Petit mot de l'auteure : Bon. Je vais éviter de partir sur pourquoi j'aime Dark sinon on en a pour des heures. Je dirai juste que cet OS a été écrit pour la 139e nuit du FoF sur le thème "Ignorance".
Avis aux : ça va être paradoxal, mais si vous êtes venu.e.s ici malgré la note de non compréhension alors que vous n'avez pas vu la série, ne lisez pas. Ca spoil beaucoup et se faire spoiler Dark ça craint vraiment (Angelica et Marina, je vous regarde particulièrement). J'ai plein d'autres textes sans spoil qui seront ravis d'être lus par vous, mais celui-ci bouderait et culpabiliserait de vous avoir spoilé. Donc, pour la première fois de ma vie, je vous demande de ne pas lire ce texte si vous ne connaissez pas la série x)
« Ce que nous connaissons est une goutte d'eau. Ce que nous ignorons est un océan »
Jamais cet adage n'était paru aussi vrai pour Martha alors qu'elle comprenait enfin ce qu'était l'origine. Pendant tout ce temps, depuis ce moment où Jonas était venu la trouver pour lui parler de mondes, d'époques, d'apocalypses, elle s'était demandé ce qui était à l'origine de ce nœud infernal de souffrances. Elle avait cherché, longtemps, la réponse à cette question : où était le début ? Elle avait naïvement pensé que lorsqu'elle aurait la réponse, tout deviendrait plus simple. Elle comprendrait alors comment tout s'était déroulé, quelles actions avaient entraînés quelles conséquences et, surtout, qu'est-ce qu'elle devrait éliminer.
Martha réalisait combien elle n'avait été qu'une jeune fille naïve.
Elle s'était crue capable de sauver le monde – les mondes –, de sauver tous leurs habitants, et ce juste en détruisant le début. Mais la vérité était qu'elle en était incapable.
Car détruire le début signifiait détruire son enfant.
Avec le recul, Martha aurait dû se douter que l'origine ne pouvait être que l'union physique entre les deux mondes. Mais elle était si ignorante à l'époque... Tant et si bien qu'elle se retrouvait désormais démunie face à des versions plus âgées qu'elles-mêmes, dont les regards étaient profondément tristes mais déterminés.
Ce fut à cet instant là que Martha comprit.
Elle ignorait presque tout, mais avait une certitude ancrée en elle : jamais elle ne ferait du mal à son enfant. Qu'importe si celui-ci ne mesure encore que quelques millimètres, qu'importe qu'elle ne le connaisse pas encore, qu'importe si elle devait connaître des vies éternelles de souffrance à cause de sa simple existence. C'était son fils, et elle le protégerait de tous ceux qui voudraient lui faire du mal, Adam, Jonas ou elle-même compris.
