Voilà le chapitre 7 de Connexion. On revient au point de vue de Sakura, qui sera, je l'espère aussi drôle que les autres. Je vais essayer de faire un chapitre assez long. Je dois vous avouer que j'adore vraiment mettre à jour cette fiction, c'est toujours un plaisir de l'écrire et d'imaginer plusieurs trucs dessus, et j'espère que ce plaisir continuera longtemps.

Froshe : Merci de ton commentaire ! Pour tout te dire, certaines choses que dit Sakura, même celles qui ne sont pas drôles, sont des choses que j'ai vécues en fait. Mon humour est le sien, même si j'ai un humour plus élargi et noir, on va dire. Donc je dis pas tout, mais, par exemple, l'histoire avec The Fault In Our Stars ou celle avec Le Seigneur des anneaux sont tirées de ma vie. Donc voilà :).

Malea : J'adore le fait que tu aies commenté tous les chapitres, merci infiniment ! Désolé pour les fautes, mais mon logiciel ne corrige pas les fautes, je sais pas pourquoi. Je corrige grâce au correcteur du site, mais souvent, comme je suis k.o après avoir mis à jour un chapitre, je ne regarde que le lendemain s'il y a des fautes de frappes que le correcteur a sautées. Et, au début, j'avais eu deux idées, soit CorbeauNoir ou MangekyouSharingan, mais j'ai pensée aux Uchiha, qui auraient dans leurs archives au temps de l'Edo que les membres de la famille avaient le Sharingan… Enfin, c'est clair ce que je dis ?

Nona Nevaeh : Aww, merci ! En fait, pour la fin, je savais pas si je devais mettre quelque chose d'un peu original ou si je devais finir avec un truc simple, mais, à ce que je vois, j'ai fait le bon choix.

DarkNekoMadara : En fait, j'avais vu une fiction à peu près pareille, une anglaise, et franchement j'en suis devenue fan. L'auteure n'a pas encore terminé la fiction, mais j'adore tout ses chapitres, et j'avais fais des recherches avec ce genre de thème mais sur d'autres mangas ou livre. J'avais essayé sur One Piece, Harry Potter et Twilight, mais c'était pas du tout la même chose donc j'ai décidé d'en écrire une moi-même. Et le ItaSaku me paraissait un choix judicieux. Je vais te dire un secret – enfin, qui ne sera plus vraiment un secret – mais j'avais une hésitation entre Itachi et Tobirama pour parler à Sakura via le site.

N'hésitez à me poser toutes les questions que vous voulez ou à m'informer si je fais des fautes. Je vais pas vous mordre, au contraire, je serai contente si quelqu'un me dit si j'ai fais des fautes et où elles sont.

Mise en ligne du chapitre corrigé: 26/02/2016.

Sur ce, bonne lecture !

Disclaimer : L'univers de Naruto ne m'appartient pas.


Arghhhhhh ! Pourquoi je lui avais dit ça ?! Moi et ma grande bouche ! Il devait maintenant me prendre pour une folle à lier à dire « J'aurais aimé que tu sois avec moi ». Et même le lendemain, je ruminais dans mon lit à cause de ça. Mais attendez, je le connais pas ? À part son prénom, je ne connaissais rien d'Itachi et lui rien de moi, donc y avait pas à s'inquiéter… Punaise, moi aussi, je m'imaginais trop de trucs farfelus.

Je regardai l'heure sur mon horloge lumineuse : huit heures cinquante-trois. En plus, j'étais en vacances. J'essayai de m'endormir mais en vain. Putain de saleté de cerveau ! Et j'avais faim. J'enlevai mes couvertures et sortis de ma chambre. En descendant des escaliers, je vis Papa qui buvait son café dans la cuisine, le journal devant les yeux. Il leva les yeux et me regarda, étonné.

— Tu n'arrives pas à dormir ma chérie ? me demanda-t-il.

— Non. Tu travailles aujourd'hui ?

— Oui, ma chérie, je dois ramener un peu plus d'argent pour pouvoir nous payer les vacances d'été.

— Mais tu sais, je peux trouver un travail !

— Non Sakura je veux que tu penses seulement à tes études. Laisse ton vieux père faire ce qu'il faut.

Je fis la moue. Papa était aussi tête de mule que moi. Il était gentil et très naïf, mais il aimait faire les choses lui-même. Il m'embrassa le crâne et finit de lire son journal, tandis que j'allai dans le salon avec un bol de céréales, puisque Maman et Sasori étaient encore endormis. En général, j'étais toujours la dernière à me réveiller. J'allumai la télé grâce à la télécommande et tombai directement sur Dora l'Exploratrice.

— Oh la pute ! m'exclamai-je.

— Tu as dit quelque chose, ma chérie ? entendis-je de la cuisine.

— Euh, non, rien. Tes oreilles sifflent, Papa.

Je changeai directement de chaîne et tombai sur un documentaire à propos de Jack L'Éventreur et de sa vrai identité, qui n'a jamais été trouvée. C'était vraiment fascinant et ça me faisait un peu peur, mais ce documentaire me prenait aux tripes. En plus, ça me mettait dans l'ambiance pour ce soir. Ino avait fait en sorte que je dorme chez elle ce soir, mais, en parallèle, elle n'avait pas dit à ma mère qu'on allait dans une maison abandonnée pour voir si elle est hantée, le soir d'Halloween, en plus. Dis-moi, Inner, pourquoi j'ai accepté ça ?

Parce que t'es conne.

Et pourquoi je suis amie avec Ino ?

Là, je peux pas te dire. Moi-même je sais pas.

J'adorais regarder les films d'horreur et voir des reportages sur le surnaturel avec Maman, mais allée dans une maison hantée, la nuit ? Là, c'était autre chose. Il y aurait Ino, Tenten, Lee, Naruto et moi. Les parents d'Ino ne seraient pas là jusqu'à l'après-midi du lendemain, elle en avait donc profité pour tous nous inviter et dormir chez elle, puisqu'elle avait plusieurs chambres d'amis. J'avais déjà fait plusieurs pyjama parties chez elle, donc ça serait pas la première fois. Neji et Hinata ne pouvaient pas, parce que leur famille était vraiment bouchée du cul. Le père de Hinata ne voulait pas qu'elle sorte du composé à part quand elle allait en cours. Bien sûr, débile et cons que l'on est – enfin, Naruto surtout – on est tous parti voir son père et on lui a dit ses quatre vérités, avant que les hommes de la famille ne viennent nous jeter dehors comme des vieilles merdes de chacal. Depuis, il laissait plus de liberté à Hinata, mais il ne voulait toujours pas qu'elle dorme chez quelqu'un qui n'est pas de la famille. Et Neji ? Bah, lui, il s'en battait royalement les reins et ne voulait pas de nous. Les autres n'avaient pas pu se libérer : tandis que Shikamaru et sa famille étaient en voyage d'affaires, Choji rendait visite à de la famille dans une ville voisine. Donc il ne restait plus que nous.

— Bouh ! hurla-t-on à côté de mon oreille.

Je criai et sursautai de dix mètres, puis fis un tour sur moi-même, avant de mettre un coup de pied circulaire à l'enculé de sa race qui m'avait fait peur, et qui n'était autre que mon frère. Il gisait maintenant par terre avec la joue droite gonflée.

— Bien fait ! Tu m'as cherchée, tu m'as trouvée !

— Che vais te tuer la naine, dit-il entre ses dents.

Je ramassai mon bol de céréales vide et partis le mettre dans le lavabo, avant de sentir une poigne de fer sur mon épaule.

— Tu avais l'intention de partir sans laver ton bol ? demanda Maman avec une aura violette autour d'elle et un sourire fou sur les lèvres.

— Non, M'dame ! J'allais laver mon bol, M'dame ! dis-je, droite, de peur qu'elle m'en mette une qui m'envoie jusqu'à Mars.

Je lavai mon bol en vitesse, ainsi que le lavabo, parce que Maman est vraiment maniaque de la propreté et détestait la saleté. À chaque fois que c'était le tour de Sasori de faire la vaisselle, il laissait le lavabo sale et Maman passait derrière lui, avant de lui jeter sa cuillère en bois derrière le crâne. Depuis le temps, moi, je l'avais compris, donc je lavais bien proprement tout sur mon passage… à part ma chambre.

— Hey, Maman, n'oublie pas que, ce soir, je vais chez Ino.

— Ah bon ? Ah oui, je me souviens. Tu pars à quelle heure ?

— Vers dix-huit heures, je crois.

— D'accord. Fais attention à toi, alors.

Je remontai les escaliers en quatrième vitesse en évitant la pantoufle dégueulasse de Sasori en pleine gueule. Eh non ! Tu m'as pas eue ! Je m'enfermai dans ma chambre et aérai celle-ci, parce que, il fallait l'avouer, ça sentait pas la rose. L'air froid d'octobre rentra dans ma chambre. Allez, je devais ranger toute ma chambre avant de partir, sinon maman allait me tuer. Je pris mon portable, mes écouteurs et je laissai la musique m'entraîner, mon fessier avec. Je m'occupai d'abord mon lit, ensuite mon bureau, puis mes affaires que je mis dans le panier dans la salle de bain. En même temps, je pris l'aspirateur et nettoya mon tapis. Après ça, je mis du parfum dans ma chambre et fermai la fenêtre, de peur d'attraper la crève. Ah ! Enfin ! au bout de plus d'une demi-heure, j'avais enfin fini et il était onze heures quarante-deux. Eh bah, c'était passé vite, tout ça. Que pouvais-je faire d'autre ? Je ferais la douche plus tard, j'avais rangé ma chambre, je n'allais pas ranger celle de Sasori et Maman avait déjà dû ranger la sienne. Il ne me restait plus qu'à… parler avec Itachi. J'espérais qu'il était connecté. En attendant que mon ordinateur charge, je courai un sprint jusqu'aux toilettes, parce que ma vessie attendait depuis tout à l'heure que je la vide. Après m'être lavé les mains et brossé les dents, je repartis dans ma chambre et allai directement sur le site.

Je me connectai sur le site et, nerveusement, je cliquai sur mes messages. J'avais reçu un message d'un inconnu, que je supprimai direct, parce que parler à quelqu'un qui a comme pseudo PêteurDeRondellesProfessionnel n'était pas vraiment mon objectif dans la vie. J'avais aussi un message en attente d'Itachi, qui était connecté. Je me frottai le visage et me tirai les cheveux. Punaise, j'avais peur de voir le message. Et si c'était en réponse à ce que j'avais dis hier ? Moi et mon honnêteté, putain ! Pendant que je paniquai, il en profita pour m'envoyer un autre message.

Sakura, tu le connais depuis deux semaines, dans toutes les conversations que vous avez eu, jamais il n'a été méchant ou t'as envoyé des paroles blessantes, donc je pense pas qu'il puisse te juger juste avec une phrase, qui est, je dois l'avouer, très mignonne. C'est la première et dernière fois que je dirai ça.

Tu le penses vraiment Inner ?

Je ne le répéterai pas.

Zut ! Mais merci, Inner.

Avec un élan de confiance, je cliquai sur la boîte de discussion et lus les deux derniers messages. L'avant-dernier me fit sourire jusqu'aux oreilles et rougir un peu.

CorbeauNoir : Moi aussi, j'aurais aimé être avec toi.

Je me mis à rouler sur mon magnifique tapis en position du chien et en faisant un bruit de fangirling intense… vous savez, quand vous voyez votre idole en vrai ? Bah, c'est ce bruit-là.

— Je savais que t'étais folle. Merci pour ta petite scène de folle à lier, je vais envoyer cette vidéo à l'hôpital psychiatrique de la ville, dit Sasori sur le seuil de ma porte, avec son portable en main.

Je m'arrêtai et, pendant quand secondes, on se regarda dans les yeux sans rien faire avant que je me lève en furie pour aller lui défoncer la gueule.

— Sasori ! criai-je.

— Tu ne m'attraperas jamais, la naine ! s'exclama-t-il avant de courir pour s'enfuir.

Merde ! Je sortis de ma chambre et regardai Sasori s'éloigner dans le couloir avant de descendre les escaliers. Vite, je devais chercher un truc ! C'est en voyant l'aspirateur appuyé contre le mur que l'idée me vint. Je le pris et le jetai sur Sasori, qui descendait la première marche. Il le prit en plein dans le dos. Je vis la scène au ralenti, lui prenant l'aspirateur, son corps partir en avant, ses pieds s'envoler, son visage quand il se retournait et me regardait, le visage déformé, et mon sourire vainqueur. Dans ta gueule !

— Pas mon visage ! hurla-t-il avant que j'entende un gros boom.

— Strike ! criai-je.

Je me précipitai vers les escaliers et, de haut, je vis Sasori par terre, avec les fesses en l'air et le visage collé au sol.

— Tu as rangé ta chambre, Sakura ? demanda ma mère assise sur le canapé et qui fixait la télé sans faire attention à son fils qui était en train de souffrir au bas de l'escalier.

— Oui, M'man !

— Bien. Sasori, tu ramasseras l'aspirateur et tu rangeras ta chambre en remontant en haut.

— Mjdbjdpzodjr 'accord M'man, sortit-il.

J'avais enfin eu ma vengeance ! Je m'enfermai dans ma chambre, avec mon cadenas, cette fois-ci, et me remis directement sur ma chaise. Itachi m'avait envoyé deux autres messages. Je lus celui que je devais lire avant que l'autre machin qui me servait de frère vienne me déranger.

CorbeauNoir : Bonjour, Sakura :)

CorbeauNoir : Sakura ?

CorbeauNoir : Tu es là, Sakura ?

Je lui répondis rapidement.

CherryBlossomNumberOne : Oui je suis là ! Désolée, je réglai une affaire urgente.

CorbeauNoir : Une affaire urgente ?

CherryBlossomNumberOne : Oui, je devais m'occuper de mon frère.

CorbeauNoir : Et comment t'es-tu occupée de ton frère ?

CherryBlossomNumberOne : Je lui ai envoyé l'aspirateur avant qu'il ne tombe des escaliers comme la merde qu'il est. Proud of me.

CorbeauNoir : Haha ! Il n'y a pas un jour qui passe sans que quelque chose arrive avec ton frère.

CherryBlossomNumberOne : Pour l'instant je remporte la victoire de 112-110, c'est assez serré.

CorbeauNoir : Et il dure depuis combien de temps, ce jeu ?

CherryBlossomNumberOne : Comme on a remis les points à zéro, je crois que ça fait un peu plus d'un mois.

CorbeauNoir : Mais combien de fois dans une journée vous vous faites des crasses ?

CherryBlossom : En moyenne six fois dans une journée, ça dépend. Sinon, je dois te dire que, ce soir, je ne pourrai pas être connectée sur le site.

CorbeauNoir : Oh, je vois. Bien.

CherryBlossomNumberOne : Aw, sois pas déçu Itachi, je serai connectée dès demain après-midi, promis !

CorbeauNoir : J'attendrai, dans ce cas-là :)

CherryBlossomNumberOne : Sinon, petite question Itachi : quel est ton personnage fav dans Harry Potter ?

CorbeauNoir : Mon personnage fav ? Je dirais Severus Rogue.

CherryBlossomNumberOne : Et pourquoi cela ?

CorbeauNoir : Il a porté un fardeau énorme en se faisant passer pour un « méchant », juste pour protéger le fils de la femme qu'il aime. Je trouve ça très héroïque.

CherryBlossomNumberOne : Awww, trop mignon ce que tu viens de dire, mais c'est vrai ce qu'il a fait était très héroïque de sa part.

CorbeauNoir : Vraiment ? Je pensais pas que tu le prendrais comme ça. Et toi, quel est ton personnage fav ?

CherryBlossomNumberOne : Hermione.

CorbeauNoir : Pourquoi ça ne m'étonne pas ?

CherryBlossomNumberOne : Mehhhh, elle est super ! elle a fait d'énormes sacrifices aussi, elle a dû utiliser le sort de l'Oubliette pour protéger ses parents. Et en plus, elle a giflé Malefoy et ça, c'était super.

— Sakura, descends et viens manger ! cria ma mère du salon

— OK, j'arrive !

CherryBlossomNumberOne : Je dois te laisser, Itachi, je vais manger. À toute !

Je fermai le clapet de mon ordinateur sans attendre une réponse de sa part et me précipitai en bas pour manger, parce que le bol de céréales de ce matin était déjà bien loin dans mon ventre, et que je crevais la dalle. Je me mis en face de Sasori. On avait instauré une règle : à chaque repas, on faisait une trêve. L'heure du repas était sacrée, il ne fallait pas la ruiner. Cette fois-ci, on mangeait du riz avec des tempuras, mes préférées !

— Ah, au fait, Mamie et Papi ont appelés tout à l'heure, ils ne pourront finalement pas venir ce week-end, ils viendront le mois prochain, nous informa Maman.

Le temps que l'information me monte à la tête, je me figeai et Sasori laissa tomber le morceau de tempura qu'il avait dans la bouche.

— Sérieux ?! s'écria-t-on.

— Oui. Apparemment, ils ont des problèmes de plomberie et le dernier plombier à être entré chez eux s'est fait botter le cul par papi – parce qu'il était incompétent, d'après lui.

Sasori et moi nous regardâmes avant de sourire et de se faire un high five. Des fois, on était complices, mais j'ai dis des fois, hein ! Oh putain, ils ne viennent que le mois prochain, oui ! La délivrance ! Je finis en vitesse mon repas et débarrassai la table, puisque c'était au tour de Sasori de faire la vaisselle. Je remontai dans ma chambre et revérifiai l'heure : treize heures cinquante-trois. Ah ouais, quand même… En sachant qu'a la maison, il me faut vingt minutes pour manger, j'ai dû parler pendant un moment à Itachi. Je me reconnectai et vis qu'il n'était pas connecté, mais m'avait envoyé un message.

CorbeauNoir : Moi aussi, je vais dîner. J'espère pouvoir me connecter en même temps que toi.

Dommage, mon coco, mais je suis venue plus vite que t…

CorbeauNoir : Rebonjour, Sakura.

…oi… Mais comment, je… Comment ? Il était encore déconnecté mais m'avait envoyé un message.

CherryBlossomNumberOne : Mais comment tu fais ? Tu es déconnecté mais t'arrives à m'envoyer des messages ?

CorbeauNoir : Tout le monde peut le faire, Sakura, c'est dans tes paramètres.

CherryBlossomNumberOne : Sérieux, on peut faire ça ?!

CorbeauNoir : Haha, oui, on peut le faire.

CherryBlossomNumberOne : Sérieux ? Merci, je vais dormir moins conne, ce soir.

CorbeauNoir : Eh bien, de rien, même si tu es loin d'être conne.

Puis tilt, je me souvins que Papi et Mamie ne venaient pas ce week-end.

CherryBlossomNumberOne : Libérée ! Délivrée ! Je ne les verrai qu'au mois prochain ! Liberée ! Délivrée ! C'est décidé, j'le butterai ! Ce pépé, je lui raserai le crâââane !… Ah oui mais non, il est déjà chauve.

CorbeauNoir : Pourquoi ai-je ris ? Tu t'es mise à la chanson maintenant ? Je vois que tu as encore une dent contre ton grand-père.

CherryBlossomNumberOne : Bien sur ! Chaque année, on a le droit a la même chose : Papi qui critique tout, environnement, le gouvernement, les gens, sa fille, les enfants de sa fille… Enfin, tu vois le disque. Mais, si on voit d'un œil extérieur, ça peut paraître drôle. Même si s'est un vieux fou, pour lui, la famille est précieuse. Enfin, je crois. J'espère.

CorbeauNoir : C'est un bon point alors. J'ai plusieurs grands-parents qui ont presque tous les mêmes idéaux, donc rien ne change.

CherryBlossomNumberOne : Mmmh je vois. Sinon Itachi, quel est ton plat préféré ? Tu ne me l'as toujours pas dis ?

CorbeauNoir : Pour les plats, je n'en n'ai pas vraiment, j'aime à peu près tout.

Et comme ça, pendant des heures, nous nous parlâmes de tout et de rien, comme à chaque fois. Lui parler était tellement facile. Je commençais vraiment à tomber pour lui. C'est après être descendue pour prendre un verre de soda et une petite collation, qu'en remontant, je vis qu'il était déjà dix-sept heures quarante-sept et que j'avais une demi-heure pour me doucher et me sécher les cheveux. En regardant mon portable, je vis que j'avais des messages d'Ino, de Naruto et de Tenten.

Tenten : Je suis à fond pour ce soir ! J'espère que t'es prête toi aussi ?

Ino : N'oublie pas ce soir, et ramène ton pyjama aussi. Fais pas comme la dernière fois, parce que je te prête plus mes pyjamas.

Naruto : C'est a kel heure c'soir deja ?

Alors là, lui, je lui répondrais pas. Je répondis à Tenten et Ino, puis mis mon portable à charger et avertis Itachi que je devais le laisser jusqu'à demain.

CherryBlossomNumberOne : Je vais devoir te laisser, Itachi, je vais me préparer pour ce soir. Ne t'inquiète pas, je serai connectée demain ! Bye !

Je me déconnectai parce que je savais que si j'attendais sa réponse, je continuerais la conversation. Je me lavai en vitesse dans la douche et séchai encore plus rapidement mes cheveux. Je mis un jean à ma taille, un pull blanc fin et une paire de baskets – on sait jamais, s'il faut courir – et un haut de jogging, parce qu'il faisait frais dehors mais pas vraiment froid. J'avais fait mon sac en vitesse : mon pyjama, ok, un rechange pour demain, ok, une barre au chocolat – on sait jamais – ok, mon chargeur de portable ok. OK, c'était bon, j'étais prête. Je fermai la porte de ma chambre sans le cadenas, regardai si je n'avais rien oublié et descendis les escaliers. Ma mère était le salon, devant la télé, en train de faire le repassage.

— J'y vais maman, à demain ! lui dis-je en lui embrassant la joue.

— D'accord Sakura. Quand tu arriveras chez Ino, tu m'appelleras, d'accord ?

— OK !

Sasori, lui, devait être dans sa chambre. Je sortis de chez moi et me dirigeai à l'arrêt de bus. Il n'y avait personne. Tranquille, je mis mes écouteurs et écoutai de la musique en attendant le bus et en envoyant un sms à Ino. Au bout d'un quart d'heure, j'étais devant chez elle et je sonnai à la porte. Sa maison était vraiment grande et sa famille avait un jardin magnifique.

— Ah, Saku ! T'es la première à arriver ! dit Ino en m'ouvrant la porte.

— Ils sont pas encore arrivés, les autres ?

— Tenten devrait pas tarder, elle vient avec Lee. Et tu sais comment est Naruto, dit-elle en roulant des yeux.

Je soupirai, d'accord avec elle. Il était toujours en retard, à part quand c'était pour manger des ramens. Connaissant déjà la maison d'Ino, je me dirigeai directement dans sa chambre où deux matelas nous attendaient, Tenten et moi. Les filles dormaient ensemble et les garçons de leur côté. Ino me rejoignit tandis que je posais mon sac à dos. Même pour aller dans une maison hantée, elle était toujours bien habillée.

— T'es sûre de partir habillée comme ça ? lui demandai-je en pointant sa tenue du doigt.

— Ah merde ! Je suis rentrée y a pas longtemps d'un rendez-vous avec Kiba. Attends, je me change !

Puis, elle se précipita dans sa salle de bains, me laissant seule dans sa chambre. En attendant, j'enlevai ma veste et mes baskets, puisque, quand tout le monde serait là, on mangerait quelques collations avant de partir au front. Je partis dans sa cuisine, ouvris le frigo et sortis ce dont on avait besoin. J'étais sûre qu'Ino avait fait des courses la veille, puisque la moitié des choses que je trouvai dans le frigo et les placards n'était pas ce qu'elle mange, du tout.

— Alors, tu trouves ton bonheur ? me dit Ino en entrant dans la cuisine toute équipée qui fait deux fois la mienne

— Tu as pris des kit-kat ! pleurai-je.

Ino et moi entendîmes la sonnerie de sa porte.

— Ça doit être Tenten et Lee, dit Ino en allant leur ouvrir.

Trois heures après avoir mangé une pizza et plein de sucreries, bu du soda, tout en regardant un film d'horreur pour se mettre dans l'ambiance, nous prîmes tous le bus pour nous diriger à l'autre bout de la ville. Il faisait déjà nuit dehors, les lumières dans le bus donnant une petite ambiance morbide. On était tous à l'arrière du bus et on était les seuls avec le chauffeur.

— À votre avis, on va trouver quoi dans cette maison ? demanda Naruto.

— La mort, répliquai-je.

— Une famille de fantômes, dit Ino.

— Un serial killer badass, dit Tenten.

— La fleur de la jeunesse ? proposa Lee.

— Sérieusement, Lee… dit Tenten.

— Alors, le fantôme d'une jeune fille morte.

— Franchement, c'est la réponse la plus probable que l'on pourrait avoir, dis-je, d'accord avec Lee.

Puis, nous nous retrouvâmes dans la même position que la dernière fois. Nous étions tous devant la maison, sauf que là il faisait nuit noire – enfin, il y avait la pleine lune – et l'on ne pouvait entendre que le bruit du vent et les feuilles sous nos pieds.

— Oh putain ! J'ai vu le rideau de la fenêtre d'en haut bouger ! s'exclama Ino.

— Sérieux ?! demanda Tenten, incrédule.

— Oui ! Hey, les gars, je le sens plus, là, dit-elle, mal à l'aise.

— C'est toi qui a voulu nous ramener ici. Maintenant, assume ! dis-je en lui prenant le bras et en mettant devant moi et Lee comme bouclier humain pour entrer dans la maison.

Les escaliers de dehors, qui menaient devant la porte d'entrée, grinçaient sous nos pieds le bois était vraiment vieux. Nous nous serrions tous les coudes et nous entrâmes en comptant à trois avant d'entrer. L'endroit était vraiment vieux et sentait le renfermé, avec une autre odeur nauséabonde qui me donnait envie de vomir. Tout était noir, on pouvait rien voir. Heureusement Ino avait pensé aux torches. J'allumai la mienne en même temps que Naruto.

— Bon on va se séparer. Sakura, tu seras avec Naruto et Ino, tu seras avec Lee et moi, ok ? dit Tenten qui, bizarrement n'avait pas l'air atteinte par l'ambiance de la maison.

Ayant bien trop peur de parler ou sortir une merde, je hochai vivement de la tête et me serrai le coude avec Naruto, qui avait l'air d'avoir plus peur que moi.

— Bon, maintenant, on va où ? demandai-je.

— Comme il y a un étage et un grenier, Lee, Ino et moi, on les fait et vous, vous faites le rez-de-chaussée et la cave, nous dit Tenten.

Ils montèrent tous les trois sans se lâcher la main, nous laissant moi et Naruto encore à l'entrée. Putain, je le sentais pas ce truc. Il y avait presque pas de lumière, même avec nos deux lampes torche.

— Ok, Naruto. Maintenant, c'est toi et moi. M'abandonne pas, s'il te plaît, le suppliai-je.

— D'accord, S-Saku, dit-il en tremblant.

Il pointa sa lampe torche devant nous et nous nous avançâmes, incertains de là où nous allions. Une porte était collée à l'escalier, je devinai que c'était la porte de la cave.

— OK, dis-je. D'abord, on va dans la cave.

Je tournai la poignée glacée de la porte et ouvris celle-ci avec un grincement. En haut, je pouvais entendre les pas des autres, ce qui me rassurait un peu. Par contre, dans la cave, il n'y avait vraiment que du noir. Je maintins la faisceau de la lampe juste devant moi et un peu vers le bas pour voir les marches de l'escalier et ne pas me casser la gueule. Putain, j'avais vraiment peur, là ! Ce n'était pas du tout comme dans les films ! Mon cœur battait vraiment vite et j'avais du mal à respirer. Naruto était dans le même état que moi, mais essayait de faire le rôle du mec courageux pour pas me faire peur. J'allais devoir me reposer sur ses épaules. La cave était vraiment glauque et sombre. Je tremblais et sentais mon souffle se refroidir. La température avait chuté d'un coup.

— À ton avis, on va trouver quoi ici ? chuchota Naruto.

— Pourquoi tu chuchotes ? chuchotai-je à mon tour.

— Mais je sais pas !

Nous avançâmes un peu plus, découvrant des étagères avec des bocaux remplis de liquides jaunes ou sombres, qui étaient trop sales pour que l'on voit à travers. J'enlevai la poussière sur l'un d'eux. Ce que je vis me fit écarquiller les yeux.

Soudain, nous entendîmes un cri venant d'en haut.

— C'est Ino ! s'écria Naruto.

— Putain, Lee, tu m'as fait peur ! cria Ino.

C'était seulement Lee qui avait dû lui faire peur sans faire exprès. Je reportai mon attention à ce que j'avais découvert.

— Naruto, regarde.

— Oh, putain, respira-t-il.

C'était un œil humain qui nous fixait. Un putain d'œil humain, conservé dans un bocal. Mais c'était quoi, cette maison !?

— Sortez d'ici, entendis-je derrière nous.

Nous nous retournâmes en vitesse pour faire face à une petite fille qui ne devait avoir que dix ans, avec une robe en lambeau couverte de sang, les cheveux noirs trempés de poussière, la peau blanche et un œil manquant. Oh mon Dieu…

Moi et Naruto nous criâmes ensemble puis courûmes dans les escaliers quatre à quatre pour sortir de cet enfer. En sortant, je tombai contre le torse de quelqu'un et les bras de cette personne me retinrent.

— Ah, lâchez-moi ! criai-je.

— Sakura ! Lâchez-la, putain ! hurla Naruto derrière moi.

— C'est moi, Sakura ! cria à son tour la personne qui me tenait dans ses bras.

Je reconnus directement la voix de Tobirama Senju. J'arrêtai de me battre et le regardai derrière mes larmes. Il me fixait, choqué et soulagé. Puis, il regarda Naruto, furieux.

— Je vous avais dit de ne pas entrer dans cette maison ! cria-t-il.

J'entendais les pas précipités de Lee, Ino et Tenten dans les escaliers. Ils nous parurent essoufflés.

— Sakura ! Qu'est-ce qui ce passe ? Senju-Sama ? Merde ! s'écria Ino.

Naruto, qui était derrière moi, entendit comme moi les pas silencieux de la petite fille d'en bas qui montait les escaliers.

— Sortez vite ! cria-t-il.

Nous sortîmes tous en courant de la maison. Tobirama ne me lâchait pas la taille. Quand on se retourna vers la maison après avoir posé le pied sur le trottoir, la porte se ferma toute seule avec fracas. Après un long silence, Tenten prit la parole.

— C'était quoi ça, putain ?

— Je vous avais dis de ne pas entrer dans cette maison, les gosses, dit sombrement Tobirama.

— Désolé Senju-sama, nous aurions dû vous écouter depuis le début ! s'exclama Lee, en larmes, à genoux devant Tobirama.

— Hm… Maintenant, rentrez chez vous. Je vais vous accompagner, dit-il en se dirigeant vers l'arrêt de bus.

Il rougit en voyant qu'il me tenait encore dans ses bras. Il me lâcha, mais me reprit rapidement dans ses bras en voyant que mes jambes tremblaient et que, pour l'instant, il était impossible pour moi de marcher sans une aide. Putain ! J'avais eu tellement peur ! Maintenant que l'adrénaline ne coulait plus dans mes veines, le froid de dehors gelait ma peau et me faisait trembler de partout. Heureusement, le bus passait régulièrement, même à cette heure-ci.

— Pourquoi vous ne m'écoutez jamais, les jeunes ? nous réprimanda Senju-Sama.

— Nous sommes désolés, Senju-Sama.

Il soupira et s'assit à côté de moi.

— Ça va, Sakura ? me demanda-t-il.

— Euh, oui, je crois.

— Que s'est-il passé dans cette cave ?

— Oui, il s'est passé quoi ? demanda Tenten, qui avait entendu notre conversation.

Maintenant, tout le monde nous fixait

— Hm, Naruto et moi, on est d'abord descendus dans la cave pour vérifier. Dans la cave, on a découvert des étagères remplies de bocaux, et c'est à ce moment-là qu'on a entendu ton cri, Ino, commençai-je.

— Après, Sakura a enlevé la poussière d'un des bocaux et m'a montré ce qu'il y avait dedans, continua Naruto, encore livide.

— Et il y avait quoi ? demanda Tenten, impatiente.

— Un œil humain. C'était l'œil de quelqu'un, putain ! dit Naruto.

— Oh putain, je crois que je vais vomir, dit Ino.

— Et c'est tout ? continua Tenten, avec une légère fascination, même si je voyais bien la peur dans son regard.

— Après ça, on a entendu quelqu'un derrière nous, nous dire de sortir de la maison, continua Naruto.

— Oh Mon Dieu ! C'était un serial killer ?

— Non, c'était une petite fille. Elle avait une robe blanche couverte de sang, les cheveux pleins de poussière et il lui manquait un œil ! m'exclamai-je en essayant de ne pas sangloter.

Même Naruto avait du mal à contenir ses larmes. Quand on faisait face à une situation pareille, on ne pouvait pas rester de marbre. Après, je sentis Senju-Sama faire des cercles avec son pouce sur le dos de ma main. Bizarrement, cela me détendit et me relaxa. Il n'avait dit aucun autre mot. En repensant à la conversation que j'avais eue avec les autres, il y a quelques jours, à propos de Senju-Sama, je me mis a rougir comme une écolière. Ne pense pas à ça, Sakura !

Tu as réussi à te changer les idées comme ça

J'ignorai Inner et continuai à regarder droit devant moi durant tout le trajet. Senju-Sama nous accompagna même jusque devant la porte de la maison d'Ino. J'étais la dernière à rentrer avant que la main de Senju-Sama ne m'arrête.

— Sakura, je vois bien que tu es encore effrayée par ce qui vient de se passer. Si tu as besoin de parler, n'hésite pas à me contacter. Tiens, mon numéro, me dit-il, en me tendant un bout de papier avant de partir rapidement.

Je le regardai partir, hébétée, avant de glisser le bout de papier dans la poche de mon jean et de rentrer dans la maison. Après ce qui vient de se passer, nous étions tous épuisés. Nous nous changeâmes dans nos pyjamas avant de décider que nous allions tous dormir ensemble dans le salon, avec la lumière allumée pour ne pas avoir peur. C'est avec la main d'Ino serrant la mienne et la pensée de reparler à Itachi le lendemain que je m'endormis plus sereinement que prévu.


Et voilà ! Le chapitre est tellement long ! Ça m'a pris tout un après-midi et un début de soirée, et 13 pages pour la taper. Il y a beaucoup de choses à l'intérieur, j'espère que cela vous plaira. Sinon, j'ai une seconde fiction nommée Folie passagère, ou presque qui est totalement à l'opposée de cette fiction et c'est un SasuSaku, mais n'hésitez pas à y jeter un coup d'œil, elle vaut le détour. Comme je suis k.o et que ma famille attend que je vienne pour manger, je vais vous laisser sur un : À la prochaine !