, jonché de roses rouges et de petits cœurs.
Et à cet instant, Drago Malefoy jouait si bien qu'il semblait être dans son élément, il semblait avenant et précautionneux, flatteur et serviable. Et si Hermione ne le connaissait pas en dehors de Poudlard, elle pourrait presque tomber sous le charme elle aussi, tout comme madame Pieddodu qui souriait au garçon comme une adolescente à qui on venait d'offrir un bouquet de roses.
Un vrai démon incognito au paradis. Le diable lui même déguisé sur la Terre.
Et pourtant, même si ce comportement allait en désaccord total avec les convictions de la jeune fille, même si elle détestait ce genre d'attitude et la fit se questionner sur ce que Drago laissait paraître de vrai ou de faux en sa présence, Hermione ne put s'empêcher de le regarder passionnément, un petit sourire aux lèvres tandis qu'il flattait la femme avec dévotion. Et lorsqu'il eut finit de lui donner ses paquets, après qu'il ait poliment refusé la tasse de thé que la femme lui avait proposé à lui et à Hermione et que Mrs Pieddodu sembla lui chuchoter quelque chose, Drago Malefoy se retourna et croisa le regard de la jeune fille. Elle y lisait de la fierté et beaucoup de sournoiserie, son regard brillait d'une étincelle de malice et il la regardait si profondément que Hermione se sentit presque complice de sa petite supercherie. Il lui ouvrait une porte sur son monde, là où il était dans son élément et la laissait y entrer pour ne serait-ce que pour y entrevoir une infime partie de ce qu'était Drago Malefoy. Et Hermione adorait ça, elle le regarda d'un air faussement las, secouant la tête de droite à gauche d'un air de désaccord tandis qu'elle souriait.
- Merci beaucoup pour votre accueil si chaleureux Mrs, dit-il en se retournant vers la femme. Au plaisir de vous revoir.
- J'espère vous revoir vite tous les deux ! S'exclama-t-elle d'un air joyeux tandis que les deux élèves ouvrirent la porte. Attendez jeune homme, vous faites bien partie de la maison Serpentard si je ne m'abuse ?
- Exactement oui, répondit-il fièrement se retournant sur le pas de la porte.
La vieille femme se stoppa un instant, son regard déviant du blond jusqu'à l'écharpe rouge et or que Hermione replaçait autour de son cou avec un regard mélancolique et plein de nostalgie, pourtant un sourire implacable se dessinait sur son visage.
- C'est un mélange peu commun vous savez... sourit-elle d'un ton implicite son regard déviant sur les deux élèves. J'en vois très peu passer ma porte, c'est rare. Bien parce que c'est un mélange explosif et dangereux, mais c'est toujours le plus passionné et le plus pur. Accrochez vous mes enfants, et ce sera merveilleux.
Hermione n'était pas sûre de ce qu'insinuait madame Pieddodu.
- Vous vous trompez, on est pas...
- J'ai effectivement eu l'occasion de m'en rendre compte, merci beaucoup Mrs. J'y repenserais.
