Le chapitre 6 est enfin en ligne. Dans ce chapitre, on va faire un mini-saut dans le futur, à peu près deux semaines seulement. Plus tard, il y aura d'autres sauts dans le temps plus importants, mais il y aura aussi une petite avancée dans la relation Ita/Saku. Et nous serons dans le point de vue d'Itachi, donc je vais introduire Kisame pour interagir avec Itachi.

Nona Nevaeh : Je suis contente de savoir que quelqu'un suit attentivement l'histoire et puisse en rire. Et, bien sûr, l'histoire était faite à la va vite, j'étais trop fatiguée pour faire en sorte que tout le chapitre soit drôle, encore désolée de cela.

Mise en ligne du chapitre corrigé: 26/02/2016.

Sur ce, bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.


CherryBlossomNumberOne : Pour Halloween, mes amis veulent aller dans une maison abandonnée au bout de la ville... Comment dire que je suis dans la merde totale ?

CorbeauNoir : Une maison abandonnée ? C'est interdit par la loi de s'introduire dans une propriété privée sans justificatif.

CherryBlossomNumberOne : Et en plus de ça, ils veulent que j'aille en prison, les enfoirés. J'les retiens !

Depuis deux semaines, il était tout à fait normal pour moi maintenant de rire fréquemment aux paroles de Sakura. Ce petit bout de femme était un spectacle à elle toute seule, aussi fraîche et pétillante qu'un soda, j'avais envie de dire. Il ne se passait pas un jour où je ne me connectais pas pour lui parler. C'était devenu une chose fréquente maintenant, presque automatique. Après le boulot, j'allais directement dans ma chambre me connecter sur mon compte et lui envoyais un message ou attendais qu'elle soit elle-même connectée pour lui parler. Aussi, depuis quelques jours, je prenais mon ordinateur et le ramenais dans mon bureau pour pouvoir parler avec elle, maintenant qu'elle était disponible les après-midis — peut-être était-ce les vacances scolaires dans les universités ? Je n'osais pas demander, mais cela m'importait peu. Pour devenir médecin, il fallait étudier pendant des années, donc ce n'était pas vraiment étonnant qu'elle ne travaille pas encore.

CorbeauNoir : Cela serait dommage, je ne pourrai plus te parler dans ce cas.

CherryBlossomNumberOne : Je suis sûre que tu ne peux plus te passer de moi, je suis fantastique.

Elle n'avait pas du tout tort pour ça. Pour le moment, je ne voulais pas penser au futur. Si nous continuions à converser ensemble avec insouciance, ou si nous nous éloignerions dans les prochaines semaines. Comme le disait le plus souvent Sakura, vivons seulement l'instant présent.

CorbeauNoir : Je dois bien l'avouer, tu es une vraie bouffée d'air pour moi.

CherryBlossomNumberOne : Aww, c'est vraiment mignon. Bon, je dois l'avouer, j'aime moi aussi beaucoup parler avec toi. Sinon, il fait comment chez toi ?

À par nos prénoms, nous n'avions, depuis le départ, rien révélé sur nos identités, rien sur notre apparence, là où nous habitions. Cela ne me dérangeait pas. Je travaillais dans la police pour moi, ce serait très facile de retracer son ID et savoir qui était vraiment Sakura, ainsi que son adresse, mais je ne le faisais pas, parce que je ne voulais pas perdre sa confiance et que je croyais fermement qu'elle n'était pas une mauvaise personne. Il y avait qu'une seule chose que l'on savait c'est que nous avions deux heures de décalage horaire. Quand il était vingt heures chez moi, chez elle il était dix-huit heures.

CorbeauNoir : De ce que je peux voir il fait toujours aussi gris et couvert.

CherryBlossomNumberOne : Ça doit être triste de voir ça dès le matin. Chez moi, il fait beau presque tous les jours. Même quand il fait froid, il y a du soleil.

CorbeauNoir : Le soleil me manque beaucoup. J'envisage de déménager dans les mois qui suivent, j'en parlerai à ma famille au moment venu.

CherryBlossomNumberOne : Pour l'instant, c'est impossible pour moi de déménager, bien que j'aimerais m'éloigner loin, très loin de mon frère. T'en penses quoi du Pérou ?

CorbeauNoir : La connexion internet au Pérou doit être bien plus chère qu'ici, ce serait une chance si l'on pouvait discuter ensemble une fois pas mois sans te ruiner.

CherryBlossomNumberOne : Non, mais c'est pour envoyer Sasori au Pérou. Ça coûtera cher si je l'envoie par la poste ? Et les frais de port ? Je vais devoir casser ma tirelire. Pauvre cochon il a rien demandé... Non mais, puis quoi encore ? Je vais pas payer pour l'envoyer à l'autre bout de la Terre.

Je fus pris d'un fou rire assez incontrôlable qui m'obligea à me plier en deux pour tenir mon ventre. Tout ce qu'elle disait pouvait faire rire, même quelque chose qui devait être triste.

— Itachi ? Peux-tu ouvrir la porte s'il te plait ? entendis-je de la part de Mère depuis l'autre côté de la porte.

Zut ! Ces derniers temps, Mère était très suspicieuse du fait que je sois plus joyeux. En regardant l'heure, je vis que l'heure du rendez-vous avec Kisame était proche.

CorbeauNoir : Je dois te laisser, en espérant que l'on puisse continuer notre conversation plus tard dans la soirée.

CherryBlossomNumberOne : Ok ! Bye, Itachi !

CorbeauNoir : Bye, Sakura.

Je fermai mon ordinateur et ouvris à Mère, qui attendait de l'autre côté de la porte. Elle entra dans ma chambre et vérifia celle-ci, en faisant un tour circulaire du regard.

— Que puis-je faire pour vous, mère ? demandai-je.

— Oh, arrête le vouvoiement, Itachi, je suis ta mère.

— Bien, Mère.

— Itachi, ces derniers temps, j'ai vu que tu souriais plus que d'habitude et, quand je passe devant ta chambre, j'entends souvent ton rire. Que se passe-t-il, Itachi ? me demanda-t-elle de face.

— Rien, Mère.

— Ne me mens pas, Itachi. Je suis ta mère j'ai le droit de savoir ce qui rend mon fils si heureux.

— Mère…

— Itachi… me menaça-t-elle, en me pointant du doigt.

Je soupirais. On ne pouvait rien cacher à Mère. Elle était la femme la plus douce du clan, mais elle arrivait à découvrir le moindre petit secret des gens du clan. Ses oreilles arrivaient à entendre une information et son cerveau traitait le reste.

— Itachi, tu sais que tu peux tout me dire, me dit-elle doucement.

— Je… Je parle à une femme sur un site de rencontre et…

— Oui, je le savais ! cria-t-elle en sautillant, avec un énorme sourire sur le visage. Ce sourire sur ton visage, cela ne pouvait être causé que par une femme ! Oh, mon fils a tellement grandi !

— Vous, vous le saviez ? demandai-je, incrédule.

— Bien sûr que je le savais ! Qui penses-tu que je suis ?

Je ris doucement de derrière ma main. Mère pouvait être surprenante, des fois.

— Mais cela ne vous dérange pas ?

— Quoi donc ?

— Que je puisse parler à une femme sur un site de rencontres ?

Son regard s'adoucit.

— Itachi, l'amour peut se trouver n'importe où et arriver à n'importe quel moment, il n'y a jamais rien de prévu ou d'anticipé. L'aimes-tu ?

— Je... je ne sais pas encore, ça ne fait qu'un peu plus de deux semaines que l'on se parle.

— Et je vois bien que, depuis ses deux semaines, elle te rend heureux. Itachi, ne laisse pas ta chance passer, tu mérites l'amour et le bonheur, me conseilla-t-elle.

— Merci, Mère.

Du haut de mon mètre quatre-vingt-seize, je dus me baisser pour prendre ma mère dans mes bras. Elle faisait un mètre soixante-huit et était donc un peu plus grande que Sakura, mais elle paraissait encore très petite dans mes bras.

— Le temps où je pouvais te porter dans mes bras me paraît tellement lointain... Tu es devenu maintenant un grand et élégant jeune homme. Cette jeune fille aura beaucoup de chance de t'avoir. Comment s'appelle-t-elle ?

— Sakura.

— Sakura ? Oh, quel prénom magnifique ! Si j'avais eu une fille, j'aurai aimé l'appeler Sakura.

Mère avait toujours voulu avoir une fille, mais elle s'était contentée de deux garçons et, malgré tout, les aimait de tout son cœur.

— Oui, magnifique, confirmai-je, avec un regard lointain

— J'ai hâte que tu nous la présentes.

— Mère !

— Quoi ? J'ai le droit d'anticiper, plaisanta-t-elle.

Après que mère fut sortie de ma chambre, j'éteignis mon ordinateur pour le reste de la journée et partis à l'entrée pour mettre mes chaussures italiennes. Puis, je rejoignis Kisame sur notre lieu de rendez-vous habituel.

— Tu sors, grand frère ? me demanda Sasuke, qui m'avait rejoint avec une tomate à la main.

— Oui, je serai avec Kisame.

— Oh, d'accord, fit-il, déçu.

— Ne sois pas déçu, petit frère, je reviendrai vite, le rassurai-je en lui ébouriffant les cheveux, souriant.

— Je ne suis pas du tout déçu, répliqua-il farouchement, en prenant une bouchée de sa tomate avec une moue boudeuse au visage.

— Bien. À ce soir, petit frère. À ce soir, Mère ! dis-je en sortant.

— À ce soir, Itachi ! répondirent-ils en chœur.

Le lieu du rendez-vous était un restaurant de dango, qui était assez éloigné du centre-ville et donc pas trop fréquenté, malgré leurs excellents dango au sucre. C'était mon pêché mignon. Je n'étais pourtant pas très amateur de sucreries, mais je ne pouvais pas résister aux dangos. Et j'avais compris pourquoi : Mère m'avait avoué que, pendant sa première grossesse, elle n'avait qu'une envie, c'était de manger des dangos à longueur de journée, à tel point que père avait été obligé d'en acheter des cartons entiers ou de trouver tard dans la nuit un vendeur encore ouvert. En rentrant dans la boutique, je vis Kisame assis à notre place habituelle. En me voyant, il me sourit et me fit un signe de la main.

— Salut Itachi ! Ça va ?

— Très bien, et toi ?

— Bof, comme toujours. Tu sais, la mer n'est pas très généreuse, ces temps-ci, fit-il avec une grimace.

— Puis-je prendre vos commandes ? nous demanda une serveuse en tenue traditionnelle.

— Oh oui, bien sûr, je vais prendre cinq brochettes et un thé noir, répondit Kisame.

— J'en prendrais trois et un thé vert, dis-je à mon tour.

Après que la serveuse fut partie chercher nos commandes, je tournai mon regard vers Kisame, qui regardait la table d'un air assez maussade.

— Comment va ton grand-père ? demandai-je.

— Mon grand-père ? Oh, très bien, il va très bien...

Je n'allais pas le brusquer. S'il avait quelque chose à me dire, il le sortirait de lui-même. Nous restâmes quelques minutes dans le silence, avant que la serveuse ne revienne avec nos commandes sur un plateau. Après les avoir posées, elle s'en alla. Je commençai par prendre une gorgée de mon thé chaud, avant d'entendre la voix de Kisame.

— Ça n'a pas marché, encore une fois, murmura-t-il.

Je posai ma tasse et tapotai mes lèvres avec un mouchoir.

— Qu'est-ce qui n'a pas marché ? demandai-je.

— Le site de rencontre. Ça faisait un mois que je parlais avec elle... Hier, on a décidé de s'envoyer nos photos et elle m'a traité de monstre et m'a demandé de ne plus lui envoyer de messages ou sinon elle appellerait la police, continua-t-il en évitant mon regard.

— Kisame…

— Tu avais raison Itachi, ça ne sert à rien que je cherche l'amour sur un réseau social, puisque l'amour lui-même me rejette, dit-il, dépité.

— Tu sais, parfois les gens s'attachent trop aux apparences, sans chercher plus loin. Ces gens-là existent, malheureusement, mais leur contraire existe aussi Donc une femme est sûrement dans le même cas que toi et cherche désespérément l'amour, le vrai, dénué de toute superficialité, sans pouvoir le trouver. Ne perds pas espoir.

— Tu penses vraiment ce que tu dis ? me demanda-t-il avec espoir.

— Pourquoi dirais-je le contraire ? Et puis, moi aussi j'ai quelque chose à te dire. Ça... ça fait un moment que je discute avec une femme sur un site de rencontres, moi aussi, lui avouai-je.

— Vraiment ? Ah mec, c'est super ça ! Et comment ça ce passe ? Elle est bien ? Elle s'appelle comment ?

— C'est vraiment, comment dire... Elle est parfaite. On a choisi de ne rien révéler sur nous à part notre prénom. Elle est marrante, si tu savais... Chaque chose qu'elle me dit me fait rire. Elle est gentille et courageuse, elle aime son frère même s'ils se disputent assez souvent. Sa vie est colorée, chaque chose qu'elle fait devient une aventure. Elle est vraiment parfaite, soupirai-je.

— Ohhhh, ce cher petit Itachi a le béguin !

Un béguin ? Je n'y avais pas pensé, je ne savais pas comment on pouvait se sentir quand on était amoureux d'une personne. La seule femme que j'aie aimée n'était autre que ma mère. Il était encore trop tôt de parler d'amour entre moi et Sakura, mais la possibilité d'un béguin pouvait se jouer. J'avais donc le béguin. C'était une étrange pensée.

— Alors, elle s'appelle comment ? me demanda une seconde fois Kisame.

— Sakura, elle s'appelle Sakura.

— C'est un prénom assez joli. De quoi vous parlez en général ?

Je pris une bouchée de mes dango, et lui répondit.

— De tout et de rien. Le plus souvent, elle lance le sujet, nous en parlons un moment puis elle arrive à bifurquer à un autre sujet, puis un autre et encore un autre... Nous pouvons passer des heures à nous parler sans voir le temps passer.

— C'est bien d'avoir des choses à dire. Mais sérieux, elle arrive à te faire rire comme ça, sans effort ?

— Oui, haha, elle y arrive.

Avec ça, j'avais réussi à redonner le sourire à Kisame. Le pauvre, il ne demandait qu'une seule chose, l'amour. Âgé de vingt-sept ans, il était encore plus grand que moi et faisait plus de deux mètres. Avec son apparence, il pouvait faire assez peur, mais il avait un cœur tellement énorme et généreux, il était la gentillesse incarnée.

Nous nous étions rencontrés à l'université et il avait tout de suite vu en moi un nouvel ami. C'est vrai qu'au début, j'étais assez distant, mais j'avais appris à m'adoucir en sa présence. À chaque soirée arrosée où nous allions, j'étais le conducteur de service, puisque je ne buvais jamais d'alcool dans ce genre de fêtes — on ne sait jamais ce qu'il y a là-dedans. Et ainsi, j'avais rencontré sa petite amie de l'époque qui, au premier à bord, était une fille charmante et gentille, très timide. Bien sûr, elle n'avait pas hésité à jeter Kisame quand celui-ci avait eu son accident en mer. Kisame voulait devenir scientifique mais avait dû renoncer à son rêve quand son père était mort en pleine mer, lui laissant ainsi qu'à sa mère et à son grand-père l'affaire familiale, qui n'était autre que l'ancienne poissonnerie de la ville. Une nouvelle poissonnerie avait été créée il y a un moment mais les poissons frais sur les stands de Kisame ne pouvaient pas être comparés aux poissons datant d'une semaine des autres stands. Sa mère ne connaissait rien de la pêche, la laissant les grands parents de Kisame et lui-même. Sa grand-mère était dans le même cas que sa mère, et son grand-père était bien trop vieux pour pouvoir aller en mer. Kisame partait tous les deux jours très tôt le matin pêcher le poisson, et il s'en sortait plutôt bien. Avec ses collègues et l'héritage de son père, il avait pu rénover le bateau, offrir un voyage autour du monde à ses grands-parents et acheter une nouvelle maison pour sa mère, ainsi qu'agrandir son appartement. Il avait assez d'argent pour subvenir aux besoins d'une autre personne.

Après avoir mangé nos dangos, nous rentrâmes chacun de notre côté, moi dans ma Berline et Kisame sur sa moto. Je n'avais qu'une envie, c'était de rentrer à la maison et continuer ma conversation avec Sakura. La lumière du jour commençait peu à peu à disparaître, laissant presque place à l'obscurité. En rentrant à la maison, je croisai Mère.

— Alors, comment va Kisame ? demanda-t-elle.

Kisame était déjà venu à plusieurs reprises chez nous, il connaissait donc très bien Mère et Sasuke.

— Bien, enfin je l'espère... Il a encore eu une déception amoureuse, avouai-je en retirant mon manteau et en le pendant au porte-manteau dans le couloir.

— Oh, pauvre Kisame... C'est un charmant garçon, il mérite le bonheur lui aussi, dit-elle, penaude.

— Je pense la même chose. Qu'y a-t-il au diner, Mère ?

— Des gyoza en entrée, puis du donburi au sukiyaki don.

— Ha, bien.

Après avoir pris ma douche, je m'enfermai dans ma chambre et rallumai mon ordinateur, en priant pour que Sakura soit connectée. Oui ! Elle l'était.

CorbeauNoir : Rebonjour, Sakura.

CherryBlossomNumberOne : Reeeeeeeeeeeeeebonsoirrrrrrrrrrrrrrrr, Itachi.

CorbeauNoir : Haha, pourquoi tant de lettres ?

CherryBlossomNumberOne : Non mais laisse... Ma main droite a fait sa vie et a tapé n'importe comment sur le clavier. Sinon, comment vas-tu ? :)

CorbeauNoir : Très bien, figure-toi. Cet après-midi, j'ai mangé des dangos avec un ami.

CherryBlossomNumberOne : Ohhh des dangos ! J'adore ça, bien que ce ne soit pas mon dessert favori.

CorbeauNoir : Ah oui ? Et quel est ton dessert favori, alors ?

CherryBlossomNumberOne : La soupe de haricots rouges au mochi ! J'en raffole !

CorbeauNoir : J'aurais plutôt imaginé les nouilles de kudzu...

CherryBlossomNumberOne : J'avoue, j'aime tous les desserts. Par contre, toi, je t'imaginais bien boire du café très noir et amer à toute heure de la journée. Même dans ton dessert, y aurait un truc amer.

CorbeauNoir : Vraiment ? Tu me voyais aussi amer que ça ?

CherryBlossomNumberOne : Oui, mais tu sais, tout le monde peut se tromper. Sinon, de quoi avez-vous parlé, ton ami et toi ?

CorbeauNoir : Mon ami, et probablement le seul, est aussi inscrit sur un site de rencontres mais, à cause de son apparence, personne n'essaie d'apprendre plus à le connaître.

CherryBlossomNumberOne : Sérieux ? Mais les gens sont des hypocrites, punaise ! À cause de son apparence ? Non, mais j'aurai tout vu ! On tombe amoureux d'une personne parce qu'on aime comment elle est à l'intérieur, pas parce que le matin, tu te réveilles et tu fais « Whoa, il est trop beau quand il dort ! »

Tout ce qu'elle me disait était vrai et j'étais de tout cœur avec elle, mais, pardonnez-moi, à la fin de sa tirade, je riais comme pas possible.

CorbeauNoir : Tu as tout à fait raison. J'espère vraiment qu'il trouvera la bonne femme et qu'il aura le bonheur qu'il attend.

CherryBlossomNumberOne : J'vais allumer un cierge pour ton pote, peut-être Dieu écoutera-t-il ma prière, pour une fois. Tu sais la première bougie que j'ai allumée, c'était dans un festival en hiver et quand mon père m'a appris que l'on jetait une pièce dans le sanctuaire pour faire un vœu, le premier vœu que j'ai fais était que Dieu punisse Sasori, mon frère, parce que ce salopard m'avait aspergé d'eau avec son épuisette quand on jouait à la pêche aux poissons rouges. Il était trop près d'une bougie et puis, tadah ! il s'est retrouvé avec les fesses en feu ! Maman a dû le balancer dans une fontaine pour éteindre le feu. Ah, c'était un beau jour, quand même. Et c'était la première et dernière fois que Dieu a réalisé l'une de mes prières.

Je me mis à rire sans pouvoir m'arrêter et en me tenant le ventre, Mon Dieu ! Toute sa vie était une partie de rigolade ! Elle faisait vraiment les quatre cents coups avec son frère.

— Itachi ! Passe le bonjour à Sakura de ma part ! cria Mère derrière ma porte.

— Mère ! protestai-je.

En retour, j'entendis son rire et ses pas s'éloigner de ma porte. Je repris mon souffle et tapai une réponse.

CorbeauNoir : J'ai tellement ri que mère l'a entendu et est venue devant ma porte.

CherryBlossomNumberOne : Haha, et elle a dit quoi ?

CorbeauNoir : Elle te passe le bonjour )

CherryBlossomNumberOne : Tu lui as parlé de moi ?

CorbeauNoir : Bien sûr. Elle voulait vraiment savoir qui était la personne qui n'arrêtait pas de me faire rire tous les soirs.

CherryBlossomNumberOne : Aww, c'est mignon ! Tu lui passeras aussi un bonjour de ma part !

CorbeauNoir : Je n'y manquerais pas.

CherryBlossomNumberOne : Dis-moi, Itachi, tu fais vraiment un mètre quatre-vingt-seize ?

CorbeauNoir : Eh bien, oui, pourquoi ?

CherryBlossomNumberOne : Mais je suis une naine à côté ! Si je me mets à côté de toi, les gens diront que je suis un champignon ! Je dois être à ton torse, même plus bas !

Plus bas ? Je commençai à ressentir une démangeaison entre mes cuisses. Cela faisait un moment que je ne m'étais pas soulagé, et l'idée que Sakura puisse le faire ne me déplaisait pas du tout. Itachi arrête de penser de cette façon ! Vous vous connaissez à peine ! J'essayai tant bien que mal à ne pas penser à ça en lui répondant.

CorbeauNoir : Un champignon ?

CherryBlossomNumberOne : Oui. Tu vois, toi, tu es un arbre et face à un arbre, le champignon est tout petit et se fait aplatir comme une vieille merde.

CorbeauNoir : J'aurais plutôt dit une belle fleur colorée.

CherryBlossomNumberOne : Oh, stop flirting with me !

CorbeauNoir : Tu parles anglais maintenant ?

CherryBlossomNumberOne : Je suis super forte en anglais. Mais, tu connais pas cette réplique ? Tu connais pas The Fault In Our Stars ?

CorbeauNoir : Non, devrais-je ?

CherryBlossomNumberOne : Ça tombe bien, moi non plus.

CorbeauNoir : Eh bien, on est pas sorti de l'auberge.

CherryBlossomNumberOne : Haha, mais enfin, si je connais, mai une fois j'ai essayé de le regarder en streaming. J'ai même pas vu la moitié du film avant que ça s'arrête... Saloperie de streaming qui marche jamais ! Mais tu devrais regarder le film ou lire le livre. C'est une belle histoire très triste et romantique, mais c'est quand même un bon livre. Ce ne détrônera jamais un Harry Potter, mais c'est assez cool à lire.

CorbeauNoir : Je note pour pouvoir le lire, mais rien ne pourra détrôner un Harry Potter ou Seigneur Des Anneaux.

CherryBlossomNumberOne : J'ai regardé que le premier film quand j'étais petite et j'avais pas du tout aimé, peut-être parce que j'étais petite et que je savais pas de quoi ça parlait, à part d'un anneau et d'une bande de joyeux fêtards. Me dit pas le contraire, je me souviens très bien de la scène où les potes de Frodon font exploser des feux d'artifices.

CorbeauNoir : Haha, très drôle. Je ne te contredirai pas sur ce point, mais tu devrais revoir le premier film et voir les suites, ça vaut vraiment le coup.

CherryBlossomNumberOne : Ok, je regarderai, mais seulement pour la belle gueule d'Orlando Bloom.

CorbeauNoir : Donc, tu préfères les Elfes... Hm, je vois...

Pendant un moment je ne reçus aucune réponse de sa part. Ayant peur de l'avoir effrayée d'une quelconque façon, je lui envoyai un autre message.

CorbeauNoir : Sakura ?

CherryBlossomNumberOne : NONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN

CorbeauNoir : Qu'y a-t-il ? Tout va bien ?

CherryBlossomNumberOne : POURQUOI LA VI EST SI CRUELLE ! Ah merde, j'ai oublié un e.

CorbeauNoir : Tu m'inquiètes Sakura. Que se passe-t-il ?

CherryBlossomNumberOne : Mes grands parents viennent chez nous ce week-end ! C'est horrible !

CorbeauNoir : Comment cela peut-il être si horrible ?

CherryBlossomNumberOne : Tu ne les connais pas ! Voila pourquoi ! Grand-mère est gentille, donc ça va, mais ce vieux débris qui me sert de grand-père est complètement fou ! Il nous réveille à quatre heures du mat' avec une trompette ! Une putain de trompette ! Une fois, il a essayé de me noyer à la piscine pour, je cite « perdre de la graisse, parce qu'a ton âge tu devrais pas avoir autant de kilos dans les fesses ». C'est pas ma faute si j'aime les Kit Kat !

Je ris à gorge déployée. Son grand-père était effectivement fou ! J'étais aussi inquiet pour elle, j'espérais qu'il n'était pas sérieux en la noyant, sinon cela serait puni par la loi.

— Monsieur, le dîner est prêt, entendis-je de l'autre côté de ma porte.

— Hn, bien, j'arrive, toussai-je pour faire taire mon rire.

J'oubliai de dire au revoir à Sakura et allai dans la salle à manger. Le repas fut tout aussi silencieux que les autres, à part mère qui était vraiment joyeuse à table. Bien sûr, je savais pourquoi. En revenant dans ma chambre, je vis mon erreur de ne pas avoir dit à Sakura que j'allais dîner. Je regardais ses messages et le dernier me fit perdre un battement de cœur.

CherryBlossomNumberOne : Itachi ?

CherryBlossomNumberOne : Hey oh, t'es là ?

CherryBlossomNumberOne : Me dis pas que tu dors déjà ?

CherryBlossomNumberOne : Ok, bah à demain alors !

CherryBlossomNumberOne : J'aurais aimé que tu sois avec moi.


Et voilà ! Enfin fini ! J'espère que ce chapitre est assez long et qu'il vous a plu. On a fait un petit saut dans la relation entre Itachi et Sakura, et Itachi qui a eu une petite conversation avec sa mère et on en sait plus sur Kisame. Donc j'espère que ce chapitre vous a plu.

Laissez un petit commentaire, ça fait toujours plaisir.

À la prochaine !