L'ambiance dans le château était des plus festive, les elfes de maison s'étaient attelés à leurs tâches pour rendre le plus joyeusement terrifiant chaque recoins. Il était des plus évident que le mois d'octobre allait prendre fin pour accueillir la fête des morts. Des guirlandes noires et oranges décoraient le grand hall et étaient disposées telles des écharpes sur les statues et autres armures, des toiles d'araignées jonchaient chaque recoins, les yeux des gargouilles semblaient scintiller d'une lueur menaçante et il ne manquait plus que les fameuses citrouilles que Hagrid ramenait chaque année pour ajouter la cerise sur le gâteau. Malheureusement, le garde-chasse n'était toujours pas de retour, et Harry ne pouvait s'empêcher de s'en faire pour lui.
Hermione quant à elle redoutait déjà le vendredi, pourtant elle s'était dit qu'un jour elle cesserait forcément d'appréhender cette heure, que cette retenue deviendrait simplement l'une des nombreuses tâches fastidieuses qu'elle devrait faire, tout aussi facile que de surveiller les couloirs ou régler les petits problèmes des élèves d'années inférieures. Mais non, ces moments passés avec Drago Malefoy étaient toujours aussi redoutables, toujours si changeants et insaisissables.
Lorsque la jeune fille s'était réveillée le lendemain matin sa main droite lui semblait toujours aussi sensible, malgré que l'entaille qu'elle s'était faite la veille avait disparue sous ses incantations. Et pourtant Hermione ne put empêcher un sourire de gagner ses lèvres à cette sensation, impression qu'une soirée des plus étranges avait laissé dans son être. Et lorsque ses yeux se posèrent sur sa table de chevet elle fut presque à nouveau aussi surprise de voir le petit sachet noir de Gnomes au Poivres que Drago lui avait laissé.
Hermione zieuta sa chambre qui paraissait extrêmement calme et dont l'atmosphère était bercée par les souffles calmes de Parvati et Lavande qui dormaient encore paisiblement. Elle ouvrit alors précautionneusement le petit sachet et l'odeur sucrée du réglisse lui embauma les narines instantanément. Et sans savoir pourquoi la jeune fille jeta un œil à l'intérieur du paquet, piquée par la curiosité comme si ce simple sachet de bonbons cachait un secret qui lui était destiné. Hermione fut si étonnée de voir un petit bout de papier noir à l'intérieur qu'elle ferma les rideaux de son lit pour s'y éclipser.
Elle sentait une once d'excitation mêlée à de la peur parcourir son cœur comme un choque électrique, et c'était presque aussi délicieux que l'odeur sucrée qui la berçait.
Le bout de papier était noir comme s'il avait été brûlé et était plié en deux, Hermione le déplia avec la plus grande précaution pour trouver y une écriture droite et fine à l'encre blanche.
« Mange un de ces bonbons et ressens ce que tu me fais ressentir. »
Le cœur d'Hermione s'il n'était pas enfermé dans sa cage thoracique aurait fait un bond pour quitter son propre corps. C'était électrisant, ces quelques mots résonnèrent en elle et lui firent perdre son souffle. Comment respirer normalement ? Est-ce la vitesse normale à laquelle un cœur bat ? Comment faire pour réfléchir ? Pourquoi plus rien n'a-t-il de sens ?
Hermione referma aussitôt le mot et le cacha dans ses mains. Comme quelque chose d'interdit, quelque chose qu'elle n'aurait dût voir, quelque chose qui lui était pourtant destiné.
« Non ! » se dit-elle, non elle ne voulait pas savoir ça ! Non elle ne voulait pas entrer dans les pensées de son ennemi, non elle ne voulait pas en savoir plus. « Non », car Hermione savait que ce serait un point de non retour. Ils avaient fait bien des choses cette année qu'ils n'auraient pas du faire.
Ils n'auraient pas dû être punis ensemble, ils n'auraient pas dû profiter de ce moment pour se rapprocher, ils n'auraient pas dû passer un marché tous les deux, ils n'auraient pas dû rire en cœur, ils auraient encore moins dû s'engueuler puis se pardonner.
Mais pourtant, ils n'avaient pas franchit cette ligne dangereuse de rentrer dans la tête de l'autre. Ils n'avaient pas osé se rapprocher comme ça. Jamais ils n'auraient partagé leurs pensées, et encore moins ce qu'ils ressentaient. Drago Malefoy était insaisissable, un instant il était là puis l'autre il la quittait, et ça n'en dérangeait aucun. C'était ainsi depuis le début, et ça ne devait pas changer.
Alors pourquoi ce mot ?
Alors pourquoi Hermione était-elle sur le point de manger cet idiot de bonbon, par pure urgence de se mêler à lui ? Pourquoi malgré sa raison lui criant de ne rien faire et d'ignorer ce mot, Hermione mit la friandise dans sa bouche ?
Et ce qu'elle ressentit fut exquis, effroyablement exquis. Tout d'abord un goût amer asséna sa bouche puis sa tête toute entière, la faisant grimacer. Et lorsqu'elle osa enfin croquer dedans, ce fut comme une explosion, elle aurait voulu que ça s'arrête car cette sensation se répandait dans son corps entier, c'était insoutenable, c'était si amer que ce n'était pas supportable, la jeune fille releva les épaules jusqu'à sa mâchoire, son corps entier était ankylosé et tendus. Hermione savait que physiquement ses oreilles crachaient de la fumée, mais elle ne pouvait même pas ouvrir les yeux.
Et malgré ces symptômes si rebutant, c'était une sensation étrange, elle aimait ça et elle ne pouvait s'arrêter de mâcher. Et plus elle mâchait, plus le goût devenait sucré, plus doux et elle se relâchait, et Hermione Granger riait allongée sur son lit. Un mot de Drago Malefoy dans les mains, des Gnomes au poivre renversés sur ses draps rouge bordeaux.
« C'est ce que tu me fais ressentir... espèce d'idiot... » chuchota Hermione tandis qu'elle passait sa main rageusement sur son visage et dans ses cheveux emmêlés.
La première séance de l'AD se déroula magnifiquement bien ce soir là. Hermione était heureuse de voir Harry s'épanouir en tant que professeur et elle ne trouvait absolument rien à redire, il était plus que bon. Et Hermione retrouva le lien qu'elle avait toujours eu avec Harry et Ron. Elle se sentait merveilleusement bien, elle se sentait légère et étrangement joyeuse. Bien sûr la jeune fille ne se permit pas de faire le lien avec un quelconque événement qui avait put se passer avec Drago Malefoy. Elle refusait de se rendre compte que c'était lui, la soirée de la veille, son petit mot, le petit angelot qui avait prit fièrement place sur son écharpe, le paquet de Gnomes au poivres qui trônait sur sa table de chevet, qui la rendait si enthousiaste.
Cette bonne humeur dura la semaine entière, approximativement. En dehors des cours de Défenses contre les forces du mal et de l'attitude exécrable de Dolores Ombrage, Hermione était joyeuse. Et quand Hermione Granger se sentait bien, elle allait à la bibliothèque. Tout autant que lorsqu'elle se sentait anxieuse, ou triste, ou encore pleine de rage. Et dès le lundi soir, Hermione la tête pleine de ses devoirs, penchée sur un numéro de Les contres-sorts pour sorciers aventureux, un détail lui revint en tête. Et après avoir tenté de combattre son irrésistible envie de vérification, elle ne put s'empêcher de tourner les nombreuses pages de son numéro pour se rendre sur la dernière page.
Là où les noms des élèves l'ayant emprunté étaient inscrits.
Hermione passa un doigt sur la courte liste d'élèves, et elle fut surprise de voir en majorité les noms de membres de l'AD.
Son doigt pointa Cho Chang le 28 septembre, Michael Corner le 5 octobre, un élève qu'elle ne connaissait pas le 10 octobre et Ronald Weasley le 16 octobre.
Hermione referma Les contres-sorts pour sorciers aventureux très rapidement. Bien sûr, ce n'était pas le genre de livre qu'il empruntait. Elle se pencha sur sa table et prit le grimoire Potions pour sorciers débutant puis elle se rendit directement à la dernière page, là ou un petit bout de papier permettait aux élèves d'inscrire leurs noms s'ils empruntaient ce livre. Pas de Drago Malefoy.
Hermione referma le grimoire avec un certaine rage qu'elle ne comprit pas. Ou plutôt une frustration. Se pensait-il plus malin ? Les livres que Hermione choisissait n'étaient-ils pas à sa hauteur ?
Elle pouvait presque voir son petit sourire en coin alors qu'il jugeait les livres que Hermione lisait. Et pourtant, malgré cette insatisfaction, Hermione ne put empêcher un petit sourire, il était vraiment impossible. Elle empoigna alors le livre Potions et antidotes, les renouveaux et entreprit le même schéma. Elle se retrouva devant la petit feuille cartonnée et tamponnée avec l'image des quatre maisons de Poudlard. Un seul nom y était inscrit. Drago Malefoy, tamponné le 13 octobre. Bien sûr, le grand héritier Malefoy, de la maison Serpentard, très probablement aspirant mage noir ne se permettrait pas d'emprunter des livres comme Les contres-sorts pour sorcier aventureux ou encore Potions pour débutants. Hermione piocha alors dans son sac. Tous les livres qu'elle avait emprunté y étaient. Elle les sortis tous, cinq grand livres qu'elle avait amené avec elle pour ses lectures personnelles. Rien à voir avec ceux qu'elle utilisait pour ses devoirs.
Elle trouva alors Soins des blessures minimes et moyennes, Drago avait avoué avoir remarqué que Hermione l'avait emprunté plusieurs fois. Effectivement, elle avait emprunté ce livre et s'était secrètement entraîné à la guérisons des blessures qui pourraient arriver lors des séances de l'AD. Trop inquiète de devoir emmener plusieurs élèves aux blessures identiques chez Madame Pomfresh chaque samedi soir, bien trop risqué. Elle ouvrit le livre et vit directement son propre nom écrit deux fois. Entre ces deux prises, le nom de Drago Malefoy y était inscrit nettement et elle reconnu l'écriture qu'elle avait vu sur le petit mot ce matin même. Hermione se demanda s'il l'avait écrit avec la plume qu'elle lui avait choisie.
Elle empoigna alors ses quatre autres livres et entreprit de vérifier cette petite feuille. Le nom de son ennemi apparut sur trois d'entre eux. Plutôt satisfaite Hermione rangea ses affaires, se dirigea vers Mrs Pince et entreprit de rendre ses livres.
Une semaine passa, une semaine où Hermione passa chaque soirée à la bibliothèque en quête d'un moyen de communiquer la prochaine date de réunion de l'AD plus discrètement. Il était vendredi, et Hermione était toujours dans la bibliothèque. Seulement cette fois elle n'était pas seule, Harry et Ron l'avaient étrangement accompagnée pour l'aider dans ses recherches. Fred et George étaient là eux aussi, mais ils s'étaient mis quelques chaises plus loin et chuchotaient dans leurs coin derrière une tonne de livres. Hermione ne les avait jamais vu mettre un pied dans la bibliothèque auparavant.
Il était 21h passé de cinq minutes et elle ne s'en était pas rendue compte.
- Mais si on le fait par hiboux c'est sûr que le crapaud va s'en apercevoir... se plaint Ron qui avait son visage à plat contre la grande table en bois.
Harry semblait s'arracher les cheveux déjà en bataille face à Hermione, il se plaignait dans de sortes de grognements de frustration. Il y eut un long silence, même elle n'en pouvait plus de ces stupides recherches.
Le regard de Harry était fixé depuis plusieurs minutes sur le badge du petit ange fièrement accroché au pull de Hermione, au niveau de son cœur, juste à côté de son badge de préfète. Ses ailes battant inlassablement retenaient le peu d'attention qu'il restait à Harry
- Mais Hermione, c'est pas l'heure de ta retenue ? S'exclama tout à coup Harry un air scandalisé sur le visage.
Hermione eut la peur de sa vie, un courant électrique traversa son corps entier et tout à coup elle ne semblait plus du tout fatiguée, elle était dans tout ses états.
- Je peux croire à bien des choses, mais jamais j'aurais pensé entendre cette phrase dans toute ma vie. S'amusa George tout en baillant.
- C'est la preuve que tout le monde peut s'améliorer ! S'exclama Fred dans une drôle de voix alors qu'il s'étirait tant que son corps entier était prit de tremblement.
Hermione ne perdit pas son temps à leurs répondre tandis qu'elle se ruait déjà dans les escaliers en direction de la sortie du château. Harry et Ron rassemblaient eux aussi leurs affaires, comme si l'absence d'Hermione signifiait qu'il était temps d'arrêter de travailler.
- Vous venez pas ? Demanda Ron aux jumeaux qui étaient affalés sur leurs chaise.
- Non, répondit George. On a encore pas mal de choses à voir.
- Y'en a qui bossent pour de vrai ici, ria Fred.
Hermione était en retard pour sa retenue, qui cette semaine consistait à couper les citrouilles dans le jardin de Hagrid, toujours en compagnie de Drago Malefoy.
Le même Drago Malfoy que celui qu'elle méprisait le reste de la semaine, le même que celui qui passait ses journée à insulter professeurs et élèves, le même qui avait une mauvaise foie si forte, un égo si grand qu'Hermione ne pouvait faire autrement que le haïr, et il faisait de même. Mais les vendredis soirs étaient devenus pour eux comme un cesser le feu, tout paraissait différent lorsqu'ils se retrouvaient tout les deux. Chacun face à la personne qu'ils méprisaient le plus, et pourtant avec qui ils devaient travailler en binôme et qu'ils devaient supporter d'une façon ou d'une autre. Et heureusement pour Hermione, ce fut de moins en moins difficile.
Lorsqu'elle arriva devant la hutte de Hagrid hors d'haleine, le professeur Gobe-Planche donnait des instructions à une grande et fine silhouette aux cheveux blond platine. Hermione se rapprocha et se plaça à côté de lui.
- Il serait temps Miss Granger ! Aboya le professeur alors qu'elle semblait affublée et cherchait précipitamment quelque chose dans ses poches qu'elle ne semblait pas trouver.
- Excusez moi professeur, je...
- Oui oui et bien restez là maintenant, la coupa-t-elle alors qu'elle se dirigea précipitamment dans la hutte de Hagrid qui illuminait toujours les gigantesques citrouilles.
Hermione resta bouche bée en plein milieu des citrouilles.
- C'est quoi ton problème à être en retard Granger ? Se plaint Drago. Cette chouette est complètement folle ce soir.
- Tais toi ! Chuchota-elle furieusement. J'étais à la bibliothèque figures toi !
- Quand est-ce que t'es pas là bas aussi... s'indigna-t-il d'un ton dédaigneux.
Hermione lui lança un regard de braise avant que le professeur Gobe-Planche n'aparraîsse à nouveau devant eux, deux grandes pinces coupantes dans les mains qu'elle semblait ne pas savoir maîtriser.
- Bon alors McGonagall m'a demandé que vous coupiez les citrouilles avec euh... ça ! Dit-elle en donnant grossièrement les deux pinces dans chacune des mains des deux élèves. Oui voilà tenez, et donnez moi vos baguettes. J'ai des choses à régler alors je vous laisse faire, si vous avez besoin d'aide criez.
Le professeur après avoir récupéré leurs baguettes se rua dans la hutte de Hagrid.
- Des choses à régler mon oeil, elle veut juste pas se les peller dehors pendant qu'on fait le sale boulot.
Un regard plein de haine le jugea un instant avant que la jeune fille ne s'attelle à la tâche. Il y avait tellement de citrouilles qu'elle ne savait pas par où commencer, mais elle commença.
Il y avait toujours fallut un temps d'adaptation. Un petit temps où les deux ennemis ne pouvaient s'empêcher d'agir comme à leurs habitudes, avant de tout doucement se détendre et d'agir en dehors de leurs routine. Ce soir là, il leurs aurait fallut un certain temps, aux vues de la mauvaise humeur de Drago Malefoy, ainsi qu'au sentiment acre que ressentait Hermione d'avoir été en retard à une retenue. Il leurs aurait fallut du temps, si seulement Drago Malefoy avait sut comment utiliser ce stupide outil que le stupide professeur Gobe-Planche leurs avait donné, si seulement cette stupide Granger n'avait pas un sens de l'entraide si fort, si seulement elle n'était pas qu'une idiote de Gryffondor il n'aurait pas eut besoin de sa stupide aide.
Alors qu'il se débattait avec l'objet depuis un temps bien trop long, la jeune fille avait soufflé du nez un grand coup et prit sur elle pour aller l'aider.
- Besoin d'aide peut-être Malefoy ? Demanda-t-elle d'un air supérieur.
- Non ! Me touche pas, siffla-t-il.
Hermione arracha des mains du blond la pince coupante et avec une simple petite pression sur un bouton la pince s'ouvrit, permettant son usage. Elle lui jeta alors presque dans les mains avant de se retourner et de se remettre au travail.
Les citrouilles de Hagrid étaient tellement énormes que couper leurs tiges était difficile. Hermione était relativement concentrée à sa tâche et tentait de ne pas regarder le Serpentard travailler avec si peu d'entrain. Il faisait relativement froid et la lumière provenant de la hutte de Hagrid permettait une vision approximative. Au bout de ce qui semblait être un peu plus d'une demie heure de travail dans le silence complet, ils avaient tout deux bien avancé et avaient presque finit.
Quand tout à coup, quelque chose heurta Hermione, un tout petit quelque chose qui sembla être tombé sur son épaule et qui la fit sursauter. Elle se dit que ce n'était rien avant qu'une nouvelle fois, quelque chose atterrisse sur elle. Hermione se retourna vivement pour faire face à la lisière de la forêt interdite, elle ne fit plus un bruit, son cœur battait si fort qu'elle n'arrivait rien à entendre, rien d'autre que le silence et le bruit du blond à plusieurs mètres d'elle entrain de couper une tige de citrouille.
Peut-être une feuille, se dit-elle après plusieurs secondes à scruter le noir complet qui semblait former comme un rideau au liseré des arbres.
La jeune fille entreprit de reprendre son travail le plus calmement possible, quoi qu'elle ne put empêcher des centaines de plans de secours si jamais un danger venait à arriver de traverser son esprit. Elle ne put s'empêcher de repenser à sa troisième année, son retourneur de temps, le professeur Remus Lupin et de sa transformation lors de la pleine lune. Hermione se dit que ce n'était pas la Hermione du futur qui aurait pu lui avoir lancé quelque chose dessus pour la prévenir d'un danger, car elle avait dut rendre le retourneur de temps au professeur McGonagall juste après l'incident avec Sirius. Hermione vérifia la lune, elle n'était pas pleine, elle se détendit un peu.
Elle jeta un coup d'oeil à Drago qui semblait pour une fois ne pas semer de vague, bien qu'il arborait un visage contrarié tandis qu'il était concentré à couper une tige bien trop grosse pour la pince. Hermione sourit un peu à cette vue, le voir dans des situations ainsi était si étrange qu'elle ne pouvait empêcher une envie de rire, pas forcément moqueuse et mauvaise, mais plutôt comme celles des petites moqueries gentillettes qu'elle ressentait jaillir de ses lèvres lorsqu'elle voyait Harry et Ron se chamailler, ou encore lorsque Ron arrivait en classe avec une tâche de sauce au dessus de la lèvre.
Alors Hermione se remit à sa tâche, ce n'était probablement rien, mais seulement quelques secondes plus tard quelque chose heurta son visage. Elle eut un mouvement de recule si fort qu'elle faillit trébucher sur une citrouille qui elle était de taille relativement normale. Totalement effrayée, comme pétrifiée à nouveau.
