Voilà le chapitre 3 de Connexion. Nous revenons au point de vue de Sakura, qui bien sêr sera marrant. Enfin, pour moi, et pour vous, j'espère. On voit comment vit Sakura au quotidien, et peut-être répondre à Itachi vis-à-vis du message qu'il a envoyé dans le précédent chapitre. Sinon, j'y ai pensé mais trop tard à mettre le système scolaire du Japon. En même temps, la fic se passe au Japon, mais je m'y suis mise trop tard, donc la période scolaire sera la même qui est appliquée en France. Bien sûr, je rajouterai tout ce qui touche le Japon, comme les voyages scolaires ainsi que les festivals sportifs.
Aria : Merci de ton commentaire. Le couple Ita/Saku est l'un de mes couples préférés, parce que les deux sont mes personnages favoris dans Naruto, et je trouve qu'Itachi est un perso tellement héroïque et badass, donc pour moi, après tous les sacrifices qu'il a fait dans le manga, il méritait le bonheur. Donc le mettre en couple avec quelqu'un était l'une de mes idées principales.
Petite chose pour ne pas que vous vous confondiez : les phrases en italique sont les paroles d'Inner, et les autres sont celles de Sakura. Sinon, les passages avec les noms placés devant les répliques sont des messages que s'envoient Sakura et ses amis.
Voilà ! Je n'ai plus qu'à vous dire, bonne lecture !
Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.
T'as une sale tête.
Ouais merci de me le faire remarquer…
En me regardant dans le miroir, je pouvais voir des petites poches sous mes yeux. Non, enfin, énormes poches plutôt, et tout ça à cause d'Ino. Après m'être endormie, j'avais rêvé – enfin, plutôt cauchemardé – sur un gros pervers de cinquante ans qui me courait après avec le calbut à l'air et sa ceinture dans une main. Je peux vous dire que c'est la première fois que j'ai autant couru pour sauver ma vie dans un rêve. Après m'être lavé le visage et changé de vêtements pour mettre un jean, un pull et un gilet – on peut pas faire plus simple –, je descendis les escaliers pour rejoindre la salle à manger qui fait aussi salon. Tout en un, quand même ! Sur la table, m'attendait un bol de riz blanc, un bol de soupe miso, des légumes émincés, du poisson grillé et du thé vert. Maman faisait toujours en sorte que l'on mange la nourriture du pays pour garder les traditions intactes. Bien sûr, le week-end on avait le droit de manger des céréales, et de boire du chocolat chaud, mais elle préférait perpétuer les traditions.
— Bonjour, ma chérie ! Bien dormi ? me demanda mon père en embrassant le haut de ma tête après que je me sois assise à ses côtés.
— J'ai connu pire, lui dis-je.
— Tu n'oublieras pas ton bento, Sakura, me prévint Maman qui était assise en face de Papa.
— Comment pourrais-je oublier mon bento, ce qui me nourrit, ce qui remplit mon ventre de la famine. Dis-je dramatiquement
— Le jour où tu oublieras de manger, ce sera la fin du monde, la morfale ! me nargua Sasori, qui venait de s'asseoir en face de moi.
— Attention à ce que tu dis Sasori. Dieu est en colère, et un mot de plus venant de toi, la foudre s'abattra sur ta petite personne.
— Tu me serviras de parapluie à ce moment, tu tiendras nickel dans ma poche.
L'enfoiré ! Après un combat de regard, je séparai mes baguettes en deux et mangeai mon petit déjeuner dans son intégralité.
— Entre frère et sœur, vous devriez être gentil l'un envers l'autre, au lieu de vous disputer, dit mon père avec un sourire peace and love.
— Laisse tomber, Kizashi, ils ne t'écoutent pas, le prévint Maman.
Avec une mine déconfite, il continua de manger son repas avec moins d'enthousiasme. C'est fou comme Maman et Papa avaient des personnalités tellement différentes : Papa privilégiait l'amour et l'écoute dans une famille. Il croyait que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tandis que Maman, elle… Étant jeune, à cause de nos conneries avec Sasori, on avait souffert des ceintures, cuillères en bois et chaussures en pleine face… Ah, c'était le bon temps, quand même… Chacun à leur façon nous aimait, mais nous le montrait autrement.
Après avoir fini mon repas, je remontai dans ma chambre, non sans frapper le crâne de Sasori au passage. Mais ce con avait anticipé le truc. Il me fit un croche patte. Un jour, je l'aurais ! Dans la salle de bain familiale, je me brossai rapidement les dents. Dans le miroir, je vis Sasori venir.
— Bouge, simplette, je dois me préparer, me dit-il en me poussant.
— T'es vraiment pire que moi ! En plus, tu fais pitié avec ton mètre soixante-quatre.
— Ma beauté compense ma taille.
— T'essayes de convaincre qui, là ?
Je m'enfuis en le voyant ouvrir le robinet pour me jeter de l'eau en pleine face.
— Ha ! Raté, le naze ! lui dis-je en tirant la langue.
— Attends que je t'attrape, la naine !
— Oh, vous allez la fermer ‽ cria ma mère depuis rez-de-chaussée.
— Pardon, Maman !
Maman en colère n'était pas très sympa à voir. Je m'enfermai dans ma chambre pour ne pas que Sasori entre et me fasse ma fête. Je pris mon sac, en vérifiant bien que j'avais tous mes cours surtout ceux de physique, je voulais pas mourir aujourd'hui. Je sortis en vitesse de ma chambre, laissant un désordre pas possible au passage, puis descendis quatre à quatre les escaliers. Je passai par la cuisine pour prendre mon bento, et embrassai ma mère sur la joue. Puis, je mis mes chaussures à l'entrée. Je sortis de la maison en même temps que papa. Ouf, Sasori était encore dans la salle de bain à se préparer ! Pour rien, d'ailleurs… Aucune fille ne voulait de lui, ça ne servait à rien. Je l'avais compris depuis le début, moi. Voilà pourquoi je ne portais jamais de maquillage.
— Attends, Sakura ! Je vais t'amener au lycée avec ma voiture, me dit mon père avec un sourire colgate aussi blanc que celui de Gai-Sensei, mon prof de sport.
— Euh, non, sans façon… Garde ta vieille caisse, Papa. En plus, l'arrêt de bus est juste dans la rue en face de la maison.
— Oh, d'accord… dit-il avec une aura de tristesse sur la tête.
Je le laissai se morfondre sur lui-même, et m'en allai à l'arrêt de bus. Il y avait d'autres lycéens, mais je ne les connaissais pas personnellement, donc je n'allais pas taper la discut'. Au bout de quelques petites minutes le bus arriva. À cette heure-ci, il y avait encore quelques places vacantes. Je m'assis un peu au fond, avec un siège libre à ma droite. Ino habitait deux arrêts plus loin, à la limite du quartier riche. Son clan était assez connu, sa famille travaillait depuis des générations dans la police locale, et sa mère tenait une boutique de fleurs assez populaire. La famille d'Ino n'était pas pleine aux as comme les Senju ou les Hyûga, mais ils vivaient très aisément. Heureusement qu'elle n'était pas devenue une salle gosse de riche… Je détestais une grande partie des riches gosses dans Konoha, imbus d'eux-mêmes qui ne connaissent pas la peur de ne pas pouvoir payer une facture ou nourrir assez sa famille. Tchit, enfoirés de gosses de riches. Je posai mon sac sur la chaise libre, parce que je voyais bien la vieille dame assise à côté d'un collégien en surpoids lorgner le siège avec envie. Désolée, pas cette fois, la vieille. Ino arriva enfin dans le bus, toujours habillée aussi sobrement, avec une jupe violette, des collants noirs et un manteau violet, aussi assez magnifique, je dois dire, et ses petits talons. Elle était la définition parfaite de la diva.
— Ah, je sens qu'aujourd'hui sera une belle journée, me dit-elle.
Je regardai par la fenêtre le ciel gris et nuageux. Soit elle était à moitié aveugle, ou alors elle avait fumé du plastique.
— Tu ne t'es pas peignée ? me demanda-t-elle.
— Merde ! Je me disais bien que j'avais oublié un truc, dis-je en essayant de démêler les nœuds avec mes doigts.
— Tiens, dit-elle en me tendant un peigne.
Le sac d'une personne peut révéler beaucoup de sa personnalité. Ino, elle, son sac était rempli de produits de beautés en tout genre : du blush et un flacon de parfum, en passant par un miroir, alors que moi, on pouvait trouver de tout. Mon sac était la caverne d'Ali Baba : de la nourriture, de la poussière, une loupe, et Dieu seul sait quoi d'autre il y a, à l'intérieur. Je lui rendis son peigne après avoir enfin dompté ma courte chevelure.
— Devine ce qu'il y a aujourd'hui, me dit-elle.
— Ton anniversaire ?
— Non.
— Mon anniversaire ?
— Non.
— Un jour de fête de bouffe gratuite nationale ?
— Non. Déjà, ton anniversaire, c'est le 28 mars, dans six mois. Le mien était le 23 septembre, il y a deux semaines. Et arrête de penser à ton ventre, la journée nationale de bouffe gratuite existe pas, sinon on le saurait déjà par Naruto, donc tu vas arrêter sinon je t'en colle une, me rabâcha-t-elle.
— Je vais te coller mon pied au cul t'auras même pas le temps de dire « Boobs », la menaçai-je
— Boobs ?
— Ouais, ce mot me fait rire, je sais pas pourquoi...
Nous éclatâmes toutes deux de rire. Dès le matin, je n'avais pas en général envie de parler, surtout pas de rire mais au moins un bon rire égayait ma journée.
— Alors, c'est quoi le truc que tu voulais me dire à propos d'aujourd'hui ? lui demandai-je.
Elle me regardait de ses yeux bleu océan et me répondit avec un sourire timide. Pour la première fois de ma vie, je voyais Ino gênée, whoa !
— Aujourd'hui, Kiba et moi, on va se voir, m'avoua-t-elle.
— Qui ?
Je n'avais aucune idée de qui était Kiba. Je n'étais pas dans le cerveau d'Ino, je ne pouvais pas savoir qui il était.
— Tu sais, le gars avec qui je parle sur le site de rencontre.
— Le pervers ? Hey ! Mais moi, je dois te parler du site, en plus !
— C'est pas un pervers. Et tu voulais dire quoi ?
— Je te dirais après. Mais vous allez vraiment vous voir ?
— Oui, et j'ai un peu peur de le voir. Et si je lui plaisais pas ? Et s'il me trouvait trop jeune ?
Ouh là, elle commençait à paniquer la. Je posai une main rassurante sur son épaule pour la réconforter.
— Calme-toi Ino. Pourquoi il ne t'aimerait pas ? Même si tu es chiante, très chiante, tu restes une fille super avec un grand cœur, qui n'hésite pas à venir en aide à ses amis. En plus, faut l'avouer que t'es une vraie bombasse. Si j'étais un mec, je t'aurais sauté dessus.
Elle rigola à mes paroles, puis me fit un petit sourire. Elle me prit ensuite dans ses bras en me remerciant.
— Et puis, sinon, je t'accompagnerai, si tu veux, avant votre rencontre. On est jamais trop prudent...
— Tu ferais ça ?
— Bien sûr ! Même après ce que tu m'as fais hier. Franchement, je suis trop gentille.
— Hier ?
— Le site de rencontre. Des vieux pervers m'ont envoyé des messages horribles. J'ai fait un cauchemar où le Père Noël sans barbe me courrait après sans slip.
Je la vis écarquiller les yeux avant de pouffer de rire. Même quand nous sortîmes du bus devant le lycée, elle continuait de rigoler.
— J'espère qu'une fissure terrestre s'ouvrira sous tes pieds et t'emportera dans les limbes de l'Enfer, lui souhaitai-je.
— Pourquoi Ino est morte de rire ? entendis-je derrière moi
— Laisse, elle est devenue folle. Ça va, Tenten ?
Tenten, née d'une mère chinoise et d'un père japonais, était née dans un village chinois mais avait déménagé avec toute sa famille au Japon, dans la ville natale de son père, quand elle avait huit ans. Elle était l'aînée d'une famille de six enfants. Un peu garçon manqué sur les bords, elle vivait dans un quartier calme et normal, sans richesse, de la ville, pas loin de chez moi. Elle était plus proche du lycée que moi, donc elle préférait marcher pour se rendre à l'école, après avoir déposé ses frères et sœurs dans leur école. Elle pratiquait le karaté avec son père, c'était comme ça que je l'avais connue. Ma mère avait voulu m'inscrire à un sport qui je cite, « puisse me fatiguer parce que là, c'est plus possible, c'est une vraie pile électrique, elle et son frère me fatiguent ». Voilà c'était les paroles de ma charmante maman. Depuis, on était devenues partenaire de combat. Ça se dit, ça ou pas ?
J'en sais rien, je suis pas Google.
Tu sers à rien, punaise.
Tenten avait toujours les cheveux attachés en petits pains bien serrés. J'avais essayé de faire la même chose une fois, j'avais juste réussi à m'emmêler les cheveux et à faire une coupe merdique. Un jour, je saurais son secret... Un jour. Après qu'Ino en eut fini avec son fou rire, nous entrâmes dans le lycée comme tout le monde. C'était une chance que l'école de la ville soit publique, sinon on aurait eu l'obligation de porter les uniformes scolaires, et je dois vous dire que je n'étais pas vraiment enthousiaste à l'idée de laisser mes gambettes à l'air. La salle de cours était déjà ouverte, avec quelques personnes de la classe à l'intérieur, dont deux personnes de notre groupe d'amis, Hinata et Neji. Enfin Neji, ce n'était pas un ami, c'était juste un trou du cul merdique qui ne servait à que dalle à part faire chier sa cousine, Tenten et le monde. Sale gosse de riche. Hinata venait du clan Hyûga, un clan très traditionnel et strict. Ils avaient cette particularité de posséder des yeux blancs nacrés assez spéciaux mais magnifiques. Hinata était une fille vraiment jolie, une grande partie du lycée la trouvait belle comme le jour, mais elle avait cette timidité maladive qui la gênait, et son béguin pour Naruto n'améliorait pas les choses. Elle possédait de longs cheveux noirs et soyeux, et une peau de porcelaine sans tache. Je dois vous avouer que j'étais assez jalouse de sa beauté, mais moins qu'Ino, qui en avait presque fait sa rivale, quand même.
Neji était une version masculine d'Hinata, mais en super connard. Voilà je n'avais rien d'autre à dire, à part que Tenten le détestait encore plus que moi. Après m'être installée à mon bureau, les autres de la classe arrivèrent enfin, et, comme pas hasard, le dernier était Naruto, arrivé au moment où j'entendais la sonnerie du lycée. Mais, comme on avait en premier Kakashi sensei, il n'eut pas d'ennuis. Pendant vingt minutes, on discuta de tout et de rien, en attendant que le prof vienne nous faire cours. Il vint cinq minutes plus tard, essoufflé.
— Désolé, les gamins, mais j'ai dû aider une vieille retraitée dans le besoin…
— Menteur, votre nez s'allonge ! cria Naruto en pointant le prof du doigt.
Je me frappai le front. Putain, pourquoi je lui avais appris cette expression ? Des fois, je devrais vraiment penser à me la fermer. Après que je lui mis une claque à l'arrière de la tête, le prof commença le cours.
La matinée passa assez vite et vint enfin la délivrance, le déjeuner. En été, nous nous mettions sur le toit de l'établissement, au printemps en bas de l'arbre de cerisier en fleur. Pendant l'automne et l'hiver, nous restions dans la salle de cours, comme maintenant.
— Les devoirs de physique étaient tellement durs ! J'ai bien cru que j'allais mourir en les faisant, se plaignit Tenten.
— Non, moi, je les ai trouvés assez facile, dit Ino.
— C'est Shikamaru qui te les a faits parce que tu arrêtais pas de lui prendre la tête, répliquai-je.
— Galère, soupira Shikamaru, qui était à moitié endormi sur son bureau.
— Réveille-toi feignant, lui dit Ino.
— Moi aussi, j'ai fait les devoirs ! cria Naruto, enthousiaste.
— Oui, parce que je t'ai donné les réponses, dis-je.
— Ouais, ils étaient difficiles, marmonna Chôji, avec plein de chips en bouche.
— Mh, dit Shino.
— Les devoirs me parurent faciles, répondit timidement Hinata.
— Hn, vous êtes tous pathétiques, dit l'enculé de première.
— On t'a pas sonné toi, répondit Tenten avec ardeur.
— Les devoirs d'Orochimaru-sensei n'étaient qu'un obstacle dans ma route vers la beauté de la jeunesse ! cria Lee.
— La ferme, Lee ! criâmes-nous tous en chœur.
Les cours de l'après-midi par contre furent longs. Heureusement qu'avant le cours de physique j'avais vérifié les réponses de Naruto et changé quelques petites choses pour ne pas que le prof voie la supercherie. J'aimerais en dire autant de deux autres personnes de la classe qui ont n'avaient pas eu cette chance et eurent deux heures de détention. Cet homme était un vrai monstre et pas qu'en apparence. Il me faisait penser à Severus Rogue, en version serpent à sonnette. Et puis, vint enfin ma délivrance, l'heure de rentrer chez moi. Mais Ino me pris à part pour aller à l'autre bout de la ville aller voir Kiba... je l'avais complètement oublié, celui-là. Après un recoiffage d'urgence et un peu de blush et de brillant à lèvres, nous attendions devant une place publique. Enfin, elle, debout, faisait les cent pas et moi assise tranquillement sur un banc.
— C'est pas en stressant comme ça qu'il viendra plus vite, lui dis-je.
Elle m'ignora et regarda dans tous les sens, puis je la vis se stopper direct.
— Merde ! Je crois que c'est lui ! Mon Dieu, il est magnifique ! Saku, je fais quoi ‽
Plus loin de nous, se trouvait un homme assez grand, la peau halée, les cheveux bruns et les yeux bruns, qui marchait vers la place publique avec son portable devant les yeux. Je devais avouer qu'il n'était pas moche à regarder, mais il avait un air sauvage en lui. J'essayais de m'extirper de la poigne d'Ino, qui était juste en train de me broyer les os avec ses ongles plantés dans mon bras.
— Oh, mais tu vas te calmer là ! T'es en train de tuer mon bras. Là, respire...
Elle prit une profonde respiration, se calma et lâcha enfin mon bras.
— Bon, maintenant, tu vas m'écouter et faire ce que je dis d'accord ? Donc, tu vas rester là où tu es, et attendre qu'il fasse le premier pas. Fais comme si tu ne le voyais pas, et surtout ne stresses pas. Je suis sur le banc derrière toi, la rassurai-je.
Sans me poser de questions, elle fit comme je dis. Elle resta debout à quelques pas de moi, assez loin pour qu'on nous prenne pour des inconnues l'une envers l'autre, mais assez près pour que je puisse entendre leur conversation, et que, du coin de l'œil, je puisse voir Kiba. Il rangea son portable et regarda autour de lui avec un léger stress dans son regard. Au bout de quelques secondes, il se mit à regarder longuement Ino, puis ressortit son portable. Il le rerangea et s'avança prudemment d'elle... et enfin le contact.
— Euh, salut... Ino ? dit-il, incertain, en lui tapotant l'épaule.
— Kiba ?
Puis, ils se sourirent l'un l'autre. C'était l'heure pour moi de partir, et je partis en espérant laisser Ino entre de bonnes mains. En rentrant chez moi, je passai par la salle de bain pour prendre une douche bien chaude, puis mis mon pyjama. Mon père était encore dans son épicerie, Maman devant un feuilleton d'amour à la télé et Sasori je-ne-sais-où. Après avoir pris une petite collation, je me mis devant mon ordi.
— Sakura, tu veux manger quoi ce soir ? me demanda ma mère à travers la porte.
— Des tempuras, dis-je direct.
— Pourquoi ça m'étonne pas, dit-elle avant de s'en aller.
J'étais assez curieuse de voir si d'autres personnes m'avaient envoyé des messages durant mon absence, pas ceux dégueulasses non merci. En naviguant dans mes messages, je n'en trouvais aucun salace, mais aucun message ne me plaisait vraiment. Peut-être deux ou trois qui voulait bien discuter avec moi comme RainbowShadow :
Salut, si tu veux parler, moi aussi je suis disponible pour parler de tes soucis, problèmes, à toute heure de la journée )
Ou bien LuneRêveuse :
Slt ! Moi aussi je suis là pour me faire des amis et parler à d'autres personnes, donc moi, c'est Luna, enchantée !
Et aussi CorbeauNoir, qui, je dois dire, m'avait le plus plu :
Bonjour, votre profil m'a attiré, en regardant les comptabilités de personnalité que j'ai et j'aimerais converser avec vous si cela est possible. Je dois avouer que votre profil est rafraîchissant par rapport à ceux auxquels j'ai toujours affaire. En espérant une réponse de votre part, j'attendrai avec impatience.
Charmant et poli ! Pendant un moment, j'hésitai avant d'y répondre.
Bien sûr que j'aimerais converser avec vous. C'est assez étonnant de parler à une personne via le net avec un vocabulaire assez déployé. Vous pouvez me parler de tout ce qui vous passe par la tête et je serai une oreille attentive pour vous.
Puis je laissai de côté le site et regardai autre chose en attendant le dîner. Le dîner se passa normalement, Sasori et moi qui nous tapions dessus, Papa qui essayait de nous raisonner, Maman qui nous menaçait, Sasori qui essayait de se rebeller et re-maman qui lui jeta sa cuillère en bois en pleine gueule. Bien fait ! En remontant les escaliers, je me brossai les dents, parce qu'on était propre, quand même, puis je repartis vite fait sur mon ordi, pour voir si, avec un peu de chance, CorbeauNoir avait répondu à mon message. Bingo !
Je suis assez soulagé de voir un message de votre part dans ma boîte de réception. Cela m'a énormément étonné de vous voir employer un vocabulaire aussi développé. C'est nouveau pour moi de parler avec une personne qui ne pense pas qu'à rencontrer une personne pour une aventure d'une nuit. Apprenons à nous connaître. Itachi, enchanté.
Donc, c'était un homme nommé Itachi. Étais-je prête à lui parler plus intimement ? La réponse me vint naturellement.
Je m'appelle Sakura. Enchantée de même, Itachi.
Tada ! Voilà la fin du chapitre 3. Je l'ai tapé pendant une bonne partie de l'après-midi donc là, je suis complètement crevée, exténuée. J'espère vraiment que ce chapitre vous a plu.
Et voilà le contact direct entre Sakura et Itachi ! En toute honnêteté, je sais pas du tout comment procéder dans leur conversation. Je vais faire mon possible, mais je vous garantis pas que je ferai un travail extra. Dans le prochain chapitre, nous reviendrons à Itachi, mais je ne vais pas refaire la même journée qu'avec Sakura, donc je vais essayer de faire un peu avancer les choses.
Un petit commentaire fait toujours plaisir !
À la prochaine !
